Soleil Froid – Tome 2

L.N.
soleil froid tome 2 couverture
Voici la suite de l’intrigue, où Jan, un des seuls rescapés après la mutation du virus de la grippe aviaire, parvient à rejoindre une communauté à Lyon, dix ans après l’épidémie. Mais, alors qu’il croira pouvoir y trouver une sorte de salut, il se sentira finalement encore plus seul et perdu, et devra échapper à d’étranges et redoutables hommes armés qui en veulent à sa vie…

Un 2ème tome qui enfonce le clou ! J’avais beaucoup aimé le premier, cette suite confirme ma première bonne impression.

Un dessin chouette, une trame assez simple, un thème que j’aime dans une ambiance de fin du monde à la Mad Max. Jean-Pierre Pécau fait avancer son intrigue avec pas mal d’explications sur ce qu’il s’est passé sur Terre.

A priori, Jan n’est pas blanc-bleu et traine un lourd passé dans l’armée. S’il reste sympathique dans son duo avec Marguerite, l’homme passe pour un salopard et ne doit sa survie qu’à sa parano en nous emmènant sur des chemins dangereux.

Suspense et action saupoudrés de quelques traits d’humour, la recette est efficace, je suis prêt à le suivre très loin si les prochaines albums s’avèrent tout aussi passionnants.

De la bonne BD pop-corn !

soleil froid tome 2 planche

une deuxième tome scénarisé par Jean-Pierre Pécau et dessiné par Damien. Editions Delcourt.

4 sur 5

Relectures de l’été 2017

petit article écrit en aout 2017 mais j'avais oublié de le poster...

Comme tous les étés, les sorties BD sont rares et c’est le bon moment pour faire du tri dans ses étagères. On ressort les trucs qu’on a pas lu depuis un moment.

Cet été 2017 est l’occasion pour moi de vider toute ma biblio pour ne garder que les séries et albums que je vais relire. Le reste va aller attendre sagement au grenier bien au chaud dans les cartons du déménagement. Et au fur et à mesure, je ferai les rotations qui vont bien. Plus facile à dire qu’à faire car les nouveautés de la rentrée commencent à débarquer.

diptyque 22

excellent polar dans le vif du sujet, dommage qu’il n’y ait pas de suite, le cliffhanger est redoutable. Histoires croisées, plongée dans le quotidien pas toujours glorieux des Bleus et de la BRB. Il y a largement la matière pour en écrire d’autres. Ce genre de récit me passionne.

Amour, passion et CX diesel

un monument de la BD d’humour dans le style absurde et une époque rétro ahhh les seventies … des pointures du 9ème art à la baguette de 3 tomes délicieux ! Un incontournable pour se gondoler !

Bouncer

un classique au scénario quelques fois assez confus (Jodorowsky) mais un dessin redoutable d’efficacité (F. Boucq). Bon premier diptyque avec une histoire sordide (la mère et ses fils), toujours un peu tourné vers le cul (Jodo faut aimer et s’accrocher parfois). Je trouve le second cycle (tomes 3, 4 & 5) moins bon à cause d’un scénario un peu bancal dans ses enchaînements et ses coïncidences. Et on sent bien la patte de Jodo toujours à la limite du graveleux. Le 3ème cycle (tomes 6 & 7) met le Bouncer face à deux jumelles vénéneuses pas piqué des hannetons et un fou-furieux qui se balade une hache plantée en travers de la tronche. Il fallait oser, je trouve ça terrible ! Le dernier cycle en date (tomes 8 & 9) m’a bien plu aussi, le Bouncer têtu comme une mule se met en chasse d’un salopard qu’il compte bien « extraire » d’une prison coupe-gorge pour le faire juger. Y’a deux ou trois scènes incroyables comme le combat avec l’ours ! Dans l’ensemble c’est une bonne série qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Mégabras

pas le meilleur Bouzard, pré-paru dans Fluide à l’époque je n’étais pas fan, ça démarre bien, ça flirte avec le cul tendance pathologique, ça finit moyen. Mouais vaut mieux relire The Autobiography ou PlageMan, c’est bien meilleur.

 

Les chroniques complètes sont lisibles dans les archives.

