Mattéo, tome 4

4ème époque (Août-Septembre 1936)

Mattéo tome 4 couverture

Après avoir fuit Collioure et la Gendarmerie Française, Mattéo l’anarchiste, Robert le communiste et Amélie débarquent en Espagne. Ils arrivent à Barcelone avec un stock d’armes pour les républicains. La situation est compliquée aussi Mattéo et Amélie décident de rejoindre le groupe armé qui tente de reprendre le village d’Alcetria. Sur place, le jeune homme est contraint de prendre la tête d’un petit groupe mal équipé pour remplir la mission. Robert ne les a pas suivi et Mattéo va rencontrer la sautillante Enaxchia

C’est du Gibrat pur jus donc pas de mauvaise surprise, les planches magnifiques sont là, les couleurs pastel qui vont avec. Le résultat attendu est bien là : un album superbe !

La guerre est là avec son lot de morts et de drames mais dans ce 4ème opus, c’est surtout le calme buccolique qui l’emporte, Mattéo flirte avec une blondinette, Amélie avec un aviateur anglais tout en se rendant utile à soigner les blessés que l’on ne voit quasiment jamais. La vie s’écoule pèpère sans que l’on ne s’ennuie jamais.

Avant-dernier tome de la série, le plaisir de retrouver l’histoire de Mattéo reste intact.

matteo tome 4 planche

un quatrième épisode signé Jean-Pierre Gibrat aux éditions Futuropolis.

4 sur 5

Les reflets changeants

un très beau one shot émouvant
les reflets changeants couverture
Nice, en plein mois de juillet. Elsa, la vingtaine, oscille entre deux hommes. L’un ne lui convient probablement plus, l’autre lui fait encore un peu peur. Jean, 50 ans, voyageur frustré, est conducteur de train. Il est forcé de rester à terre pour s’occuper d’Alda, sa fille, arrivée un peu trop vite dans sa vie, suite à une passade amoureuse. Du haut de ses 80 ans, Emile, devenu sourd pendant la guerre d’Algérie, supporte de moins en moins le silence dans lequel il est enfermé. Trois personnages qui ne se connaissent pas, mais qui vont se croiser cet été-là… Une rencontre qui ne les laissera pas indemnes.

EM-BAL-Lé ! Voila c’est le mot qui caractérise le mieux mon sentiment en refermant cet excellent roman graphique de près de 200 pages.

Pour son premier album, Aude Mermilliot a reçu le prix de la Fondation Raymond Leblanc de la jeune création et elle m’impressionne par la sensibilité qu’elle fait passer dans ses planches.

Le trait est lisible et agréable, il ressemble beaucoup à celui de Christian Durieux dans les Gens Honnêtes chez @EditionsDupuis. Le ton est également du même tonneau.

On se retrouve donc au milieu d’un trio de personnages qui ont chacun une histoire à raconter, de la plus légère (Elsa) à la plus dramatique (Emile). Leurs destins vont se croiser.

C’est très bien raconté, le tempo est bon, les planches simples et agréables à l’oeil. Certaines scènes poignantes m’ont presque mis la larme à l’oeil mais comme je suis un grand garçon je me suis retenu…

Moi qui aime bien les histoires sur les gens, je suis servi. Merci Aude !

Et pour la petite histoire, l’auteuse est également voyageuse et bloggeuse.

un album signé Aude Mermilliot aux éditions Le Lombard.

coup de coeur

La Dame de Fer

(un excellent !) One shot
la Dame de fer couverture
À la mort de Margaret Thatcher, trois amis d’enfance se retrouvent et décident de lutter contre la morosité économique que la politique de la « Dame de fer » a fait peser pendant des années sur leur petite ville côtière du sud de l’Angleterre. Ils ont pris de la bouteille mais c’est aujourd’hui l’âge de la revanche. Tournée générale ! Celle des pintes de bières et celle des souvenirs … et faire une chevauchée sur la Norton Manx, autre dame de fer, une moto de légende…

Après l’excellent London Calling paru il y a 10 ans, Futuropolis revient au roman graphique d’outre manche avec ce one shot signé Béa et Michel Constant.

Entre flashback et temps réel, on y suit les retrouvailles entre Owen, Donald et Abby. Le premier s’emmerde dans son job de taximan à Londres, le second tient un pub et la troisième travaille dans la pub !

