Amber Blake – tome 1

La Fille de Merton Castle
amber blake tome 1 couverture
Abandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

A part la scénariste européenne, les auteurs sont américains et on pourrait facilement classer Amber Blake dans les comics. Le ton, la forme, tout colle pour entrer dans cette catégorie. Et ça ressemble beaucoup à Lazarus je trouve. Aussi bien sur la forme que sur le fond.

Ce premier épisode raconte l’enfance d’une jeune orpheline très douée et récupérée par une organisation secrète qui veut profiter de ces talents pour rendre la justice. Mais la fille cherche surtout à retrouver un sale type coupable d’avoir violé des enfants.

Mise en bouche plutôt réussie, ce premier tome pioche ici ou là des trucs déjà vus mais l’assemblage promet. Il manque tout de même un peu d’originalité pour sortir du lot. La suite devra passer à la vitesse supérieure pour définitivement accrocher mon attention.

amber blake tome 1 planche

un album dessiné par Jackson « Butch » Guice, scénarisé par Jade Lagardère, couleurs de Dan Brown, aux éditions Glénat (collection Grafica).

L’Art du Crime – Tome 5

Le rêve de Curtis Lowell
l'art du crime tome 5 couverture
Hollywood, 1939. Art et Franck Blumenfeld tournent les derniers plans de leur prochain film. Lors d’une pause, ils tombent dans le journal sur un nom qui les glace d’effroi : celui de Curtis Lowell, auteur d’une bande dessinée publiée en strip. Un an auparavant, les frères Blumenfeld ont en effet engagé Lowell comme dessinateur de plateau pour un film inédit qui aurait dû faire leur fortune. Il s’agissait du premier western entièrement tourné en décors naturels, au cœur de la Monument Valley, avec des cascades jamais vues et de véritables indiens comme figurants… Malheureusement le tournage a été stoppé brutalement suite à un drame sanglant : sur un accès de folie, Curtis Lowell a assassiné l’un des indiens du plateau puis agressé Franck avant de prendre la fuite. Du moins, selon la version officielle…

Cette série-concept est écrite à deux mains par Olivier Berlion – à qui l’on doit déjà pas mal de trucs chouettes (comme Tony CorsoHistoires d’en ville ou plus récemment Le Juge, la République assassinée) et Marc Omeyer qui développe aussi plusieurs projets BD et cinéma.

Chacun des 9 one shot de la série devra mettre en scène un crime en lien avec un des 9 arts majeurs et sera dessiné par un artiste différent.

Cette fois-ci, c’est de cinéma qu’il s’agit et de cinéma hollywoodien siouplait. Les fans de western et de grands espaces seront comblés. Même si le film exceptionnel que l’on est en train de tourner va vite virer au cauchemar à la suite d’un « regrettable accident ». Preuve que la pression et l’ambition peuvent mener un honnête producteur à se transformer en meurtrier.

Belle maquette, belle couverture, dessin magnifique et couleurs au top. Ce cinquième opus a toutes les qualités pour convaincre.

l'art du crime tome 5 planche

un album réalisé par Olivier Berlion & Marc Omeyer (scénario), Karl T. (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5

Les miroirs du crime – tome 1

Les tueurs de Pigalle
les miroirs du crime tome 1 couverture
Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

Prévu en 2 tomes, les miroirs du crime est un hommage aux polars français des années 60-70 où les truands avaient les faveurs du public. Ce n’est donc pas un hasard si l’on croise dans le cabaret de Guy un certain Jean-Pierre Melville 😉

Rien de bien original dans ce récit de malfrats parisiens qui se tirent la bourre pour savoir qui a la plus grosse si ce n’est la présence d’un clodo qui semble bien armé pour se défendre. Le tome 2 nous révélera sans aucun doute son vrai visage.

Un mot rapide sur la belle couverture et les planches joliment colorisées qui donnent facilement envie de lire cet album.

Après PornHollywood, Noël Simsolo et Dominique Hé poursuivent donc leur collaboration.

les miroirs du crime tome 1 planche

un album scénarisé par Noël Simsolo, dessiné et colorisé par Dominique Hé, éditions Glénat. Collection Graphica.

