BD express juillet 2019

Hop hop hop, j’ai dépilé (un peu) ma PAL alors je livre mes impressions comme elles viennent hop hop hop.

Pas la peine de me jeter des cailloux, ce n’est que mon avis …

Rouletabille tome 2
Le parfum de la dame en noir (Soleil)

c’est le 2ème tome des aventures de Rouletabille adapté des romans de Gaston Leroux. J’avais bien aimé le premier mais j’ai survolé celui-ci par manque d’envie, je mélange les persos, me paume dans l’intrigue, j’ai pas réussi à m’y intéresser.

Travis tome 13

Travis #13 Serpent à plumes (Delcourt)

la magie des premiers tomes n’est plus là, Travis a longtemps été ma série phare, une de celle qui m’a fait revenir à la BD mais après avoir annoncé la fin de ses aventures, voila t’il pas qu’il a refait surface pour ce enième cycle qui trouve sa conclusion dans ce 13ème tome. Ca reste sympa mais comme souvent faudrait que je relise les épisodes précédents pour me remettre dans le bain. La flemme, le manque de temps, ça me désole mais c’est comme ça.

Cyberwar tome 1

Cyberwar #2 Day one (Delcourt)

Sorti en Octobre 2018. Oulah !

Le retour de Denys, le dessinateur de District 77 et de l’excellent La grande évasion #4. Cool j’aime beaucoup son dessin et son style. Associé à Daniel Pecqueur, scénariste prolixe, il nous raconte l’attaque virale que subissent les USA. Pas mal. Je vais attendre la sortie du #2 pour voir où ça nous mène tout ça.

le voyage de Marcel Grob

Le voyage de Marcel Grob (Futuropolis)

Philippe Collin et Sébastien Goethals se basent sur l’histoire vraie d’un de ces « malgré nous » pour raconter comment et dans quelles conditions ces jeunes Alsaciens furent incorporés et durent combattre dans la SS.

C’est donc l’histoire de Marcel Grob Alsacien agé de 83 ans qui se retrouve devant un juge qui l’interroge sur sa vie d’incorporé malgré lui dans les rangs allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Un récit poignant, tragique, qui rappelle que la vie est faite de nuances et qu’il ne faudrait jamais avoir d’avis tranché et définitif tant que l’on a pas la version complète de l’histoire. En clair on est loin de Twitter et ses connards twittos et que prendre le temps d’écouter n’est jamais du temps de perdu. D’autres en parlent bien mieux que moi (Ggle est ton ami) mais foncez c’est du bel ouvrage passionnant.

le patient

Le patient (Glénat)

tout le monde parle de l’album précédent de Timothé Le Boucher (Ces jours qui disparaissent) mais comme je ne l’ai pas lu, je ne sais pas en comparaison ce que vaut ce nouvel album.

Une famille entière a été sauvagement assassinée. La fille aînée est retrouvée l’arme à la main, son frère est dans le coma et vient de se réveiller 6 ans après les faits. Anna la psychologue tente de lui faire retrouver la mémoire pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé.

C’est un thriller psychologique assez formidable où effectivement l’auteur livre un énorme boulot graphique et narratif. Je suis très impressionné par son travail et vais garder au chaud ce livre pour le relire quand je l’aurai oublié. Ca vaut le détour.

No war tome 1

No war #1 (Casterman)

Antony Pastor change un peu de registre et quitte le milieu yankee que j’aimais bien dans ses précédents ouvrages. Il s’y sent plutôt à l’aise dans cette chronique locale où des heurts se produisent entre militants, politiques, la police sur fond de tradition mystérieuse et ancestrale. Sur fond de choc des cultures et des générations aussi. Le dessin plus instinctif se prête bien au propos. C’est vivant, contemporain, j’aime beaucoup. Mais alors que le tome 3 s’annonce pour la rentrée, j’ai déjà loupé le 2. Tabernacle, je suis en retard !..

un coeur pur

Un coeur pur (Casterman)

y’a pas si longtemps, je me disais que je relirais bien les bouquins de Peter Bagge (Buddy Bradley) découvert un été fort fort lointain et puis Casterman me propose cette nouveauté signée Liz Suburbia. C’est dans la même veine. Des ados US qui se retrouvent dans des situations un peu chelous, chahutés par les événements et leur hormones. Tout à fait la lecture délirante de cet été. Parfait pour bouquiner au bord de la piscine.

la ZAD

La ZAD (Futuropolis)

