L’adoption

une histoire complète en 2 tomes
(tome 1 : Qinaya) Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
(tome 2 : La Garua) Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement, car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

[ATTENTION SPOILER] (désolé mais je préviens…)

Agée de 4 ans, la petite Qinaya perd ses parents lors d’un terrible tremblement de terre dans le sud du Pérou. Elle sera adoptée par Alain et Lynette ses nouveaux parents français qui attendaient ce bonheur depuis de nombreuses années. Pour Gabriel le grand père, c’est plus compliqué, lui qui n’a jamais su être père va devoir apprendre à être grand-père.

Malheureusement, c’est quand il commence à prendre à cœur son nouveau rôle que la catastrophe arrive : les autorités arrêtent Alain et Lynette qui n’ont pas respecté les règles en adoptant Qinaya. La petite repart aussitôt chez elle. Sur un coup de tête, Gabriel s’envole pour le Pérou, bien décidé à retrouver la gamine.

C’est vrai que si on a pas encore lu les 2 albums, il vaut mieux éviter de lire cet article qui déflore le truc 🙁 mais ça vaut le coup d’être lu. Perso j’ai adoré cette belle histoire signée Zidrou, le nouveau big boss du scénar franco-belge.

Le premier album est forcément touchant, comment résister au regard de cette pitchoune débarquée à la suite d’un drame à des milliers de kilomètres de chez elle ? Comment ne pas apprécier ces petits moments de vie ?

Sous le pinceau élégant d’Arno Monnin la chronique familiale prend tout son charme ressemblant de beaucoup dans le ton et la forme aux Beaux étés du même scénariste (et dessiné par Jordi Lafebre). Et ce qui fait mal après ces jolis moments, c’est le final glaçant qui laisse pantois. On ne s’y attendait pas !

S’en suit un second tome complètement différent qui se joue à l’autre bout du monde puisque Gabriel décide de retrouver Qinaya. On ne sait pas trop ce que je cherche le bonhomme. Là encore Zidrou nous prend à contre-pied pour un final inattendu. C’est bien vu, réaliste et toujours traité avec la dose d’humour qui va bien.

Beau, finement raconté, touchant, chaleureux et drôle, l’Adoption est un magnifique roman graphique. Une histoire humaine comme je les aime.

Un diptyque signé Zidrou au scénario et Arno Monnin au graphisme. Editions Grand Angle.

coup de coeur

La malédiction de Gustave Babel

Un récit des contes de la Pieuvre

la malédiction de Gustave Babel

Au début du XXème siècle, la mafia parisienne est plus connue sous le nom de la Pieuvre. Son tueur à gage le plus efficace s’appelle Gustave Babel et il a comme don de connaître toutes les langues lui permettant d’être à l’aise partout dans le monde. Bien pratique pour son boulot.

On débute l’album en Argentine en 1925, au moment ou mortellement touché par une balle, Gustave Babel agonise et se souvient de son passé trouble.

Je ne connaissais Gess qu’en tant que dessinateur de Carmen Mc Callum et je découvre ici une nouvelle facette de son talent. On est dans un tout autre registre, le monde de 1900 qui mêle fantastique, action et onirisme. Et la transition est surprenante mais réussie. On y découvre un personnage singulier grand amateur de Baudelaire qu’il cite souvent lors de ses voyages. Mais c’est surtout un type torturé par le souvenir de l’hypnotiseur que l’on retient, un homme qui ne souvient que par bribes de son passé cauchemardesque aux côtés de son mentor… magnétique et dangereux.

Une certaine poésie se dégage de ces planches de par une colo douce et un trait fin. Gess soigne sur le fond et la forme son one shot pour un  résultat convaincant et original.

la malédiction de Gustave Babel

un album signé Gess. Editions Delcourt.

 

Chroniques express du 1er juin 2016

Le roi des ribauds, tome 1 :

le-roi-des-ribauds-tome-1-couvertureTrès bon début de la part des auteurs de Block 109 qui ont imaginé l’histoire du premier des mercenaires royaux au moyen âge sous le règne de Philippe Auguste. L’occasion de pénétrer les coulisses de la royauté et d’explorer les bas fond de Paris en cette période sombre où la vie humaine ne valait pas grand chose. Une mise en scène qui lorgne du côté comics type super héros quand les gangs parisiens s’affrontent dans les étroites ruelles. Les aventures du « Triste Sire » valent le détour et je vais de ce pas me chercher le tome 2.

scénario de Vincent Brugeas, dessin de Ronan Toulhoat, edition @Akileos.

Tu Mourras moins bête, tomes 1 & 2:

 

tu-mourras-moins-bete-tome-1-couverture tu-mourras-moins-bete-tome-2-couvertureun premier tome très mal dessiné car pris sur le vif à la mode blog, un deuxième un peu plus soigné. Deux premiers albums très plaisants à lire sur le thème de la vulgarisation scientifique. Une sorte de Science pour les nuls très marrant à lire. Je l’ai découvert à la télé (Arte je crois) sous forme de court dessin animé qui m’a donné envie de lire.

Très sympa, deux autres tomes sont à découvrir.

de Marion Montaigne, edition Ankama.

Max Winson, diptyque :

max-winson-tome-1-couverture max-winson-tome-2-couvertureUne belle histoire très étonnante sur un tout jeune champion de tennis hors norme qui n’a jamais perdu un match. Formaté par un père fortuné et tyrannique qui ne lui a appris que la victoire, le jeune Max découvre qu’il y a autre chose dans la vie lorsqu’il rencontre une jeune journaliste qui lui ouvre les yeux et un gamin surdoué qui lutte pour sa survie et celle de sa mère mourante. Egalement évoqué la place des médias dans le sport et l’impact de la télé-réalité sur notre vie.

une histoire touchante et sensible en deux tomes dessinée à la volée par un jeune auteur prometteur.

de Jérémie Moreau, édition @Delcourt.