Warship Jolly Roger – tome 3

Revanche

couverture de warship jolly roger tome 3 chez Dargaud

Le fils de Munroe est mort et le colosse jure de faire la peau au président Vexton. Pas si facile quand on noie son chagrin dans l’alcool et qu’on a des idées suicidaires. Mais il y a plus urgent : trouver un équipage au Jolly Roger qui en bien besoin et soigner sérieusement la jambe coupée d’Alisa.

Très sympa de retrouver Munroe et ses compagnons d’infortune qui forment ensemble une belle brochette de taulards en fuite. A bord du plus gros vaisseau de guerre de l’espace, ils ont de quoi se défendre et semer le chaos.

Le dessin numérique très proche de l’animé pouvait me rebuter mais la qualité graphique est là alors je l’accepte.

Au scénar, Sylvain Runberg fait une pause dans le duel Vexton-Munroe et fait durer le plaisir en se dispersant. D’autant que le président se transforme rapidement en amoureux transi, entrouvrant la perspective de se faire de nouveaux ennemis, donc de nouvelles possibilités de développement. Il y également le retour d’une autre revancharde.

Des personnages fort en gueule, de beaux combats dans l’espace, de la verve, du peps, Warship Jolly Roger continue sereinement sa chevauchée de planète en planète. Frais et divertissant.

planche de warship jolly roger tome 3

un album signé Sylvain Runberg (scénario), Miki Montillo (dessin & couleurs), édité chez Dargaud.

3 sur 5

Universal War Two – tome 3

L’exode
couverture de Universal War Two tome 3
La première Guerre Universelle a été apocalyptique, manquant d’anéantir l’humanité. La paix à peine revenue, un effrayant et insondable ennemi frappe de nouveau le système solaire ainsi que dl’idyllique Canaan. Les plus sages des humains ne savent plus que faire à part fuir. Seul la jeune Théa croit encore que la civilisation fondée par Kalish peut être sauvée. Quitte à devoir affronter les plus grands mystères de l’univers.

Dans ce second cycle, Denis Bajram met en scène une seconde Guerre Universelle avec suffisamment de renouveau pour satisfaire ses fans et techniquement c’est du high level. Les planches sont belles et « chaleureuses » malgré le traitement informatique auquel il nous avait  habitué et qui souvent apporte une certaine froideur.

On retrouve les fameux « triangles »  à l’oeuvre capables de nouveaux prodiges hallucinants. Ca va même un peu trop loin à mon goût quand on envisage le « cimetière des planètes » mais ça reste passionnant à suivre. La démesure est une des caractéristiques de Universal War qui fait son charme.

Ce qui me semble marquant dans ce second cycle et plus particulièrement dans ce troisième opus, ce sont les dialogues souvent simplistes et truffés de gros mots. Les personnages jurent et s’insultent à la moindre occasion. Ca me dérange car ça plombe le caractère sérieux et scientifique propre à l’esprit de la série.

Dans le même gout, le comportement de Khalish en pleurnicheur qui veut rentrer chez lui va à l’opposé du rebelle rock’n roll aussi intelligent que teigneux que l’on connaissait.

Au final, ce 3ème tome est en demi-teinte, le spectacle est appréciable, l’univers réserve encore de belles surprises mais il y a quelque chose de changé dans le traitement des personnages. J’espère que le prochain épisode va rectifier le tir.

planche de universal war two tome 3

un album signé Denis Bajram aux éditions Casterman

3 sur 5

 

Shangri-La

one shot SF de M. Bablet chez Ankama

Shangri-La nominé à Angoulême 2017

Depuis le temps que j’en entends parler, j’avais très envie de découvrir ce pavé de 200 pages, promesse d’une belle fresque SF.

Les critiques semblent unanimes pour désigner Shangri-La comme LA BD SF de l’année 2016 et je suis parfaitement d’accord. Mathieu Bablet abat là un boulot énorme pour une histoire qui se lit facilement. Alors que beaucoup d’autres ne peuvent s’empêcher de faire dans le compliqué.

