No Body – tome 4

Saison 1, épisode 4/4 – La spirale de Dante
No Body tome 4
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue – Béatrice Brennan – est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans cet ultime épisode, après avoir confondu Mme Perkins, l’homme se confronte à une nouvelle vie… et notamment, au handicap de sa femme et à l’inattendue réapparition d’une personne de son passé…

Arrivé au terme de cette première saison, il serait très utile de relire les 4 tomes à la suite de manière à repérer les détails qui m’auraient échappé. Et profiter à fond du spectacle !

Mais dans son ensemble et grâce à ce final de haute volée, je ne peux que confirmer mes premières impressions : je tiens là  un thriller rare réalisé par un des maîtres du genre.

En moins de 2 ans – c’est à dire à un rythme plus que soutenu – Christian de Metter nous offre une première saison remarquable qui n’attend qu’une suite !

coup de coeur

édité chez Soleil dans la collection Noctambule.

Le Fulgur – tome 3

Les terres brûlées

le Fulgur tome 3

« les terres brûlées » … au fond de la mer, tu parles d’un titre, n’importe quoi ^^

Et pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, Christophe Bec nous explique avec talent que si si c’est possible, bouges pas tu vas voir pourquoi… Et en effet, c’est possible. Improbable mais possible.

L’aventure prend donc fin avec cet ultime épisode qui boucle le destin de ces aventuriers d’un autre âge bloqués au fond de l’océan. Si la baraka leur sourit, ils auront peut-être une chance de revoir la lumière du soleil. Mais avant, il leur faudra remonter ce puits sans fin avec pour seules armes, le courage et le système D.

Pas forcément parti favori dans mes pronos, cet outsider tire son épingle du jeu et réussit à se faire une petite place dans ma biblio de plus en plus sélective…

scénario: Christophe Bec / dessin: Dejan Nenadov / éditions: Soleil.

Une aventure de Rouletabille – tome 1

Le mystère de la chambre jaune
Rouletabille tome 1 couverture
Le professeur Stangerson et sa fille Mathilde vivent au château du Glandier où ils poursuivent des recherches scientifiques. Une nuit, Mathilde échappe de justesse à une tentative d’assassinat dans sa chambre jaune, pourtant fermée de l’intérieur. Rouletabille et son ami Sainclair se rendent sur les lieux, ils vont, au terme d’une enquête périlleuse, élucider « Le mystère de la chambre jaune »

Personnellement, Rouletabille ne m’évoque pas grand chose, si ce n’est le nom d’un personnage très connu (des autres, ceux qui savent et sont cultivés donc) de la littérature française. Renseignement pris, Joseph Rouletabille voit le jour sous la plume de Gaston Leroux en 1907 dans le roman policier titré « Le mystère de la chambre jaune ».

Maintes fois adapté au cinéma, à la télévision et en BD, le voici une nouvelle fois adapté chez Soleil sous la plume de JC Gaudin le père des Arcanes du Midi-Minuit et de l’Assassin Royal.

Une façon de redécouvrir un des plus fameux duo d’enquêteur français qui n’est pas sans rappeler celui de Conan Doyle, Holmes et Watson. L’intrigue est rondement menée par un limier sûr de lui qui perce ce premier mystère. J’avoue avoir été agréablement surpris par cet album très plaisant à lire. Les rebondissements sont présents, le dessin agréable à l’oeil et le final surprenant. Dès le début je me suis demandé comment ça pouvait bien se finir. Piqué au vif, j’ai lu cette BD  d’une traite.

Rouletabille tome 1 planche

un album signé Jean-Charles Gaudin (scénario), Sibin Slavkovic (dessin) et Joël Odin (colo). Editions Soleil.

Emma G. Wilford

one shot

Emma G. Wilford couverture

Fiancée à Roald Hodges, membre de la National Geographic Society, Emma est sans nouvelles de lui depuis de nombreux mois. Parti en expédition en Norvège à la recherche de vestiges, Roald lui a laissé une lettre à n’ouvrir qu’en cas de malheur. Emma décide de ne pas la lire et se lance pleine d’espoir sur les traces de son homme, persuadée qu’elle est capable de le retrouver.

