Amber Blake – tome 1

La Fille de Merton Castle
amber blake tome 1 couverture
Abandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

A part la scénariste européenne, les auteurs sont américains et on pourrait facilement classer Amber Blake dans les comics. Le ton, la forme, tout colle pour entrer dans cette catégorie. Et ça ressemble beaucoup à Lazarus je trouve. Aussi bien sur la forme que sur le fond.

Ce premier épisode raconte l’enfance d’une jeune orpheline très douée et récupérée par une organisation secrète qui veut profiter de ces talents pour rendre la justice. Mais la fille cherche surtout à retrouver un sale type coupable d’avoir violé des enfants.

Mise en bouche plutôt réussie, ce premier tome pioche ici ou là des trucs déjà vus mais l’assemblage promet. Il manque tout de même un peu d’originalité pour sortir du lot. La suite devra passer à la vitesse supérieure pour définitivement accrocher mon attention.

amber blake tome 1 planche

un album dessiné par Jackson « Butch » Guice, scénarisé par Jade Lagardère, couleurs de Dan Brown, aux éditions Glénat (collection Grafica).

No Body – tome 2

Rouler avec le Diable
No Body tome 2 couverture
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans ce nouvel épisode, l’homme révèle avoir infiltré, dans les années 70, un gang de bikers violent

La lecture du premier épisode ne m’avait pas complètement convaincu et ce même tout en étant sous le charme du très beau dessin de Christian De Metter. J’attendais donc d’en savoir un peu plus.

C’est maintenant chose faite avec ce deuxième tome qui entre dans le gras du sujet. « No Body » commence à se livrer en détail.

Cet ancien flic du FBI a commencé sa carrière comme agent infiltré ce qui dénote chez lui un courage impressionnant et une passion pour ce métier découvert sur le tard. Il raconte donc à la psychologue sa mission auprès d’un groupe de bikers particulièrement dangereux.

Très bien raconté, très bien dessiné et passionnant !

En plus de ça, on a la chance qu’à peine 8 mois se sont écoulés depuis la sortie du tome 1, signe que l’auteur travaille vite et bien.

Le projet qui adopte le format d’une série TV est ambitieux, plusieurs tomes, plusieurs saisons. Christian De Metter a entamé un thriller très efficace qui pourrait bien marquer sa carrière et embarquer de très nombreux lecteurs.

Perso je valide !

No Body tome 2 planche

un album signé Christian De Metter aux éditions Soleil. Collection Noctambulle.

4 sur 5

Rosko – tome 2

Les enfants de Marie

Rosko tome 2 couverture

On va arrêter de dire que Zidrou est connu pour ses séries jeunesse toussa… pour affirmer haut et fort que depuis déjà pas mal de temps il pond de très bons scénarios dans d’autres registres. Et avec un sacré succès !

Je ne l’espérais plus ce tome 2 comme quoi à qui sait attendre bla bla bla.. bref il est là et il permet de conclure l’histoire entamée en janvier 2014 dont j’attendais le dénouement sans impatience mais confiance.

On peut rapprocher Rosko à la très bonne série Reality Show de JD Morvan et F. Porcel rapport à la puissance (nuisance plutôt) de la télé réalité nauséabonde qui sous prétexte finalement qu’elle ne montre au bon peuple que ce qu’il aime regarder, se fait des couilles en or. Quitte à provoquer et scénariser les événements.

On parle également de la privatisation de la police, la santé tout ce qui pourrait bien nous arriver aussi. Zidrou nous montre le danger.

Je ne suis pas ultra fan du style du dessin (bien que nickel) mais la colo est superbe.

En résumé, ces 2 petits tomes vont rester bien au chaud dans ma biblio en attendant une prochaine relecture, satisfait que l’histoire ait une fin.

un tome 2 scénarisé par Zidrou et dessiné par Alexei Kispredilov, aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

Wonderball – tome 4

Le Photographe

Wonderball tome 4 couverture

Dessiné par un américain au style très … américain et édité dans l’excellente collection Série B de chez Delcourt, Wonderball pourrait bien être le polar du moment qui rapproche les amateurs de comics et de franco-belge.

C’est LA série policière du moment, celle dont on attend avec impatience la sortie d’un nouvel opus. Et comme d’habitude, celui-ci est consacré à un nouveau personnage atypique.

Et avec le Photographe, on en tient un bien gratiné ! Le type s’est spécialisé en snuff movie ce qui le rend particulièrement abject. Pourtant, c’est grâce à son témoignage que l’on va grandement progresser. Et grâce aussi à l’aide du Fantôme, autre acteur important de l’intrigue. Et à la fin de ce tome on sera fixé sur l’histoire de Spadaccini et des alpha.