A la mort de Margaret Tatcher alias la Dame de Fer, qui provoque ici un élan de joie, Donald convie donc ses plus chers amis qui s’étaient perdu de vue pour un week end prolongé à Kingston la petite ville du bord de mer au sud de l’Angleterre où ils ont passé leur jeunesse.

Alors on ne sait pas trop le pourquoi du comment mais peu importe avec les flashbacks on connait grosso modo leur histoire. Le trio a partagé une jeunesse heureuse ensemble jusqu’à ce que chacun prenne la route de son côté. Leur amitié est solide et leurs retrouvailles font plaisir à voir.

Vu la tournure des événements je craignais une fin tragique. Heureusement, il n’en est rien et c’eut été dommage de gâcher cet excellent moment passé avec ce joyeux trio.

La ligne claire du dessin et les couleurs lumineuses concourent à la réussite de ce petit moment de bonheur.

Un album vraiment très sympa !

La Dame de Fer planche

un album de Béa et Michel Constant chez Futuropolis.

4 sur 5

Plutona

one shot de Jeff Lemire (scénario) et Emi Lenox (graphisme)

Plutona couverture

Une bande de gamins découvre en pleine forêt le cadavre de Plutona, une super héroïne adulée du public. Que s’est-il passé ? Comment la super girl a t’elle pu se retrouvé là ? Son rival de toujours, le docteur Wasp a t’il cette fois-ci triomphé ?

Je ne suis pas fan des BDs type super héros et ça tombe bien, il s’agit ici d’étudier le comportement d’ados face à une situation inattendue. Jeff Lemire explore cinq personnalités bien différentes. Entre amitié, trahison, doute, désillusion et peur, chacun va réagir à sa façon. Apparaissant assez rapidement, plutona est absente des débats même si le scénario prend le temps de présenter l’envers du décor de cette maman qui cumule 2 ou 3 jobs pour s’en sortir.

Chronique intemporelle, les 150 pages de ce one shot passent comme une lettre à la poste.

Plutona planche

Editions Futuropolis

L’adoption

une histoire complète en 2 tomes
(tome 1 : Qinaya) Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
(tome 2 : La Garua) Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement, car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

[ATTENTION SPOILER] (désolé mais je préviens…)

Agée de 4 ans, la petite Qinaya perd ses parents lors d’un terrible tremblement de terre dans le sud du Pérou. Elle sera adoptée par Alain et Lynette ses nouveaux parents français qui attendaient ce bonheur depuis de nombreuses années. Pour Gabriel le grand père, c’est plus compliqué, lui qui n’a jamais su être père va devoir apprendre à être grand-père.

Malheureusement, c’est quand il commence à prendre à cœur son nouveau rôle que la catastrophe arrive : les autorités arrêtent Alain et Lynette qui n’ont pas respecté les règles en adoptant Qinaya. La petite repart aussitôt chez elle. Sur un coup de tête, Gabriel s’envole pour le Pérou, bien décidé à retrouver la gamine.

C’est vrai que si on a pas encore lu les 2 albums, il vaut mieux éviter de lire cet article qui déflore le truc 🙁 mais ça vaut le coup d’être lu. Perso j’ai adoré cette belle histoire signée Zidrou, le nouveau big boss du scénar franco-belge.

Le premier album est forcément touchant, comment résister au regard de cette pitchoune débarquée à la suite d’un drame à des milliers de kilomètres de chez elle ? Comment ne pas apprécier ces petits moments de vie ?

Sous le pinceau élégant d’Arno Monnin la chronique familiale prend tout son charme ressemblant de beaucoup dans le ton et la forme aux Beaux étés du même scénariste (et dessiné par Jordi Lafebre). Et ce qui fait mal après ces jolis moments, c’est le final glaçant qui laisse pantois. On ne s’y attendait pas !

S’en suit un second tome complètement différent qui se joue à l’autre bout du monde puisque Gabriel décide de retrouver Qinaya. On ne sait pas trop ce que je cherche le bonhomme. Là encore Zidrou nous prend à contre-pied pour un final inattendu. C’est bien vu, réaliste et toujours traité avec la dose d’humour qui va bien.

Beau, finement raconté, touchant, chaleureux et drôle, l’Adoption est un magnifique roman graphique. Une histoire humaine comme je les aime.

Un diptyque signé Zidrou au scénario et Arno Monnin au graphisme. Editions Grand Angle.

coup de coeur

Gérard

Cinq années dans les pattes de Depardieu
Gérard couverture
Mathieu Sapin rencontre Gérard Depardieu en 2012. Il l’accompagne en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule, que ce soit lors de tournages, au Portugal ou aux quatre coins de l’Europe, d’un voyage exceptionnel en Russie ou, tout simplement, d’un repas dans la cuisine de son hôtel particulier parisien.

