Le Troisième testament, Julius – tome 5

Livre 5
Le troisième testament, Julius tome 5 couverture
Ivre de sa soif de vengeance, Sayn a désormais pris la tête des homme-corbeaux, ces guerriers immortels et sans pitié. Puisqu’il n’a pas pu accéder au royaume du Ciel, il deviendra le seigneur de la Terre. Sa prochaine étape est le temple de Jérusalem, cité assiégée où Juifs et Romains semblent se faire la guerre depuis toujours. Mais face à ce nouvel adversaire, ils vont devoir unir leurs forces. Julius le prophète, le Romain converti, est sans doute le seul capable de les convaincre. Mais en aura-t-il le temps ? Car déjà, le ciel s’assombrit au pas des légions noires…

« Conclusion d’une série magistrale ». Oui j’ai lu ça et entre nous je crois que c’est pas faux. J’ai relu l’été dernier les 4 premiers tomes et franchement c’est du beau boulot. Et ce n’est pas cet ultime tome qui me fera changer d’avis. C’est super prenant !

Alors oui, le côté ésotérique, je suis moyennement emballé d’habitude, je trouve que ça permet de faire passer un peu tout et n’importe quoi. Mais là on est dans l’Histoire, avec un grand H, dans un contexte où la religion dirige le monde alors oui l’ésotérisme ne me choque pas. Le souffle épique est bien présent. Le fantastique peut s’immiscer sans problèmes. L’important étant que le résultat soit cohérent et sublime.

Et puis quelle magnifique aventure ! Le destin de Julius, le général romain qui passe de boucher sanguinaire à ermite reclus et qui finit par se prendre pour l’Elu ! Oui c’est magnifiquement raconté. On y croit.

Et puis quelles scènes d’action, quelles magnifiques planches !

Oui franchement, c’est de la balle !.. Moi j’adore. Lisez mes biens chers frères et sœurs, vous allez aimer.

Amen.

Le troisième testament, Julius tome 5 planche

un dernier album signé Thimothée Montaigne (dessin), ALex Alice (scénario) et François Lapierre (colo) aux éditions Glénat.

coup de coeur

Bouncer – tome 11

L’échine du Dragon
Bouncer tome 11 couverture
Le Bouncer et ses compagnons suivent la piste sanglante des assassins de Gretel. Prochaine étape : le canyon du fou, dont on prétend que personne ne peut le traverser sans perdre la raison, avant d’arriver dans le désert aride de Sonora et son trésor enfoui au pied de l’échine du dragon, ce cratère de météorite dont les crêtes évoquent la forme d’un dragon qui se mord la queue. C’est ici, dans ce lieu aux allures de fin du monde, que le Bouncer va devoir lutter pour sauver la petite Panchita des griffes de ses ravisseurs. Sans compter les autres épreuves qui se mettront sur sa route…

A peine quelques mois se sont écoulés que le Bouncer revient finir un diptyque tout feu tout flamme entamé au tome 10 !

François Boucq nous gâte, lui qui est désormais seul aux manettes d’une des meilleures BD du genre western. Franchement il s’en sort comme un chef !

Toujours aussi adroit et précis au dessin, il peut se vanter de pouvoir se passer de son acolyte Jodo pour construire un scénario classique et solide.  Il a gardé un des atouts majeurs de Bouncer : ses personnages hauts en couleurs. Il n’y a qu’à voir la trogne des types et de certaines de ses dames. L’énorme duchesse prend de la place dans le décor. Il n’y a qu’ici que l’on peut voir ça !

Les 80 pages de ce tome 11 défilent dans une course poursuite haletante au milieu de paysages grandioses.Bouncer tome 11 planche

un tome 11 réalisé par François Boucq himself chez Glénat.

Bouncer – tome 10

L’or maudit
Bouncer tome 10 couverture
Le Bouncer pensait couler des jours paisibles après s’être débarrassé de l’infâme Ugly John dans son pénitencier de Deep End. Mais il devrait savoir que la loi de l’Ouest est toujours impitoyable… À Barro City, l’horloger a été agressé et sa fille, Gretel, atrocement mutilée. Comment un type sans histoires et une petite si innocente ont-ils pu subir de telles atrocités ? En pourchassant les assassins, le manchot découvre que leur piste rejoint celle d’un trésor maudit au cœur du désert de Sonora au Mexique. Un lieu aride sur lequel courent de sombres légendes, si terrible que même les Indiens n’osent s’y aventurer. Bouncer pensait avoir déjà connu l’enfer. Mais il découvre que ce dernier a de multiples visages.

