Le chemisier

le chemisier
Étudiante en Lettres classiques à la Sorbonne, Séverine n’est ni belle, ni laide, ni brillante, ni médiocre. La jeune femme coule une existence banale, sans éclat mais sans drame, aux côtés d’un compagnon qui lui prête moins d’attention qu’aux séries télévisées ou aux jeux vidéo. À l’issue d’un baby-sitting, elle se voit prêter un chemisier en soie qui va mystérieusement changer sa vie. Du jour au lendemain, les hommes posent sur elle un regard différent, chargé de désir. Le vêtement est-il doté d’un pouvoir magique ? Séverine l’ignore, mais elle constate qu’il lui permet de se sentir davantage en confiance. Et de reprendre en main son destin…

Bastien Vivès est depuis plusieurs années un des auteurs phares de la nouvelle génération. De ce que j’en ai déjà lu (Le goût du chlore, Polina, La grande Odalisque), je trouve qu’il a beaucoup de talent et qu’il a contribué à renouveler le 9ème art avec des histoires originales et  différentes, au ton intime et un trait personnel très plaisant.

Au sujet de ce « chemisier« , je le trouve dans la continuité de ce qu’il a déjà fait avec une sensibilité assez étonnante pour un homme qui parle d’une femme. Sensuelle et bien écrite, l’histoire propose quelques passages très excitants.

Contrairement à quelques critiques lues ici ou là, j’ai plutôt bien aimé même si je suis tenté de conclure « tout ça pour ça ? ».

Ceux qui  connaissent bien l’auteur pourrait lui reprocher un enième album, les autres découvriront là un des auteurs les plus doués du moment.

un album édité par Casterman.

le chemisier

Le voile noir

one shot

le voile noir couverture

Pourquoi de ne pas parler de l’actualité tragique et brûlante sur le ton de l’humour ?

C’est le choix assumé de la scénariste Dodo et je trouve que c’est une approche idéale pour parler d’un sujet qui fâche et esquisser le quotidien de ceux partis faire le djihad.

Gina travaille pour une association humanitaire et apprend avec effroi que Pauline la filleule de sa tante est partie en Syrakie se mettre au service du Grand khalifat. N’ayant peur de rien, elle part en chasse d’un recruteur sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une candidate.

Cette « formalité » remplie, Gina rejoint la zone où elle espère retrouver Pauline pour la ramener en France. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que tantine lui a emboîté le pas en se faisant passer pour un homme.

La comédie est amusante et le dessin de Cha – que je n’avais pas eu le plaisir de revoir depuis Pizza Roadtrip – se prête très bien à cette farce. Le personnage de la Tante est impayable.

Si vous cherchez un moyen d’évoquer le sujet avec vos ados (par exemple), offrez-leur le voile noir, ça devrait leur plaire et vous donnera l’occasion d’en discuter avec eux au cours du souper…

le voile noir planche

un album signé Cha (dessin) et Dodo (scénario). Editions Casterman.

Nestor Burma – tome 11

L’homme au sang bleu

Nestor Burma tome 11 couverture

Je crois que c’est une première : Nestor Burma quitte la grise capitale pour enquêter dans le souriant midi.

Souriant ? Rien n’est moins sûr car ici aussi on trouve des cadavres et des énigmes à résoudre. Et si Nestor trouve un client pour payer ses services, il se met illico au travail quitte à embaucher d’anciens collègues de l’agence Fiat Lux rencontrés ici par hasard.

Comme d’habitude, il faudra attendre la fin pour avoir le fin mot de l’histoire. Nestor Burma boucle une 11è enquête assez difficile à suivre tant les pistes sont nombreuses et les cartes embrouillées.

Mais ça vaut le coup de s’embarquer de nouveau en compagnie du sympathique détective au franc-parler qui sait y faire avec ses semblables.

Le graphisme old school initié par Jacques Tardi que respecte Emmanuel Moynot fonctionne toujours bien et cette balade à Cannes est très plaisante à suivre

Nestor Burma tome 11 planche

un album signé Emmanuel Moynot d’après l’univers graphique de Tardi aux éditions Casterman.