On a donc une excellente aventure de SF qui se passe à bord d’un gigantesque vaisseau spatial (représenté avec moult détails, quel boulot !). L’humanité survivante y a trouvé refuge après avoir complètement pourri la Terre. Le quotidien a bord est régi par une seule loi : celle de la société Tzianzhu qui dicte la conduite à tenir de chacun : travailler pour Tzianzhu et consommer Tzianzhu. Rien de plus simple. Et tout le monde s’en contente jusqu’au jour où cette belle mécanique se grippe lorsque des rebelles se manifestent et que des scientifiques projettent de créer une nouvelle race humaine.

Shangri-la planche

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré et ce pour deux raisons. Je ne suis pas fan du dessin, si les décors sont détaillés et superbes, les personnages ont de drôles de tronches et se ressemblent un peu tous. Et il y a deux ou trois trucs que je n’ai pas bien compris. Ca devrait s’expliquer lors d’une prochaine relecture.

Au final, je félicite Mathieu Bablet pour ce one shot qui, pour plein de raisons, mérite grandement le détour. D’autant qu’à ce prix là il ne faut surtout pas se priver de quelques bonnes heures de lecture.

Un petit mot sur le Label 619 d’Ankama qui propose bien souvent des trucs de qualité qui sortent de l’ordinaire.

4 sur 5

Androïdes – tome 3

Invasion

androides-tome-3-couverture

Elle est bien cette mini-série, non ?

Et pourtant dès qu’il s’agit d’androïdes, j’ai plutôt tendance à changer de trottoir. Mais là depuis le début, les one shots sont de qualité avec des auteurs différents à chaque fois qui font un réel effort pour proposer des récits originaux et un graphisme haut de gamme.

D’entrée, les planches tapent agréablement dans l’oeil et les dialogues font mouche. Pourtant, il faut s’accrocher car à l’instar du (héros ?) on ne comprend que goutte. Comme lui on débarque dans un monde ravagé et hanté par des trucs énormes qui nous tombent sur le râble. Mais ça vaut le coup de rester car au final on n’est pas déçu.

Un récit choc et des planches chic. Je prends !

 

androides-tome-3-planche

un album de Sylvain Cordurié (scénario), Emmanuel Nhieu (dessin) et Digikore Studios (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5

Prométhée – tome 14

Les âmes perdues
prométhée tome 15 couverture
Seule une petite partie de l’Humanité a survécu… Cette Humanité qui n’a pas voulu tenir compte des avertissements qui survenaient tous les jours à 13 heures 13, durant 13 jours. Cela aurait-il pu être évité ? Ou plutôt… Cela pourra-t-il être évité? En 1959, à Camp Hero, les scientifiques du projet secret Montauk voient arriver avec stupéfaction Turan, Dimbort, Lacan et Denton du XXIe siècle. Les “hommes du futur” vont devoir persuader les scientifiques du passé de la catastrophe à venir ! En 2019, de leur côté, les rares survivants de l’invasion alien tentent de survivre tant bien que mal… Pour eux, le temps est venu de brûler et d’enterrer les victimes du génocide planétaire orchestré par les extraterrestres…

Malgré sa narration un peu compliquée propre à Christophe Bec qui aime partir dans tous les sens, la première saison de Prométhée m’avait séduit et je sais que c’est au cours d’une prochaine relecture complète que je saurai l’apprécier à sa juste valeur. 12 tomes au total (le tome 13 étant à priori hors jeu) me semblaient être le maximum de tomes pour qu’une série ne s’éternise pas trop.

Or l’éditeur et ses auteurs ne l’entendent pas de cette oreille et entament donc un second cycle qui débute par un tome 14 trop bavard à mon goût. Les planches sont belles, certaines scènes spectaculaires, le propos toujours passionnant, on saute d’une époque à une autre et on sent bien la dimension que prend l’événement à travers les siècles mais les discussions trop techniques entre scientifiques plombent l’ensemble.

Et comme souvent, sans une relecture fraîche des épisodes précédents, on patauge un peu.

Pas facile de poursuivre l’aventure mais si la suite s’avère plus légère et si elle ne s’étend pas trop, je pourrais m’y risquer. J’aime quand même bien ce genre de récit où le genre humain est mis à rude épreuve. Le salaud !

prométhée tome 14 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (colo) aux éditions Soleil.

