Jolly Jumper ne répond plus

un one shot de Guillaume Bouzard

Jolly Jumper ne répond plus couverture

Deuxième album de la collection spéciale « Lucky Luke vu par… » et après Matthieu Bonhomme (L’homme qui tua Lucky Luke), c’est au tour de Guillaume Bouzard de s’attaquer au monument du 9ème art qu’est le plus célèbre cow-boy solitaire de l’Ouest. Et contrairement à son compère – et fidèle à ses habitudes – il choisit le registre de l’humour et de l’absurde.

On n’en attendait pas moins de lui. Le meilleur dessinateur du monde (dixit lui-même dans je sais plus dans quel bouquin) réalise une version de Lucky Luke désopilante.

En gros, Lucky Luke est chargé d’aider les Dalton à négocier la libération de Ma (Dalton, la mère) kidnappée par des foies jaunes. Mais le justicier a un autre problème plus urgent à ses yeux : son cheval Jolly Jumper ne lui adresse plus la parole ! Malgré tous ses efforts, son fidèle destrier l’ignore complètement.

Saillies verbales, quiproquos et bons mots fusent, Bouzard est en forme et ça se sent. Il prends un malin plaisir à se moquer de son personnage qui passe plus pour un abruti qu’autre chose. Il fallait oser mais ça vaut le coup, c’est très drôle ! Et tout ça en gardant une certaine tendresse et du respect pour le personnage.

Résultat : c’est un album que je relirai souvent et avec plaisir. Histoire de me marrer et de choper les petits trucs qui ont surement dû m’échapper.Jolly Jumper ne répond plus planche

un album signé Guillaume Bouzard chez Lucky Comics (Dargaud).

4 sur 5

Mort aux vaches

one shot
mort-aux-vaches-couverture
1996 Un quatuor de truands cambriole l’agence bancaire à Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, en attendant d’être oubliés. Ils cavalent jusqu’à l’exploitation agricole de l’oncle de l’un d’eux. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle… La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Je voulais éviter de faire comme tout le monde et ne pas parler d’hommage à Audiard et aux polars de ce temps-là. Mais force est de constater que c’est quand même bien le cas. A commencer par la couv’ qui ressemble à une vieille affiche de cinéma.

Sauf que là, c’est ‘achement bien remis au gout de jour. Il y a la beauté de l’hommage avec des dialogues bourrés d’humour et des braqueurs à grande gueule oui, mais aussi – et surtout – des ajouts bien contemporains comme le couple d’homo et la minette barrée.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher les bonnes surprises à ceux qui me lisent (si si y’en a !). Comme moi ils découvriront au fur et à mesure de la lecture et sauront apprécier cette savoureuse comédie. Avec un final excellent.

Moi je me suis franchement régalé. Scénar au poil et dessin « croqué » impec, cet album est une petite pépite à consommer sans modération  !

mort-aux-vaches-planche

Un récit d’Aurélien Ducoudray (scenario) et de François Ravard (dessin) édité par les éditions Futuropolis.

coup de coeur