Urban – tome 4

Enquête immobile
Urban tome 4 couverture
Sans déc’ n’est elle pas sublime cette couv’ ?!

Avant-dernier épisode avant la fin ! Ce quatrième opus d’Urban est un vrai plaisir à lire. En prenant la précaution de feuilleter les albums précédents histoire de se remettre dans le bain, on peut sereinement attaquer sa lecture.

Luc Brunschwig fait un zoom sur Springy Fool et son chien de garde tandis que Zach – mis à pied pour ne pas avoir exécuté le magicien – enquête depuis son appartement (d’où le titre) sur la mort du petit Neil. L’occasion pour nous d’en apprendre beaucoup plus sur les origines de la cité de Monplaisir et son fondateur, le génial roboticien.

Comme d’habitude avec le scénariste, il faut s’accommoder de nombreux aller-retours dans le passé. L’enchaînement est cependant excellent et l’histoire file bon train.

Et bonne nouvelle, il me semble que Roberto Ricci a évité de surcharger ses planches qui n’en sont que plus belles.

De là à dire qu’Urban est actuellement la meilleure série dans son genre, il n’y a qu’un pas que je ne vais pas tarder à franchir.

Que du bonheur ce tome 4 !

Urban tome 4 planche

un album signé Luc Brunschwig (scénario) et Roberto Ricci (dessin & colo) aux éditions Futuropolis.

coup de coeur

Aquablue – tome 16

Rakahanga !

Aquablue tome 16 couverture

Six ans déjà – et 5 albums ! – que Régis Hautière et Réno ont repris les rênes de la mythique série Aquablue avec beaucoup de talent. Respectueux de l’univers imaginé par Vatine et Cailleteau, ils ont su relancer la série en la modernisant. En témoigne le dessin informatisé magnifique de Réno.

Alors que la prise d’otages du Standard-Island s’est achevée sans faire trop de dégâts, la Légion est de retour sur Aquablue pour protéger les colons des autochtones. Tandis que la tension monte entre les deux communautés contre laquelle Nao tente désespérément de lutter, une nouvelle menace se profile pour la planète bleue : Syssim le lézard fait son come-back et prépare un nouveau sale coup commandité par un inconnu. Cybot est perdu sur une île déserte avec Boulet (si si !), Rabah est toujours dans les vapes et Carlo recherche Maurice Dupré sans doute kidnappé par un grand ponte.

Toujours aussi sympa à suivre, les belles planches arrivent heureusement à me faire oublier ce petit air de déjà vu. La légion, les colons, Nao entre deux feux, toussa… Mais maintenant qu’on a quitté l’océan pour la terre ferme, j’aimerai bien aller faire un petit tour dans les étoiles à bord du Stromboli

Jamais content mais toujours fidèle je suis ^^

Aquablue tome 16 planche

un album signé Reno (dessin et colo) et Régis Hautière (scénario) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

 

Travis – tome 12

Les tueurs de fer
Travis tome 12 couverture
Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines…

Tiens c’est curieux, la couv’ ressemble étrangement à celle du tome 9Miss Thundercat s’illustrait elle aussi armée et cachée derrière un arbre guettant le danger. Est-ce voulu ? Je l’ignore. N’empêche qu’en terme d’originalité Bof quoi. Même si elle reste très chouette.

En tout cas ce tome 12 signe le retour en fanfare de celui que l’on avait pas vu depuis lulure : Travis himself ! Et il est en grande forme toujours aux côtés des plus faibles quitte à se mettre dans une belle panade. L’album s’achève par un cliffhanger digne de la Série B.

J’ai l’agréable sensation de replonger dans les débuts de la série puisque après l’espace, nous voila de retour en pleine jungle avec des cyborgs qui pullulent et les armes à feu qui donnent de la voix (voir le tome 2).

Dans le feu de l’action, Fred Duval nous brosse un contexte géo-politique bien noir mais proche de la réalité quand il dénonce le fait que les enjeux économiques placent toujours l’humain au second plan. Fidèle à son habitude, il place son message dans un album divertissantpas mal de vieilles connaissances font leur apparition.

Au dessin, Christophe Quet de son trait sûr et vif qui fait toujours le job.

