Dead Body Road

Dead Body Road – one shot
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Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime.

J’annonce la couleur de suite : j’ai détesté !

Je ne déjà pas fan de comics car j’ai tendance à affirmer que les américains ne savent mettre en scène que des massacres et des abrutis en collant fluo et autres accoutrements ridicules. Mais là admettez que j’ai raison. Il ne se passe rien sinon qu’une course-poursuite stupide et sanglante. Point.

Le gars a beau être un (ancien?) flic, il applique à la lettre la loi du « oeil pour oeil, dent pour dent ». Quand Charles Bronson rencontre Mad Max, ça doit donner un truc dans ce genre.

Je ne dis pas que c’est mauvais, juste que ce genre de BD ne m’intéresse plus. je laisse ça aux amateurs de baston et de sang. Je mets une étoile pour le dessin pas mal foutu.

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un album de Justin Jordan (scénario), Matteo Scalera (dessin), Moreno Dinisio (colo). Editions Delcourt Comics.

1 sur 5

Blood Red Lake

one shot de la collection Flesh & Bones
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Danny et Nathan sont aux anges. Ils sont en route pour la méga-fête de l’année et, cerise sur le gâteau, ils vont parcourir 1300 kilomètres en compagnie de la plus jolie fille du lycée et de sa copine. Une vraie aubaine pour les deux ados les plus ringards du lycée ! Sauf que d’horribles parasites vont s’inviter au voyage et venir gâcher la fête. Les réjouissances ne vont pas tarder à se transformer en massacre…

Les amateurs de Hack ‘n Slash vont adorer. Les amateurs de belles pépées aussi. Après Bikini Atoll il y a quelques mois, Christophe Bec remet le couvert pour un second livre dans la même veine et avec là aussi un joli pétard en couverture ^^

Ca a le mérite d’être clair, on y trouve ce qu’on est venu y chercher à savoir un road trip teen movie (gasp!) très gore où entre deux joyeux massacres, de jolies jeunes filles court vêtues rivalisent de poses suggestives face à de jeunes garçons dont la tension hormonale est au maximum.

Ca décoiffe et ça détend. A lire sans se prendre la tête entre deux arrêts de bus.

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un album signé Christophe Bec (scénario) et Renato Arlem (dessin) aux éditions Glénat.

2 sur 5

Voyage au pays de la peur

one shot de la collection Flesh & Bones
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Chaque année, H. P. Lovecraft et d’autres collaborateurs réguliers à la revue Weird Tales se retrouvent pour se raconter des histoires terrifiantes. Invité à l’une de ces réunions, un certain Grogan Masson leur évoque l’histoire du Sphinx des Neiges. Parti à la découverte du Pôle Sud, ce navire avait été le théâtre d’événements étranges… Avaries, disparitions, mutinerie, épidémies, hystéries collectives, le voyage n’avait pas tardé à se transformer en véritable cauchemar. De tout l’équipage, Masson est le seul survivant…

Pas mal cette collection Flesh & Bones chez Glénat Comics !

On y trouve exactement ce qu’on est venu y chercher. A savoir du fantastique, de l’horreur, du mystère, un peu de sexe (si si) et une bonne dose d’action. D’un format pratique, facile à lire et dans un emballage simple sans fioritures.

On embarque ici à bord d’un paquebot à destination du pôle sud pour une croisière scientifique à haut risque. Et un peu comme dans Alien, l’atmosphère va rapidement s’épaissir jusqu’à devenir étouffante, le final promet d’ailleurs une belle surprise.

Dessin minimaliste mais suffisant, histoire bien menée, les amateurs y trouveront leur compte.

 

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un album de Rodolphe (scénario) et Jean-Jacques Dzialowski aux éditions Glénat.

2 sur 5

Veil

(one shot)

Veil

Une jeune femme nue et amnésique sort du métro et erre dans les rues. La magnifique créature se met alors en quête de son identité et de son passé sans vraiment savoir à qui se fier. Ce qui est sûr c’est que tous les hommes qu’elle croise sont prêts à lui donner un coup de main !  Dante est sans doute le seul à lui témoigner de l’amitié mais ils ignorent tous deux que des forces bien plus puissantes veulent mettre la main sur Veil.

Découvert sur BDouebe grâce à l’excellente série futuriste Lazarus, le scénariste de Portland Greg Rucka s’essaye ici au registre horrifique pour un one shot plaisant à lire mais dont l’impact est avant tout à chercher du côté graphique. Scénes spectaculaires, cadrage ciné, beaucoup de couleurs, style personnel et boucherie sanglante sont de rigueur.

Un comics fantastique vitaminé qui tâche un peu question héméoglobine ^^

Veil

scénario de Greg Rucka, dessin de Toni Fejzula. Editions Delcourt.

