Naguère les étoiles – tome 5

Avant naguère

Naguère les étoiles tome 5 couverture

Décidément, je ne suis pas super gâté pour ma lecture dominicale car après le pénible Emma G. Wildford, voici le retour de Naguère les étoiles moyennement en forme.

J’avais adoré les 3 premiers tomes très drôles, loupé le tome 4 on se demande comment, mais là ce tome 5 est peut-être le moins bon.

Ok j’ai volontiers souris à certains gags mais plus la lecture avance plus j’ai l’impression que les auteurs sont à cours d’idées et peinent à en voir le bout.  Au point de se poser carrément la question dans le gag 46…

Je vais aller chercher le tome 4 histoire de compléter ma collec’ en espérant qu’il soit meilleur. Très déçu je suis…

Pour finir, ne vous fiez pas à cette maudite chronique qui noircit le tableau, la série Naguère les étoiles est ce qui se fait de mieux dans la parodie de Star Wars. Si vous aimez le concept, il y a aussi les excellents bouquins de Thierry Vivien tels que Yodablog et la revanche du retour et consorts.

Et plus largement, je recommande tous les titres de la collection Shampooing chez Delcourt qui sont quasiment toujours gage de bonnes BD d’humour qu’on aime lire et relire…

Naguère les étoiles tome 5 planche

un album signé Hervé Bourhis (scénario) et Rudy Spiessert (graphisme). Editions Delcourt.

Monkey Bizness – tome 3

La banane du futur

Monkey Bizness tome 3 couverture

C’est reparti pour un tour mais d’après Ankama, ce sera le dernier tome, Shit !

Fuyant une embrouille qui promet de mal tourner, Hammerfist et Jack Mandrill se retrouvent embarqués dans la fusée de Ramos qui les fait revenir dans les années 80. Une époque maudite où ce sont les humains qui dirigent encore le monde. Séparés à leur arrivée, l’un finit dans un laboratoire d’expérimentation et profite du traitement de faveur accordé aux sujets brillants, l’autre s’accoquine d’un groupe de babas cool vaguement déjantés et super défoncés qui lui promettent quelques belles actions d’éclat. C’est plutôt que la gravosse du groupe a surtout chaud aux fesses que Jack leur colle aux basques.

Ca fait plaisir de les retrouver les deux loustics. Avec eux, on ne s’ennuie jamais et on se marre toujours , les baffes dans la tronche et la picole ne sont jamais loin. Peur de rien et accro aux plaisirs de la vie, Jack et Hammer en font des caisses et ne se laissent jamais emmerder par qui que ce soit. Mais va quand même bien falloir rentrer à la maison. Un retour qui offre d’excellents moments de lecture.

Un peu scato, un peu gore, un peu dégueu, un peu pornawak, Monkey Bizness avec ce 3ème et dernier tome ravira  – tout autant que les précédentsles amateurs de grosse déconne qui n’ont pas peur de l’humour qui tâche.

Ne vous laissez pas impressionner par le graphisme tordu du street artist Pozla et plongez dans la grosse déconnade orchestrée par Eldiablo !

Encore un titre du Label 619 qui envoie du lourd !

Monkey Bizness tome 3 planche

scénario : Eldiablo, dessin : Pozla, couleurs : Miaw & Pozla. Label 619 Ankama editions.

Le voile noir

one shot

le voile noir couverture

Pourquoi de ne pas parler de l’actualité tragique et brûlante sur le ton de l’humour ?

C’est le choix assumé de la scénariste Dodo et je trouve que c’est une approche idéale pour parler d’un sujet qui fâche et esquisser le quotidien de ceux partis faire le djihad.

Gina travaille pour une association humanitaire et apprend avec effroi que Pauline la filleule de sa tante est partie en Syrakie se mettre au service du Grand khalifat. N’ayant peur de rien, elle part en chasse d’un recruteur sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une candidate.

Cette « formalité » remplie, Gina rejoint la zone où elle espère retrouver Pauline pour la ramener en France. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que tantine lui a emboîté le pas en se faisant passer pour un homme.

La comédie est amusante et le dessin de Cha – que je n’avais pas eu le plaisir de revoir depuis Pizza Roadtrip – se prête très bien à cette farce. Le personnage de la Tante est impayable.

Si vous cherchez un moyen d’évoquer le sujet avec vos ados (par exemple), offrez-leur le voile noir, ça devrait leur plaire et vous donnera l’occasion d’en discuter avec eux au cours du souper…

le voile noir planche

un album signé Cha (dessin) et Dodo (scénario). Editions Casterman.