2 sur 5

44 après Ronny

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44 après Ronny, couverture
Victime d’un accident vasculaire cérébral, le vieux Louis ne peut plus rester chez lui avec son épouse. Alors avant qu’il ne parte en maison de repos, sa famille entière a décidé de lui offrir une dernière journée absolument inoubliable. Mais comme tous les invités sont préoccupés par leurs propres petits problèmes, rien ne va se dérouler comme prévu… Il y a d’abord les petits-enfants qui rejettent les frustrations de leurs propres échecs sur les autres, pendant que la mère fait tout pour sauver les apparences. Et puis le frère de Louis, qui fait ressurgir un vieux traumatisme familial que tout le monde voulait oublier. Sans parler du voisin un peu buté qui, par excès d’enthousiasme, provoque une série de catastrophes… Bref, ce sera effectivement une journée mémorable pour tout le monde. Sauf pour Louis.

Envie d’un roman graphique amusant, d’une chronique familiale douce amère ? Envie de retrouver au gré des quelques 128 pages des points communs avec votre propre vie ?

Pour le savoir rien de tel que de bouquiner cette comédie proposée par Michaël Olbrechts qui s’amuse à organiser une gentille fiesta familiale à l’occasion de l’enterrement du départ pour la maison de retraite du vieux Louis qui n’a rien demandé à personne. Ca part d’une bonne intention mais franchement fallait-il les inviter ?

Moi j’ai beaucoup aimé, le ton est juste, le dessin agréable et la nostalgie de certaines retrouvailles fait le reste. Même quand on s’en engueule on aime bien se retrouver de temps en temps non ?

Un album à découvrir pour pourquoi pas s’interroger sur nos propres rapports avec nos proches.

44 après Ronny, planche

un album de Michaël Olbrechts. Edition Glénat (collection 1000Feuilles).

Sortie de route

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sortie de route

Un homme et sa femme discutent vacances dans la voiture jusqu’à ce qu’elle boive un coup de grenadine qui la fait redevenir la petite fille qu’elle était à 10 ans…

Un petit road movie franchouillard bien sympathique mais dont on se demande quel est son véritable but. Je le trouve un peu léger car on attend presque qu’il se passe autre chose tout au long du récit. J’aime bien Tronchet et j’ai plaisir à feuilleter ses planches faites d’un trait naïf joliment coloré mais le propos me parait bien mince pour me donner envie de le relire un jour…

sortie de route planche

un album signé Didier Tronchet aux éditions Glénat.

Game Over – tome 15

Very bad trip

game over tome 15 couverture

Je pourrai faire un copier-coller de mes chroniques précédentes tant les épisodes s’enchaînent et se ressemblent.

Donc pour faire court, je dirai qu’en général, un album de Game Over est :

  • drôle
  • bien dessiné d’un trait vif parfait
  • très imaginatif
  • vite lu
  • divertissant

Voila.

game over tome 15 planche

3 sur 5

Rio – tome 2

Les Yeux de la Favela

Rio tome 2 couverture

10 ans ont passé depuis la mort d’Alma. Certains gosses des rues sont devenus de vrais caïds, d’autres ont eu la chance d’avoir trouvé une famille d’accueil.

C’est le cas de Rubeus et Nina qui ont été accueillis par Carolyn et John White, un couple de riches américains. Autant la jeune fille s’est pleinement accommodée de cette nouvelle vie confortable, autant le jeune garçon n’a pas oublié d’où il vient. Alors les conflits avec son père adoptif sont fréquents. Lui qui, sous des allures de bienfaiteur sous le couvert d’une ONG, pourrait bien être un vrai salopard d’ailleurs. L’avenir nous le dira. Pour l’heure, le père continue son business bien incompatible avec les velléités de justice du fils.

Mais l’enlèvement de Nina par le gang de Mozar va mettre la famille et la police dans tous ses états. A moins que ça ne soit un plan tordu des autorités visant à faire le ménage dans les favelas de Rio…

Toujours aussi cash le propos ! Louise Garcia ne met pas de gants pour raconter des scènes très violentes où les morts sont nombreux. Et Corentin Rouge les met en scène efficacement d’un trait sûr et vif. Entre Bouboule (Minautoro), Joey Star (Mozar si si il lui ressemble je trouve, voir la planche ci-dessous) et les flics, on ne se fait pas de cadeaux. Bref, ça bastonne sévère dans les ruelles crasseuses.

Mais pas qu’ici. A Rio, la violence est partout et quand une bande pillards débarque sur la plage où bronzent les bourgeois, les arrestations sont plutôt musclées.

Loin des clichés de carte postale, venez vous aussi vous balader à Rio, vous verrez on ne s’ennuie pas une seconde.