Et quelques autres mais j’ai la flemme et j’ai d’autres chroniques à finir …

7 Macchabées

Série 7 – saison 3 – tome 21
7 Macchabées couverture
Les empires germanique et britannique sont en compétition pour atteindre le pôle Sud. Sur la route de cette folle conquête, les échecs et les cadavres s’accumulent… Quand les Anglais ont une idée aussi folle que géniale… Londres, 1909 . Dans le plus grand secret, les autorités britanniques réactivent une technique de réanimation des morts héritée de Victor Frankenstein pour tenter de conquérir l’Antarctique au nez et à la barbe de l’empereur Guillaume II. Ils réunissent avec soin une équipe de sept explorateurs polaires, récemment décédés. Mais la première vie du trépassé ne simplifie pas nécessairement la seconde… Et certains n’ont pas demandé à revenir…

Pas évident d’après le titre de trouver une histoire crédible. C’est pourtant ce que réussit à faire Henri Meunier !

L’idée de rejouer l’expérience de Frankenstein n’était pas gagnée, ça aurait pu facilement tomber dans le grandguignolesque. Il n’y a que l’histoire du poney qui me choque un chouïa. Bizarrement.

On a donc 7 cadavres vivants qui partent conquérir le Pôle au nom de sa gracieuse majesté. Mais la bonne surprise c’est que certains vont perdre quelques morceaux en route. Haha j’aime bien l’idée. C’est con mais ça ajoute du piment et de la crédibilité dans l’aventure. Et donne à sa conclusion un joli final en pied de nez.

N’oublions pas quand même que nos 7 héros ne craignent pas le froid polaire et possèdent tous une force et une résistance hors du commun. Genre super héros en plus… puants 😉

A propos de final, il m’échappe : je ne vois pas qui est le type – entre aperçu un instant en milieu d’album – qui débarque à la fin !? Que quelqu’un m’explique, j’ai dû louper un truc…

La série 7 ne serait pas elle même sans un solide dessinateur et c’est Etienne Le Roux qui s’y colle et fait le job.

7 fois 3 = 21. Si mes comptes sont bons et à moins qu’une 4ème saison – soyons fous ! – ne soit lancée, cet ultime album clôture une saga qui dure depuis 10 ans.

Bravo !

7 Macchabées planche

scénario de Henri Meunier, dessin d’Etienne Le Roux, couleurs de Thierry Leprévost. Editions @DelcourtBD.

3 sur 5

Aquablue – tome 16

Rakahanga !

Aquablue tome 16 couverture

Six ans déjà – et 5 albums ! – que Régis Hautière et Réno ont repris les rênes de la mythique série Aquablue avec beaucoup de talent. Respectueux de l’univers imaginé par Vatine et Cailleteau, ils ont su relancer la série en la modernisant. En témoigne le dessin informatisé magnifique de Réno.

Alors que la prise d’otages du Standard-Island s’est achevée sans faire trop de dégâts, la Légion est de retour sur Aquablue pour protéger les colons des autochtones. Tandis que la tension monte entre les deux communautés contre laquelle Nao tente désespérément de lutter, une nouvelle menace se profile pour la planète bleue : Syssim le lézard fait son come-back et prépare un nouveau sale coup commandité par un inconnu. Cybot est perdu sur une île déserte avec Boulet (si si !), Rabah est toujours dans les vapes et Carlo recherche Maurice Dupré sans doute kidnappé par un grand ponte.

Toujours aussi sympa à suivre, les belles planches arrivent heureusement à me faire oublier ce petit air de déjà vu. La légion, les colons, Nao entre deux feux, toussa… Mais maintenant qu’on a quitté l’océan pour la terre ferme, j’aimerai bien aller faire un petit tour dans les étoiles à bord du Stromboli

Jamais content mais toujours fidèle je suis ^^

Aquablue tome 16 planche

un album signé Reno (dessin et colo) et Régis Hautière (scénario) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

 

Travis – tome 12

Les tueurs de fer
Travis tome 12 couverture
Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines…

Tiens c’est curieux, la couv’ ressemble étrangement à celle du tome 9Miss Thundercat s’illustrait elle aussi armée et cachée derrière un arbre guettant le danger. Est-ce voulu ? Je l’ignore. N’empêche qu’en terme d’originalité Bof quoi. Même si elle reste très chouette.

