Bouncer – tome 11

L’échine du Dragon
Bouncer tome 11 couverture
Le Bouncer et ses compagnons suivent la piste sanglante des assassins de Gretel. Prochaine étape : le canyon du fou, dont on prétend que personne ne peut le traverser sans perdre la raison, avant d’arriver dans le désert aride de Sonora et son trésor enfoui au pied de l’échine du dragon, ce cratère de météorite dont les crêtes évoquent la forme d’un dragon qui se mord la queue. C’est ici, dans ce lieu aux allures de fin du monde, que le Bouncer va devoir lutter pour sauver la petite Panchita des griffes de ses ravisseurs. Sans compter les autres épreuves qui se mettront sur sa route…

A peine quelques mois se sont écoulés que le Bouncer revient finir un diptyque tout feu tout flamme entamé au tome 10 !

François Boucq nous gâte, lui qui est désormais seul aux manettes d’une des meilleures BD du genre western. Franchement il s’en sort comme un chef !

Toujours aussi adroit et précis au dessin, il peut se vanter de pouvoir se passer de son acolyte Jodo pour construire un scénario classique et solide.  Il a gardé un des atouts majeurs de Bouncer : ses personnages hauts en couleurs. Il n’y a qu’à voir la trogne des types et de certaines de ses dames. L’énorme duchesse prend de la place dans le décor. Il n’y a qu’ici que l’on peut voir ça !

Les 80 pages de ce tome 11 défilent dans une course poursuite haletante au milieu de paysages grandioses.Bouncer tome 11 planche

un tome 11 réalisé par François Boucq himself chez Glénat.

Bouncer – tome 10

L’or maudit
Bouncer tome 10 couverture
Le Bouncer pensait couler des jours paisibles après s’être débarrassé de l’infâme Ugly John dans son pénitencier de Deep End. Mais il devrait savoir que la loi de l’Ouest est toujours impitoyable… À Barro City, l’horloger a été agressé et sa fille, Gretel, atrocement mutilée. Comment un type sans histoires et une petite si innocente ont-ils pu subir de telles atrocités ? En pourchassant les assassins, le manchot découvre que leur piste rejoint celle d’un trésor maudit au cœur du désert de Sonora au Mexique. Un lieu aride sur lequel courent de sombres légendes, si terrible que même les Indiens n’osent s’y aventurer. Bouncer pensait avoir déjà connu l’enfer. Mais il découvre que ce dernier a de multiples visages.

Le Bouncer de retour à Barro City tombe en plein drame. Gretel, la fille de l’horloger vient d’être sauvagement agressée et même scalpée. Son père gravement blessé. Mais il y a méprise, c’est en fait Panchita qui était visée et les agresseurs l’ont finalement enlevée.

Le  Bouncer et Yin-li comprennent qu’ils en veulent au tatouage de la petite qui révèle le plan d’accès au trésor caché au cœur du désert mexicain de Sonora. Avec Job, il se jette à la poursuite des kidnappeurs. Bientôt rejoints par une troupe de soldats autrichiens qui veulent eux aussi récupérer l’or volé.

Jodo parti, c’est François Boucq himself qui réalise seul scénario et dessin de ce 10ème opus très agréable à lire. J’ai récemment relu tous les tomes précédents (avec un plaisir certain) et je trouve que ce nouvel album relance parfaitement la série. Et sans Jodo, je préfère, c’est moins glauque, F. Boucq étant plus mesuré que son comparse.

Le dessin est toujours impeccable, l’histoire classique mais très bien construite, ne boudons pas notre plaisir de retrouver ce classique du 9è art.

D’autant que la suite est annoncée très rapidement (annoncé le 7 mars !), preuve que l’auteur ne chôme pas, lui qui vient également de sortir la suite du Janitor que je vais lire de ce pas…

Bouncer tome 10 planche

Editions Glénat. Scénario et dessin signés François Boucq.

4 sur 5

Relectures de l’été 2017

petit article écrit en aout 2017 mais j'avais oublié de le poster...

Comme tous les étés, les sorties BD sont rares et c’est le bon moment pour faire du tri dans ses étagères. On ressort les trucs qu’on a pas lu depuis un moment.

Cet été 2017 est l’occasion pour moi de vider toute ma biblio pour ne garder que les séries et albums que je vais relire. Le reste va aller attendre sagement au grenier bien au chaud dans les cartons du déménagement. Et au fur et à mesure, je ferai les rotations qui vont bien. Plus facile à dire qu’à faire car les nouveautés de la rentrée commencent à débarquer.

diptyque 22

excellent polar dans le vif du sujet, dommage qu’il n’y ait pas de suite, le cliffhanger est redoutable. Histoires croisées, plongée dans le quotidien pas toujours glorieux des Bleus et de la BRB. Il y a largement la matière pour en écrire d’autres. Ce genre de récit me passionne.

Amour, passion et CX diesel

un monument de la BD d’humour dans le style absurde et une époque rétro ahhh les seventies … des pointures du 9ème art à la baguette de 3 tomes délicieux ! Un incontournable pour se gondoler !

Bouncer

un classique au scénario quelques fois assez confus (Jodorowsky) mais un dessin redoutable d’efficacité (F. Boucq). Bon premier diptyque avec une histoire sordide (la mère et ses fils), toujours un peu tourné vers le cul (Jodo faut aimer et s’accrocher parfois). Je trouve le second cycle (tomes 3, 4 & 5) moins bon à cause d’un scénario un peu bancal dans ses enchaînements et ses coïncidences. Et on sent bien la patte de Jodo toujours à la limite du graveleux. Le 3ème cycle (tomes 6 & 7) met le Bouncer face à deux jumelles vénéneuses pas piqué des hannetons et un fou-furieux qui se balade une hache plantée en travers de la tronche. Il fallait oser, je trouve ça terrible ! Le dernier cycle en date (tomes 8 & 9) m’a bien plu aussi, le Bouncer têtu comme une mule se met en chasse d’un salopard qu’il compte bien « extraire » d’une prison coupe-gorge pour le faire juger. Y’a deux ou trois scènes incroyables comme le combat avec l’ours ! Dans l’ensemble c’est une bonne série qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Mégabras

pas le meilleur Bouzard, pré-paru dans Fluide à l’époque je n’étais pas fan, ça démarre bien, ça flirte avec le cul tendance pathologique, ça finit moyen. Mouais vaut mieux relire The Autobiography ou PlageMan, c’est bien meilleur.

 

Les chroniques complètes sont lisibles dans les archives.

Et quelques autres mais j’ai la flemme et j’ai d’autres chroniques à finir …