Rio tome 2 planche

un album signé Louise Garcia et Corentin Rouge. Editions Glénat.

4 sur 5

Blood Red Lake

one shot de la collection Flesh & Bones
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Danny et Nathan sont aux anges. Ils sont en route pour la méga-fête de l’année et, cerise sur le gâteau, ils vont parcourir 1300 kilomètres en compagnie de la plus jolie fille du lycée et de sa copine. Une vraie aubaine pour les deux ados les plus ringards du lycée ! Sauf que d’horribles parasites vont s’inviter au voyage et venir gâcher la fête. Les réjouissances ne vont pas tarder à se transformer en massacre…

Les amateurs de Hack ‘n Slash vont adorer. Les amateurs de belles pépées aussi. Après Bikini Atoll il y a quelques mois, Christophe Bec remet le couvert pour un second livre dans la même veine et avec là aussi un joli pétard en couverture ^^

Ca a le mérite d’être clair, on y trouve ce qu’on est venu y chercher à savoir un road trip teen movie (gasp!) très gore où entre deux joyeux massacres, de jolies jeunes filles court vêtues rivalisent de poses suggestives face à de jeunes garçons dont la tension hormonale est au maximum.

Ca décoiffe et ça détend. A lire sans se prendre la tête entre deux arrêts de bus.

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un album signé Christophe Bec (scénario) et Renato Arlem (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5

Voyage au pays de la peur

one shot de la collection Flesh & Bones
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Chaque année, H. P. Lovecraft et d’autres collaborateurs réguliers à la revue Weird Tales se retrouvent pour se raconter des histoires terrifiantes. Invité à l’une de ces réunions, un certain Grogan Masson leur évoque l’histoire du Sphinx des Neiges. Parti à la découverte du Pôle Sud, ce navire avait été le théâtre d’événements étranges… Avaries, disparitions, mutinerie, épidémies, hystéries collectives, le voyage n’avait pas tardé à se transformer en véritable cauchemar. De tout l’équipage, Masson est le seul survivant…

Pas mal cette collection Flesh & Bones chez Glénat Comics !

On y trouve exactement ce qu’on est venu y chercher. A savoir du fantastique, de l’horreur, du mystère, un peu de sexe (si si) et une bonne dose d’action. D’un format pratique, facile à lire et dans un emballage simple sans fioritures.

On embarque ici à bord d’un paquebot à destination du pôle sud pour une croisière scientifique à haut risque. Et un peu comme dans Alien, l’atmosphère va rapidement s’épaissir jusqu’à devenir étouffante, le final promet d’ailleurs une belle surprise.

Dessin minimaliste mais suffisant, histoire bien menée, les amateurs y trouveront leur compte.

 

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un album de Rodolphe (scénario) et Jean-Jacques Dzialowski aux éditions Glénat.

2 sur 5

Tiago Solan – tome 1

Rançon d’état
Tiago Solan
Des vallées afghanes au Sahel, les prises d’otages enrichissent chefs de guerre et émirs djihadistes. Tiago Solan, tireur d’élite vétéran, est engagé comme mercenaire par la séduisante et impétueuse Ophelia Conti. Cette jeune et fortunée veuve italienne lui confie une mission audacieuse et périlleuse : s’emparer d’une rançon de plusieurs millions d’euros destinée à de dangereux terroristes, au cœur du désert libyen. Son véritable but : se venger des meurtriers de son mari… En la mémoire d’un époux, au nom d’un frère d’armes, Ophelia et Tiago ont chacun leurs raisons de faire payer les bénéficiaires de ce business juteux et sanglant.

Il faudra sans doute attendre le tome 2 pour entrer dans le cœur de l’intrigue principale. Ce premier tome d’introduction présente essentiellement le contexte et les principaux personnages.

Après une première couverture accrocheuse, place aux décors arides du désert arabe. Le dessin de l’italien Fabio Pezzi, réaliste et précis, est très bon bien qu’au cours des premières planches, il soit quelquefois difficile de facilement distinguer les personnages masculins. Ca va mieux ensuite lorsque Tiago et Ophelia se rencontrent.

Si bon nombre de médias nous parlent au quotidien des conflits dans le monde, rares sont les images en immersion. Le premier tome de Tiago Solan nous en offre l’opportunité tout en expliquant clairement le contexte géo-politique.

Tiago Solan

un album signé Nathalie Sergeef (scénario), Fabio Pezzi (dessin) et Céline Labriet (colo) aux éditions Glénat.

2 sur 5