Thomas Azuelos et Simon Rochepeau n’auront pas réussi à me plonger dans leur ZAD, celle toute proche de chez moi pourtant. La faute à un propos que j’ai trouvé confus et un dessin qui m’a franchement refroidi. Surtout dans les premières planches, après je m’habitue et ça passe mieux car l’histoire est tout de même intéressante et avoir cette vision de l’intérieur est loin d’être inutile. C’est plus sur la forme que sur le fond que j’ai buté.

une famille en guerre tome 1

Une famille en guerre #1 (Glénat)

les alsaciens sont à l’honneur puisque c’est le second album de cet article qui leur est consacré. Un autre point de vue en BD de ce qu’ont vécu ces hommes et ses femmes tiraillés entre la France et l’Allemagne. Une fiction très intéressante sur une région pas tout à fait comme les autres. Scénarisé par Stéphane Piatzsek (commandant Acchab, grande série sur BDouebe !), dessiné par Espé, l’histoire de la famille Engel donne un éclairage nouveau sur cette putain de 2ème guerre mondiale.

algues vertes

Algues vertes, l’histoire interdite (La revue dessinée / Delcourt)

maintenant que je suis de nouveau breton nantais, c’est vrai que je m’intéresse plus facilement à ce qui se passe dans l’ouest (avant aussi hein, j’ai toujours apprécié les livres en rapport avec les bords de mer) et la lecture de ce docu BD m’a scotché. La journaliste Inès Léraud et le dessinateur Pierre Van Hove livrent une enquête choc sur l’affaire des Algues Vertes en Bretagne. Une tragédie qui démolit l’image bucolique et sympathique qu’on a souvent quand on évoque cette merveilleuse région. En sortant de là, on a surtout l’impression que c’est le royaume de la mafia.

Un bouquin très instructif donc indispensable.

C’est de l’actualité brûlante puisque l’IFREMER vient de publier une alerte : https://wwz.ifremer.fr/Espace-Presse/Communiques-de-presse/Alertes-aux-micro-algues-sur-le-littoral-francais

Open Bar, 1ère tournée

open bar

Je vais faire mon con du lundi soir : « il s’est pas trop cassé le c.. question dessin le Fabcaro sur ce coup-là : copier-coller des cases avec juste le dialogue qui change. Et encore deux-trois absurdités plus c’est gros plus ça passe. Hein depuis le succès de Zaï Zaï chaipluscombien il exploite le filon et il tombe dans la facilité le gars ! »

Et toc !

Bon.

J’admets, j’ai un peu ce sentiment. Cette amertume. Celle du fan de la première heure qui voit la confidentialité d’un de ses auteurs préférés s’envoler. L’impression qu’on lui vole son pote.

Mais comme que je ne suis pas si con (nan nan), j’avoue, en le refeuilletant ce soir je recommence à sourire. Comme d’hab’

Un album qui vient enrichir la collection Pataquès chez Delcourt.

N’empêche. J’aimais mieux ce qu’il faisait avant, quand il se mettait en scène mais peut-être devrais-je aller faire un tour chez mon libraire voir ses derniers albums, j’ai du retard et j’en ai surement loupé un ou deux…

open bar planche

le football

de Bastien Vivès chez Shampooing, éditions Delcourt

le football Bastien Vives

Je vais faire simple : hahahahahahahahaha !

C’est con mais c’est tellement bon. En deux ou trois dessins vite fait sur un coin de table, le gars réussit à  faire marrer n’importe qui, même les non footeux. Nan en fait  je crois que c’est encore plus drôle quand tu es fan (comme moi) de ce sport de débiles ultra populaire ici bas.

Bravo l’artiste, je range ton petit bouquin dans ma collection de BD de chiottes, la meilleure !

Je viens de voir que c’est le 7ème épisode de la collection, bougez pas le temps de choper les 6 autres ^^

Un bébé à livrer

one shot de Benjamin Renner chez Delcourt (collection Shampoing)
un bébé à livrer de Benjamin Renner
un bébé à livrer de Benjamin Renner @DelcourtBD

ça faisait quelques semaines que je n’avais pas mis à jour le blog et pour ma première chronique 2019 rien de tel qu’une comédie animalière. Et on la doit à Benjamin Renner, l’auteur du Grand Méchant Renard sorti en 2015, tiré à plus de 150 000 exemplaires et lauréat de plusieurs prix (Prix des lecteurs du Journal de Mickey, Prix de la BD Fnac et Fauve jeunesse à Angoulême l’année suivante). Un énorme palmarès et accessoirement une des BD les plus drôles que j’ai lu.

