Bâtard

one shot de Max de Radiguès

bâtard couverture

May et Eugène taillent la route le coffre plein de sacs de billets de banque. Ils viennent de participer au « casse du siècle » puisque 52 hold-up viennent d’avoir lieu simultanément dans une même ville ! Du jamais vu.

Mais il n’y a pas que les flics qui leur courent après, quelqu’un d’autre fait la chasse aux fugitifs. Certains braqueurs se sont déjà fait dessoudés. Le chef de la bande voudrait-il profiter seul du magot ?

Initialement publié sur le blog http://www.maxderadigues.com/ sous forme de feuilleton, Max de Radiguès et Casterman nous proposent ici la version papier d’un road-movie made in USA très sympa.

Le duo formé par la mère et son bâtard est touchant et réserve une belle surprise. On entre très vite dans la danse grâce à une narration fluide et rythmée pour un dessin simple et lisible.

Subtilement dosés, l’action et l’émotion sont au rendez-vous pour nous offrir un très bon moment de lecture.

Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres titres de cet auteur que je ne connaissais pas encore mais que j’aime déjà 😉

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un album des éditions Casterman BD.

Jolly Jumper ne répond plus

un one shot de Guillaume Bouzard

Jolly Jumper ne répond plus couverture

Deuxième album de la collection spéciale « Lucky Luke vu par… » et après Matthieu Bonhomme (L’homme qui tua Lucky Luke), c’est au tour de Guillaume Bouzard de s’attaquer au monument du 9ème art qu’est le plus célèbre cow-boy solitaire de l’Ouest. Et contrairement à son compère – et fidèle à ses habitudes – il choisit le registre de l’humour et de l’absurde.

On n’en attendait pas moins de lui. Le meilleur dessinateur du monde (dixit lui-même dans je sais plus dans quel bouquin) réalise une version de Lucky Luke désopilante.

En gros, Lucky Luke est chargé d’aider les Dalton à négocier la libération de Ma (Dalton, la mère) kidnappée par des foies jaunes. Mais le justicier a un autre problème plus urgent à ses yeux : son cheval Jolly Jumper ne lui adresse plus la parole ! Malgré tous ses efforts, son fidèle destrier l’ignore complètement.

Saillies verbales, quiproquos et bons mots fusent, Bouzard est en forme et ça se sent. Il prends un malin plaisir à se moquer de son personnage qui passe plus pour un abruti qu’autre chose. Il fallait oser mais ça vaut le coup, c’est très drôle ! Et tout ça en gardant une certaine tendresse et du respect pour le personnage.

Résultat : c’est un album que je relirai souvent et avec plaisir. Histoire de me marrer et de choper les petits trucs qui ont surement dû m’échapper.Jolly Jumper ne répond plus planche

un album signé Guillaume Bouzard chez Lucky Comics (Dargaud).

4 sur 5

Game Over – tome 15

Very bad trip

game over tome 15 couverture

Je pourrai faire un copier-coller de mes chroniques précédentes tant les épisodes s’enchaînent et se ressemblent.

Donc pour faire court, je dirai qu’en général, un album de Game Over est :

  • drôle
  • bien dessiné d’un trait vif parfait
  • très imaginatif
  • vite lu
  • divertissant

Voila.

game over tome 15 planche

3 sur 5

De Cape et de Crocs – tome 12

Si ce n’est toi
de cape et de crocs tome 12 couverture
Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui n’est autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? À moins que ce jumeau maléfique ne l’entraîne sur la voie du crime

Alain Ayrolles et Jean-Luc Masbou font leurs adieux à la série culte qu’ils auront créé ensemble il y a maintenant vingt printemps. Diantre !

En rendant hommage en deux tomes à Eusèbe le mignon petit lapin blanc, compagnon d’infortune des deux fins bretteurs, ils mettent un terme définitif à une des meilleures séries Fantasy du paysage franco-belge. La plus drôle aussi. La plus sympathique. La plus atypique. La plus originale. Bref la meilleure dans son genre. Et dans son genre, elle est unique.

Maintenant que c’est terminé, il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur une île déserte et reprendre tout depuis le début. J’en salive d’avance.

de cape et de crocs tome 12 planche

5 sur 5

 

De Cape et de Crocs – tome 11

Vingt mois avant

couverture du tome 11 de cape et de crocsJ’ai découvert De Cape et de Crocs tout à fait par hasard en surfant sur le forum de BDgest il y a bien longtemps et en empruntant les albums à la biblio du coin. Autant dire que ce fut une réelle joie de découvrir ce joyeux univers au graphisme fourmillant et aux dialogues « léchés » bourré d’humour et d’aventure.

Aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer dans l’achat du dernier diptyque en date qui commence par ce tome 11 plutôt que de m’aventurer – c’est le mot – dans une longue relecture de la série complète. Mais ça viendra avec sans doute un achat à la clé.

Bref, on abandonne Don Armando et Don Lope (le célèbre duo renard et loup) pour se focaliser en deux épisodes sur Eusèbe leur gentil compagnon d’infortune qui nous révèle son passé.

Dernier né d’une fratrie, Eusèbe quitte le terrier familial en direction de la capitale muni d’une lettre de recommandation de son père qui tient à ce qu’il devienne à son tour garde du Cardinal. Le chemin est long et les dangers multiples mais fort d’un optimisme à toute épreuve, le brave lapin taille la route jusqu’à Paris.

J’y ai retrouvé tout ce que j’étais venu chercher : des planches sublimes et détaillées, de l’humour et des dialogues jubilatoires. Ici tout repose sur l’opposition entre la fragilité (apparente) d’Eusèbe et ce monde trop grand et trop cruel pour lui.

Et ça marche ! Même en grand danger, notre jeune héros n’a jamais peur. Pour preuve il affronte les brigands, les malandrins et les terribles mousquetaires avec un entrain et une bonne humeur incroyables. Alors comment ne pas se prendre d’affection pour lui ?

Personnage incontournable de la saga, Eusèbe méritait bien que l’on s’intéresse de près à lui.

Vite la suite !la planche 4 de cape et de crocs tome 11

un album signé Alain Ayrolles au scénario et Jean-Luc Masbou au dessin. Editions Delcourt.

5 sur 5

Les beaux étés – tome 2

La calanque

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Je n’avais aucun doute, ce second tome ne pouvait que confirmer les très bonnes critiques suscitées par le premier.

On retrouve tout ce qui a fait son succès hormis la pointe dramatique qui rappelait que derrière les apparences heureuses et joyeuses se dissimulait souvent une douleur ou un drame.

Dans ce second opus le bonheur est total. Les Faldérault sont HEU-REUX. Un point c’est tout. Et nous aussi. Nos souvenirs d’enfance remontent à la surface. Et c’est les yeux embués qu’on part en vacances avec nos nouveaux amis Belges à bord de leur vaillante 4L aux 100 000 bornes.

Nous sommes 3 ans plus tôt en juillet 1969, Pierre est content, il termine à l’instant la dernière planche de son nouveau héros Four – un cowboy à quatre bras – qui sort cet été, il peut enfin partir en vacances avec sa petite tribu. Comme promis : direction la Méditerranée ! A la recherche du soleil qui semble tant manquer dans cette Belgique pluvieuse. Mais pas question de foncer sur l’autoroute, Mam’zelle Estérel ne le supporterait pas. Alors avec sa femme Mado, ses enfants Louis, Julie et Nicole c’est le coeur joyeux que Pierre oriente le cap au sud à la recherche d’une plage de rêve qu’une heureuse rencontre en chemin leur offrira…

Voila, ce n’est pas compliqué, l’histoire d’une gentille famille qui part en vacances. Rien d’exceptionnel mais c’est si bien raconté et tellement bien dessiné qu’on ne peut que tomber sous le charme.

Sortez de la grisaille et retrouvez le sourire avec Les beaux étés !les-beaux-ete-tome-2-planche

Un album signé Zidrou au scénar et Jordi Lafebre au dessin. Edition Dargaud.

La chronique du tome 1 est dans les archives.

coup de coeur

Mort aux vaches

one shot
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1996 Un quatuor de truands cambriole l’agence bancaire à Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, en attendant d’être oubliés. Ils cavalent jusqu’à l’exploitation agricole de l’oncle de l’un d’eux. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle… La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Je voulais éviter de faire comme tout le monde et ne pas parler d’hommage à Audiard et aux polars de ce temps-là. Mais force est de constater que c’est quand même bien le cas. A commencer par la couv’ qui ressemble à une vieille affiche de cinéma.

Sauf que là, c’est ‘achement bien remis au gout de jour. Il y a la beauté de l’hommage avec des dialogues bourrés d’humour et des braqueurs à grande gueule oui, mais aussi – et surtout – des ajouts bien contemporains comme le couple d’homo et la minette barrée.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher les bonnes surprises à ceux qui me lisent (si si y’en a !). Comme moi ils découvriront au fur et à mesure de la lecture et sauront apprécier cette savoureuse comédie. Avec un final excellent.

Moi je me suis franchement régalé. Scénar au poil et dessin « croqué » impec, cet album est une petite pépite à consommer sans modération  !

