Tramp – tome 11

Avis de tempête

Tramp T11

En essuyant un coup de tabac le long des côtes africaines orientales, Yann Calec, propriétaire et commandant du Pierrick découvre par hasard un gros stock d’armes dissimulé dans sa cargaison.

Entre balancer les armes à l’eau et risquer des représailles et avertir les autorités et être emmerdé à coup sûr, Yann décide qu’il est préférable de planquer les caisses pour négocier au prix fort l’endroit de la cachette lorsque les proprios voudront les récupérer.

Seul problème : sa femme et sa fille sont à bord et peuvent être en danger si ça tourne au vinaigre ! Tant pis Yann tente son plan fou…

Ce nouveau one shot a une triste histoire puisque c’est le dernier dessiné par Patrick Jusseaume avec qui Jean-Charles Krahen avait débuté l’aventure en 1993. Patrick est décédé en 2017 et les 24 dernières planches ont été réalisées par Jean-Charles aidé de Patricia Jambers.

J’ai pas spécialement envie d’en dire beaucoup plus si ce n’est que la différence de style entre la 1ere et la 2eme partie de l’album ne nuit pas à la qualité de l’ensemble.

C’est de nouveau une excellente histoire fidèle à l’esprit de la série, les fans ne seront pas déçus et attendent déjà avec impatience la sortie du tome 12…

Spider – tome 1

Rabbit Hole

Spider tome 1 couverture

A peine descendu de Mars (voir chronique précédente) me voila embarqué dans le premier tome du nouveau diptyque de Christophe Bec.

On change radicalement de sujet en revenant sur Terre où une nouvelle drogue fait des ravages. Le principe est simple mais original : on croque une araignée vivante, on plane et on est accro direct !

Et à Détroit, la toute jeune fliquette Charlie va en faire rapidement les frais. Et maintenant qu’elle est « contaminée » et sans espoir de s’en sortir autant que ça serve l’enquête qu’elle mène avec son vieux collègue Brandt.

Les explications sur l’origine de la drogue sont en filigrane d’un polar morbide qui ne durera que le temps de 2 albums alors inutile de s’attarder et profitons de cette courte enquête qui va sûrement mal finir…

un album sorti des usines Soleil.

Spider tome 1 planche

No Body – tome 4

Saison 1, épisode 4/4 – La spirale de Dante
No Body tome 4
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue – Béatrice Brennan – est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans cet ultime épisode, après avoir confondu Mme Perkins, l’homme se confronte à une nouvelle vie… et notamment, au handicap de sa femme et à l’inattendue réapparition d’une personne de son passé…

Arrivé au terme de cette première saison, il serait très utile de relire les 4 tomes à la suite de manière à repérer les détails qui m’auraient échappé. Et profiter à fond du spectacle !

Mais dans son ensemble et grâce à ce final de haute volée, je ne peux que confirmer mes premières impressions : je tiens là  un thriller rare réalisé par un des maîtres du genre.

En moins de 2 ans – c’est à dire à un rythme plus que soutenu – Christian de Metter nous offre une première saison remarquable qui n’attend qu’une suite !

coup de coeur

édité chez Soleil dans la collection Noctambule.

Tyler Cross – tome 3

Miami

On a affaire à du lourd là. Fabien Nury ? J’adore. Brüno ? J’adore.

je ne vois pas bien ce que je peux raconter en fait, avant même de le lire je savais où je mettais les pieds. Dans le polar, le vrai, le noir, celui qui tâche, celui qui met tout le monde d’accord.

Avec ces deux auteurs, je ne suis jamais déçu, c’est direct coup de coeur.

L’histoire ? Boarf ça cause de fric, de vengeance, de nana coincée qui se révèle, d’escroquerie, de mafia etc…

Ya du sexe, du sang, des larmes,  des flingues, des clopes et des morts…

Réfléchissez pas, foncez l’acheter merde !

coup de coeur

Wonderball – tome 5

L’apiculteur

5 ans, 5 albums, des auteurs prestigieux, depuis le début, chaque tome de Wonderball est attendu avec impatience, ce cinquième et dernier tome conclut l’aventure.

Pour bien faire, il faudrait que je relise les 5 album pour faire une chronique digne de ce nom mais par flemme manque de temps, je me contenterai de me féliciter de ne pas être passer à côté de cette série géniale et je féliciterai les auteurs pour leur travail de pro.

Achetez la série les yeux fermés et lisez la d’une traite, vous allez vous régaler !

Criminal – tome 7

Je croyais la série terminée moi qui ai parcouru pas mal de bouquinistes pour m’offrir les 6 premiers tomes, mais non Brubaker et Philips avaient encore quelques idées à mettre sur papier.

Je n’aime pas les comics en général mais Criminal est l’une des très rares séries qui m’ont plu outre-atlantique. Pas de super-héros en collant, pas de gloriole américaine que je conchie mais seulement du polar bien noir qui se déroule du mauvais côté de la justice.

Construit sur deux récits imbriqués, ce tome 7 s’intéresse de nouveau à la famille Lawless des années 70. En 1976, Teeg Lawless est en prison avec un contrat sur la tête et en 1979, on le retrouve pour un road trip en compagnie de son fils Tracy.

L’occasion de retrouver l’ambiance poisseuse de Criminal ne se refuse pas et je ne me suis pas fait prier  pour replonger. Original, bien construit, bien dessiné, je vous le recommande chaudement.