2 sur 5

Androïdes – tome 2

Heureux qui comme Ulysse
Androïdes tome 2 couverture
Au XXVe siècle, l’ISS OXYGEN est le premier vaisseau d’exploration spatiale à quitter la Terre avec des enfants à son bord. Alternant les phases d’hibernation, plusieurs familles se relaient aux commandes du navire. Pour s’occuper des plus petits durant les périodes d’éveil, l’équipage compte sur AC7+, un androïde de compagnie réputé pour son stock illimité d’histoires. Hélas, après quelques siècles paisibles, une nuée d’astéroïdes croise la route de l’ISS et transforme le vaisseau en épave. Seules deux créatures survivent à la catastrophe : AC7+ et Ulysse, un nouveau-né. Changement de mission pour l’androïde : il faut élever le garçon et le ramener sur la planète bleue.

Rien à faire ! J’ai eu beau relire le passage ou l’androïde tombe dans le piège, il reste un truc qui m’échappe, il se fait démonter mais revient entier quelques cases plus loin !? Autre chose : les dialogues. Un poil pénibles les dialogues « petit nègre » des autochtones. Mais disons que c’est normal, les humains sont retournés à l’age de pierre. Sans oublier un détail crispant : j’ai dû changer de lunettes pour lire les bulles écrites en tout petit, notamment celles d’Isabella l’IA qui utilisent de surcroît un lettrage particulier.

Voila c’est à peu près tout ce que peux trouver de mal à dire de cet album ^^ car arrivé à mi-chemin de cette mini série (4 albums sont prévus), je suis convaincu de ses qualités. Et perso ce n’était pas gagné tant la robotique et consorts me laissent froid et indifférent, surtout dans la vraie vie où on essaye de nous vendre à tout prix ces saloperies. C’est peut-être ça le secret : un thème porteur, peu d’albums mais réalisés avec beaucoup de soins et un choix très ciblé d’auteurs talentueux.

Comme le tome précédent, l’histoire est crédible et bien construite, elle est signée d’Olivier Péru le scénariste de l’excellente série Zombies, et elle s’accompagne d’un dessin classique et soigné aux couleurs franches que révèle d’entrée la très belle couverture.

Pour l’heure, Androïdes c’est du tout bon, une série courte de one shot à découvrir sans hésiter pour ceux qui aiment la bonne SF et l’anticipation.

Androïdes tome 2 planche

un album de Olivier Péru (scénario), Geyser (dessin) et Sébastien Lamirand (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5

Androïdes – tome 1

Résurrection

couverture Androides tome 1

Autant le dire tout de suite, je déteste tout ce qui est androïdes et autres robots qui, à mon humble avis, représentent avant tout une menace pour l’humanité. Je ne développerai pas mes arguments ici me contentant de donner mon avis sur le début de cette nouvelle série-concept de science-fiction où le sujet porte justement sur ces foutues machines x_O

C’est d’ailleurs l’enjeu de ce premier tome qui révèle au lecteur n’ayant pas pris la peine de lire le pitch (c’est d’ailleurs recommandé) une grosse surprise en toute fin d’album.

Nous sommes en 2545, Liv Anderson superbe femme flic au caractère bien trempé enquête sur le meurtre d’un directeur de musée qui finit par la mettre en danger lorsqu’elle est sur le point de mettre à jour un secret d’état. Anna Hopkins est elle restauratrice d’œuvres d’art et apprend à sa grande surprise qu’elle est enceinte. Problème : l’humanité est stérile depuis des siècles et ce n’est que grâce aux pilules de Microcorp qu’elle survit. Les deux affaires semblent mener au même constat : la classe dirigeante nous ment !

Graphiquement soigné, l’immersion dans ce futur plutôt sombre est totale et les amateurs d’anticipation seront ravis de tomber sur ce premier tome facile à lire et bien torché.

Trois autres albums réalisés par des duos d’auteurs différents sont au programme de cette mini-série concept qui démarre très bien au pays des androïdes.

planche Androides tome 1

un album scénarisé par Jean-Luc Istin, dessiné par Jésus Hervas aux éditions Soleil.

