Tyler Cross – tome 3

Miami

On a affaire à du lourd là. Fabien Nury ? J’adore. Brüno ? J’adore.

je ne vois pas bien ce que je peux raconter en fait, avant même de le lire je savais où je mettais les pieds. Dans le polar, le vrai, le noir, celui qui tâche, celui qui met tout le monde d’accord.

Avec ces deux auteurs, je ne suis jamais déçu, c’est direct coup de coeur.

L’histoire ? Boarf ça cause de fric, de vengeance, de nana coincée qui se révèle, d’escroquerie, de mafia etc…

Ya du sexe, du sang, des larmes,  des flingues, des clopes et des morts…

Réfléchissez pas, foncez l’acheter merde !

coup de coeur

Wonderball – tome 5

L’apiculteur

5 ans, 5 albums, des auteurs prestigieux, depuis le début, chaque tome de Wonderball est attendu avec impatience, ce cinquième et dernier tome conclut l’aventure.

Pour bien faire, il faudrait que je relise les 5 album pour faire une chronique digne de ce nom mais par flemme manque de temps, je me contenterai de me féliciter de ne pas être passer à côté de cette série géniale et je féliciterai les auteurs pour leur travail de pro.

Achetez la série les yeux fermés et lisez la d’une traite, vous allez vous régaler !

Criminal – tome 7

Je croyais la série terminée moi qui ai parcouru pas mal de bouquinistes pour m’offrir les 6 premiers tomes, mais non Brubaker et Philips avaient encore quelques idées à mettre sur papier.

Je n’aime pas les comics en général mais Criminal est l’une des très rares séries qui m’ont plu outre-atlantique. Pas de super-héros en collant, pas de gloriole américaine que je conchie mais seulement du polar bien noir qui se déroule du mauvais côté de la justice.

Construit sur deux récits imbriqués, ce tome 7 s’intéresse de nouveau à la famille Lawless des années 70. En 1976, Teeg Lawless est en prison avec un contrat sur la tête et en 1979, on le retrouve pour un road trip en compagnie de son fils Tracy.

L’occasion de retrouver l’ambiance poisseuse de Criminal ne se refuse pas et je ne me suis pas fait prier  pour replonger. Original, bien construit, bien dessiné, je vous le recommande chaudement.

Une aventure de Rouletabille – tome 1

Le mystère de la chambre jaune
Rouletabille tome 1 couverture
Le professeur Stangerson et sa fille Mathilde vivent au château du Glandier où ils poursuivent des recherches scientifiques. Une nuit, Mathilde échappe de justesse à une tentative d’assassinat dans sa chambre jaune, pourtant fermée de l’intérieur. Rouletabille et son ami Sainclair se rendent sur les lieux, ils vont, au terme d’une enquête périlleuse, élucider « Le mystère de la chambre jaune »

Personnellement, Rouletabille ne m’évoque pas grand chose, si ce n’est le nom d’un personnage très connu (des autres, ceux qui savent et sont cultivés donc) de la littérature française. Renseignement pris, Joseph Rouletabille voit le jour sous la plume de Gaston Leroux en 1907 dans le roman policier titré « Le mystère de la chambre jaune ».

Maintes fois adapté au cinéma, à la télévision et en BD, le voici une nouvelle fois adapté chez Soleil sous la plume de JC Gaudin le père des Arcanes du Midi-Minuit et de l’Assassin Royal.

Une façon de redécouvrir un des plus fameux duo d’enquêteur français qui n’est pas sans rappeler celui de Conan Doyle, Holmes et Watson. L’intrigue est rondement menée par un limier sûr de lui qui perce ce premier mystère. J’avoue avoir été agréablement surpris par cet album très plaisant à lire. Les rebondissements sont présents, le dessin agréable à l’oeil et le final surprenant. Dès le début je me suis demandé comment ça pouvait bien se finir. Piqué au vif, j’ai lu cette BD  d’une traite.

Rouletabille tome 1 planche

un album signé Jean-Charles Gaudin (scénario), Sibin Slavkovic (dessin) et Joël Odin (colo). Editions Soleil.

Nestor Burma – tome 11

L’homme au sang bleu

Nestor Burma tome 11 couverture

Je crois que c’est une première : Nestor Burma quitte la grise capitale pour enquêter dans le souriant midi.