Le Bouncer de retour à Barro City tombe en plein drame. Gretel, la fille de l’horloger vient d’être sauvagement agressée et même scalpée. Son père gravement blessé. Mais il y a méprise, c’est en fait Panchita qui était visée et les agresseurs l’ont finalement enlevée.

Le  Bouncer et Yin-li comprennent qu’ils en veulent au tatouage de la petite qui révèle le plan d’accès au trésor caché au cœur du désert mexicain de Sonora. Avec Job, il se jette à la poursuite des kidnappeurs. Bientôt rejoints par une troupe de soldats autrichiens qui veulent eux aussi récupérer l’or volé.

Jodo parti, c’est François Boucq himself qui réalise seul scénario et dessin de ce 10ème opus très agréable à lire. J’ai récemment relu tous les tomes précédents (avec un plaisir certain) et je trouve que ce nouvel album relance parfaitement la série. Et sans Jodo, je préfère, c’est moins glauque, F. Boucq étant plus mesuré que son comparse.

Le dessin est toujours impeccable, l’histoire classique mais très bien construite, ne boudons pas notre plaisir de retrouver ce classique du 9è art.

D’autant que la suite est annoncée très rapidement (annoncé le 7 mars !), preuve que l’auteur ne chôme pas, lui qui vient également de sortir la suite du Janitor que je vais lire de ce pas…

Bouncer tome 10 planche

Editions Glénat. Scénario et dessin signés François Boucq.

4 sur 5

Le syndrome de Stendhal

one shot

le syndrome de Stendhal couverture

C’est une excellente surprise en ce qui me concerne car vu le thème abordé, je craignais de tomber sur un truc intello hors de portée.

Alors c’est vrai que les dialogues sont parfois « techniques » mais en cotoyant des professionnels de l’art, il en faut un minimum pour apporter de la crédibilité. Mais ce n’est pas pompeux, c’est juste de l’habillage.

Et puis il y a le personnage central. Atypique. Sympa. Sans doute prédestiné à subir ce fameux syndrome de Stendhal. Pour expliquer rapidement et sans l’aide de Wikipédia, l’ouvrage l’amène et l’explique très bien, c’est quand quelqu’un se retrouve subjugué par une oeuvre d’art. Les symptômes se caractérisent par des accélérations cardiaques, des vertiges voire des hallucinations. Le délire !

Frédéric Delachaise a beau être Duc et s’apprêter à épouser une belle jeune femme issue de bonne famille, il est quand même au chômage et en proie à de grosses difficultés financières. Pole Emploi l’envoie donc sur un poste de gardien de musée au Centre Pompidou de Paris.

Lunaire, rêveur et peu motivé, le jeune homme va peu à peu prendre conscience de la beauté des oeuvres sur lesquelles il doit veiller. Jusqu’au choc total !

Très originale, cette BD est aussi très drôle notamment dans le décalage qu’il existe entre Frédéric et le monde qui l’entoure. Et il y a son chef, Lefian, un ancien militaire devenu responsable de la sécurité. Entre eux, ça ne peut pas coller. Il n’empêche, Fred va malgré tout se faire adopter par son nouvel entourage jusqu’à susciter l’intérêt du conservateur.

Ce qui est sympa aussi, c’est la façon d’illustrer les périodes de délires de Fred qui se démultiplie dans les cases apportant une belle rythmique au récit. C’est vivant, léger, inattendu et très bien réalisé. Les scènes où les tableaux ou autres statues prennent vie impressionnent pas leur réalisme.

En même temps qu’un hommage à l’art, ce one shot est une très belle découverte !

le syndrome de Stendhal planche

un album édité par Glénat (collection 1001 Feuilles), Aurélie Herrou (scénario), Sagar (dessin).