4 sur 5

 

Lazarus tome 4

Poison

lazarus-tome-4-couverture

Je commence à m’y attacher sérieusement à cette série ! Il faut croire que la belle Forever aura réussi son pari en se jouant les charismatiques Lara Croft. Forte, belle et punchy, la super woman fait parler la poudre encore un peu plus que d’habitude, elle qui avait eu quelques états d’âme dans les épisodes précédents. Aujourd’hui place à la guerre et au déferlement de sa fureur, le Lazare n’est décidément pas d’humeur à se laisser emmerder.

Dans ce tome 4, le patriarche Carlyle est mourant, empoisonné par son rival le docteur Hock. Son fils Stephen a pris le costume du patron mais n’est pas taillé pour ce rôle. L’occasion pour Johanna de tenter un truc, elle qui a déjà trahi sa famille. La guerre des clans est déclarée et Forever est envoyée avec un mini escadron détruire une position ennemie stratégique. La partie n’est pas gagnée et le Lazarre des Carlyle a cette fois-ci de fortes chances d’y passer.

Beaucoup d’action donc au menu de cet opus dont la fin m’échappe un peu. Mais qui est donc cette enfant ? Flash back mal annoncé ou cliffhanger ? La suite nous le dira bien que j’ai tout de même ma petite idée. Bref. sous le pinceau de Michael Lark (aidé à l’encrage par Tyler Boss), le récit défile à fond les ballons à peine ponctué par le jeu politique et la course contre la montre pour sauver le père à l’agonie. C’est rythmé, vivant et la froideur du contexte se fait oublier pour plonger à fond dans une série qui devient au fil du temps un incontournable au rayon comics.

A découvrir sans hésiter.

lazarus-tome-4-planche

Un album scénarisé par Greg Rucka, graphisme de Michael Lark, couleurs de Santi Arcas. Edité chez @GlenatComics.

etoile4

Relecture – Code Mc Callum

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

carmen-mc-callum

Tout le monde connait Carmen Mac Callum, l’explosive mercenaire imaginée par Fred Duval et Gess en 1995 et qui comptabilise 15 albums à ce jour. J’en ai d’ailleurs au moins 3 de retard. Pas de ma faute en vérité, car pour profiter au mieux de cet univers extrêmement riche, il faut lire et relire ces albums pour bien tout cerner.

C’est donc ce que je m’attaches à faire en relisant attentivement les 5 albums de Code Mc Callum qui raconte dans un premier temps la jeunesse de Carmen avant de reboucler avec la série mère dans les deux derniers tomes.

Et je suis assez content de moi, j’ai maintenant une vision plus précise des choses et me rend compte combien Fred Duval maîtrise son sujet en multipliant les ponts entre le spin off et la série mère. Il fait d’ailleurs ça très bien aussi avec Travis, l’autre personnage fort de la collection Série B et dont le tome 11 vient de sortir.

Faisons un tour d’horizon.

code-mc-callum-1-londresTome 1 Londres – Nous sommes en 2047, au château d’Azay-le-rideau, Carmen Mc Callum accompagne le Prince Maxime de Mérimée pour une soirée mondaine, elle le délaisse quelque temps pour rencontrer celui qui est chargé de la tuer. Nous se savons pas de qui il s’agit mais la belle brune a réussi à le piéger. Que va t’il se passer ? Mystère. Retour 7 ans plus tôt à Londres où la barcelonaise et ses amis d’une cellule restée active de l’IRA réussissent un casse particulièrement osé à deux pas d’une réunion entre les dirigeants des plus grands groupes industriels et les leaders de l’IRA – justement – qui veulent signer un accord de paix historique. C’est ensuite que Carmen verra un visage qu’elle n’aurait pas dû et que le Spectre, un redoutable tueur à gages, est engagé par la Famille pour la faire taire.

code-mc-callum-2-spectreTome 2 Spectre – Après son coup d’éclat, Carmen s’improvise manager d’un groupe de rock – The Dirty Mac – et part avec eux en tournée dans le désert espagnol des Bardenes Reales. Ne se doutant de rien, elle a sur ces traces Darren Cook, agent spécial britannique chargé par le premier ministre de la ramener pour interrogatoire et le Spectre chargé de supprimer un témoin gênant. Et manque de bol, la mafia locale entre elle aussi en piste.

