Amber Blake – tome 1

La Fille de Merton Castle
amber blake tome 1 couverture
Abandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

A part la scénariste européenne, les auteurs sont américains et on pourrait facilement classer Amber Blake dans les comics. Le ton, la forme, tout colle pour entrer dans cette catégorie. Et ça ressemble beaucoup à Lazarus je trouve. Aussi bien sur la forme que sur le fond.

Ce premier épisode raconte l’enfance d’une jeune orpheline très douée et récupérée par une organisation secrète qui veut profiter de ces talents pour rendre la justice. Mais la fille cherche surtout à retrouver un sale type coupable d’avoir violé des enfants.

Mise en bouche plutôt réussie, ce premier tome pioche ici ou là des trucs déjà vus mais l’assemblage promet. Il manque tout de même un peu d’originalité pour sortir du lot. La suite devra passer à la vitesse supérieure pour définitivement accrocher mon attention.

amber blake tome 1 planche

un album dessiné par Jackson « Butch » Guice, scénarisé par Jade Lagardère, couleurs de Dan Brown, aux éditions Glénat (collection Grafica).

Bâtard

one shot de Max de Radiguès

bâtard couverture

May et Eugène taillent la route le coffre plein de sacs de billets de banque. Ils viennent de participer au « casse du siècle » puisque 52 hold-up viennent d’avoir lieu simultanément dans une même ville ! Du jamais vu.

Mais il n’y a pas que les flics qui leur courent après, quelqu’un d’autre fait la chasse aux fugitifs. Certains braqueurs se sont déjà fait dessoudés. Le chef de la bande voudrait-il profiter seul du magot ?

Initialement publié sur le blog http://www.maxderadigues.com/ sous forme de feuilleton, Max de Radiguès et Casterman nous proposent ici la version papier d’un road-movie made in USA très sympa.

Le duo formé par la mère et son bâtard est touchant et réserve une belle surprise. On entre très vite dans la danse grâce à une narration fluide et rythmée pour un dessin simple et lisible.

Subtilement dosés, l’action et l’émotion sont au rendez-vous pour nous offrir un très bon moment de lecture.

Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres titres de cet auteur que je ne connaissais pas encore mais que j’aime déjà 😉

bâtard planche

un album des éditions Casterman BD.

L’Art du Crime – Tome 5

Le rêve de Curtis Lowell
l'art du crime tome 5 couverture
Hollywood, 1939. Art et Franck Blumenfeld tournent les derniers plans de leur prochain film. Lors d’une pause, ils tombent dans le journal sur un nom qui les glace d’effroi : celui de Curtis Lowell, auteur d’une bande dessinée publiée en strip. Un an auparavant, les frères Blumenfeld ont en effet engagé Lowell comme dessinateur de plateau pour un film inédit qui aurait dû faire leur fortune. Il s’agissait du premier western entièrement tourné en décors naturels, au cœur de la Monument Valley, avec des cascades jamais vues et de véritables indiens comme figurants… Malheureusement le tournage a été stoppé brutalement suite à un drame sanglant : sur un accès de folie, Curtis Lowell a assassiné l’un des indiens du plateau puis agressé Franck avant de prendre la fuite. Du moins, selon la version officielle…

Cette série-concept est écrite à deux mains par Olivier Berlion – à qui l’on doit déjà pas mal de trucs chouettes (comme Tony CorsoHistoires d’en ville ou plus récemment Le Juge, la République assassinée) et Marc Omeyer qui développe aussi plusieurs projets BD et cinéma.

Chacun des 9 one shot de la série devra mettre en scène un crime en lien avec un des 9 arts majeurs et sera dessiné par un artiste différent.

Cette fois-ci, c’est de cinéma qu’il s’agit et de cinéma hollywoodien siouplait. Les fans de western et de grands espaces seront comblés. Même si le film exceptionnel que l’on est en train de tourner va vite virer au cauchemar à la suite d’un « regrettable accident ». Preuve que la pression et l’ambition peuvent mener un honnête producteur à se transformer en meurtrier.

Belle maquette, belle couverture, dessin magnifique et couleurs au top. Ce cinquième opus a toutes les qualités pour convaincre.

l'art du crime tome 5 planche

un album réalisé par Olivier Berlion & Marc Omeyer (scénario), Karl T. (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5

Les miroirs du crime – tome 1

Les tueurs de Pigalle
les miroirs du crime tome 1 couverture
Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

Prévu en 2 tomes, les miroirs du crime est un hommage aux polars français des années 60-70 où les truands avaient les faveurs du public. Ce n’est donc pas un hasard si l’on croise dans le cabaret de Guy un certain Jean-Pierre Melville 😉

Rien de bien original dans ce récit de malfrats parisiens qui se tirent la bourre pour savoir qui a la plus grosse si ce n’est la présence d’un clodo qui semble bien armé pour se défendre. Le tome 2 nous révélera sans aucun doute son vrai visage.