En fait ce Bébé à livrer n’est pas une nouveauté puisque paru en 2012, cet épais petit album (bizarre à dire hein?) a été nominé (déjà !) dans la série des Incontournables d’Angoulême. Et Delcourt a la bonne idée de le ressortir maintenant (enfin novembre 2018, j’ai du retard).

Revenons au sujet. Une cigogne un peu conne se pète une aile et atterrit pile poil à côté d’un lapin débile et d’un canard mongol. Et comme il partait en livraison, le duo de choc récupère un bébé qu’il va devoir apporter à ses parents. Heureusement, le cochon un peu moins glandu leur file un coup de main. Direction Avignon. C’est le début d’un road trip mouvementé à travers le pays en compagnie d’une bande de bras cassés qui m’a encore une fois bien fait marrer.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages attachants du petit monde animal de ce spécialiste de l’animation qui a le sens du rythme et de l’humour.

un bébé à livrer de Benjamin Renner
un bébé à livrer de Benjamin Renner @DelcourtBD

Pataquès : l’humour qui prend aux strips

Pataquès - Nouvelle collection humour des éditions DelcourtCet été sont sortis des usines Delcourt les premiers albums de la collection Pataquès dirigée par l’excellent James (présentée ), auteur très apprécié sur BDouebe pour  Amour, Passion et CX Diesel et Dans mon Open Space.

Le concept porte sur je cite : « un humour contemporain, des formes courtes et un esprit d’équipe. »

Je me demande surtout si ce n’est pas l’occasion offert à une bande de potes de se lâcher et de se marrer.

J’ai eu la chance de lire les premiers.

A commencer par Pan ! T’es mort ! de Terreur Graphique et Guillaume Guerse. Un petit bouquin tout carré d’une centaine de pages au format gaufrier reposant sur le principe « d’un mort minimum par gag ». Certains déchirent vraiment, d’autres pas du tout et certains un peu. J’aime bien le côté gore et décalé que je rangerai volontiers à côté de Grotesk  d’Olivier Texier ou de Macadam Valley de Ben Dessy.

On change de registre avec le loufoque, original et très contemporain Team Melluche d’Hervé Bourhis, un autre auteur que j’aime bien aussi (Naguère les étoiles, la main verte ou le Teckel). Scénariste, dessinateur, illustrateur, il sait tout faire et nous offre dans le même format que précédemment une virée chez les hipsters millénials macronistes. Je ne résiste pas à vous citer le pitch de l’éditeur qui vaut son pesant de quinoa : « Dans une ambiance de co-working à la campagne, de jeunes étudiants vont brainstormer en mini-teams de trois pour trouver des concepts novateurs au service de leur champion, Prez Macron. Marie-Tajine, Chislain et Luc-Cinpa, après avoir découvert Mélenchon sur Internet montent une Team Méluche pour synergiser les Insoumis avec les Walkers, une sorte de dusion-acquisition pour uberiser le chavisme. »

Moi non plus je n’ai rien compris et j’ai envie de mettre des baffes à tous ces parisiens cons qui m’énervent mais Hervé parvient à me faire rire avec cet espèce de vide inter sidéral dans lequel vivent certains de nos contemporains.

Après cette bonne mise en bouche, on passe aux choses sérieuses avec Amour, Djihad & RTT de Marc Dubuisson. Curieusement, on abandonne le format carré mais on s’en fout, on est entre potes et on fait ce qu’on veut. C’est celui qui m’a fait le plus marrer, rien que la couv’ est hilarante. Si le dessin minimaliste est parfaitement suffisant, je me demande si James n’a pas « oublié » de mettre son nom à l’affiche tant on sent son influence dans les dialogues, le sens de la répartie et l’ambiance « bureau » qu’il dépeint si bien dans son Open Space. Ce 3ème opus est en tout cas mon préféré pour le moment.

Et ce n’est pas les Aventuriers du Mekong qui va bousculer mon classement. Si Guillaume Guerse et Marc Pichelin nous envoient au Laos dans la version potache d’une aventure de Spirou et Fantasio, le comique de répétition a fini par m’ennuyer malgré quelques bons passages et un graphisme que j’aime bien. L’idée est d’emmener deux bons vieux losers au Laos persuadés qu’ils vont ramener un docu-BD que les éditeurs vont s’arracher.

J’attends les prochains albums de cette belle collection.

