Blood Red Lake

one shot de la collection Flesh & Bones
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Danny et Nathan sont aux anges. Ils sont en route pour la méga-fête de l’année et, cerise sur le gâteau, ils vont parcourir 1300 kilomètres en compagnie de la plus jolie fille du lycée et de sa copine. Une vraie aubaine pour les deux ados les plus ringards du lycée ! Sauf que d’horribles parasites vont s’inviter au voyage et venir gâcher la fête. Les réjouissances ne vont pas tarder à se transformer en massacre…

Les amateurs de Hack ‘n Slash vont adorer. Les amateurs de belles pépées aussi. Après Bikini Atoll il y a quelques mois, Christophe Bec remet le couvert pour un second livre dans la même veine et avec là aussi un joli pétard en couverture ^^

Ca a le mérite d’être clair, on y trouve ce qu’on est venu y chercher à savoir un road trip teen movie (gasp!) très gore où entre deux joyeux massacres, de jolies jeunes filles court vêtues rivalisent de poses suggestives face à de jeunes garçons dont la tension hormonale est au maximum.

Ca décoiffe et ça détend. A lire sans se prendre la tête entre deux arrêts de bus.

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un album signé Christophe Bec (scénario) et Renato Arlem (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5

Voyage au pays de la peur

one shot de la collection Flesh & Bones
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Chaque année, H. P. Lovecraft et d’autres collaborateurs réguliers à la revue Weird Tales se retrouvent pour se raconter des histoires terrifiantes. Invité à l’une de ces réunions, un certain Grogan Masson leur évoque l’histoire du Sphinx des Neiges. Parti à la découverte du Pôle Sud, ce navire avait été le théâtre d’événements étranges… Avaries, disparitions, mutinerie, épidémies, hystéries collectives, le voyage n’avait pas tardé à se transformer en véritable cauchemar. De tout l’équipage, Masson est le seul survivant…

Pas mal cette collection Flesh & Bones chez Glénat Comics !

On y trouve exactement ce qu’on est venu y chercher. A savoir du fantastique, de l’horreur, du mystère, un peu de sexe (si si) et une bonne dose d’action. D’un format pratique, facile à lire et dans un emballage simple sans fioritures.

On embarque ici à bord d’un paquebot à destination du pôle sud pour une croisière scientifique à haut risque. Et un peu comme dans Alien, l’atmosphère va rapidement s’épaissir jusqu’à devenir étouffante, le final promet d’ailleurs une belle surprise.

Dessin minimaliste mais suffisant, histoire bien menée, les amateurs y trouveront leur compte.

 

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un album de Rodolphe (scénario) et Jean-Jacques Dzialowski aux éditions Glénat.

2 sur 5

Alice Matheson – tome 5

Les obsessions de Sam Gibbs
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Sam Gibbs n’est personne. Il n’est qu’un pauvre geek, sans diplôme, apparemment sans intérêt qui travaille de nuit au 3e sous-sol du Saint Mary’s Hospital. Sam aime en secret l’infirmière Rays, dont il épie les moindres faits et gestes, au point qu’il sait qu’elle porte l’enfant de ce salopard de Dr Cooper, ce foutu dragueur qui ne pense qu’à séduire tout ce qui porte une culotte. Sam Gibbs n’est personne et pourtant il désire plus que tout être quelqu’un aux yeux de Shirpa Rays. Et pour cela, il est prêt à tout, à mentir, à tuer s’il le faut, ou encore à pactiser avec le diable…

A première vue, on pourrait croire que cette enième série sur les zombies ne serait que prétexte à une boucherie sanguinolente comme l’atteste ce cinquième épisode particulièrement gore. Les trois premières planches donnent tout de suite le tom !

Après s’être longuement attardé sur le cas de l’infirmière Alice Matheson (normal la série porte son nom) dans les 3 premiers épisodes et après s’être penché sur le cas du docteur Morgan Skinner dans le quatrième tome, on zoome de nouveau sur un des personnages de l’hôpital. Pas forcément celui qu’on attendait d’ailleurs.