Un mot rapide sur la belle couverture et les planches joliment colorisées qui donnent facilement envie de lire cet album.

Après PornHollywood, Noël Simsolo et Dominique Hé poursuivent donc leur collaboration.

les miroirs du crime tome 1 planche

un album scénarisé par Noël Simsolo, dessiné et colorisé par Dominique Hé, éditions Glénat. Collection Graphica.

2 sur 5

No Body – tome 2

Rouler avec le Diable
No Body tome 2 couverture
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans ce nouvel épisode, l’homme révèle avoir infiltré, dans les années 70, un gang de bikers violent

La lecture du premier épisode ne m’avait pas complètement convaincu et ce même tout en étant sous le charme du très beau dessin de Christian De Metter. J’attendais donc d’en savoir un peu plus.

C’est maintenant chose faite avec ce deuxième tome qui entre dans le gras du sujet. « No Body » commence à se livrer en détail.

Cet ancien flic du FBI a commencé sa carrière comme agent infiltré ce qui dénote chez lui un courage impressionnant et une passion pour ce métier découvert sur le tard. Il raconte donc à la psychologue sa mission auprès d’un groupe de bikers particulièrement dangereux.

Très bien raconté, très bien dessiné et passionnant !

En plus de ça, on a la chance qu’à peine 8 mois se sont écoulés depuis la sortie du tome 1, signe que l’auteur travaille vite et bien.

Le projet qui adopte le format d’une série TV est ambitieux, plusieurs tomes, plusieurs saisons. Christian De Metter a entamé un thriller très efficace qui pourrait bien marquer sa carrière et embarquer de très nombreux lecteurs.

Perso je valide !

No Body tome 2 planche

un album signé Christian De Metter aux éditions Soleil. Collection Noctambulle.

4 sur 5

Le Juge, la République assassinée tome 3/3

Chronique d’une mort annoncée
couverture Le Juge tome 3
Le 3 juillet 1975, à Lyon, le juge Renaud, qui enquêtait sur des dossiers, est assassiné de trois balles. Malgré les enquêtes, les soupçons, les théories parfois extravagantes, ce meurtre reste sans explication officielle depuis plus de quarante ans ! Grâce à un travail colossal de documentation et à l’aide du fils du juge Renaud ainsi que celle d’autres protagonistes, Olivier Berlion raconte dans cette passionnante trilogie les liens qui unissaient le milieu à certains hommes politiques. Cette histoire est aussi, tout simplement, celle de la faillite d’une justice restée sans réponse face à ce scandale. Le Juge se lit comme un polar implacable d’une très grande tenue.

Au début, je craignais un peu d’être perdu dans une histoire complexe avec de nombreux personnages, surtout dans le tome 1. Mais au fur et à mesure, l’histoire s’est fluidifiée sans jamais perdre de son intensité et de son intérêt.

Ce 3ème tome clôt un triptyque ambitieux magnifiquement réalisé par un Olivier Berlion précis et bien documenté. Je ne reviens pas sur le dessin dont je suis un fan inconditionnel.

Il en ressort un documentaire sérieux et didactique mené comme un thriller passionnant à suivre.

planche Le Juge tome 3

un album signé olivier Berlion. Edition Dargaud.

La malédiction de Gustave Babel

Un récit des contes de la Pieuvre

la malédiction de Gustave Babel

Au début du XXème siècle, la mafia parisienne est plus connue sous le nom de la Pieuvre. Son tueur à gage le plus efficace s’appelle Gustave Babel et il a comme don de connaître toutes les langues lui permettant d’être à l’aise partout dans le monde. Bien pratique pour son boulot.

On débute l’album en Argentine en 1925, au moment ou mortellement touché par une balle, Gustave Babel agonise et se souvient de son passé trouble.

Je ne connaissais Gess qu’en tant que dessinateur de Carmen Mc Callum et je découvre ici une nouvelle facette de son talent. On est dans un tout autre registre, le monde de 1900 qui mêle fantastique, action et onirisme. Et la transition est surprenante mais réussie. On y découvre un personnage singulier grand amateur de Baudelaire qu’il cite souvent lors de ses voyages. Mais c’est surtout un type torturé par le souvenir de l’hypnotiseur que l’on retient, un homme qui ne souvient que par bribes de son passé cauchemardesque aux côtés de son mentor… magnétique et dangereux.