2 sur 5

Lazarus tome 4

Poison

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Je commence à m’y attacher sérieusement à cette série ! Il faut croire que la belle Forever aura réussi son pari en se jouant les charismatiques Lara Croft. Forte, belle et punchy, la super woman fait parler la poudre encore un peu plus que d’habitude, elle qui avait eu quelques états d’âme dans les épisodes précédents. Aujourd’hui place à la guerre et au déferlement de sa fureur, le Lazare n’est décidément pas d’humeur à se laisser emmerder.

Dans ce tome 4, le patriarche Carlyle est mourant, empoisonné par son rival le docteur Hock. Son fils Stephen a pris le costume du patron mais n’est pas taillé pour ce rôle. L’occasion pour Johanna de tenter un truc, elle qui a déjà trahi sa famille. La guerre des clans est déclarée et Forever est envoyée avec un mini escadron détruire une position ennemie stratégique. La partie n’est pas gagnée et le Lazarre des Carlyle a cette fois-ci de fortes chances d’y passer.

Beaucoup d’action donc au menu de cet opus dont la fin m’échappe un peu. Mais qui est donc cette enfant ? Flash back mal annoncé ou cliffhanger ? La suite nous le dira bien que j’ai tout de même ma petite idée. Bref. sous le pinceau de Michael Lark (aidé à l’encrage par Tyler Boss), le récit défile à fond les ballons à peine ponctué par le jeu politique et la course contre la montre pour sauver le père à l’agonie. C’est rythmé, vivant et la froideur du contexte se fait oublier pour plonger à fond dans une série qui devient au fil du temps un incontournable au rayon comics.

A découvrir sans hésiter.

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Un album scénarisé par Greg Rucka, graphisme de Michael Lark, couleurs de Santi Arcas. Edité chez @GlenatComics.

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World War Wolves tome 2

Autrefois un homme, aujourd’hui un loup

World War Wolves tome 2 couverture

Preuve que c’est pas mal, les boulets comme moi qui débutent une série par le tome 2 n’auront aucun mal à plonger dans ce Survival horror que nous propose Soleil Comics. Bien servi par un graphisme sec comme un coup de trique qui n’a pas besoin de couleurs, privilégiant les jeux d’ombre efficaces (la planche choisie ci-dessous illustre bien ce que j’essaye de dire), on entre de plein pied dans un monde joyeusement apocalyptique.

Les Etats-Unis se divisent maintenant en deux groupes : d’un côté les humains survivants qui ont échappé à un mal extrêmement contagieux se rassemblent en petites communautés, de l’autre les lycanthropes – loups garou – qui s’organisent pour mettre en place une nation dominatrice.

Au milieu du chaos, JL Istin s’intéresse au destin de 3 groupes distincts. A Las Cruces, petite ville fortifiée théoriquement à l’abri des vilains poilus, John Marshall et sa famille doivent pourtant démasquer le loup garou qui a pris leur immeuble pour son garde-manger. Fuyant Philadelphia où ils sont passés à deux doigts de se faire bouffer, Jeremy Lester le jazzman aveugle et la petite Sarah prennent la route pour Lancaster. A la prison de Riker’s Island, Malcom Spolding échafaude un plan pour mettre les voiles le jour de la visite de Raven le chef de meute.

C’est sûr que ça lorgne du côté de Walking Dead, ça en a le gout et la couleur et la comparaison coule de source. Néanmoins, les histoires croisées permettent d’alterner les situations et varier les plaisirs. Et comme son homologue made in US, les personnages sont suffisamment épais pour qu’on s’y intéresse sans oublier un quota raisonnable de scènes horribles qu’on savoure à petites doses.

Dans le genre, on a lu largement pire alors si le thème vous botte, moi je dis que c’est un achat qui se tente.
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Scénario : Jean-Luc Istin, Dessin : Kyko Duarte, aux éditions Soleil (French Comics)

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Rumble tome 1 – La couleur des ténèbres

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C’est un pur divertissement que nous proposent là John Arcudi et James Harren. L’histoire d’une vengeance entre des êtres venus du fin fond des ages qui côtoient le temps d’une nuit ou deux quelques humains un peu paumés dans la vie. C’est une bombinette question graphisme et survitaminée dans sa narration. Ce n’est pas un hasard si le titre Rumble se traduit par bagarre en français.

Barman dans un bar miteux, Bobby voit sa vie basculer lorsqu’un gigantesque épouvantail tranche le bras de Cogan son plus vieux client. Courageux, le jeune homme affronte la créature et lui explose le crâne qui s’éparpille en fétu de paille ! Malgré cette entrée en matière quelque peu brutale, Bobby et son copain Del vont faire ami-ami avec Rathraq – c’est son nom – pour l’aider à retrouver son véritable corps.

On se laisse volontiers embarquer dans ce premier tome à l’ambiance originale et décalée, peuplé de monstres aussi moches les uns que les autres, servi par un dessin et une colo particulièrement soignés et des dialogues teintés d’humour. On n’y croit pas mais on aime bien 🙂

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un album scénarisé par John Arcudi, dessins de James Harren, couleurs de Dave Stewart, édition @GlenatComics.