Joli petit bouquin muni de rabats et de surprises sous forme de goodies. Les jolies planches signées Edith se laissent regarder avec beaucoup de plaisir. Malheureusement pour moi, au bout de quelques pages, j’ai vite compris être à tombé à coté de la plaque tant cette histoire romanesque m’a profondément ennuyé. Au point d’avoir un mal fou à aller jusqu’au bout de ma lecture (et les rabats n’aident pas à le tenir en main)…

Je passe mon tour, je ne suis pas dans la cible. Pourtant avec Zidrou au scénar, j’avais bon espoir…

 

un one shot de Zidrou et Edith. Editions Soleil. Collection Noctambulle.

Olympus Mons – tome 3

Hangar 754

Olympus Mons tome 3 couverture

A peine digéré le tome précédent que voici déjà la suite sur ma table de chevet. Ca ne chôme pas dans usines de Christophe Bec. Tant mieux, pas besoin de relire pour (essayer de) tout comprendre.

Même si certains passage m’échappent encore, je l’ai trouvé plus vivant que d’habitude ce tome 3. Peut-être grâce à son petit côté gore ou parce que les ET ont désormais un visage (si je puis dire).

N’empêche, le constat est implacable : Olympus Mons semble prendre son envol vers une destruction imminente de notre bonne vieille Terre.

Quand on pense que seule une astronaute russe isolée sur Mars peut faire fléchir le destin, ça fait froid dans le dos.

Toujours bien menée malgré des tours et des détours auxquels on est habitué et toujours très bien illustrée, l’histoire se laisse lire sans trop se faire prier.

Le tome 4 nous apprendra comment la courageuse femme seule va s’en sortir…

Olympus Mons tome 3 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (couleurs). Edition Soleil.

Le Fulgur – tome 2

Les survivants des ténèbres
le Fulgur tome 2 couverture
Le Fulgur parvient tant bien que mal à échapper à l’énorme mosasaure, et poursuit son exploration de cette mer préhistorique défiant les lois de l’entendement. L’entêtement de Kens à rechercher le profit et la morosité ambiante, à force de subir cet enfermement forcé, mettent l’équipe sur les nerfs. Les explorateurs découvrent, dans l’immense caverne, une excroissance de terre à explorer. Serait-ce un infime espoir de sortie ?

C’est pas vrai ! A chaque fois que je me dis non mais là c’est bon, ce genre d’histoires lues et relues, ras le bol, j’abandonne !

Et puis (presque) à chaque fois je replonge. De là à voir tout le talent de Christophe Bec qui nous fait le coup à chaque fois, il n’y a qu’un pas.

Et il y a ici un petit côté BD old school, des dialogues un peu surannés qui finalement apportent un petit quelque chose de différent. Et puis toujours quelques monstres aquatiques effrayants pour faire le compte.

Dans ce tome, les survivants du Fulgur vont découvrir qu’ils ne sont pas les seuls dans la galère…

Bon tout ça pour dire que tout compte fait, ce Carthago-like pour Papy m’a bien plu…

le Fulgur tome 2 planche

un album des éditions Soleil, scénario de Christophe Bec, dessin de Dejan Nendov, colo de Tanja Cinna.

Quelques relectures de fin d’année 2017…

Zombies (Soleil)

Zombies tome 1J’ai mis un peu de côté la prequelle Zombies Nechronologies pour revenir à l’essentiel. Oui je sais la série d’Oliver Péru et Sophian Cholet n’est pas terminée et non je n’ai pas lu le tome 0 qui zoome sur le personnage de Serge Lapointe mais j’avais envie de passer ma soirée avec des morts-vivants. Et plutôt que de me taper Walking Dead, autant manger léger et français 🙂

Alors ces 4 tomes se lisent sans problèmes, dommage cependant qu’à partir du tome 3 je me sois perdu dans les aller-retours entre les différents groupes de survivants et quelques flash back pas toujours bien balisés. Mais dans la grande famille des zombies qui tâchent, ce made in France sort clairement du lot pour passer une petite soirée hémoglobine réussie…

Le retour à la terre (Dargaud)

Le retour à la terre tome 1Je pourrai lire les 5 albums au moins une fois par an tellement c’est bien ! Les gags en demi planches de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri sont toujours aussi drôles. Et d’une tendresse avec ça. Pas étonnant que la série figure dans ma lise des incontournables.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça raconte le quotidien d’un couple de citadins (et de leur chat Grnx !) venu s’installer en pleine cambrousse. Aux Ravenelles pour situer. Non vous voyez pas ? Venez voir…

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (Dargaud)

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?Un one shot dessiné de main de maître par Roger le dessinateur espagnol de Jazz Maynard. Au scénario, on retrouve l’immense Zidrou qu’on ne présente plus, lui qui enchaîne les succès et qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre après avoir quitté l’élève Ducobu.