Une certaine poésie se dégage de ces planches de par une colo douce et un trait fin. Gess soigne sur le fond et la forme son one shot pour un  résultat convaincant et original.

la malédiction de Gustave Babel

un album signé Gess. Editions Delcourt.

 

Rosko – tome 2

Les enfants de Marie

Rosko tome 2 couverture

On va arrêter de dire que Zidrou est connu pour ses séries jeunesse toussa… pour affirmer haut et fort que depuis déjà pas mal de temps il pond de très bons scénarios dans d’autres registres. Et avec un sacré succès !

Je ne l’espérais plus ce tome 2 comme quoi à qui sait attendre bla bla bla.. bref il est là et il permet de conclure l’histoire entamée en janvier 2014 dont j’attendais le dénouement sans impatience mais confiance.

On peut rapprocher Rosko à la très bonne série Reality Show de JD Morvan et F. Porcel rapport à la puissance (nuisance plutôt) de la télé réalité nauséabonde qui sous prétexte finalement qu’elle ne montre au bon peuple que ce qu’il aime regarder, se fait des couilles en or. Quitte à provoquer et scénariser les événements.

On parle également de la privatisation de la police, la santé tout ce qui pourrait bien nous arriver aussi. Zidrou nous montre le danger.

Je ne suis pas ultra fan du style du dessin (bien que nickel) mais la colo est superbe.

En résumé, ces 2 petits tomes vont rester bien au chaud dans ma biblio en attendant une prochaine relecture, satisfait que l’histoire ait une fin.

un tome 2 scénarisé par Zidrou et dessiné par Alexei Kispredilov, aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

Wonderball – tome 4

Le Photographe

Wonderball tome 4 couverture

Dessiné par un américain au style très … américain et édité dans l’excellente collection Série B de chez Delcourt, Wonderball pourrait bien être le polar du moment qui rapproche les amateurs de comics et de franco-belge.

C’est LA série policière du moment, celle dont on attend avec impatience la sortie d’un nouvel opus. Et comme d’habitude, celui-ci est consacré à un nouveau personnage atypique.

Et avec le Photographe, on en tient un bien gratiné ! Le type s’est spécialisé en snuff movie ce qui le rend particulièrement abject. Pourtant, c’est grâce à son témoignage que l’on va grandement progresser. Et grâce aussi à l’aide du Fantôme, autre acteur important de l’intrigue. Et à la fin de ce tome on sera fixé sur l’histoire de Spadaccini et des alpha.

Bonne maquette (j’adore les couv’), dessin très efficace, scénario à deux mains concocté par des spécialistes, époque eighties qui rappelle quelques bons souvenirs cinématographiques notamment, la mayonnaise prend bien et c’est avec joie qu’on se laisse guider dans l’Amérique de Dirty Harry encombrée de tarés en tout genre face à un flic sans concessions.

Wonderball tome 4 planche

un album scénarisé par Fred Duval & JP Pecau et dessiné par Colin Wilson aux Editions Delcourt.

4 sur 5

Millénium Saga tome 1

Les âmes froides
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quelle splendide couverture !

Après avoir adapté les romans de Stieg Larsson, Dupuis poursuit l’aventure Millénium avec de nouvelles histoires totalement inédites. D’où le petit changement de nom de la série.

Et je suis client tant les précédents m’ont plu.

Sylvain Runberg au scénario reprend à peu de choses près les ingrédients du succès pour confronter « Super Blomkvist » et Lisbeth au danger des extrêmes. Côté dessin, on fait confiance à Belèn Ortega pour respecter l’exigence graphique de cette série haut de gamme.

Le pari est réussi de mon point de vue, je retourne sans hésiter à Stockholm suivre cette nouvelle enquête palpitante.

Dans ce début de nouveau cycle en 3 albums, Lisbeth Salander et ses potes de Hacker Republic tentent de pénétrer les serveurs du datacenter des services de renseignements suédois pour y révéler les lourds secrets qu’ils dissimulent. Mikael Blomkvist enquête lui sur Sten Windoff le leader d’un parti d’extrême droite qui aurait un passé de néonazi.

millenium-saga-tome-1-planche

un album signé Sylvain Runberg (scénario), Belèn Ortega (Dessin). Edition Dupuis.

4 sur 5