Souriant ? Rien n’est moins sûr car ici aussi on trouve des cadavres et des énigmes à résoudre. Et si Nestor trouve un client pour payer ses services, il se met illico au travail quitte à embaucher d’anciens collègues de l’agence Fiat Lux rencontrés ici par hasard.

Comme d’habitude, il faudra attendre la fin pour avoir le fin mot de l’histoire. Nestor Burma boucle une 11è enquête assez difficile à suivre tant les pistes sont nombreuses et les cartes embrouillées.

Mais ça vaut le coup de s’embarquer de nouveau en compagnie du sympathique détective au franc-parler qui sait y faire avec ses semblables.

Le graphisme old school initié par Jacques Tardi que respecte Emmanuel Moynot fonctionne toujours bien et cette balade à Cannes est très plaisante à suivre

Nestor Burma tome 11 planche

un album signé Emmanuel Moynot d’après l’univers graphique de Tardi aux éditions Casterman.

No Body – tome 3

Saison 1, épisode 3/4 – Entre le ciel et l’enfer

No Body tome 3 couverture

Pourquoi cet homme de 57 ans a t’il tué ? Est-ce bien lui le meurtrier ? On n’en saura pas plus dans ce 3ème épisode. Christian De Metter continue à coup de flash backs de nous raconter son ancienne vie de flic. On pourrait croire qu’il s’égare mais avant de juger quelqu’un il faut le comprendre. Et pour le comprendre il faut connaître son histoire.

Passé maître dans l’art de poser des ambiances sombres et dérangeantes, l’auteur de Shutter Island continue d’explorer les coulisses de la police américaine des années 80. L’homme est alors Lieutenant et bosse sur la piste d’un serial killer tuant des jeunes filles. Il va s’attacher les services d’une profileuse malgré les réticences de sa collègue.

Ca me faisait penser au principe d’Inception 🙂 une histoire dans l’histoire, ça perturbe un peu mais la narration impeccable ne perd pas le fil. Sitôt entamé le bouquin, on reste jusqu’à la fin en trépignant pour la suite.

Finalement savoir s’il est coupable ou non importe peu pourvu que la balade dure encore un peu.

Questions brûlantes : on approche de la fin de cette première saison, Comment va t’elle se conclure ? Sur quoi va s’articuler la suivante ? Christian de Metter tiendra-t’il le rythme infernal et incroyable d’un album tous les 6/8 mois ? J’ai hâte de savoir…

No Body tome 3 planche

un album de Christian De Metter aux éditions Soleil.

4 sur 5

Les miroirs du crime, tome 2/2

Carnage blues

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

 

les miroirs du crime tome 2 couverture

Pour le moment je jette l’éponge. Je n’ai rien compris. Ou trop peu.

Sur la forme, c’est chouette, le dessin est propre, la ligne est claire, on est bien dans l’ambiance du vieux polar français. Sur le fond, j’aime bien l’idée du diptyque rendant hommage au genre. Mais il y a beaucoup de personnages, peut-être trop. Ou alors j’ai trop de mal à les différencier pour bien suivre. Je ne sais pas, je suis largué.

Bref, il va me falloir une relecture complète des 2 tomes pour me faire un avis définitif. Sorry…

les miroirs du crime tome 2 planche

un album signé Noël Simsolo (scénario) et Dominique Hé (dessin et colo). Editions Glénat.

Relectures de l’été 2017

petit article écrit en aout 2017 mais j'avais oublié de le poster...

Comme tous les étés, les sorties BD sont rares et c’est le bon moment pour faire du tri dans ses étagères. On ressort les trucs qu’on a pas lu depuis un moment.

Cet été 2017 est l’occasion pour moi de vider toute ma biblio pour ne garder que les séries et albums que je vais relire. Le reste va aller attendre sagement au grenier bien au chaud dans les cartons du déménagement. Et au fur et à mesure, je ferai les rotations qui vont bien. Plus facile à dire qu’à faire car les nouveautés de la rentrée commencent à débarquer.

diptyque 22

excellent polar dans le vif du sujet, dommage qu’il n’y ait pas de suite, le cliffhanger est redoutable. Histoires croisées, plongée dans le quotidien pas toujours glorieux des Bleus et de la BRB. Il y a largement la matière pour en écrire d’autres. Ce genre de récit me passionne.