J’avais eu peur que la série ne s’arrête, on aura en tout cas le fin mot de l’histoire dans le prochain tome qui clôturera le 4ème cycle de mes héros SF préférés.

Travis tome 12 planche

un album de Fred Duval (scénario), Christope Quet (dessin) et Pierre Schelle (colo) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

Olympus Mons – tome 1

Anomalie un

Olympus Mons Tome 1

A peine sorti de Prométhée, Christophe Bec enchaîne sur une nouvelle série qui joue sur les même codes : plusieurs événements distants dans l’espace et le temps, étroitement liés qui sous-entendent que les extra-terrestres ne sont pas loin.

Ainsi on a des plongeurs qui découvrent les vestiges d’un artefact inconnu, un médium de l’Iowa qui a des visions d’une épave engloutie au fond de la mer et des cosmonautes russes sur Mars qui tombent sur la carcasse d’un gigantesque vaisseau spatial.

La recette est connue mais y’a pas moyen : la curiosité est la plus forte et on replonge ! D’autant que le graphisme soigné est signé Stefano Raffaele devenu au fil des temps le dessinateur attitré des séries du scénariste ruthénois.

Et puis comment résister à l’appel de cette belle couv’ qui rappelle les belles années de Sanctuaire ou Zero Absolu ?

Décidément on ne change pas une équipe qui gagne.

J’espère juste qu’on est pas reparti pour 15 tomes parce que perso j’ai peur de ne pas avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Les meilleures séries sont souvent les plus courtes pour gagner en efficacité et ne pas lasser le lecteur.

Allez soyons optimistes et profitons du spectacle !

Olympus Mons Tome 1

un album de Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin), Digikore Studios (couleurs). Editions Soleil.

Warship Jolly Roger – tome 3

Revanche

couverture de warship jolly roger tome 3 chez Dargaud

Le fils de Munroe est mort et le colosse jure de faire la peau au président Vexton. Pas si facile quand on noie son chagrin dans l’alcool et qu’on a des idées suicidaires. Mais il y a plus urgent : trouver un équipage au Jolly Roger qui en bien besoin et soigner sérieusement la jambe coupée d’Alisa.

Très sympa de retrouver Munroe et ses compagnons d’infortune qui forment ensemble une belle brochette de taulards en fuite. A bord du plus gros vaisseau de guerre de l’espace, ils ont de quoi se défendre et semer le chaos.

Le dessin numérique très proche de l’animé pouvait me rebuter mais la qualité graphique est là alors je l’accepte.

Au scénar, Sylvain Runberg fait une pause dans le duel Vexton-Munroe et fait durer le plaisir en se dispersant. D’autant que le président se transforme rapidement en amoureux transi, entrouvrant la perspective de se faire de nouveaux ennemis, donc de nouvelles possibilités de développement. Il y également le retour d’une autre revancharde.

Des personnages fort en gueule, de beaux combats dans l’espace, de la verve, du peps, Warship Jolly Roger continue sereinement sa chevauchée de planète en planète. Frais et divertissant.

planche de warship jolly roger tome 3

un album signé Sylvain Runberg (scénario), Miki Montillo (dessin & couleurs), édité chez Dargaud.

3 sur 5

Universal War Two – tome 3

L’exode
couverture de Universal War Two tome 3
La première Guerre Universelle a été apocalyptique, manquant d’anéantir l’humanité. La paix à peine revenue, un effrayant et insondable ennemi frappe de nouveau le système solaire ainsi que dl’idyllique Canaan. Les plus sages des humains ne savent plus que faire à part fuir. Seul la jeune Théa croit encore que la civilisation fondée par Kalish peut être sauvée. Quitte à devoir affronter les plus grands mystères de l’univers.

Dans ce second cycle, Denis Bajram met en scène une seconde Guerre Universelle avec suffisamment de renouveau pour satisfaire ses fans et techniquement c’est du high level. Les planches sont belles et « chaleureuses » malgré le traitement informatique auquel il nous avait  habitué et qui souvent apporte une certaine froideur.