Une aventure de Rouletabille – tome 1

Le mystère de la chambre jaune
Rouletabille tome 1 couverture
Le professeur Stangerson et sa fille Mathilde vivent au château du Glandier où ils poursuivent des recherches scientifiques. Une nuit, Mathilde échappe de justesse à une tentative d’assassinat dans sa chambre jaune, pourtant fermée de l’intérieur. Rouletabille et son ami Sainclair se rendent sur les lieux, ils vont, au terme d’une enquête périlleuse, élucider « Le mystère de la chambre jaune »

Personnellement, Rouletabille ne m’évoque pas grand chose, si ce n’est le nom d’un personnage très connu (des autres, ceux qui savent et sont cultivés donc) de la littérature française. Renseignement pris, Joseph Rouletabille voit le jour sous la plume de Gaston Leroux en 1907 dans le roman policier titré « Le mystère de la chambre jaune ».

Maintes fois adapté au cinéma, à la télévision et en BD, le voici une nouvelle fois adapté chez Soleil sous la plume de JC Gaudin le père des Arcanes du Midi-Minuit et de l’Assassin Royal.

Une façon de redécouvrir un des plus fameux duo d’enquêteur français qui n’est pas sans rappeler celui de Conan Doyle, Holmes et Watson. L’intrigue est rondement menée par un limier sûr de lui qui perce ce premier mystère. J’avoue avoir été agréablement surpris par cet album très plaisant à lire. Les rebondissements sont présents, le dessin agréable à l’oeil et le final surprenant. Dès le début je me suis demandé comment ça pouvait bien se finir. Piqué au vif, j’ai lu cette BD  d’une traite.

Rouletabille tome 1 planche

un album signé Jean-Charles Gaudin (scénario), Sibin Slavkovic (dessin) et Joël Odin (colo). Editions Soleil.

Nestor Burma – tome 11

L’homme au sang bleu

Nestor Burma tome 11 couverture

Je crois que c’est une première : Nestor Burma quitte la grise capitale pour enquêter dans le souriant midi.

Souriant ? Rien n’est moins sûr car ici aussi on trouve des cadavres et des énigmes à résoudre. Et si Nestor trouve un client pour payer ses services, il se met illico au travail quitte à embaucher d’anciens collègues de l’agence Fiat Lux rencontrés ici par hasard.

Comme d’habitude, il faudra attendre la fin pour avoir le fin mot de l’histoire. Nestor Burma boucle une 11è enquête assez difficile à suivre tant les pistes sont nombreuses et les cartes embrouillées.

Mais ça vaut le coup de s’embarquer de nouveau en compagnie du sympathique détective au franc-parler qui sait y faire avec ses semblables.

Le graphisme old school initié par Jacques Tardi que respecte Emmanuel Moynot fonctionne toujours bien et cette balade à Cannes est très plaisante à suivre

Nestor Burma tome 11 planche

un album signé Emmanuel Moynot d’après l’univers graphique de Tardi aux éditions Casterman.

No Body – tome 3

Saison 1, épisode 3/4 – Entre le ciel et l’enfer

No Body tome 3 couverture

Pourquoi cet homme de 57 ans a t’il tué ? Est-ce bien lui le meurtrier ? On n’en saura pas plus dans ce 3ème épisode. Christian De Metter continue à coup de flash backs de nous raconter son ancienne vie de flic. On pourrait croire qu’il s’égare mais avant de juger quelqu’un il faut le comprendre. Et pour le comprendre il faut connaître son histoire.

Passé maître dans l’art de poser des ambiances sombres et dérangeantes, l’auteur de Shutter Island continue d’explorer les coulisses de la police américaine des années 80. L’homme est alors Lieutenant et bosse sur la piste d’un serial killer tuant des jeunes filles. Il va s’attacher les services d’une profileuse malgré les réticences de sa collègue.

Ca me faisait penser au principe d’Inception 🙂 une histoire dans l’histoire, ça perturbe un peu mais la narration impeccable ne perd pas le fil. Sitôt entamé le bouquin, on reste jusqu’à la fin en trépignant pour la suite.

Finalement savoir s’il est coupable ou non importe peu pourvu que la balade dure encore un peu.

Questions brûlantes : on approche de la fin de cette première saison, Comment va t’elle se conclure ? Sur quoi va s’articuler la suivante ? Christian de Metter tiendra-t’il le rythme infernal et incroyable d’un album tous les 6/8 mois ? J’ai hâte de savoir…

No Body tome 3 planche

un album de Christian De Metter aux éditions Soleil.

4 sur 5

Les miroirs du crime, tome 2/2

Carnage blues

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

 

les miroirs du crime tome 2 couverture

Pour le moment je jette l’éponge. Je n’ai rien compris. Ou trop peu.

Sur la forme, c’est chouette, le dessin est propre, la ligne est claire, on est bien dans l’ambiance du vieux polar français. Sur le fond, j’aime bien l’idée du diptyque rendant hommage au genre. Mais il y a beaucoup de personnages, peut-être trop. Ou alors j’ai trop de mal à les différencier pour bien suivre. Je ne sais pas, je suis largué.

Bref, il va me falloir une relecture complète des 2 tomes pour me faire un avis définitif. Sorry…

les miroirs du crime tome 2 planche

un album signé Noël Simsolo (scénario) et Dominique Hé (dessin et colo). Editions Glénat.