Amour, passion et CX diesel

un monument de la BD d’humour dans le style absurde et une époque rétro ahhh les seventies … des pointures du 9ème art à la baguette de 3 tomes délicieux ! Un incontournable pour se gondoler !

Bouncer

un classique au scénario quelques fois assez confus (Jodorowsky) mais un dessin redoutable d’efficacité (F. Boucq). Bon premier diptyque avec une histoire sordide (la mère et ses fils), toujours un peu tourné vers le cul (Jodo faut aimer et s’accrocher parfois). Je trouve le second cycle (tomes 3, 4 & 5) moins bon à cause d’un scénario un peu bancal dans ses enchaînements et ses coïncidences. Et on sent bien la patte de Jodo toujours à la limite du graveleux. Le 3ème cycle (tomes 6 & 7) met le Bouncer face à deux jumelles vénéneuses pas piqué des hannetons et un fou-furieux qui se balade une hache plantée en travers de la tronche. Il fallait oser, je trouve ça terrible ! Le dernier cycle en date (tomes 8 & 9) m’a bien plu aussi, le Bouncer têtu comme une mule se met en chasse d’un salopard qu’il compte bien « extraire » d’une prison coupe-gorge pour le faire juger. Y’a deux ou trois scènes incroyables comme le combat avec l’ours ! Dans l’ensemble c’est une bonne série qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Mégabras

pas le meilleur Bouzard, pré-paru dans Fluide à l’époque je n’étais pas fan, ça démarre bien, ça flirte avec le cul tendance pathologique, ça finit moyen. Mouais vaut mieux relire The Autobiography ou PlageMan, c’est bien meilleur.

 

Les chroniques complètes sont lisibles dans les archives.

Et quelques autres mais j’ai la flemme et j’ai d’autres chroniques à finir …

Amber Blake – tome 1

La Fille de Merton Castle
amber blake tome 1 couverture
Abandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

A part la scénariste européenne, les auteurs sont américains et on pourrait facilement classer Amber Blake dans les comics. Le ton, la forme, tout colle pour entrer dans cette catégorie. Et ça ressemble beaucoup à Lazarus je trouve. Aussi bien sur la forme que sur le fond.

Ce premier épisode raconte l’enfance d’une jeune orpheline très douée et récupérée par une organisation secrète qui veut profiter de ces talents pour rendre la justice. Mais la fille cherche surtout à retrouver un sale type coupable d’avoir violé des enfants.

Mise en bouche plutôt réussie, ce premier tome pioche ici ou là des trucs déjà vus mais l’assemblage promet. Il manque tout de même un peu d’originalité pour sortir du lot. La suite devra passer à la vitesse supérieure pour définitivement accrocher mon attention.

amber blake tome 1 planche

un album dessiné par Jackson « Butch » Guice, scénarisé par Jade Lagardère, couleurs de Dan Brown, aux éditions Glénat (collection Grafica).

Bâtard

one shot de Max de Radiguès

bâtard couverture

May et Eugène taillent la route le coffre plein de sacs de billets de banque. Ils viennent de participer au « casse du siècle » puisque 52 hold-up viennent d’avoir lieu simultanément dans une même ville ! Du jamais vu.

Mais il n’y a pas que les flics qui leur courent après, quelqu’un d’autre fait la chasse aux fugitifs. Certains braqueurs se sont déjà fait dessoudés. Le chef de la bande voudrait-il profiter seul du magot ?

Initialement publié sur le blog http://www.maxderadigues.com/ sous forme de feuilleton, Max de Radiguès et Casterman nous proposent ici la version papier d’un road-movie made in USA très sympa.

Le duo formé par la mère et son bâtard est touchant et réserve une belle surprise. On entre très vite dans la danse grâce à une narration fluide et rythmée pour un dessin simple et lisible.

Subtilement dosés, l’action et l’émotion sont au rendez-vous pour nous offrir un très bon moment de lecture.

Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres titres de cet auteur que je ne connaissais pas encore mais que j’aime déjà 😉

bâtard planche

un album des éditions Casterman BD.