Plutôt tristounette mais bourrée de tendresse et teintée d’humour, l’histoire de cette vieille dame qui élève seule son fils handicapé mental de 40 ans est un hommage à toutes les mamans du monde. Une tranche de vie superbement mise en image et racontée d’une façon juste et touchante.

Les Folies Bergère (Dargaud)

Les Folies bergèreEncore un Zidrou ! Oui mais comme à son habitude, le scénariste nous offre encore une belle histoire.

Celle d’un groupe de poilus qui se promettent de tous se retrouver aux Folies Bergère une fois la guerre terminée. Sauf que pour le moment, ils sont en plein dedans.

Une virée dans les sinistres tranchées pour une nouvelle aventure humaine.

A l’ouverture de l’album, je n’aime pas le dessin. Mais au fil de ma lecture, je dois admettre que le trait âpre de Francis Porcel se marie idéalement avec l’ambiance. Et le noir et blanc est une très bonne idée.

Le Teckel (Casterman)

Le teckel tome 1je n’ai pas encore acheté ni lu le 3ème tome sorti en début d’année mais à la relecture des 2 premiers tomes, je me dis qu’il faudrait.

Signé Hervé Bourhis à qui l’on doit pas mal de titres sympas, le Teckel raconte l’histoire d’un VRP au look et aux idées très old school  en guerre contre son employeur, une société pharmaceutique assez puante. C’est frais, drôle et enlevé.  Bref, à découvrir !

Tony Corso (Dargaud)

Tony Corso tome 2Il a beau avoir le même look que Magnum, attention à ne pas prendre Tony Corso pour le clone français du sympathique moustachu ricain. Sous ses chemises à fleur et ses Ray-ban, le détective tropézien cache un caractère bien trempé et des poings d’acier.

Petite frappe devenue spécialiste du déminage dans le milieu vicié du show-biz, le beau brun ténébreux est du genre casse-cou et chatouilleux.

Au-delà des enquêtes en un tome, il y a un fil rouge sur la mort de sa mère et la disparition de son père au passé trouble qui donne une bonne consistance à la série. Sans oublier un minimum d’humour bien sûr et pas mal de castagne.

Avec 7 albums au compteur, Tony Corso de l’excellentissime Olivier Berlion est devenu une des coqueluches de ma biblio. Incontournable !

Zombillénium (Dupuis)

Zombillénium tome 1Je croyais la série finie au terme des 3 albums mais non surprise c’est to be continued. On aura donc plaisir à retrouver les personnages du plus grand parc d’attractions d’horreur du monde dans au tome 4.

Sans compter qu’une adaptation animée vient de sortir sur les écrans (source : allociné). Preuve d’une reconnaissance certaine.

S’il y a bien un auteur qui maîtrise le dessin sur ordinateur, c’est Arthur de Pins connu pour ses péchés mignons ou de craquants petites personnages flirtaient dans des gags sur planche.

Le trait est moins arrondi mais tout aussi parfait ici. On aime ou on n’aime pas le style mais je pense que l’on ne peut être qu’admiratif du résultat.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça se passe dans un Disneyland ambiance Halloween dont le personnel est exclusivement composé de zombies (qwaaa !! Encore ??), de momies, de loup-garous et autres sorcières et monstres de tous poils. Entre révolte syndicale, intérêts financiers et baston, on ne s’ennuie pas une seconde …

No Body – tome 3

Saison 1, épisode 3/4 – Entre le ciel et l’enfer

No Body tome 3 couverture

Pourquoi cet homme de 57 ans a t’il tué ? Est-ce bien lui le meurtrier ? On n’en saura pas plus dans ce 3ème épisode. Christian De Metter continue à coup de flash backs de nous raconter son ancienne vie de flic. On pourrait croire qu’il s’égare mais avant de juger quelqu’un il faut le comprendre. Et pour le comprendre il faut connaître son histoire.