L’extraordinaire voyage du fakir qui…

…était resté coincé dans une armoire Ikéa.
fakir ikéa couverture
Voici Ajatashatru Lavash Patel – à prononcer « j’arrache ta charrue » ou « achète un chat roux ». Vous pouvez aussi dire Aja. Profession : fakir, escroc. Fraîchement débarqué à Paris, notre fakir file direction Ikéa pour y acheter un lit à clous repéré en soldes sur le catalogue. Une course en apparence toute simple mais qui va se transformer en véritable aventure. Enfermé par erreur dans une armoire et expédié en Angleterre (puis en Espagne, Italie, Liban…), le fakir va découvrir malgré lui le quotidien des migrants, ballotés de frontières en frontières. Poursuivi par la police des frontières, par le taxi qu’il a arnaqué brillamment à son arrivé à Paris, Aja va devoir user de tout son génie pour se sortir de ce guêpier.

Pour les béotiens comme moi, je pense que le titre et la couv’ du fakir n’invite pas forcément à la lecture. Et à fortiori en langage bandes dessinées. Au premier abord ça ressemble à une grosse farce.

Renseignements pris (et l’ayant lu of course), il s’agit pourtant de l’adaptation d’un roman au succès planétaire de Romain Puertolas qui s’est vendu à 500 000 exemplaires et a été traduit dans le monde entier (source). Rien que ça !

Le cinéma aussi s’y intéresse : le film réalisé par Ken Scott sortira en 2018 avec Bérénice Bejo et Laurent Lafitte.

Ce n’est donc pas un hasard si c’est l’immense Zidrou qui se colle au scénario de cette adaptation BD.

Résultat : derrière la farce se dessine une petite virée au pays des migrants pas aussi drôle que ça. Les pauvres sont baladés de pays en pays, preuve que l’équation est complexe et que derrière les beaux discours se cache une triste vérité. L’art de déplacer les problèmes.

Un sujet grave et d’actualité traité sur le ton de la plaisanterie qui nous offre une récréation distrayante.

Du coup, je lirai bien le bouquin pour voir ce que ça donne…

fakir ikéa planche

un album signé Zidrou (scénario) et Kyung Eun Park (dessin). Editions Jungle.

J’peux pas, j’ai sabre laser

Episode 1
j'peux pas j'ai sabre laser
La Sport Saber League est tout simplement la première école française de combat au sabre laser ! L’idée vient de Manon et Adrien qui « trouvait ça cool de se lancer dans ce projet un eu fou » ! Nathan les rejoint ans l’aventure et c’est ainsi qu’en Septembre 2015 le premier cours de sabre laser fut donné ! Deux ans plus tard la Sport Saber League compte plus de 300 adhérents et s’apprête à organiser les premiers championnats du monde de combat au sabre laser !

Pas grand chose à raconter sur ce petit bouquin vaguement drôle qui m’a l’air de s’adresser surtout aux fans de l’univers Star Wars tendance urban geek. Le dessin est simple et sympa, mais on n’est loin des éclats de rire.

Dans le même genre, je préfère lire et relire l’excellente série Naguère les étoiles de Hervé Bourhis et Rudy Spiessert chez Delcourt (tome 5 à paraître) ou Yodablog et La revanche du retour… de Thierry Vivien chez Jungle.

j'peux pas j'ai sabre laser planche

un album signé Adrien Koch, Allan Barte & Nathan Storoge aux éditions Jungle.

Les Profs – tome 20

Lycée Boulard

les profs tome 20 couverture

Je l’aime bien ce tome 20. De tous ceux que j’ai lu, c’est le seul qui déroule une histoire complète et pas une série de gags en une planche. Et je trouve que ce format passe bien.

Erroc imagine le putsch du pire cancre du lycée qui réussit le tour de force de s’imposer comme le premier élève devenu proviseur. A tel point qu’il parvient même à renommer l’établissement à son nom.

Certains profs sont pour, d’autres contre. Comme la prof d’anglais transformée en molosse qui m’a bien fait marrer.

Egratignant sérieusement la ministre de l’Education Nationale qu’il caricature sévèrement, Erroc propose un album très amusant et bien servi par le trait impeccable de Simon Léturgie.

Un bon cru !

les profs tome 20 planche

un 20ème tome scénarisé par Erroc et dessiné par Simon Léturgie, couleurs de Jacqueline Guenard. Editions Bamboo.

Relectures de l’été 2017

petit article écrit en aout 2017 mais j'avais oublié de le poster...

Comme tous les étés, les sorties BD sont rares et c’est le bon moment pour faire du tri dans ses étagères. On ressort les trucs qu’on a pas lu depuis un moment.

Cet été 2017 est l’occasion pour moi de vider toute ma biblio pour ne garder que les séries et albums que je vais relire. Le reste va aller attendre sagement au grenier bien au chaud dans les cartons du déménagement. Et au fur et à mesure, je ferai les rotations qui vont bien. Plus facile à dire qu’à faire car les nouveautés de la rentrée commencent à débarquer.

diptyque 22

excellent polar dans le vif du sujet, dommage qu’il n’y ait pas de suite, le cliffhanger est redoutable. Histoires croisées, plongée dans le quotidien pas toujours glorieux des Bleus et de la BRB. Il y a largement la matière pour en écrire d’autres. Ce genre de récit me passionne.