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Un récit d’Aurélien Ducoudray (scenario) et de François Ravard (dessin) édité par les éditions Futuropolis.

coup de coeur

Game Over – tome 14

Fatal attraction
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Une princesse à sauver ? Des blorks à zigouiller ? Des pièges à désamorcer ?… Ne comptez pas sur lui ! Car au cours de ses multiples péripéties vidéo-ludiques, le Petit Barbare a déjà fini : transpercé, dévoré, découpé en tranches, brûlé, noyé, désintégré, écrabouillé… et il en redemande ! Oui, le double virtuel de Kid Paddle n’en a toujours pas assez des « Game Over » et revient en 2016 pour de nouvelles aventures imprévisibles et déjantées !

Comme à chaque fois que je lis le nouveau Game Over tout chaud sorti de la Mad Fabrik, je suis un peu sec question chronique. Oui.

Parce que c’est à chaque fois la même chose.

L’avatar du célèbre Kid Paddle me fait sourire. Rire aussi.

Je suis toujours surpris par l’imagination incroyable des auteurs. <mode papi ON>« Mais où vont-ils chercher tout ça bondiou ?! »</mode papi OFF>

Et j’aime bien le dessin, dynamique, coloré. Simple et efficace.

Alors oui, c’est plutôt pour les mômes mais je suis un grand môme. Des fois.

That’s all…

🙂

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un album rigolo de Midam (scénar & dessin), Adam (dessin) et Angèle (colo) chez Glénat.

3 sur 5

OSS 117 – tome 2

Bon mezzé d’Athènes
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OSS 117 et Enrique Sagarra sont envoyés en Grève par la CIA pour mettre la main sur Hector Coucoulis, inventeur d’une technique de transmission radio sous-marine révolutionnaire. Mais arrivé sur place, ça se complique, ils découvrent leur contact mort assassiné et la présence de nombreux concurrents dans les parages. Pour retrouver Coucoulis, ils tentent une approche du côté de sa soeur, une chanteuse qui écume les bars du coin avec son orchestre…

Beaucoup plus drôle que les romans éponymes (du moins dans mes souvenirs) mais pas autant que les films de Michel Hazanavicius (avec un Jean Dujardin en forme olympique), voici la version BD adaptée des œuvres de Jean Bruce. Il s’agit cette fois-ci des Espions du Pirée.

Je trouve ce second tome plus abouti et plus amusant que le premier. Peut être aussi mieux dessiné. Et côté intrigue, elle est plus plaisante et bien construite. Le duo Hubert-Enrique fonctionne très bien et apporte la pointe d’humour indispensable à cette aventure d’espionnage qui – qu’on le veuille ou non – date un peu.

Un 2ème opus aux planches lumineuses très sympa à lire .

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un album signé Gihef (scénariste), Andraea Cuni (dessinateur) et Usagi (coloriste) aux éditions Soleil.

3 sur 5

A coucher dehors

à coucher dehors – tome 1/2

C’est la première bonne surprise de cette rentrée 2016 !

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Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Alors que je viens de relire avec délice les 3 tomes des Vieux fourneaux, voila t’il pas que je retombe sur une autre chronique sociale du même tonneau. Humour, personnages au fort caractère et grande gueule, ce début de diptyque en partage les caractéristiques sans tout à fait égaler la force des dialogues et le sens de la répartie mais se coulant dans le même moule. Bref, c’est drôle et touchant et le dessin d’Anlor a cet aspect instinctif et dynamique que j’aime beaucoup.

Amédée, Prie-Dieu et La Merguez sont SDF et vivent tous les trois sur les bords de la Seine à Paris. Alors qu’ils sont sur le point de se faire embarquer dans le panier à salade pour la énième fois, Amédée apprend qu’il hérite de sa tante d’une maison en banlieue. Surpris et heureux, il est méfiant à raison car la signature de l’acte est accompagné d’une clause un peu spéciale : la maison est à lui s’il accepte de s’occuper de son cousin trisomique Nicolas passionné par les étoiles. Partant de cet accord, les 3 SDF et le gamin s’installent dans le petit pavillon de banlieue…

Après Amère Russie, un premier diptyque apprécié par la critique et les bédéphiles, Anlor (Les innocents coupables) et Aurélien Ducoudray (The Grocery) réitèrent leur collaboration et abordent le sujet de la trisomie (mais pas que) dans un premier tome bourré d’humour et de tendresse.

Cet album est édité en partenariat avec la Fondation Perce-Neige à l’occasion de son cinquantenaire.

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Un album d’Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin) aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

4 sur 5