Chroniques express du 1er juin 2016

Le roi des ribauds, tome 1 :

le-roi-des-ribauds-tome-1-couvertureTrès bon début de la part des auteurs de Block 109 qui ont imaginé l’histoire du premier des mercenaires royaux au moyen âge sous le règne de Philippe Auguste. L’occasion de pénétrer les coulisses de la royauté et d’explorer les bas fond de Paris en cette période sombre où la vie humaine ne valait pas grand chose. Une mise en scène qui lorgne du côté comics type super héros quand les gangs parisiens s’affrontent dans les étroites ruelles. Les aventures du « Triste Sire » valent le détour et je vais de ce pas me chercher le tome 2.

scénario de Vincent Brugeas, dessin de Ronan Toulhoat, edition @Akileos.

Tu Mourras moins bête, tomes 1 & 2:

 

tu-mourras-moins-bete-tome-1-couverture tu-mourras-moins-bete-tome-2-couvertureun premier tome très mal dessiné car pris sur le vif à la mode blog, un deuxième un peu plus soigné. Deux premiers albums très plaisants à lire sur le thème de la vulgarisation scientifique. Une sorte de Science pour les nuls très marrant à lire. Je l’ai découvert à la télé (Arte je crois) sous forme de court dessin animé qui m’a donné envie de lire.

Très sympa, deux autres tomes sont à découvrir.

de Marion Montaigne, edition Ankama.

Max Winson, diptyque :

max-winson-tome-1-couverture max-winson-tome-2-couvertureUne belle histoire très étonnante sur un tout jeune champion de tennis hors norme qui n’a jamais perdu un match. Formaté par un père fortuné et tyrannique qui ne lui a appris que la victoire, le jeune Max découvre qu’il y a autre chose dans la vie lorsqu’il rencontre une jeune journaliste qui lui ouvre les yeux et un gamin surdoué qui lutte pour sa survie et celle de sa mère mourante. Egalement évoqué la place des médias dans le sport et l’impact de la télé-réalité sur notre vie.

une histoire touchante et sensible en deux tomes dessinée à la volée par un jeune auteur prometteur.

de Jérémie Moreau, édition @Delcourt.

 

Le Maître d’Armes

le maitre d'armes
1537. Au fin fond des montagnes perdues du Jura, un envoyé de l’Église exacerbe la haine religieuse de montagnards catholiques afin qu’ils lancent une chasse à l’homme contre un jeune protestant et son guide. Leur crime ? Vouloir faire passer une Bible traduite en français jusqu’en Suisse pour la faire imprimer. Une hérésie ! Commence une traque impitoyable : à deux contre trente, le destin du jeune homme et du vieux Hans Stalhoffer semble scellé. Sauf que Hans n’est pas une proie comme les autres ; il est l’ancien maître d’armes de François Ier… Et la proie est bien décidée à devenir le chasseur…

96 pages, ça peut être paraître épais pour un album de BD franco-belge de ce format là mais franchement ça se lit d’une traite sans peine et le dessin est magnifique ! Pas forcément hyper passionnant mais très agréable à suivre par sa mise en scène très cinématographique et son rythme intense. Xavier Dorison aime les grands récits épiques (Long John Silver, Undertaker), les héros sombres et ténébreux et ça se sent encore ici. La préface pose bien le contexte historique, à cette époque certains courageux commençaient à s’interroger sur le bien fondé de la Bible qui soi-disant donnait tous pouvoirs à l’Eglise au détriment d’une population maltraitée qu’on laissait volontairement patauger dans l’ignorance, la terreur et la pauvreté. Une époque pas jolie-jolie. Heureusement, certains plus courageux et plus instruits que d’autres ont risqué leur vie pour que ça change et c’est la toile de fond de cette traque glaçante où tous les mauvais coups sont permis.
Donc attention, c’est très violent et très sanglant, faut pas avoir peur de se tâcher les mains en ouvrant cet album. Les personnages ne font pas dans la dentelle quand il s’agit de se tronçonner à l’arme blanche.
En tout cas, j’en ai pris plein les yeux car Joël Parnotte sort le grand jeu pour illustrer un récit de cape et d’épée haut en couleurs (le rouge surtout !).
En clair, j’en ai eu pour mon argent…

Et regardez la planche ci-dessous, elle résume à elle seule la qualité de l’album :

une planche du Maître d'armes

un one shot scénarisé par Xavier Dorison, dessiné et colorisé par Joël Parnotte, édité chez Dargaud

3 sur 5