En tout cas ce tome 12 signe le retour en fanfare de celui que l’on avait pas vu depuis lulure : Travis himself ! Et il est en grande forme toujours aux côtés des plus faibles quitte à se mettre dans une belle panade. L’album s’achève par un cliffhanger digne de la Série B.

J’ai l’agréable sensation de replonger dans les débuts de la série puisque après l’espace, nous voila de retour en pleine jungle avec des cyborgs qui pullulent et les armes à feu qui donnent de la voix (voir le tome 2).

Dans le feu de l’action, Fred Duval nous brosse un contexte géo-politique bien noir mais proche de la réalité quand il dénonce le fait que les enjeux économiques placent toujours l’humain au second plan. Fidèle à son habitude, il place son message dans un album divertissantpas mal de vieilles connaissances font leur apparition.

Au dessin, Christophe Quet de son trait sûr et vif qui fait toujours le job.

J’avais eu peur que la série ne s’arrête, on aura en tout cas le fin mot de l’histoire dans le prochain tome qui clôturera le 4ème cycle de mes héros SF préférés.

Travis tome 12 planche

un album de Fred Duval (scénario), Christope Quet (dessin) et Pierre Schelle (colo) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

La malédiction de Gustave Babel

Un récit des contes de la Pieuvre

la malédiction de Gustave Babel

Au début du XXème siècle, la mafia parisienne est plus connue sous le nom de la Pieuvre. Son tueur à gage le plus efficace s’appelle Gustave Babel et il a comme don de connaître toutes les langues lui permettant d’être à l’aise partout dans le monde. Bien pratique pour son boulot.

On débute l’album en Argentine en 1925, au moment ou mortellement touché par une balle, Gustave Babel agonise et se souvient de son passé trouble.

Je ne connaissais Gess qu’en tant que dessinateur de Carmen Mc Callum et je découvre ici une nouvelle facette de son talent. On est dans un tout autre registre, le monde de 1900 qui mêle fantastique, action et onirisme. Et la transition est surprenante mais réussie. On y découvre un personnage singulier grand amateur de Baudelaire qu’il cite souvent lors de ses voyages. Mais c’est surtout un type torturé par le souvenir de l’hypnotiseur que l’on retient, un homme qui ne souvient que par bribes de son passé cauchemardesque aux côtés de son mentor… magnétique et dangereux.

Une certaine poésie se dégage de ces planches de par une colo douce et un trait fin. Gess soigne sur le fond et la forme son one shot pour un  résultat convaincant et original.

la malédiction de Gustave Babel

un album signé Gess. Editions Delcourt.

 

Rosko – tome 2

Les enfants de Marie

Rosko tome 2 couverture

On va arrêter de dire que Zidrou est connu pour ses séries jeunesse toussa… pour affirmer haut et fort que depuis déjà pas mal de temps il pond de très bons scénarios dans d’autres registres. Et avec un sacré succès !

Je ne l’espérais plus ce tome 2 comme quoi à qui sait attendre bla bla bla.. bref il est là et il permet de conclure l’histoire entamée en janvier 2014 dont j’attendais le dénouement sans impatience mais confiance.

On peut rapprocher Rosko à la très bonne série Reality Show de JD Morvan et F. Porcel rapport à la puissance (nuisance plutôt) de la télé réalité nauséabonde qui sous prétexte finalement qu’elle ne montre au bon peuple que ce qu’il aime regarder, se fait des couilles en or. Quitte à provoquer et scénariser les événements.

On parle également de la privatisation de la police, la santé tout ce qui pourrait bien nous arriver aussi. Zidrou nous montre le danger.

Je ne suis pas ultra fan du style du dessin (bien que nickel) mais la colo est superbe.

En résumé, ces 2 petits tomes vont rester bien au chaud dans ma biblio en attendant une prochaine relecture, satisfait que l’histoire ait une fin.

un tome 2 scénarisé par Zidrou et dessiné par Alexei Kispredilov, aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

Wonderball – tome 4

Le Photographe

Wonderball tome 4 couverture

Dessiné par un américain au style très … américain et édité dans l’excellente collection Série B de chez Delcourt, Wonderball pourrait bien être le polar du moment qui rapproche les amateurs de comics et de franco-belge.

