Le Retour

one shot

le retour

Une histoire très librement inspirée de l’oeuvre accomplie par César Manrique sur l’île de Lanzarote.

C’est le premier album en solo de Bruno Duhamel et il choisit pour cette expérience de brosser le portrait d’un homme au caractère bien trempé. Un Artiste mégalo très mal embouché et têtu comme un âne !

Après avoir fait fortune aux Etats-Unis, Cristobal est de retour sur son île natale. Mais il déchante vite en constatant qu’elle est en voie de bétonisation de la part de promoteurs et de locaux résolus à la transformer en destination de vacances idéales. Bien décidé à préserver la beauté naturelle des lieux, Cristobal entreprend de la transformer en oeuvre d’art pour empêcher le carnage annoncé. Ca se termine quelques années plus tard en accident mortel qui pourrait bien être criminel.

Ahhh le trait de B. Duhamel ! Tout de suite identifiable et sympathique.

Je le trouve plus adapté à la comédie qu’au drame, mais la force des expressions et l’énergie qu’il transmet marche aussi bien ici.

L’histoire est intéressante mais j’avoue que sans le dessin magique, je n’y aurai sans doute pas prêté attention.

un album signé Bruno Duhamel. Editions Grand Angle.

Double assassinat dans la rue Morgue

double-assassinat-couverture
Deux femmes sont retrouvées assassinées rue Morgue. Étrange : toutes les issues de leur appartement sont condamnées… de l’intérieur ! Comment les meurtriers ont-ils réussi à s’enfuir ? Qui sont-ils ? Le Chevalier Dupin et son acolyte sont bien décidés à démêler les fils de cette « histoire extraordinaire ».

Akiléos réédite 9 ans après, l’adaptation de la célèbre nouvelle d’Edgar Alan Poe. Sur un scénario maîtrisé de Céka, le graphisme confié à Clod s’avère simple et plaisant pour (re)découvrir ce classique du polar.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’oeuvre originale, c’est un moyen divertissant de suivre l’enquête confiée à un duo à la Sherlock Holmes assez truculent et complémentaire. Le dénouement est surprenant (je n’avais jamais lu Poe pour ma part) mais c’est surtout la force de déduction des enquêteurs qui prévaut ici alors que la police a déjà classé l’affaire.

On admettra que de nos jours la concurrence en terme de polar est rude tant l’offre est variée et replonger dans ce genre d’ouvrage ne s’impose pas de lui-même. Malgré tout l’adaptation est réussie et la réalisation très joliment exécutée.

double-assassinat-planche

un album signé Céka (scénario) et Clod (dessin & couleur), éditions Akiléos

2 sur 5

L’homme qui ne disait jamais non

l'homme qui ne disait jamais non couverture

Dans l’avion qui revient de Quito en approche de l’aéroport de Lyon, Violette l’hôtesse de l’air remarque un homme seul qui semble complètement perdu. Il s’appelle Etienne Rambert et il aurait perdu la mémoire. Il ne souvient de rien, ni qui il est, ni d’où il vient, ni ce qu’il fait là. Décidée à lui venir en aide, Violette le prend en main et mène l’enquête pour tenter de remonter le fil du temps. Quitte à tomber sur de vilaines surprises.

C’est parti pour 144 pages menées tambour battant par la jolie brunette qui est persuadée de tenir là un formidable sujet de thèse pour le concours de Profiler qu’elle s’apprête à passer. L’occasion aussi de se faire plaisir et de satisfaire sa curiosité, et cerise sur le bâteau, l’homme est plutôt mignon. On verra en temps utile. Bref, c’est une aventure pétillante à laquelle nous invite Didier Tronchet, mais aussi une vraie enquête sur la vie d’un amnésique qui a semble-t’il vécu quelques dernières heures très mouvementées.

Les premières heures sont très amusantes avant que l’on découvre quelque chose de plus grave jusqu’à un changement de décor intéressant qui nous emmène visiter la capitale de l’Equateur elle aussi dans un mauvais jour.

Pour embellir et emballer ce très bon road movie à la française, on peut compter sur le dessin dynamique chaudement coloré d’Olivier Balez (J’aurai ta peau Dominique A, Angle mort) qui m’a particulièrement plu. Un travail superbe !

L’homme qui ne disait jamais non se révèle un one shot super sympa à lire !!

l'homme qui ne disait jamais non planche

un one shot scénarisé par Didier Tronchet, dessins & couleur de Olivier Balez, édition Futuropolis

4 sur 5