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un Personnage ce Gérard Depardieu avec un grand « P ». Que l’on aime l’homme ou pas, il ne laisse personne indifférent. En tant que figure publique, on peut même le détester, la presse et les politiques ont à l’époque suffisamment commenté son changement de nationalité et ses amitiés russes. Notamment sa rencontre avec Vladimir Poutine. Il en parle dans le livre, il a été profondément blessé par les propos de Jean-Marc Ayrault alors premier ministre. Il n’a pas hésité à appeler François (Hollande) pour se plaindre. Huhu !

Je pense que quoiqu’on en pense, personne ne saurait mettre en cause son immense talent d’acteur et on ne peut qu’admirer sa capacité de travail. Le gars bosse tout le temps. Il l’expliquer d’ailleurs. La peur de s’ennuyer. Dès qu’il ne fait rien, il s’emmerde le Gégé.

Mais c’est aussi son immense solitude qui étonne, il a peur d’être seul et de se retrouver face à lui-même. Car il ne s’aime pas, il se déteste et ne supporte pas l’image qu’il voit dans la glace.

En cohabitant avec lui, Mathieu Sapin réalise là une oeuvre intimiste, réaliste et passionnante à la découverte d’un type pas comme les autres.

Excessif, épicurien, bouillonnant, cultivé mais aussi très attentif aux autres malgré les apparences, la vie de Gérard Depardieu valait le coup d’être racontée de cette manière. Sans filtre.

Pour mon anniversaire, on m’a fait là un super cadeau. Merci !

Du coup, je vais me pencher sur les autres titres de Sapin qui a fait la même chose à l’Elysée entre autres …

Gérard planche

un album signé Mathieu Sapin aux éditions Dargaud 

coup de coeur

 

Désintégration

Journal d’un conseiller à Matignon
désintégration couverture
Pendant dix-huit mois, Matthieu Angotti a travaillé aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, et c’est ce qu’il raconte ici, dans un récit percutant qui tente le pari fou de nous mettre dans la peau d’un conseiller politique.

Alors là, voila exactement le type de livre que je recommanderai à n’importe quel citoyen ! En cette période électorale, ça remet les fausses idées en place.

Si chacun s’imagine que le pouvoir est chose facile, il se trompe dans les grandes largeurs. En clair, ce témoignage en immersion dans les coulisses de la République apprend au lecteur que rien n’est plus compliqué que le système démocratique.

Ancien responsable associatif, Matthieu Angotti est nommé conseiller auprès du premier ministre. Après un premier succès sur le dossier de la lutte contre la pauvreté, il attaque le chantier de l’intégration en France. Sujet brûlant qui va provoquer des conflits dans les cabinets gouvernementaux.

On y découvre tous les rouages de la belle mécanique républicaine, des gens qu’on connait (ministres), ceux que l’on ne voit jamais (les conseillers, les secrétaires), bref tous ces gens de l’ombre qui font tourner la machine, des gens qui bossent comme des fous – enfin ceux dont le métier passionne et qui y croient – soumis à une pression terrible, au stress, aux luttes d’intérêts et aux journées interminables. heureusement qu’il y a des bons côtés.

C’est passionnant de bout en bout, très bien expliqué, Matthieu est un homme intègre, bosseur et droit. Il en oublie un peu sa famille mais tient le coup, entre succès, gloire et cruelle désillusion.

Graphiquement le travail de Robin Recht est parfait jusqu’au découpage des planches très original et parfaitement lisible, dotées d’une colo sobre très appropriée.

Un récit qui donne à réfléchir tout en instruisant. A découvrir sans tarder !

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un album réalisé par Robin Recht sur un récit de Matthieu Angotti, ancien conseiller du premier ministre Jean-Marc Ayrault à Matignon de 2012 à 2014. Editions Delcourt.

4 sur 5

44 après Ronny

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44 après Ronny, couverture
Victime d’un accident vasculaire cérébral, le vieux Louis ne peut plus rester chez lui avec son épouse. Alors avant qu’il ne parte en maison de repos, sa famille entière a décidé de lui offrir une dernière journée absolument inoubliable. Mais comme tous les invités sont préoccupés par leurs propres petits problèmes, rien ne va se dérouler comme prévu… Il y a d’abord les petits-enfants qui rejettent les frustrations de leurs propres échecs sur les autres, pendant que la mère fait tout pour sauver les apparences. Et puis le frère de Louis, qui fait ressurgir un vieux traumatisme familial que tout le monde voulait oublier. Sans parler du voisin un peu buté qui, par excès d’enthousiasme, provoque une série de catastrophes… Bref, ce sera effectivement une journée mémorable pour tout le monde. Sauf pour Louis.