C’est LA série policière du moment, celle dont on attend avec impatience la sortie d’un nouvel opus. Et comme d’habitude, celui-ci est consacré à un nouveau personnage atypique.

Et avec le Photographe, on en tient un bien gratiné ! Le type s’est spécialisé en snuff movie ce qui le rend particulièrement abject. Pourtant, c’est grâce à son témoignage que l’on va grandement progresser. Et grâce aussi à l’aide du Fantôme, autre acteur important de l’intrigue. Et à la fin de ce tome on sera fixé sur l’histoire de Spadaccini et des alpha.

Bonne maquette (j’adore les couv’), dessin très efficace, scénario à deux mains concocté par des spécialistes, époque eighties qui rappelle quelques bons souvenirs cinématographiques notamment, la mayonnaise prend bien et c’est avec joie qu’on se laisse guider dans l’Amérique de Dirty Harry encombrée de tarés en tout genre face à un flic sans concessions.

Wonderball tome 4 planche

un album scénarisé par Fred Duval & JP Pecau et dessiné par Colin Wilson aux Editions Delcourt.

4 sur 5

De Cape et de Crocs – tome 12

Si ce n’est toi
de cape et de crocs tome 12 couverture
Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui n’est autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? À moins que ce jumeau maléfique ne l’entraîne sur la voie du crime

Alain Ayrolles et Jean-Luc Masbou font leurs adieux à la série culte qu’ils auront créé ensemble il y a maintenant vingt printemps. Diantre !

En rendant hommage en deux tomes à Eusèbe le mignon petit lapin blanc, compagnon d’infortune des deux fins bretteurs, ils mettent un terme définitif à une des meilleures séries Fantasy du paysage franco-belge. La plus drôle aussi. La plus sympathique. La plus atypique. La plus originale. Bref la meilleure dans son genre. Et dans son genre, elle est unique.

Maintenant que c’est terminé, il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur une île déserte et reprendre tout depuis le début. J’en salive d’avance.

de cape et de crocs tome 12 planche

5 sur 5

 

De Cape et de Crocs – tome 11

Vingt mois avant

couverture du tome 11 de cape et de crocsJ’ai découvert De Cape et de Crocs tout à fait par hasard en surfant sur le forum de BDgest il y a bien longtemps et en empruntant les albums à la biblio du coin. Autant dire que ce fut une réelle joie de découvrir ce joyeux univers au graphisme fourmillant et aux dialogues « léchés » bourré d’humour et d’aventure.

Aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer dans l’achat du dernier diptyque en date qui commence par ce tome 11 plutôt que de m’aventurer – c’est le mot – dans une longue relecture de la série complète. Mais ça viendra avec sans doute un achat à la clé.

Bref, on abandonne Don Armando et Don Lope (le célèbre duo renard et loup) pour se focaliser en deux épisodes sur Eusèbe leur gentil compagnon d’infortune qui nous révèle son passé.

Dernier né d’une fratrie, Eusèbe quitte le terrier familial en direction de la capitale muni d’une lettre de recommandation de son père qui tient à ce qu’il devienne à son tour garde du Cardinal. Le chemin est long et les dangers multiples mais fort d’un optimisme à toute épreuve, le brave lapin taille la route jusqu’à Paris.

J’y ai retrouvé tout ce que j’étais venu chercher : des planches sublimes et détaillées, de l’humour et des dialogues jubilatoires. Ici tout repose sur l’opposition entre la fragilité (apparente) d’Eusèbe et ce monde trop grand et trop cruel pour lui.

Et ça marche ! Même en grand danger, notre jeune héros n’a jamais peur. Pour preuve il affronte les brigands, les malandrins et les terribles mousquetaires avec un entrain et une bonne humeur incroyables. Alors comment ne pas se prendre d’affection pour lui ?

Personnage incontournable de la saga, Eusèbe méritait bien que l’on s’intéresse de près à lui.

Vite la suite !la planche 4 de cape et de crocs tome 11

un album signé Alain Ayrolles au scénario et Jean-Luc Masbou au dessin. Editions Delcourt.

5 sur 5