On retrouve les fameux « triangles »  à l’oeuvre capables de nouveaux prodiges hallucinants. Ca va même un peu trop loin à mon goût quand on envisage le « cimetière des planètes » mais ça reste passionnant à suivre. La démesure est une des caractéristiques de Universal War qui fait son charme.

Ce qui me semble marquant dans ce second cycle et plus particulièrement dans ce troisième opus, ce sont les dialogues souvent simplistes et truffés de gros mots. Les personnages jurent et s’insultent à la moindre occasion. Ca me dérange car ça plombe le caractère sérieux et scientifique propre à l’esprit de la série.

Dans le même gout, le comportement de Khalish en pleurnicheur qui veut rentrer chez lui va à l’opposé du rebelle rock’n roll aussi intelligent que teigneux que l’on connaissait.

Au final, ce 3ème tome est en demi-teinte, le spectacle est appréciable, l’univers réserve encore de belles surprises mais il y a quelque chose de changé dans le traitement des personnages. J’espère que le prochain épisode va rectifier le tir.

planche de universal war two tome 3

un album signé Denis Bajram aux éditions Casterman

3 sur 5

 

Shangri-La

one shot SF de M. Bablet chez Ankama

Shangri-La nominé à Angoulême 2017

Depuis le temps que j’en entends parler, j’avais très envie de découvrir ce pavé de 200 pages, promesse d’une belle fresque SF.

Les critiques semblent unanimes pour désigner Shangri-La comme LA BD SF de l’année 2016 et je suis parfaitement d’accord. Mathieu Bablet abat là un boulot énorme pour une histoire qui se lit facilement. Alors que beaucoup d’autres ne peuvent s’empêcher de faire dans le compliqué.

On a donc une excellente aventure de SF qui se passe à bord d’un gigantesque vaisseau spatial (représenté avec moult détails, quel boulot !). L’humanité survivante y a trouvé refuge après avoir complètement pourri la Terre. Le quotidien a bord est régi par une seule loi : celle de la société Tzianzhu qui dicte la conduite à tenir de chacun : travailler pour Tzianzhu et consommer Tzianzhu. Rien de plus simple. Et tout le monde s’en contente jusqu’au jour où cette belle mécanique se grippe lorsque des rebelles se manifestent et que des scientifiques projettent de créer une nouvelle race humaine.

Shangri-la planche

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré et ce pour deux raisons. Je ne suis pas fan du dessin, si les décors sont détaillés et superbes, les personnages ont de drôles de tronches et se ressemblent un peu tous. Et il y a deux ou trois trucs que je n’ai pas bien compris. Ca devrait s’expliquer lors d’une prochaine relecture.

Au final, je félicite Mathieu Bablet pour ce one shot qui, pour plein de raisons, mérite grandement le détour. D’autant qu’à ce prix là il ne faut surtout pas se priver de quelques bonnes heures de lecture.

Un petit mot sur le Label 619 d’Ankama qui propose bien souvent des trucs de qualité qui sortent de l’ordinaire.

4 sur 5

Androïdes – tome 3

Invasion

androides-tome-3-couverture

Elle est bien cette mini-série, non ?

Et pourtant dès qu’il s’agit d’androïdes, j’ai plutôt tendance à changer de trottoir. Mais là depuis le début, les one shots sont de qualité avec des auteurs différents à chaque fois qui font un réel effort pour proposer des récits originaux et un graphisme haut de gamme.

D’entrée, les planches tapent agréablement dans l’oeil et les dialogues font mouche. Pourtant, il faut s’accrocher car à l’instar du (héros ?) on ne comprend que goutte. Comme lui on débarque dans un monde ravagé et hanté par des trucs énormes qui nous tombent sur le râble. Mais ça vaut le coup de rester car au final on n’est pas déçu.

Un récit choc et des planches chic. Je prends !