Pataquès - Nouvelle collection humour des éditions Delcourt

M.O.R.I.A.R.T.Y

Tome 1/2. Empire Mécanique
Moriarty tome 1 couverture
Dans une fumerie d’opium londonienne, un monstre est abattu par la police de 7 balles dans le corps. Au club Diogène, un enquêteur et son partenaire contrecarrent les plans machiavéliques d’un automate joueur de cartes. Ce soir-là, l’alter ego du monstre sortira indemne de l’hôpital et l’enquêteur sera chargé d’une nouvelle affaire. Ils s’appellent respectivement docteur Jekyll et Sherlock Holmes. La messe est dite…

Signée Nicolas Siner, la couverture est sublime mais ça s’arrête là car à l’intérieur les planches de Stevan Subic ne m’ont pas du tout plû. Je n’aime ni le trait  ni les couleurs sombres ni le lettrage ni les bulles carrées.

C’est une enième histoire de Sherlock Holmes – certes scénarisée par deux pointures du 9ème art – proposée là et perso je n’aime ni le personnage, ni l’époque, ni l’ambiance steampunk.

Je vais être bref, je n’ai pas du tout aimé, c’est un mauvais choix de ma part mais il est fort probable que les fans du détective y trouvent leur compte.

Moriarty tome 1 planche

un album édité par Delcourt.

 

Wonderball – tome 5

L’apiculteur

5 ans, 5 albums, des auteurs prestigieux, depuis le début, chaque tome de Wonderball est attendu avec impatience, ce cinquième et dernier tome conclut l’aventure.

Pour bien faire, il faudrait que je relise les 5 album pour faire une chronique digne de ce nom mais par flemme manque de temps, je me contenterai de me féliciter de ne pas être passer à côté de cette série géniale et je féliciterai les auteurs pour leur travail de pro.

Achetez la série les yeux fermés et lisez la d’une traite, vous allez vous régaler !

Criminal – tome 7

Je croyais la série terminée moi qui ai parcouru pas mal de bouquinistes pour m’offrir les 6 premiers tomes, mais non Brubaker et Philips avaient encore quelques idées à mettre sur papier.

Je n’aime pas les comics en général mais Criminal est l’une des très rares séries qui m’ont plu outre-atlantique. Pas de super-héros en collant, pas de gloriole américaine que je conchie mais seulement du polar bien noir qui se déroule du mauvais côté de la justice.

Construit sur deux récits imbriqués, ce tome 7 s’intéresse de nouveau à la famille Lawless des années 70. En 1976, Teeg Lawless est en prison avec un contrat sur la tête et en 1979, on le retrouve pour un road trip en compagnie de son fils Tracy.

L’occasion de retrouver l’ambiance poisseuse de Criminal ne se refuse pas et je ne me suis pas fait prier  pour replonger. Original, bien construit, bien dessiné, je vous le recommande chaudement.

Notes – tome 11

Il revient à peu près tous les ans avec un nouveau tome de Notes, Boulet le bloggueur le plus célèbre de la planète BD est à l’affiche de ce tome 11 paru au mois de mai.

Sous forme d’historiettes, il disserte au gré des ses pensées sur des thèmes aussi variés que le fonctionnement de notre cerveau, les pénibles séances de dédicaces, ses voyages à l’étranger ou dans la rue, les problèmes de tous les jours et les contes de fées.

Bref tout ce qui lui passe par la tête nous donne l’occasion de réfléchir, apprendre, se souvenir, philosopher, se moquer (un peu) et surtout de se marrer !

Intelligent, fin observateur, soucieux des détails, curieux, doté d’une imagination fertile, d’un solide esprit d’auto-dérision et d’un humour mordant, Boulet est le témoin de notre époque qu’il parcourt plein de curiosité

comme d’hab, un nouvel opus sympatoche !

Le guide du mauvais père – tome 4

c’est dommage qu’il ne  voyage plus Guy Delisle, j’aimais beaucoup ces trop rares BD issus de ses différents périples. Que ce soit en Israël (Chroniques de Jérusalem), en Birmanie (Chroniques birmanes) , Shenzen ou Pyongyang, ces chroniques me manquent un peu.

Alors en attendant une destination plus exotique, l’aventure est au coin de la rue comme on dit ou plutôt à la maison. Et il s’intéresse donc à sa jeune progéniture. Ses enfants quoi.

C’est drôle, tendre, bien vu et chaque père retrouvera dans ces saynètes la vraie vie, celle de tous les jours, celle que finalement on aime quand on a la chance d’être heureux en famille.