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Damned

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Quand Mick Thorne sort de prison, il n’a qu’une idée en tête : honorer la dernière volonté de son compagnon d’infortune qui lui a demandé de transmettre un message à sa soeur. Encore faut il la retrouver et éviter les sbires du boss de la mafia locale.

D’après la préface, Mike Zeck a utilisé exclusivement son ordinateur pour dessiner l’album, je ne l’aurai pas deviné et je trouve son trait plutôt agréable et bien en accord avec le récit. L’histoire se lit vite, trop vite et n’incite guère à l’empathie pour les rares personnages que l’on suit, peut-être qu’avec un ou deux tomes supplémentaires, il y aurait eu matière à donner de l’épaisseur à ce mini polar qui n’ose pas sortir des sentiers battus. Mais j’en doute, c’est trop conventionnel, trop balisé, trop attendu pour espérer faire mieux qu’un simple divertissement. Damned risque de rejoindre la longue liste des albums aussitôt lus aussitôt oubliés.damned-planche

un one shot scénarisé par Steven Grant, dessins de Mike Zeck, couleurs de Kurt Goldzung. Edition Delcourt.

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Collection Flesh & Bones – Sonar

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Troisième et dernier one shot dans la collection Flesh & Bones des éditions Glénat Comics en date, voici donc une aventure sous-marine intéressante. Des chasseurs d’épaves partent à la chasse au trésor au large de la Sicile pour tenter de retrouver le Sun Horse, un somptueux yatch de luxe disparu dans les années 60 et renfermant une collection inestimable d’objets d’art. Le plus curieux est cette espèce de croûte de roches qui recouvre entièrement l’épave la préservant miraculeusement intacte. Tout à leur joie, l’équipage ne semble pas remarquer dans un premier temps les étranges maux de têtes qui les affectent tour à tour ainsi que l’agressivité excessive qui les agitent. Ca finit par chauffer en cabine alors que cette découverte devrait être la chance de leur vie.

Ah surprise ! Je m’attendais à un bon gros mégalodon comme dans Carthago ou quelque chose dans le genre et pas du tout aux créatures qui finissent par pointer le bout de leur museau. Toute aussi effrayantes, elles n’en sont pas moins redoutables. Je comprends enfin le sens du titre. Je me suis moins attaché aux personnages que dans Bikini Atoll et c’est un peu dommage, je suis du coup moins sensible à ce qu’il leur arrive. Le dessin par ailleurs propre et précis fait aussi qu’on peine à les distinguer les uns des autres.

Néanmoins, dans ce genre archi balisé, le scénario entretient le suspense et l’ensemble fonctionne très bien apportant un nouvel ouvrage convaincant dans une nouvelle collection qui mérite de se faire connaître. Si les prochains tomes gardent le cap, je serai au rendez-vous sans problèmes.

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un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par Chee Yang Ong, collection Flesh & Bones, édition Glénat Comics

3 sur 5

Collection Flesh & Bones – Bikini atoll

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Un petit groupe de touristes débarque sur l’atoll Bikini (qui donnera son nom au célèbre maillot de bain deux pièces de ces dames et non l’inverse) pour quelques jours de vacances. L’occasion pour certains de faire de merveilleuses plongées sous marines sur un site qui regorge d’épaves en tous genres. Peuplée de centaines de requins, les eaux du Pacifique de ce côté là promettent également des sensations fortes. Mais le plus inquiétant reste de l’aveu de Malaval leur guide, l’histoire de l’atoll qui fut le théâtre de nombreux essais nucléaires pendant la seconde guerre mondiale avec des retombées radioactives fâcheuses pour les populations locales. Et si l’endroit est désert, est-il aussi sûr pour autant ?

Bin non évidement et contrairement à ce que semble annoncer la couverture et le pitch, la menace peut (aussi) venir de la terre ferme. Hin Hin !

Je ne vais pas bouder mon bonheur : j’ai beaucoup aimé. Même si la recette est connue, même si on sait grosso modo ce qui va se passer et qu’au final il n’y a pas de réelle surprise, la réalisation graphique et scénaristique est impeccable. On marche donc à fond. Le fait est qu’on a de toutes façons envie de savoir comment ça finit et qu’on va le lire jusqu’au bout avec beaucoup de plaisir. Il y a évidemment de la curiosité morbide derrière cette envie et ne le cachons pas un peu d’attirance pour les formes généreuses des personnages féminins. Ajoutons à ça le format pratique et le noir et blanc qui passe très bien (et même temps heureusement qu’on a pas la couleur car c’est très gore !) et on a un one shot très sympa à dévorer. Si j’ose dire…

flesh & bones bikini atoll planche

un one shot scénarisé par Christophe Bec, dessiné par Bernard Khattou, collection Flesh & Bones chez Glénat Comics

4 sur 5