parce qu’il faut bien lire autre chose que de la BD … été 2016

Si on enlève les dessins, il ne reste que le texte, c’est ce qu’on appelle les romans, les livres, les bouquins. L’été est la période de l’année où j’aime bien faire une petite pause littéraire pour m’échapper de ma bulle bédéphile. C’est le moment d’aller faire un saut à la biblio du coin et suivre leurs conseils. Et ils sont bons !

911 de Shannon Burke (Sonatine 2014):

911 de Shannon BurkeMA lecture préférée de cet été au bord de la piscine, il s’agit d’une plongée dans le Harlem des années 70 où règnent la misère et la violence. On y suit le quotidien d’un jeune étudiant en médecine qui en attendant d’intégrer la fac travaille comme ambulancier. Petit jeune du groupe, il aura du mal à se faire une place au milieu de ses hommes habitués à la dure réalité du terrain. Une chronique sociale terrible et captivante qui recèle quelques beaux moments d’humanité. J’ai ad-or-é !

Neverland  – Autre Monde épisode 6 – de Maxime Chattam (Albin Michel  2013):

Neverland de Maxime Chattam

L’ennemi a détruit le deuxième Cœur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.
Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz. L’Alliance des trois arrivera-t-elle à reformer à temps pour sauver les enfants d’Europe ?

Dans cet avant dernier tome de la grande saga de fantasy du célèbre écrivain français, Ambre, Tobias et Matt se retrouvent pour repartir de plus belle sur les chemins d’Europe. Ca tourne un peu en boucle, on retrouve pas mal de situations déjà vécues mais la fluidité du récit et le capital sympathie jouant en sa faveur, j’irai jusqu’au bout quoiqu’il arrive. Une très bonne lecture pour se détendre et faire ressurgir un petit peu de son enfance avec le souvenir du Seigneur des anneaux en filigrane.

Vongozero de Yana Vagner (Mirobole Editions 2014) :

Vogonzero de Yana VagnerEn Russie, une épidémie d’origine inconnue décime des populations entières et oblige les autorités à mettre les villes en quarantaine. Se croyant à l’abri de sa villa cossue dans la banlieue moscovite, Anna ne tarde pas à être rattrapée par la réalité et c’est son beau-père Boris qui la convainc elle et son mari que la meilleure chose à faire est de fuir. C’est le début d’une très longue route…

Pareil, je l’ai pris car le pitch me bottait et il était en tête de gondole à la biblio. C’est un peu la version russe de Walking Dead, un road movie haletant vécu de l’intérieur par une femme qui se retrouve obligée de cohabiter avec des gens qu’elle n’aime pas forcément. C’est passionnant à lire, un peu angoissant, quelque fois émouvant et au final terriblement addictif.

Après je ne sais pas si la traduction n’a pas quelques coquilles, certaines tournures de phrases sont bizarres. Les phrases sont souvent trop longues et les répétitions pénibles (l’auteure réexplique au cas où on n’aurait pas compris).

Jusqu’au final, le suspense persiste et la bonne nouvelle, c’est que malgré ses presque 500 pages, je ne suis pas ennuyé une minute et l’histoire d’Anna et les siens n’est pas encore terminée et se prolonge dans une suite parue cette année : Le Lac chez le même éditeur.