Commandant Achab

Commandant Achab, un excellent polar en 5 tomes chez Casterman.

Edgar Cohen – dit Achab – est un vieux flic unijambiste du 36 quai des orfèvres, alcoolique et drogué relégué aux archives. Dans le passé, il aurait tué son meilleur ami Fath. Et le jour où Karim, le fils de ce dernier décide de devenir son nouveau partenaire, Achab reprend du service.

Initialement parue aux éditions Soleil (collection Quadrants), c’est Casterman qui en reprend les rênes lors de la sortie du 3ème tome tout en rééditant les 2 premiers sous de nouvelles couvertures.

Scénarisé par Stéphane Piatzszek et dessiné par Stéphane Douai, il s’agit d’un polar franchouillard que je redécouvre ici dans sa totalité et non sans un certain plaisir. Je peux même classer Achab dans ma liste de coups de coeur tant son humour est jubilatoire et son personnage principal atypique. Dialogues aux petits oignons, enquêtes passionnantes, chasse à l’homme, sale histoire de famille, vengeance, magouille, action, baston… une multitude d’ingrédients subtilement dosés donnent tout son sel à cette série que je vous invite à lire de toute urgence.

A l’heure où la surproduction et l’indigence de certaines sorties donnent le vertige, il est bon de se rabattre sur des valeurs sûres. Achab en fait partie !

Les chroniques complètes archivées sont accessibles en cliquant sur les couv’ ci-dessous. A noter que les 2 premiers sont des one shot, les tomes 3 et 4 un diptyque (les 2 meilleurs albums), le 5ème la conclusion du fil rouge (et malheureusement le plus mal dessiné).

Bonne (re)découverte ! coup de coeur

Commandant Achab tome 1

Commandant Achab tome 2

Commandant Achab tome 3

 

 

 

Commandant Achab tome 4

Commandant Achab tome 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maître des crocodiles

le maitres des crocodiles couverture

Un homme, un crocodile, une vengeance.

Après Tsunami un premier album remarqué et plébiscité sur BDouebe, Stéphane Piatzszek (Commandant Achab , le chevalier à la Licorne) et Jean-Denis Pendanx reviennent aux iles Banyak en Indonésie pour nous faire vivre leur version de Moby Dick, le combat entre l’homme et l’animal sur fond de message écologique.

En 1984, Bernard, Léo et sa femme Isabelle viennent tourner un documentaire pour dénoncer la pêche à l’explosif pourtant traditionnellement pratiquée par les autochtones. Au cours d’une baignade, Isabelle enceinte de quelques mois se fait dévorer par un énorme crocodile. Avec l’aide de son ami et de quelques villageois, Léo parvient à retrouver la tanière du monstre. Et chose curieuse, ce dernier lui laisse emporter le cadavre de sa femme. 30 ans plus tard, Léo quitte tout et revient sur l’île pour se venger.

Une première partie qui démarre bon enfant et s’achève brutalement en horreur, une seconde très intense dans l’urgence de l’action pour retrouver la bête immonde et une troisième qui se déroule des années plus tard pour la vengeance d’un homme brisé qui n’a pas réussi à oublier et veut finir en beauté. Mais, suicide ou vengeance ? A moins qu’il ne s’agisse de quelque chose d’un peu plus mystique. Le scénario mêle agréablement les thèmes pour offrir au lecteur un one shot d’aventures passionnant.

Une histoire belle et tragique au graphisme sublime. J’aime !

le maitres des crocodiles planche

un one shot scénarisé par Stéphane Piatzszek, dessiné et colorisé par Jean-Denis Pendanx, édition Futuropolis

4 sur 5