Et on pense à première vue que le fil rouge de la série (mais bon sang d’où vient cette foutue épidémie ?) passe au second plan. Pourtant, on se rapproche du dénouement en apprenant que Sam Gibbs connait le responsable de toute cette pagaille !

Ca se précise sérieusement, il était temps ! Le 6ème et dernier tome est déjà en approche.

Ce 5ème opus est comme il se doit, servi par un graphisme impeccable et une colo parfaite pour nous immerger un peu plus dans les coulisses d’un hôpital pas comme les autres.

Alors avis aux amateurs de frissons, passez en mode survivor !

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un album aux accents italiens car dessiné à quatre mains par Lucio Leoni & Emanuela Negrin sous la houlette des scénaristes Stéphane Betbeder & Jean-Luc Istin. Couleurs du Studio Digikore. Editions Soleil.

3 sur 5

Veil

(one shot)

Veil

Une jeune femme nue et amnésique sort du métro et erre dans les rues. La magnifique créature se met alors en quête de son identité et de son passé sans vraiment savoir à qui se fier. Ce qui est sûr c’est que tous les hommes qu’elle croise sont prêts à lui donner un coup de main !  Dante est sans doute le seul à lui témoigner de l’amitié mais ils ignorent tous deux que des forces bien plus puissantes veulent mettre la main sur Veil.

Découvert sur BDouebe grâce à l’excellente série futuriste Lazarus, le scénariste de Portland Greg Rucka s’essaye ici au registre horrifique pour un one shot plaisant à lire mais dont l’impact est avant tout à chercher du côté graphique. Scénes spectaculaires, cadrage ciné, beaucoup de couleurs, style personnel et boucherie sanglante sont de rigueur.

Un comics fantastique vitaminé qui tâche un peu question héméoglobine ^^

Veil

scénario de Greg Rucka, dessin de Toni Fejzula. Editions Delcourt.

2 sur 5

World War Wolves tome 2

Autrefois un homme, aujourd’hui un loup

World War Wolves tome 2 couverture

Preuve que c’est pas mal, les boulets comme moi qui débutent une série par le tome 2 n’auront aucun mal à plonger dans ce Survival horror que nous propose Soleil Comics. Bien servi par un graphisme sec comme un coup de trique qui n’a pas besoin de couleurs, privilégiant les jeux d’ombre efficaces (la planche choisie ci-dessous illustre bien ce que j’essaye de dire), on entre de plein pied dans un monde joyeusement apocalyptique.

Les Etats-Unis se divisent maintenant en deux groupes : d’un côté les humains survivants qui ont échappé à un mal extrêmement contagieux se rassemblent en petites communautés, de l’autre les lycanthropes – loups garou – qui s’organisent pour mettre en place une nation dominatrice.

Au milieu du chaos, JL Istin s’intéresse au destin de 3 groupes distincts. A Las Cruces, petite ville fortifiée théoriquement à l’abri des vilains poilus, John Marshall et sa famille doivent pourtant démasquer le loup garou qui a pris leur immeuble pour son garde-manger. Fuyant Philadelphia où ils sont passés à deux doigts de se faire bouffer, Jeremy Lester le jazzman aveugle et la petite Sarah prennent la route pour Lancaster. A la prison de Riker’s Island, Malcom Spolding échafaude un plan pour mettre les voiles le jour de la visite de Raven le chef de meute.

C’est sûr que ça lorgne du côté de Walking Dead, ça en a le gout et la couleur et la comparaison coule de source. Néanmoins, les histoires croisées permettent d’alterner les situations et varier les plaisirs. Et comme son homologue made in US, les personnages sont suffisamment épais pour qu’on s’y intéresse sans oublier un quota raisonnable de scènes horribles qu’on savoure à petites doses.

Dans le genre, on a lu largement pire alors si le thème vous botte, moi je dis que c’est un achat qui se tente.
World War Wolves tome 2 planche

Scénario : Jean-Luc Istin, Dessin : Kyko Duarte, aux éditions Soleil (French Comics)

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