Une aventure de Rouletabille – tome 1

Le mystère de la chambre jaune
Rouletabille tome 1 couverture
Le professeur Stangerson et sa fille Mathilde vivent au château du Glandier où ils poursuivent des recherches scientifiques. Une nuit, Mathilde échappe de justesse à une tentative d’assassinat dans sa chambre jaune, pourtant fermée de l’intérieur. Rouletabille et son ami Sainclair se rendent sur les lieux, ils vont, au terme d’une enquête périlleuse, élucider « Le mystère de la chambre jaune »

Personnellement, Rouletabille ne m’évoque pas grand chose, si ce n’est le nom d’un personnage très connu (des autres, ceux qui savent et sont cultivés donc) de la littérature française. Renseignement pris, Joseph Rouletabille voit le jour sous la plume de Gaston Leroux en 1907 dans le roman policier titré « Le mystère de la chambre jaune ».

Maintes fois adapté au cinéma, à la télévision et en BD, le voici une nouvelle fois adapté chez Soleil sous la plume de JC Gaudin le père des Arcanes du Midi-Minuit et de l’Assassin Royal.

Une façon de redécouvrir un des plus fameux duo d’enquêteur français qui n’est pas sans rappeler celui de Conan Doyle, Holmes et Watson. L’intrigue est rondement menée par un limier sûr de lui qui perce ce premier mystère. J’avoue avoir été agréablement surpris par cet album très plaisant à lire. Les rebondissements sont présents, le dessin agréable à l’oeil et le final surprenant. Dès le début je me suis demandé comment ça pouvait bien se finir. Piqué au vif, j’ai lu cette BD  d’une traite.

Rouletabille tome 1 planche

un album signé Jean-Charles Gaudin (scénario), Sibin Slavkovic (dessin) et Joël Odin (colo). Editions Soleil.

Bouncer – tome 10

L’or maudit
Bouncer tome 10 couverture
Le Bouncer pensait couler des jours paisibles après s’être débarrassé de l’infâme Ugly John dans son pénitencier de Deep End. Mais il devrait savoir que la loi de l’Ouest est toujours impitoyable… À Barro City, l’horloger a été agressé et sa fille, Gretel, atrocement mutilée. Comment un type sans histoires et une petite si innocente ont-ils pu subir de telles atrocités ? En pourchassant les assassins, le manchot découvre que leur piste rejoint celle d’un trésor maudit au cœur du désert de Sonora au Mexique. Un lieu aride sur lequel courent de sombres légendes, si terrible que même les Indiens n’osent s’y aventurer. Bouncer pensait avoir déjà connu l’enfer. Mais il découvre que ce dernier a de multiples visages.

Le Bouncer de retour à Barro City tombe en plein drame. Gretel, la fille de l’horloger vient d’être sauvagement agressée et même scalpée. Son père gravement blessé. Mais il y a méprise, c’est en fait Panchita qui était visée et les agresseurs l’ont finalement enlevée.

Le  Bouncer et Yin-li comprennent qu’ils en veulent au tatouage de la petite qui révèle le plan d’accès au trésor caché au cœur du désert mexicain de Sonora. Avec Job, il se jette à la poursuite des kidnappeurs. Bientôt rejoints par une troupe de soldats autrichiens qui veulent eux aussi récupérer l’or volé.

Jodo parti, c’est François Boucq himself qui réalise seul scénario et dessin de ce 10ème opus très agréable à lire. J’ai récemment relu tous les tomes précédents (avec un plaisir certain) et je trouve que ce nouvel album relance parfaitement la série. Et sans Jodo, je préfère, c’est moins glauque, F. Boucq étant plus mesuré que son comparse.

Le dessin est toujours impeccable, l’histoire classique mais très bien construite, ne boudons pas notre plaisir de retrouver ce classique du 9è art.

D’autant que la suite est annoncée très rapidement (annoncé le 7 mars !), preuve que l’auteur ne chôme pas, lui qui vient également de sortir la suite du Janitor que je vais lire de ce pas…

Bouncer tome 10 planche

Editions Glénat. Scénario et dessin signés François Boucq.

4 sur 5

Relectures de l’été 2017

petit article écrit en aout 2017 mais j'avais oublié de le poster...

Comme tous les étés, les sorties BD sont rares et c’est le bon moment pour faire du tri dans ses étagères. On ressort les trucs qu’on a pas lu depuis un moment.

