Urban – tome 4

Enquête immobile
Urban tome 4 couverture
Sans déc’ n’est elle pas sublime cette couv’ ?!

Avant-dernier épisode avant la fin ! Ce quatrième opus d’Urban est un vrai plaisir à lire. En prenant la précaution de feuilleter les albums précédents histoire de se remettre dans le bain, on peut sereinement attaquer sa lecture.

Luc Brunschwig fait un zoom sur Springy Fool et son chien de garde tandis que Zach – mis à pied pour ne pas avoir exécuté le magicien – enquête depuis son appartement (d’où le titre) sur la mort du petit Neil. L’occasion pour nous d’en apprendre beaucoup plus sur les origines de la cité de Monplaisir et son fondateur, le génial roboticien.

Comme d’habitude avec le scénariste, il faut s’accommoder de nombreux aller-retours dans le passé. L’enchaînement est cependant excellent et l’histoire file bon train.

Et bonne nouvelle, il me semble que Roberto Ricci a évité de surcharger ses planches qui n’en sont que plus belles.

De là à dire qu’Urban est actuellement la meilleure série dans son genre, il n’y a qu’un pas que je ne vais pas tarder à franchir.

Que du bonheur ce tome 4 !

Urban tome 4 planche

un album signé Luc Brunschwig (scénario) et Roberto Ricci (dessin & colo) aux éditions Futuropolis.

coup de coeur

L’adoption

une histoire complète en 2 tomes
(tome 1 : Qinaya) Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
(tome 2 : La Garua) Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement, car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

[ATTENTION SPOILER] (désolé mais je préviens…)

Agée de 4 ans, la petite Qinaya perd ses parents lors d’un terrible tremblement de terre dans le sud du Pérou. Elle sera adoptée par Alain et Lynette ses nouveaux parents français qui attendaient ce bonheur depuis de nombreuses années. Pour Gabriel le grand père, c’est plus compliqué, lui qui n’a jamais su être père va devoir apprendre à être grand-père.

Malheureusement, c’est quand il commence à prendre à cœur son nouveau rôle que la catastrophe arrive : les autorités arrêtent Alain et Lynette qui n’ont pas respecté les règles en adoptant Qinaya. La petite repart aussitôt chez elle. Sur un coup de tête, Gabriel s’envole pour le Pérou, bien décidé à retrouver la gamine.

C’est vrai que si on a pas encore lu les 2 albums, il vaut mieux éviter de lire cet article qui déflore le truc 🙁 mais ça vaut le coup d’être lu. Perso j’ai adoré cette belle histoire signée Zidrou, le nouveau big boss du scénar franco-belge.

Le premier album est forcément touchant, comment résister au regard de cette pitchoune débarquée à la suite d’un drame à des milliers de kilomètres de chez elle ? Comment ne pas apprécier ces petits moments de vie ?

Sous le pinceau élégant d’Arno Monnin la chronique familiale prend tout son charme ressemblant de beaucoup dans le ton et la forme aux Beaux étés du même scénariste (et dessiné par Jordi Lafebre). Et ce qui fait mal après ces jolis moments, c’est le final glaçant qui laisse pantois. On ne s’y attendait pas !

S’en suit un second tome complètement différent qui se joue à l’autre bout du monde puisque Gabriel décide de retrouver Qinaya. On ne sait pas trop ce que je cherche le bonhomme. Là encore Zidrou nous prend à contre-pied pour un final inattendu. C’est bien vu, réaliste et toujours traité avec la dose d’humour qui va bien.

Beau, finement raconté, touchant, chaleureux et drôle, l’Adoption est un magnifique roman graphique. Une histoire humaine comme je les aime.

Un diptyque signé Zidrou au scénario et Arno Monnin au graphisme. Editions Grand Angle.

coup de coeur

Commandant Achab

Commandant Achab, un excellent polar en 5 tomes chez Casterman.

Edgar Cohen – dit Achab – est un vieux flic unijambiste du 36 quai des orfèvres, alcoolique et drogué relégué aux archives. Dans le passé, il aurait tué son meilleur ami Fath. Et le jour où Karim, le fils de ce dernier décide de devenir son nouveau partenaire, Achab reprend du service.

Initialement parue aux éditions Soleil (collection Quadrants), c’est Casterman qui en reprend les rênes lors de la sortie du 3ème tome tout en rééditant les 2 premiers sous de nouvelles couvertures.

Scénarisé par Stéphane Piatzszek et dessiné par Stéphane Douai, il s’agit d’un polar franchouillard que je redécouvre ici dans sa totalité et non sans un certain plaisir. Je peux même classer Achab dans ma liste de coups de coeur tant son humour est jubilatoire et son personnage principal atypique. Dialogues aux petits oignons, enquêtes passionnantes, chasse à l’homme, sale histoire de famille, vengeance, magouille, action, baston… une multitude d’ingrédients subtilement dosés donnent tout son sel à cette série que je vous invite à lire de toute urgence.

A l’heure où la surproduction et l’indigence de certaines sorties donnent le vertige, il est bon de se rabattre sur des valeurs sûres. Achab en fait partie !