code-mc-callum-3-exilTome 3 Exil -Septembre 2043. Récupérée par les services secrets de sa majesté et enfermée pendant 2 ans dans une cuve amniotique, Carmen se réveille enfin pour leur fausser compagnie.et se réfugie chez son père en Irlande. Elle ignore que l’ancien dignitaire de l’IRA s’est retiré des affaires pour la sauver et renvoyer le Spectre chez lui. Elle veut comprendre pourquoi elle en est arrivée là et retrouve ses anciens complices disséminés pour l’aider à mettre la main sur Paul Hopkins, leur ancien receleur et contact au sein de l’IRA.

code-mc-callum-4-junglesTome 4 Jungles – Carmen sait désormais que c’est le Spectre qui a tué ses amis mais si elle ignore encore sa véritable identité elle est persuadée que c’est un de ses proches ! Elle travaille maintenant pour l’assureur Maxime de Mérimée et exécute des missions à la limite de la légalité. Dans cet épisode, elle et ses amis affronteront les créatures de Leonid Maïakovski un paria russe et nouveau redoutable adversaire des Ivanov. On la verra aussi épouser son employeur qui lui promet de lui révéler le nom du Spectre. A la fin du tome, Il sera enfin révélé.

code-mc-callum-5-mercenaireTome 5 Mercenaire -Le dernier acte se tiendra donc au château d’Azay-le-rideau où les Ivanov reçoivent le gratin mondial. Si Carmen a rendez-vous avec celui qu’elle cherche depuis le début, la fête sera gâchée par Leonid Maïakovski allié aux Yakuzas de Tsuburaya qui envoient leurs chiens de guerre écraser le clan Ivanov. A l’issue de cette guerre mafieuse, Carmen prendra un nouveau départ en tant que mercenaire au service de Christina Ivanov. C’est sous cette nouvelle casquette qu’elle poursuivra sa célèbre carrière au sein du 9ème art.

Si j’ai eu grand plaisir à relire avec attention ces 5 excellents albums dessinés de main de maître par Didier Cassegrain au style très personnel, me voila désormais prêt à affronter les 15 titres de la série-mère…

5 albums scénarisés par Fred Duval, dessinés par Didier Cassegrain, couleurs de Laurence Cassegrain, édition Delcourt.

etoile4

Travis tome 11 – Les enfants de Marcos

Le retour de Travis ? pas sûr…

travis-tome-11-couverture

J’avais compris en parcourant les pages des forums spécialisés, que Fred Duval mettait fin à la série Travis à la fin du dernier cycle. Finalement, il n’en est rien et revoila notre baroudeur de l’espace préféré de retour. Enfin façon de parler puisque – ça semble être devenu la norme – il est complètement absent des planches de ses propres aventures. A croire que son créateur ait trouvé en Vlad un successeur tout aussi charismatique. C’est pas faux.

Travis est porté disparu. Sa navette a été retrouvée vide, arrimée à une station spatiale désaffectée en orbite basse. Sa mère implore Vlad Nyrki de le retrouver. L’enquête mène rapidement l’ex-mercenaire dans un enfer où les puissantes armées des narcotrafiquants sont sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, précisément là où Travis livrait illégalement des médicaments à la résistance.

Je dirai retour gagnant pour cet album attendu (ou que l’on attendait pas ou plus du coup) depuis 5 ans. Bien dessiné, bien mené, on retrouve l’ambiance du premier cycle avec des scènes nous emmenant de l’espace à la jungle en pleine guérilla. Et toujours pleines de cyborgs et de techno dans l’univers de Fred Duval.

Travis est une excellente série d’action, d’aventures et de SF et ce nouvel épisode sans réelle surprise offre pourtant exactement ce que l’on attend de lui : un bon divertissement.

travis-tome-11-planche

un album scénarisé par Fred Duval, dessiné par Christophe Quet et colorisé par Pierre Schelle. Edition Delcourt.

etoile4