Tiago Solan – tome 2/2

Bouzkachi
Tiago Solan tome 2 couverture
Des vallées afghanes au Sahel, les prises d’otages enrichissent chefs de guerre et émirs djihadistes. Tiago Solan, tireur d’élite vétéran, est engagé comme mercenaire par la séduisante et impétueuse Ophelia Conti. Cette jeune et fortunée veuve italienne lui confie une mission audacieuse et périlleuse : s’emparer d’une rançon de plusieurs millions d’euros destinée à de dangereux terroristes, au cœur du désert libyen. Son véritable but : se venger des meurtriers de son mari… En la mémoire d’un époux, au nom d’un frère d’armes, Ophelia et Tiago ont chacun leurs raisons de faire payer les bénéficiaires de ce business juteux et sanglant.

Suite et fin des aventures de Tiago Solan, le mercenaire qui s’associe à une veuve rancunière pour faire tomber une filière nauséabonde de tractations terroristes sur fond de vengeance.

Au milieu du désert libyen, la préparation d’une opération paramilitaire qui vise à faire capoter une remise d’otages contre une mallette pleine de billets se met en oeuvre.

Ce second tome passe à l’action sitôt les préparatifs détaillés pour un affrontement qui tient ses promesses sur le plan graphique. Explosions, échanges de coups de feu et corps à corps sont de la partie.

Le scénario semble avoir fait le plein d’une solide documentation pour nous offrir un diptyque fourni mais qui s’achève finalement un peu vite.

Un second serait-il dans les tuyaux ?

Tiago Solan tome 2 planche

un album édité par Glénat, Nathalie Sergeef (scénario), Fabio Pezzi (dessin), Céline Labriet (colo).

Les miroirs du crime, tome 2/2

Carnage blues

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

 

les miroirs du crime tome 2 couverture

Pour le moment je jette l’éponge. Je n’ai rien compris. Ou trop peu.

Sur la forme, c’est chouette, le dessin est propre, la ligne est claire, on est bien dans l’ambiance du vieux polar français. Sur le fond, j’aime bien l’idée du diptyque rendant hommage au genre. Mais il y a beaucoup de personnages, peut-être trop. Ou alors j’ai trop de mal à les différencier pour bien suivre. Je ne sais pas, je suis largué.

Bref, il va me falloir une relecture complète des 2 tomes pour me faire un avis définitif. Sorry…

les miroirs du crime tome 2 planche

un album signé Noël Simsolo (scénario) et Dominique Hé (dessin et colo). Editions Glénat.

Les Seigneurs de la Terre – tome 3

Graines d’espoir
les seigneurs de la terre tome 3 couverture
Dégoûté de son expérience agricole, Florian a tout quitté, femme, fille et ferme, pour partir en Inde sur les traces de sa mère. De leur côté, Anne et la petite Lou tentent de se reconstruire après cet abandon… Sur place, Florian découvre que, bien que la culture indienne prône l’harmonie avec la nature, le « sous-continent » n’est pas épargné par les méfaits de l’agriculture intensive, notamment les OGM. En enquêtant sur sa mère, il apprend surtout que, animée du même feu humaniste que lui, elle s’était impliquée dans la défense locale de l’environnement. « Les chiens ne font pas des chats », dit-on. Et c’est peut-être en partant de l’autre côté du monde que Florian retrouvera la vocation…

On s’égare un tout petit peu dans ce 3ème tome où Florian quitte tout et surtout ses illusions d’agriculteur responsable pour partir à la recherche de sa mère en Inde.

On le retrouve la gueule de bois dans une chambre d’hôtel où son pote lui propose de sortir faire la bringue une énième fois.

Bon.

Heureusement, derrière les errances de son personnage principal, on en apprend de bien bonnes ! Les multinationales de l’agro-alimentaire s’en mettent plein les poches en brevetant ni vu ni connu des graines utilisées depuis des millénaires par les paysans indiens. Ces derniers devant s’acquitter d’une taxe pour pouvoir les planter et les exploiter.

En terme d’exploitation, c’est fort de café ! Sans parler des OGM qui polluent les autres cultures partout où ils sont semés.

Mais c’est plutôt face aux jolis yeux des charmantes dames rencontrées que Florian va sortir de sa torpeur pour défendre les droits des opprimés. Il rencontrera à cette occasion une figure du combat en la personne de Vandana Shiva. Et accessoirement une autre dame plus proche de lui.

Graphisme soigné, romance et documentaire rythment cet épisode qui prolonge sur sa belle lancée cette série pleine de surprises et dans l’air du temps.

Ou comment s’informer sur des sujets graves et d’actualité en se divertissant.

les seigneurs de la terre tome 3 planche

un album de Fabien Rodhain (scénario), Luca Malisan (dessin) et Francescutto Paolo (couleurs). Editions Glénat.