Cet été 2017 est l’occasion pour moi de vider toute ma biblio pour ne garder que les séries et albums que je vais relire. Le reste va aller attendre sagement au grenier bien au chaud dans les cartons du déménagement. Et au fur et à mesure, je ferai les rotations qui vont bien. Plus facile à dire qu’à faire car les nouveautés de la rentrée commencent à débarquer.

diptyque 22

excellent polar dans le vif du sujet, dommage qu’il n’y ait pas de suite, le cliffhanger est redoutable. Histoires croisées, plongée dans le quotidien pas toujours glorieux des Bleus et de la BRB. Il y a largement la matière pour en écrire d’autres. Ce genre de récit me passionne.

Amour, passion et CX diesel

un monument de la BD d’humour dans le style absurde et une époque rétro ahhh les seventies … des pointures du 9ème art à la baguette de 3 tomes délicieux ! Un incontournable pour se gondoler !

Bouncer

un classique au scénario quelques fois assez confus (Jodorowsky) mais un dessin redoutable d’efficacité (F. Boucq). Bon premier diptyque avec une histoire sordide (la mère et ses fils), toujours un peu tourné vers le cul (Jodo faut aimer et s’accrocher parfois). Je trouve le second cycle (tomes 3, 4 & 5) moins bon à cause d’un scénario un peu bancal dans ses enchaînements et ses coïncidences. Et on sent bien la patte de Jodo toujours à la limite du graveleux. Le 3ème cycle (tomes 6 & 7) met le Bouncer face à deux jumelles vénéneuses pas piqué des hannetons et un fou-furieux qui se balade une hache plantée en travers de la tronche. Il fallait oser, je trouve ça terrible ! Le dernier cycle en date (tomes 8 & 9) m’a bien plu aussi, le Bouncer têtu comme une mule se met en chasse d’un salopard qu’il compte bien « extraire » d’une prison coupe-gorge pour le faire juger. Y’a deux ou trois scènes incroyables comme le combat avec l’ours ! Dans l’ensemble c’est une bonne série qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Mégabras

pas le meilleur Bouzard, pré-paru dans Fluide à l’époque je n’étais pas fan, ça démarre bien, ça flirte avec le cul tendance pathologique, ça finit moyen. Mouais vaut mieux relire The Autobiography ou PlageMan, c’est bien meilleur.

 

Les chroniques complètes sont lisibles dans les archives.

Et quelques autres mais j’ai la flemme et j’ai d’autres chroniques à finir …

The Autobiography Of Me Too

Un des classiques de Bouzard

The Autobiography of Me Too

J’en ai déjà parlé alors je ne vais pas en faire des caisses mais si vous avez envie de vous marrer, jetez-vous sur ces 3 albums autobiographiques qui mettent en scène « le meilleur dessinateur de tous les temps ».

Guillaume Bouzard partage avec Fabcaro l’art de l’autodérision et si vous ne savez pas quoi lire dans le même genre après Zaï Zaï-je-sais-plus-combien du second (et pleins d’autres titres tout aussi géniaux mais qui n’ont pas fait le buzz va savoir pourquoi…), venez vous poiler avec le premier. Je sais pas si je suis très clair. Si ?

Perso je relis l’un et l’autre régulièrement avec toujours autant de plaisir. Et pis c’est pas tous les jours qu’on peut feuilleter de bÔoo albums en couverture toilée. La classe !

3 albums signés Guillaume Bouzard aux éditions Les Requins Marteaux

coup de coeur

Les miroirs du crime – tome 1

Les tueurs de Pigalle
les miroirs du crime tome 1 couverture
Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

Prévu en 2 tomes, les miroirs du crime est un hommage aux polars français des années 60-70 où les truands avaient les faveurs du public. Ce n’est donc pas un hasard si l’on croise dans le cabaret de Guy un certain Jean-Pierre Melville 😉

Rien de bien original dans ce récit de malfrats parisiens qui se tirent la bourre pour savoir qui a la plus grosse si ce n’est la présence d’un clodo qui semble bien armé pour se défendre. Le tome 2 nous révélera sans aucun doute son vrai visage.

Un mot rapide sur la belle couverture et les planches joliment colorisées qui donnent facilement envie de lire cet album.

Après PornHollywood, Noël Simsolo et Dominique Hé poursuivent donc leur collaboration.

les miroirs du crime tome 1 planche

un album scénarisé par Noël Simsolo, dessiné et colorisé par Dominique Hé, éditions Glénat. Collection Graphica.

2 sur 5