Passé maître dans l’art de poser des ambiances sombres et dérangeantes, l’auteur de Shutter Island continue d’explorer les coulisses de la police américaine des années 80. L’homme est alors Lieutenant et bosse sur la piste d’un serial killer tuant des jeunes filles. Il va s’attacher les services d’une profileuse malgré les réticences de sa collègue.

Ca me faisait penser au principe d’Inception 🙂 une histoire dans l’histoire, ça perturbe un peu mais la narration impeccable ne perd pas le fil. Sitôt entamé le bouquin, on reste jusqu’à la fin en trépignant pour la suite.

Finalement savoir s’il est coupable ou non importe peu pourvu que la balade dure encore un peu.

Questions brûlantes : on approche de la fin de cette première saison, Comment va t’elle se conclure ? Sur quoi va s’articuler la suivante ? Christian de Metter tiendra-t’il le rythme infernal et incroyable d’un album tous les 6/8 mois ? J’ai hâte de savoir…

No Body tome 3 planche

un album de Christian De Metter aux éditions Soleil.

4 sur 5

Olympus Mons – tome 2

Opération Mainbrace
Olympus Mons tome 2 couverture
Sur Mars comme sur Terre, des équipes de spécialistes tentent de percer le mystère de ces anomalies liées entre elles. Aaron Goodwin, le médium, s’évertue à prévenir le monde de l’importance de ne pas pénétrer dans l’étrange vaisseau sous-marin. Il y va de l’avenir de la planète. Ses propos sont confirmés par d’autres médiums mais l’équipe « Ocean Pathfinder » ne l’entend pas de cette oreille. Les forces en présence se déchirent autour du mystérieux objet…

Il me faut bien souvent un peu de courage et de temps pour attaquer un album de Christophe Bec. Le scénariste aime faire durer le plaisir et habiller ses planches de longs dialogues. L’idéal est de relire les chapitres précédents pour se remettre dans le bain.

Une fois ses précautions prises, on peut se lancer dans ce nouvel épisode avec un maximum de concentration pour profiter de l’ambiance et du spectacle.

Car oui il y a toujours des scènes intéressantes et spectaculaires à voir grâce au bon très travail graphique de S. Raffaele.

C’est vrai que c’est un peu long et un poil fastidieux à lire mais ça vaut le coup tant le contenu est fouillé et le thème passionnant.

En clair : profiter d’un album de C. Bec, ça se mérite !

Olympus Mons tome 2 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (colo). Editions Soleil.

 

No Body – tome 2

Saison 1, épisode 2/4 – Rouler avec le Diable
No Body tome 2 couverture
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans ce nouvel épisode, l’homme révèle avoir infiltré, dans les années 70, un gang de bikers violent

La lecture du premier épisode ne m’avait pas complètement convaincu et ce même tout en étant sous le charme du très beau dessin de Christian De Metter. J’attendais donc d’en savoir un peu plus.

C’est maintenant chose faite avec ce deuxième tome qui entre dans le gras du sujet. « No Body » commence à se livrer en détail.

Cet ancien flic du FBI a commencé sa carrière comme agent infiltré ce qui dénote chez lui un courage impressionnant et une passion pour ce métier découvert sur le tard. Il raconte donc à la psychologue sa mission auprès d’un groupe de bikers particulièrement dangereux.

Très bien raconté, très bien dessiné et passionnant !

En plus de ça, on a la chance qu’à peine 8 mois se sont écoulés depuis la sortie du tome 1, signe que l’auteur travaille vite et bien.

Le projet qui adopte le format d’une série TV est ambitieux, plusieurs tomes, plusieurs saisons. Christian De Metter a entamé un thriller très efficace qui pourrait bien marquer sa carrière et embarquer de très nombreux lecteurs.

Perso je valide !

No Body tome 2 planche

un album signé Christian De Metter aux éditions Soleil. Collection Noctambulle.

4 sur 5