Jack Cool 1966 – tome 1

Quelques jours avant Jésus-Gris…
Jack Cool tome 1 couverture
Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique. Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus…

Alors je vais tenter de résumer rapidos : Detroit. 1966. Un ancien GI de retour du Vietnam est marié, père et salarié. Un soir sans un mot, il plaque tout et disparaît. On le retrouve quelques mois plus tard recueilli par une bande de hippies qui partent sillonner la route à bord de leur bus. Sa femme engage un détective privé – Jack Cool – pour le retrouver. Ce dernier est aussi en chasse de la fille de Jayne Mansfield qui a fugué.

Voila.

Bizarre hein ?

Curieux. Je me demande dans quoi je m’embarque au début et puis au fil de la lecture, ce méli-mélo est assez marrant. Atypique et un poil embrouillé, pour être convaincant, il faudra que le second et dernier tome apporte toutes les réponses aux questions posées.

Je n’aime pas trop les histoires qui mélangent personnages réels et fictifs mais pour une fois ^^ j’ai lu le cahier graphique qui raconte l’histoire des Merry Pranksters, en français les joyeux déconneurs. Historiquement c’est intéressant à lire et relance mon intérêt quant au tome que je viens de lire.

Alors j’attends la suite…

Jack Cool tome 1 planche

un premier tome scénarisé par Olivier Mangin, dessin et colo de Jack Manini, éditions Bamboo Grand  Angle.

2 sur 5

L’adoption

une histoire complète en 2 tomes
(tome 1 : Qinaya) Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
(tome 2 : La Garua) Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement, car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

[ATTENTION SPOILER] (désolé mais je préviens…)

Agée de 4 ans, la petite Qinaya perd ses parents lors d’un terrible tremblement de terre dans le sud du Pérou. Elle sera adoptée par Alain et Lynette ses nouveaux parents français qui attendaient ce bonheur depuis de nombreuses années. Pour Gabriel le grand père, c’est plus compliqué, lui qui n’a jamais su être père va devoir apprendre à être grand-père.

Malheureusement, c’est quand il commence à prendre à cœur son nouveau rôle que la catastrophe arrive : les autorités arrêtent Alain et Lynette qui n’ont pas respecté les règles en adoptant Qinaya. La petite repart aussitôt chez elle. Sur un coup de tête, Gabriel s’envole pour le Pérou, bien décidé à retrouver la gamine.

C’est vrai que si on a pas encore lu les 2 albums, il vaut mieux éviter de lire cet article qui déflore le truc 🙁 mais ça vaut le coup d’être lu. Perso j’ai adoré cette belle histoire signée Zidrou, le nouveau big boss du scénar franco-belge.

Le premier album est forcément touchant, comment résister au regard de cette pitchoune débarquée à la suite d’un drame à des milliers de kilomètres de chez elle ? Comment ne pas apprécier ces petits moments de vie ?

Sous le pinceau élégant d’Arno Monnin la chronique familiale prend tout son charme ressemblant de beaucoup dans le ton et la forme aux Beaux étés du même scénariste (et dessiné par Jordi Lafebre). Et ce qui fait mal après ces jolis moments, c’est le final glaçant qui laisse pantois. On ne s’y attendait pas !

S’en suit un second tome complètement différent qui se joue à l’autre bout du monde puisque Gabriel décide de retrouver Qinaya. On ne sait pas trop ce que je cherche le bonhomme. Là encore Zidrou nous prend à contre-pied pour un final inattendu. C’est bien vu, réaliste et toujours traité avec la dose d’humour qui va bien.

Beau, finement raconté, touchant, chaleureux et drôle, l’Adoption est un magnifique roman graphique. Une histoire humaine comme je les aime.

Un diptyque signé Zidrou au scénario et Arno Monnin au graphisme. Editions Grand Angle.

coup de coeur

Le Retour

one shot

le retour

Une histoire très librement inspirée de l’oeuvre accomplie par César Manrique sur l’île de Lanzarote.

C’est le premier album en solo de Bruno Duhamel et il choisit pour cette expérience de brosser le portrait d’un homme au caractère bien trempé. Un Artiste mégalo très mal embouché et têtu comme un âne !

Après avoir fait fortune aux Etats-Unis, Cristobal est de retour sur son île natale. Mais il déchante vite en constatant qu’elle est en voie de bétonisation de la part de promoteurs et de locaux résolus à la transformer en destination de vacances idéales. Bien décidé à préserver la beauté naturelle des lieux, Cristobal entreprend de la transformer en oeuvre d’art pour empêcher le carnage annoncé. Ca se termine quelques années plus tard en accident mortel qui pourrait bien être criminel.

Ahhh le trait de B. Duhamel ! Tout de suite identifiable et sympathique.

Je le trouve plus adapté à la comédie qu’au drame, mais la force des expressions et l’énergie qu’il transmet marche aussi bien ici.

L’histoire est intéressante mais j’avoue que sans le dessin magique, je n’y aurai sans doute pas prêté attention.

un album signé Bruno Duhamel. Editions Grand Angle.

Les chiens de Pripyat

Saint Christophe

les chiens de Prypiat tome 1 couverture

Le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl laisse sur place un désert. Plus personne ne vit dans la zone sauf les animaux qui prolifèrent. pour s’en débarrasser, les autorités payent 30 roubles chaque peau d’un chien abattu aux groupe de chasseurs qui acceptent de pénétrer dans la zone. Celui du père du jeune Kolia est sur place et compte bien profiter de l’aubaine.

J’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à cet album à vrai dire. Le dessin est propre et sympa mais je trouve cette histoire de chasseurs de chiens très anecdotique. Un peu mince. Un peu boiteuse quoi. Je n’en vois pas bien la finalité.

La fin offre certes une rencontre mais qui ne me donne pas envie d’aller plus loin. Les gamins en combi blanche me font penser  à la série Seuls. Tiens d’ailleurs je n’ai pas lu le dernier tome et à choisir j’aurai dû commencer par ça.

Sinon, Aurélien Ducoudray a aussi écrit les 4 tomes de The Grocery et y’a pas photo, je préfère.

1 sur 5