Envie d’un roman graphique amusant, d’une chronique familiale douce amère ? Envie de retrouver au gré des quelques 128 pages des points communs avec votre propre vie ?

Pour le savoir rien de tel que de bouquiner cette comédie proposée par Michaël Olbrechts qui s’amuse à organiser une gentille fiesta familiale à l’occasion de l’enterrement du départ pour la maison de retraite du vieux Louis qui n’a rien demandé à personne. Ca part d’une bonne intention mais franchement fallait-il les inviter ?

Moi j’ai beaucoup aimé, le ton est juste, le dessin agréable et la nostalgie de certaines retrouvailles fait le reste. Même quand on s’en engueule on aime bien se retrouver de temps en temps non ?

Un album à découvrir pour pourquoi pas s’interroger sur nos propres rapports avec nos proches.

44 après Ronny, planche

un album de Michaël Olbrechts. Edition Glénat (collection 1000Feuilles).

Le Retour

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le retour

Une histoire très librement inspirée de l’oeuvre accomplie par César Manrique sur l’île de Lanzarote.

C’est le premier album en solo de Bruno Duhamel et il choisit pour cette expérience de brosser le portrait d’un homme au caractère bien trempé. Un Artiste mégalo très mal embouché et têtu comme un âne !

Après avoir fait fortune aux Etats-Unis, Cristobal est de retour sur son île natale. Mais il déchante vite en constatant qu’elle est en voie de bétonisation de la part de promoteurs et de locaux résolus à la transformer en destination de vacances idéales. Bien décidé à préserver la beauté naturelle des lieux, Cristobal entreprend de la transformer en oeuvre d’art pour empêcher le carnage annoncé. Ca se termine quelques années plus tard en accident mortel qui pourrait bien être criminel.

Ahhh le trait de B. Duhamel ! Tout de suite identifiable et sympathique.

Je le trouve plus adapté à la comédie qu’au drame, mais la force des expressions et l’énergie qu’il transmet marche aussi bien ici.

L’histoire est intéressante mais j’avoue que sans le dessin magique, je n’y aurai sans doute pas prêté attention.

un album signé Bruno Duhamel. Editions Grand Angle.

Les beaux étés – tome 2

La calanque

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Je n’avais aucun doute, ce second tome ne pouvait que confirmer les très bonnes critiques suscitées par le premier.

On retrouve tout ce qui a fait son succès hormis la pointe dramatique qui rappelait que derrière les apparences heureuses et joyeuses se dissimulait souvent une douleur ou un drame.

Dans ce second opus le bonheur est total. Les Faldérault sont HEU-REUX. Un point c’est tout. Et nous aussi. Nos souvenirs d’enfance remontent à la surface. Et c’est les yeux embués qu’on part en vacances avec nos nouveaux amis Belges à bord de leur vaillante 4L aux 100 000 bornes.

Nous sommes 3 ans plus tôt en juillet 1969, Pierre est content, il termine à l’instant la dernière planche de son nouveau héros Four – un cowboy à quatre bras – qui sort cet été, il peut enfin partir en vacances avec sa petite tribu. Comme promis : direction la Méditerranée ! A la recherche du soleil qui semble tant manquer dans cette Belgique pluvieuse. Mais pas question de foncer sur l’autoroute, Mam’zelle Estérel ne le supporterait pas. Alors avec sa femme Mado, ses enfants Louis, Julie et Nicole c’est le coeur joyeux que Pierre oriente le cap au sud à la recherche d’une plage de rêve qu’une heureuse rencontre en chemin leur offrira…

Voila, ce n’est pas compliqué, l’histoire d’une gentille famille qui part en vacances. Rien d’exceptionnel mais c’est si bien raconté et tellement bien dessiné qu’on ne peut que tomber sous le charme.

Sortez de la grisaille et retrouvez le sourire avec Les beaux étés !les-beaux-ete-tome-2-planche

Un album signé Zidrou au scénar et Jordi Lafebre au dessin. Edition Dargaud.

La chronique du tome 1 est dans les archives.

coup de coeur