Les chroniques complètes archivées sont accessibles en cliquant sur les couv’ ci-dessous. A noter que les 2 premiers sont des one shot, les tomes 3 et 4 un diptyque (les 2 meilleurs albums), le 5ème la conclusion du fil rouge (et malheureusement le plus mal dessiné).

Bonne (re)découverte ! coup de coeur

Commandant Achab tome 1

Commandant Achab tome 2

Commandant Achab tome 3

 

 

 

Commandant Achab tome 4

Commandant Achab tome 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mort aux vaches

one shot
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1996 Un quatuor de truands cambriole l’agence bancaire à Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, en attendant d’être oubliés. Ils cavalent jusqu’à l’exploitation agricole de l’oncle de l’un d’eux. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle… La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Je voulais éviter de faire comme tout le monde et ne pas parler d’hommage à Audiard et aux polars de ce temps-là. Mais force est de constater que c’est quand même bien le cas. A commencer par la couv’ qui ressemble à une vieille affiche de cinéma.

Sauf que là, c’est ‘achement bien remis au gout de jour. Il y a la beauté de l’hommage avec des dialogues bourrés d’humour et des braqueurs à grande gueule oui, mais aussi – et surtout – des ajouts bien contemporains comme le couple d’homo et la minette barrée.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher les bonnes surprises à ceux qui me lisent (si si y’en a !). Comme moi ils découvriront au fur et à mesure de la lecture et sauront apprécier cette savoureuse comédie. Avec un final excellent.

Moi je me suis franchement régalé. Scénar au poil et dessin « croqué » impec, cet album est une petite pépite à consommer sans modération  !

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Un récit d’Aurélien Ducoudray (scenario) et de François Ravard (dessin) édité par les éditions Futuropolis.

coup de coeur

Confessions d’un enragé

one shot
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Fin des années 1970. Dans les rues de Rabat au Maroc, Liam, un petit garçon, est attaqué par un chat errant. Transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est sans appel : il a attrapé la rage. Gravement contaminé mais soigné à temps, Liam a frôlé la mort, mais sa vie s’en retrouvera changée à jamais. Hanté par le fantôme de ce chat, le jeune garçon va développer des capacités hors-norme, et une sauvagerie quasi animale…

Ouuaahhhh ! Le pitch était déjà accrocheur et prometteur mais rien que pour la couverture sublime, ça valait le coup de ne pas passer à côté de celui-là ! Au passage, c’est madame Otéro qui dévoile son talent. Magnifique.

C’est bien simple, ce one shot m’aurait presque mis la larme à l’oeil tant les histoires sur les enfances malheureuses m’émeuvent (l’effet Papa toussa…), c’est bouleversant. Et tant qu’à faire, je regretterai presque le happy end après avoir atteint des sommets dramatiques.

Heureusement que les interventions du toubib permettent de faire une pause dans les événements tragiques, ça permet de bien comprendre l’évolution de la maladie même si c’est parfois très technique.

Rien que le dessin d’Otero, j’adore, son graphisme est d’une efficacité redoutable. Vif et précis, son trait est aussi tranchant que le récit est poignant. L’explosion des couleurs et des effets au moment des crises apportent aussi leur lot d’émotions. Le fantastique n’est jamais très loin lorsque Liam se transforme petit à petit en illustrant le compte à rebours qui le rapproche d’une mort annoncée.

C’est mon nouveau coup de coeur du moment et j’espère que cet album ne passera pas inaperçu tant il est bourré de qualité.

Bravo l’artiste !

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un album signé Nicolas Otéro aux éditions Glénat dans la collection 1000 feuilles.

coup de coeur

Millénium tome 5 – La reine dans le palais des courants d’air (1/2)

millenium 5 couverture

On avait laissé Lisbeth mortellement blessée, quasi mourante à la fin du tome 4 dans un cliffhanger sanglant et on la retrouve en convalescence cachée quelque part chez un ami de Plague, son pote hacker. Zala est lui soigné à l’hopital se prétendant victime de Niedermann le géant ultra violent toujours en fuite.

Mais Lisbeth qui a pourtant démantelé le réseau de trafic de blanche de son père Zala n’est pas sortie d’affaire pour autant, la police l’accuse de nombreux meurtres commis pendant son enquête sur les bikers. Mikael Blomkvist sait qu’elle est innocente et décide de dévoiler le dossier Bjurman pour faire éclater toute la vérité sur cette sinistre affaire. En marge, les anciens membres de « la section » se rassemblent afin de statuer sur la situation explosive qui menace de leur faire beaucoup de tort.

Troisième et dernier diptyque de la saga Millénium écrite par Stieg Larson, cette première partie voit le retour du talentueux Homs qui signe là un nouveau temps fort de l’adaptation signée Sylvain Runberg. Pas facile à résumer car pas toujours très facile à suivre, il faut pourtant reconnaître que cette histoire bénéficie d’un scénario aux petits oignons pour offrir au lecteur attentif un sacré moment de lecture.

Efficace, lisible et très rythmé, graphiquement superbe, ce tome 5 sorti en mars 2015 est tout bonnement excellent et sera mon premier coup de coeur 2016 (et accessoirement le premier sur BDouebe nouvelle version).

Lire les chronique (archivées) des tomes précédents : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4.millenium 5 planche

Un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par José Homs, couleurs de Homs & Vernay, édition Dupuis

coup de coeur