Titeuf – tome 15

A fond le slip !

On ne présente plus Titeuf et Zep dont les albums remplissent depuis 25 ans les rayons de biblio des petits et des grands.

C’est mon fils ainé qui m’a demandé de l’acheter cette fois. Ça tombait bien j’avais moi aussi très envie de le lire 🙂

Après l’avoir imaginé en ado dans une histoire complète dans le tome 14 (Bienvenue en adolescence), Zep revient aux fondamentaux avec les bons vieux gags en une planche. J’avoue que je préfère ce format plus efficace en terme de punchline. Et si l’exercice est difficile, Zep s’en sort comme d’habitude très bien.

Son trait rondouillard est toujours aussi vif et précis, les dialogues fusent et on retrouve avec bonheur notre Titeuf comme on l’aime. En gamin alerte qui même s’il ne comprend pas tout, s’intéresse à tout ce qui l’entoure.

Il est nul en classe mais au moins il s’interroge !

Une manière bien agréable de passer en revue l’actualité en se marrant.

un album tome signé Zep aux éditions Glénat.

Amber Blake – tome 1

La Fille de Merton Castle
amber blake tome 1 couverture
Abandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

A part la scénariste européenne, les auteurs sont américains et on pourrait facilement classer Amber Blake dans les comics. Le ton, la forme, tout colle pour entrer dans cette catégorie. Et ça ressemble beaucoup à Lazarus je trouve. Aussi bien sur la forme que sur le fond.

Ce premier épisode raconte l’enfance d’une jeune orpheline très douée et récupérée par une organisation secrète qui veut profiter de ces talents pour rendre la justice. Mais la fille cherche surtout à retrouver un sale type coupable d’avoir violé des enfants.

Mise en bouche plutôt réussie, ce premier tome pioche ici ou là des trucs déjà vus mais l’assemblage promet. Il manque tout de même un peu d’originalité pour sortir du lot. La suite devra passer à la vitesse supérieure pour définitivement accrocher mon attention.

amber blake tome 1 planche

un album dessiné par Jackson « Butch » Guice, scénarisé par Jade Lagardère, couleurs de Dan Brown, aux éditions Glénat (collection Grafica).

L’Art du Crime – Tome 5

Le rêve de Curtis Lowell
l'art du crime tome 5 couverture
Hollywood, 1939. Art et Franck Blumenfeld tournent les derniers plans de leur prochain film. Lors d’une pause, ils tombent dans le journal sur un nom qui les glace d’effroi : celui de Curtis Lowell, auteur d’une bande dessinée publiée en strip. Un an auparavant, les frères Blumenfeld ont en effet engagé Lowell comme dessinateur de plateau pour un film inédit qui aurait dû faire leur fortune. Il s’agissait du premier western entièrement tourné en décors naturels, au cœur de la Monument Valley, avec des cascades jamais vues et de véritables indiens comme figurants… Malheureusement le tournage a été stoppé brutalement suite à un drame sanglant : sur un accès de folie, Curtis Lowell a assassiné l’un des indiens du plateau puis agressé Franck avant de prendre la fuite. Du moins, selon la version officielle…

Cette série-concept est écrite à deux mains par Olivier Berlion – à qui l’on doit déjà pas mal de trucs chouettes (comme Tony CorsoHistoires d’en ville ou plus récemment Le Juge, la République assassinée) et Marc Omeyer qui développe aussi plusieurs projets BD et cinéma.

Chacun des 9 one shot de la série devra mettre en scène un crime en lien avec un des 9 arts majeurs et sera dessiné par un artiste différent.

Cette fois-ci, c’est de cinéma qu’il s’agit et de cinéma hollywoodien siouplait. Les fans de western et de grands espaces seront comblés. Même si le film exceptionnel que l’on est en train de tourner va vite virer au cauchemar à la suite d’un « regrettable accident ». Preuve que la pression et l’ambition peuvent mener un honnête producteur à se transformer en meurtrier.

Belle maquette, belle couverture, dessin magnifique et couleurs au top. Ce cinquième opus a toutes les qualités pour convaincre.

l'art du crime tome 5 planche

un album réalisé par Olivier Berlion & Marc Omeyer (scénario), Karl T. (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5