Bonne maquette (j’adore les couv’), dessin très efficace, scénario à deux mains concocté par des spécialistes, époque eighties qui rappelle quelques bons souvenirs cinématographiques notamment, la mayonnaise prend bien et c’est avec joie qu’on se laisse guider dans l’Amérique de Dirty Harry encombrée de tarés en tout genre face à un flic sans concessions.

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un album scénarisé par Fred Duval & JP Pecau et dessiné par Colin Wilson aux Editions Delcourt.

4 sur 5

Millénium Saga tome 1

Les âmes froides
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quelle splendide couverture !

Après avoir adapté les romans de Stieg Larsson, Dupuis poursuit l’aventure Millénium avec de nouvelles histoires totalement inédites. D’où le petit changement de nom de la série.

Et je suis client tant les précédents m’ont plu.

Sylvain Runberg au scénario reprend à peu de choses près les ingrédients du succès pour confronter « Super Blomkvist » et Lisbeth au danger des extrêmes. Côté dessin, on fait confiance à Belèn Ortega pour respecter l’exigence graphique de cette série haut de gamme.

Le pari est réussi de mon point de vue, je retourne sans hésiter à Stockholm suivre cette nouvelle enquête palpitante.

Dans ce début de nouveau cycle en 3 albums, Lisbeth Salander et ses potes de Hacker Republic tentent de pénétrer les serveurs du datacenter des services de renseignements suédois pour y révéler les lourds secrets qu’ils dissimulent. Mikael Blomkvist enquête lui sur Sten Windoff le leader d’un parti d’extrême droite qui aurait un passé de néonazi.

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un album signé Sylvain Runberg (scénario), Belèn Ortega (Dessin). Edition Dupuis.

4 sur 5

 

No body – tome 1

Soldat Inconnu

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Nous sommes en 2007 aux Etats-Unis dans le Montana. Un homme est arrêté sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Il ne nie pas les faits et se trouve aussitôt sous les verrous. Un an plus tard, une jeune psychologue est diligentée par le tribunal pour réaliser une expertise psychologique de cet homme.

Au fil de leurs échanges, il s’accuse du meurtre de son ancien coéquipier, selon lui, l’assassin de sa femme, et révèle qu’il l’a découpé en morceaux. Cependant, certains éléments ne collent pas…

Spécialiste des adaptations littéraires, du polar et du thriller, Christian De Metter entame un travail de longue haleine puisque à l’instar du petit écran, il démarre une longue série découpée en saisons. La première étant annoncée en 4 tomes.

Si le début se révèle accrocheur avec de belles planches et un récit intrigant à souhait, il faudra attendre au moins un tome pour se faire une meilleure idée.

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un album signé Christian De Metter édité chez Soleil (collection Noctambule)

3 sur 5

 

Corps et âme

(one shot)

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J’ai le sentiment que la nouvelle maison d’édition Rue de Sèvres a une politique éditoriale très sélective. En témoigne un catalogue BD assez mince mais à priori toujours de très bonne qualité. Je dis ça je dis rien, c’est avant tout parce que pour ma seconde lecture de cette maison (la première étant Une histoire d’hommes de Zep) je trouve ça bien torché ^^

Place donc au polar musclé avec cette histoire de tueur à gages qui perd quelque chose en route (!)) dès lors que quelqu’un s’est mis en tête de lui faire payer une addition plutôt salée. Je n’en dis pas plus car la surprise vaut le coup. C’est pour ça que j’évite bien souvent de lire les pitchs ou les résumés qui spoilent trop les titres qui me font envie.

Bref, sur un scénario original de Walter Hill, Matz (le Tueur, Cyclopes…) adapte et traduit pour servir à Jef (Une balle dans la tête) une très bonne histoire à mettre en forme. Corps et âme est une BD aussi efficace que distrayante. C’est violent, ça tâche et ça surprend !

Va falloir que je lise rapidos Balles Perdues leur précédent ouvrage.

un one shot édité par Rue de Sèvres.

3 sur 5

Alice Matheson – tome 4

Qui est Morgan Skinner ?

couverture de Alice Matheson tome 4

Jean-Luc Istin cède sa place à Stéphane Betbeder au scénar et lui confie le destin de cette drôle d’infirmière psychopathe qui prend tant de plaisir à « finir » ses patients alors que des zombies rodent dans tout Londres.