 

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un album de Sylvain Cordurié (scénario), Emmanuel Nhieu (dessin) et Digikore Studios (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5

Prométhée – tome 14

Les âmes perdues
prométhée tome 15 couverture
Seule une petite partie de l’Humanité a survécu… Cette Humanité qui n’a pas voulu tenir compte des avertissements qui survenaient tous les jours à 13 heures 13, durant 13 jours. Cela aurait-il pu être évité ? Ou plutôt… Cela pourra-t-il être évité? En 1959, à Camp Hero, les scientifiques du projet secret Montauk voient arriver avec stupéfaction Turan, Dimbort, Lacan et Denton du XXIe siècle. Les “hommes du futur” vont devoir persuader les scientifiques du passé de la catastrophe à venir ! En 2019, de leur côté, les rares survivants de l’invasion alien tentent de survivre tant bien que mal… Pour eux, le temps est venu de brûler et d’enterrer les victimes du génocide planétaire orchestré par les extraterrestres…

Malgré sa narration un peu compliquée propre à Christophe Bec qui aime partir dans tous les sens, la première saison de Prométhée m’avait séduit et je sais que c’est au cours d’une prochaine relecture complète que je saurai l’apprécier à sa juste valeur. 12 tomes au total (le tome 13 étant à priori hors jeu) me semblaient être le maximum de tomes pour qu’une série ne s’éternise pas trop.

Or l’éditeur et ses auteurs ne l’entendent pas de cette oreille et entament donc un second cycle qui débute par un tome 14 trop bavard à mon goût. Les planches sont belles, certaines scènes spectaculaires, le propos toujours passionnant, on saute d’une époque à une autre et on sent bien la dimension que prend l’événement à travers les siècles mais les discussions trop techniques entre scientifiques plombent l’ensemble.

Et comme souvent, sans une relecture fraîche des épisodes précédents, on patauge un peu.

Pas facile de poursuivre l’aventure mais si la suite s’avère plus légère et si elle ne s’étend pas trop, je pourrais m’y risquer. J’aime quand même bien ce genre de récit où le genre humain est mis à rude épreuve. Le salaud !

prométhée tome 14 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (colo) aux éditions Soleil.

2 sur 5

Androïdes – tome 2

Heureux qui comme Ulysse
Androïdes tome 2 couverture
Au XXVe siècle, l’ISS OXYGEN est le premier vaisseau d’exploration spatiale à quitter la Terre avec des enfants à son bord. Alternant les phases d’hibernation, plusieurs familles se relaient aux commandes du navire. Pour s’occuper des plus petits durant les périodes d’éveil, l’équipage compte sur AC7+, un androïde de compagnie réputé pour son stock illimité d’histoires. Hélas, après quelques siècles paisibles, une nuée d’astéroïdes croise la route de l’ISS et transforme le vaisseau en épave. Seules deux créatures survivent à la catastrophe : AC7+ et Ulysse, un nouveau-né. Changement de mission pour l’androïde : il faut élever le garçon et le ramener sur la planète bleue.

Rien à faire ! J’ai eu beau relire le passage ou l’androïde tombe dans le piège, il reste un truc qui m’échappe, il se fait démonter mais revient entier quelques cases plus loin !? Autre chose : les dialogues. Un poil pénibles les dialogues « petit nègre » des autochtones. Mais disons que c’est normal, les humains sont retournés à l’age de pierre. Sans oublier un détail crispant : j’ai dû changer de lunettes pour lire les bulles écrites en tout petit, notamment celles d’Isabella l’IA qui utilisent de surcroît un lettrage particulier.

Voila c’est à peu près tout ce que peux trouver de mal à dire de cet album ^^ car arrivé à mi-chemin de cette mini série (4 albums sont prévus), je suis convaincu de ses qualités. Et perso ce n’était pas gagné tant la robotique et consorts me laissent froid et indifférent, surtout dans la vraie vie où on essaye de nous vendre à tout prix ces saloperies. C’est peut-être ça le secret : un thème porteur, peu d’albums mais réalisés avec beaucoup de soins et un choix très ciblé d’auteurs talentueux.

Comme le tome précédent, l’histoire est crédible et bien construite, elle est signée d’Olivier Péru le scénariste de l’excellente série Zombies, et elle s’accompagne d’un dessin classique et soigné aux couleurs franches que révèle d’entrée la très belle couverture.

Pour l’heure, Androïdes c’est du tout bon, une série courte de one shot à découvrir sans hésiter pour ceux qui aiment la bonne SF et l’anticipation.

Androïdes tome 2 planche

un album de Olivier Péru (scénario), Geyser (dessin) et Sébastien Lamirand (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5