Amour, passion et CX diesel

un monument de la BD d’humour dans le style absurde et une époque rétro ahhh les seventies … des pointures du 9ème art à la baguette de 3 tomes délicieux ! Un incontournable pour se gondoler !

Bouncer

un classique au scénario quelques fois assez confus (Jodorowsky) mais un dessin redoutable d’efficacité (F. Boucq). Bon premier diptyque avec une histoire sordide (la mère et ses fils), toujours un peu tourné vers le cul (Jodo faut aimer et s’accrocher parfois). Je trouve le second cycle (tomes 3, 4 & 5) moins bon à cause d’un scénario un peu bancal dans ses enchaînements et ses coïncidences. Et on sent bien la patte de Jodo toujours à la limite du graveleux. Le 3ème cycle (tomes 6 & 7) met le Bouncer face à deux jumelles vénéneuses pas piqué des hannetons et un fou-furieux qui se balade une hache plantée en travers de la tronche. Il fallait oser, je trouve ça terrible ! Le dernier cycle en date (tomes 8 & 9) m’a bien plu aussi, le Bouncer têtu comme une mule se met en chasse d’un salopard qu’il compte bien « extraire » d’une prison coupe-gorge pour le faire juger. Y’a deux ou trois scènes incroyables comme le combat avec l’ours ! Dans l’ensemble c’est une bonne série qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Mégabras

pas le meilleur Bouzard, pré-paru dans Fluide à l’époque je n’étais pas fan, ça démarre bien, ça flirte avec le cul tendance pathologique, ça finit moyen. Mouais vaut mieux relire The Autobiography ou PlageMan, c’est bien meilleur.

 

Les chroniques complètes sont lisibles dans les archives.

Et quelques autres mais j’ai la flemme et j’ai d’autres chroniques à finir …

A coucher dehors (suite et fin)

Tome 2/2
A coucher dehors tome 2 couverture
Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Ca crie et ça s’agite beaucoup dans cet album. Beaucoup trop à mon gout. Dans le premier tome, c’était supportable, dans ce second non.

J’avais fait le parallèle avec les Vieux Fourneaux dans ma chronique du tome 1 mais force est de constater qu’on s’est éloigné de la qualité du scénario de Wilfrid Lupano. Il y a un peu trop de vaudeville ici. Ca gueule, ça s’excite à chaque page, que ça en devient pénible.

Reste le graphisme d’Anlor, dessin et colo à elle toute seule, qui remporte l’adhésion. Dynamique, enlevée, rythmée, les planches fourmillent de petits détails.

En quelques mots, ce diptyque sympatoche magnifiquement illustré en fait un peu trop et aurait mérité un peu plus de finesse, j’en suis ressorti presque étourdi et essouflé.

A coucher dehors tome 2 planche 4

un album signé Anlor (dessin et couleurs) et Aurélien Ducoudray (scénario). Editions Bamboo Grand Angle.

 

 

Titeuf – tome 15

A fond le slip !

On ne présente plus Titeuf et Zep dont les albums remplissent depuis 25 ans les rayons de biblio des petits et des grands.

C’est mon fils ainé qui m’a demandé de l’acheter cette fois. Ça tombait bien j’avais moi aussi très envie de le lire 🙂

Après l’avoir imaginé en ado dans une histoire complète dans le tome 14 (Bienvenue en adolescence), Zep revient aux fondamentaux avec les bons vieux gags en une planche. J’avoue que je préfère ce format plus efficace en terme de punchline. Et si l’exercice est difficile, Zep s’en sort comme d’habitude très bien.

Son trait rondouillard est toujours aussi vif et précis, les dialogues fusent et on retrouve avec bonheur notre Titeuf comme on l’aime. En gamin alerte qui même s’il ne comprend pas tout, s’intéresse à tout ce qui l’entoure.

Il est nul en classe mais au moins il s’interroge !

Une manière bien agréable de passer en revue l’actualité en se marrant.

un album tome signé Zep aux éditions Glénat.

The Autobiography Of Me Too

Un des classiques de Bouzard

The Autobiography of Me Too

J’en ai déjà parlé alors je ne vais pas en faire des caisses mais si vous avez envie de vous marrer, jetez-vous sur ces 3 albums autobiographiques qui mettent en scène « le meilleur dessinateur de tous les temps ».

Guillaume Bouzard partage avec Fabcaro l’art de l’autodérision et si vous ne savez pas quoi lire dans le même genre après Zaï Zaï-je-sais-plus-combien du second (et pleins d’autres titres tout aussi géniaux mais qui n’ont pas fait le buzz va savoir pourquoi…), venez vous poiler avec le premier. Je sais pas si je suis très clair. Si ?

Perso je relis l’un et l’autre régulièrement avec toujours autant de plaisir. Et pis c’est pas tous les jours qu’on peut feuilleter de bÔoo albums en couverture toilée. La classe !

3 albums signés Guillaume Bouzard aux éditions Les Requins Marteaux

coup de coeur