Alice sait que le directeur Morgan Skinner la surveille et qu’il se doute que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Prenant le taureau par les cornes, elle se met elle aussi à fouiller dans les affaires de son patron et finit par découvrir qu’il s’intéresse de très près à la santé d’un nourrisson soi-disant abandonné. Or la mère du bébé est bien réelle et elle ne tarde pas (comme par hasard) à faire du foin. Et comme rien ne se déroule comme prévu, les morts-vivant reviennent faire le brin dans l’hopital et Skinner se retrouve rapidement coincé dans une pouponnière transformée en « zombieland ».

Je ne sais pas où va nous emmener les 6 tomes de la série mais j’ai un peu l’impression qu’on s’égare là. Ce serait même la seconde fois depuis les retrouvailles d’Alice avec sa vieille copine (voir le tome 2). Le voile ne s’est toujours pas levé sur le mystère de l’apparition des zombies et le besoin d’explications se fait de plus en plus ressentir. Pour l’heure, c’est vrai que c’est toujours avec curiosité que je lis ce 4ème opus dessiné par un « Christophe Bec – Like » (même style quoi) au trait un peu âpre mais précis. La colo signé par le studio Digikore qui encadre toutes les planches d’un noir profond permet de ne pas perdre le fil graphique de la série malgré les changements de dessinateurs. Je crois que c’est quand même le premier d’entre eux (Philippe Vandaële) que je préfère pour le moment.

une planche de Alice Matheson tome 4

Un album scénarisé par Stéphane Betbeder et dessiné par Federico Pietrobon aux éditions Soleil.

3 sur 5

Damned

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Quand Mick Thorne sort de prison, il n’a qu’une idée en tête : honorer la dernière volonté de son compagnon d’infortune qui lui a demandé de transmettre un message à sa soeur. Encore faut il la retrouver et éviter les sbires du boss de la mafia locale.

D’après la préface, Mike Zeck a utilisé exclusivement son ordinateur pour dessiner l’album, je ne l’aurai pas deviné et je trouve son trait plutôt agréable et bien en accord avec le récit. L’histoire se lit vite, trop vite et n’incite guère à l’empathie pour les rares personnages que l’on suit, peut-être qu’avec un ou deux tomes supplémentaires, il y aurait eu matière à donner de l’épaisseur à ce mini polar qui n’ose pas sortir des sentiers battus. Mais j’en doute, c’est trop conventionnel, trop balisé, trop attendu pour espérer faire mieux qu’un simple divertissement. Damned risque de rejoindre la longue liste des albums aussitôt lus aussitôt oubliés.damned-planche

un one shot scénarisé par Steven Grant, dessins de Mike Zeck, couleurs de Kurt Goldzung. Edition Delcourt.

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Collection Flesh & Bones – Sonar

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Troisième et dernier one shot dans la collection Flesh & Bones des éditions Glénat Comics en date, voici donc une aventure sous-marine intéressante. Des chasseurs d’épaves partent à la chasse au trésor au large de la Sicile pour tenter de retrouver le Sun Horse, un somptueux yatch de luxe disparu dans les années 60 et renfermant une collection inestimable d’objets d’art. Le plus curieux est cette espèce de croûte de roches qui recouvre entièrement l’épave la préservant miraculeusement intacte. Tout à leur joie, l’équipage ne semble pas remarquer dans un premier temps les étranges maux de têtes qui les affectent tour à tour ainsi que l’agressivité excessive qui les agitent. Ca finit par chauffer en cabine alors que cette découverte devrait être la chance de leur vie.

Ah surprise ! Je m’attendais à un bon gros mégalodon comme dans Carthago ou quelque chose dans le genre et pas du tout aux créatures qui finissent par pointer le bout de leur museau. Toute aussi effrayantes, elles n’en sont pas moins redoutables. Je comprends enfin le sens du titre. Je me suis moins attaché aux personnages que dans Bikini Atoll et c’est un peu dommage, je suis du coup moins sensible à ce qu’il leur arrive. Le dessin par ailleurs propre et précis fait aussi qu’on peine à les distinguer les uns des autres.

Néanmoins, dans ce genre archi balisé, le scénario entretient le suspense et l’ensemble fonctionne très bien apportant un nouvel ouvrage convaincant dans une nouvelle collection qui mérite de se faire connaître. Si les prochains tomes gardent le cap, je serai au rendez-vous sans problèmes.

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un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par Chee Yang Ong, collection Flesh & Bones, édition Glénat Comics

3 sur 5