Quelques relectures de fin d’année 2017…

Zombies (Soleil)

Zombies tome 1J’ai mis un peu de côté la prequelle Zombies Nechronologies pour revenir à l’essentiel. Oui je sais la série d’Oliver Péru et Sophian Cholet n’est pas terminée et non je n’ai pas lu le tome 0 qui zoome sur le personnage de Serge Lapointe mais j’avais envie de passer ma soirée avec des morts-vivants. Et plutôt que de me taper Walking Dead, autant manger léger et français 🙂

Alors ces 4 tomes se lisent sans problèmes, dommage cependant qu’à partir du tome 3 je me sois perdu dans les aller-retours entre les différents groupes de survivants et quelques flash back pas toujours bien balisés. Mais dans la grande famille des zombies qui tâchent, ce made in France sort clairement du lot pour passer une petite soirée hémoglobine réussie…

Le retour à la terre (Dargaud)

Le retour à la terre tome 1Je pourrai lire les 5 albums au moins une fois par an tellement c’est bien ! Les gags en demi planches de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri sont toujours aussi drôles. Et d’une tendresse avec ça. Pas étonnant que la série figure dans ma lise des incontournables.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça raconte le quotidien d’un couple de citadins (et de leur chat Grnx !) venu s’installer en pleine cambrousse. Aux Ravenelles pour situer. Non vous voyez pas ? Venez voir…

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (Dargaud)

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?Un one shot dessiné de main de maître par Roger le dessinateur espagnol de Jazz Maynard. Au scénario, on retrouve l’immense Zidrou qu’on ne présente plus, lui qui enchaîne les succès et qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre après avoir quitté l’élève Ducobu.

Plutôt tristounette mais bourrée de tendresse et teintée d’humour, l’histoire de cette vieille dame qui élève seule son fils handicapé mental de 40 ans est un hommage à toutes les mamans du monde. Une tranche de vie superbement mise en image et racontée d’une façon juste et touchante.

Les Folies Bergère (Dargaud)

Les Folies bergèreEncore un Zidrou ! Oui mais comme à son habitude, le scénariste nous offre encore une belle histoire.

Celle d’un groupe de poilus qui se promettent de tous se retrouver aux Folies Bergère une fois la guerre terminée. Sauf que pour le moment, ils sont en plein dedans.

Une virée dans les sinistres tranchées pour une nouvelle aventure humaine.

A l’ouverture de l’album, je n’aime pas le dessin. Mais au fil de ma lecture, je dois admettre que le trait âpre de Francis Porcel se marie idéalement avec l’ambiance. Et le noir et blanc est une très bonne idée.

Le Teckel (Casterman)

Le teckel tome 1je n’ai pas encore acheté ni lu le 3ème tome sorti en début d’année mais à la relecture des 2 premiers tomes, je me dis qu’il faudrait.

Signé Hervé Bourhis à qui l’on doit pas mal de titres sympas, le Teckel raconte l’histoire d’un VRP au look et aux idées très old school  en guerre contre son employeur, une société pharmaceutique assez puante. C’est frais, drôle et enlevé.  Bref, à découvrir !

Tony Corso (Dargaud)

Tony Corso tome 2Il a beau avoir le même look que Magnum, attention à ne pas prendre Tony Corso pour le clone français du sympathique moustachu ricain. Sous ses chemises à fleur et ses Ray-ban, le détective tropézien cache un caractère bien trempé et des poings d’acier.

Petite frappe devenue spécialiste du déminage dans le milieu vicié du show-biz, le beau brun ténébreux est du genre casse-cou et chatouilleux.

Au-delà des enquêtes en un tome, il y a un fil rouge sur la mort de sa mère et la disparition de son père au passé trouble qui donne une bonne consistance à la série. Sans oublier un minimum d’humour bien sûr et pas mal de castagne.

Avec 7 albums au compteur, Tony Corso de l’excellentissime Olivier Berlion est devenu une des coqueluches de ma biblio. Incontournable !

Zombillénium (Dupuis)

Zombillénium tome 1Je croyais la série finie au terme des 3 albums mais non surprise c’est to be continued. On aura donc plaisir à retrouver les personnages du plus grand parc d’attractions d’horreur du monde dans au tome 4.

Sans compter qu’une adaptation animée vient de sortir sur les écrans (source : allociné). Preuve d’une reconnaissance certaine.

S’il y a bien un auteur qui maîtrise le dessin sur ordinateur, c’est Arthur de Pins connu pour ses péchés mignons ou de craquants petites personnages flirtaient dans des gags sur planche.

Le trait est moins arrondi mais tout aussi parfait ici. On aime ou on n’aime pas le style mais je pense que l’on ne peut être qu’admiratif du résultat.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça se passe dans un Disneyland ambiance Halloween dont le personnel est exclusivement composé de zombies (qwaaa !! Encore ??), de momies, de loup-garous et autres sorcières et monstres de tous poils. Entre révolte syndicale, intérêts financiers et baston, on ne s’ennuie pas une seconde …

Corto Maltese – Tome 14

Equatoria

equatoria couverture

Pour être tout à fait juste, Corto Maltèse n’a jamais fait partie de mes BD favorites. D’abord parce que je ne me rappelle même pas en avoir lu un en entier, ensuite parce qu’en son temps – période Hugo Pratt – j’étais sans doute trop jeune pour m’intéresser à cette BD un peu old school.

Bref. Tout ça pour dire que je ne m’interdis rien quant à donner mon (court) avis sur cet album.

Rubèn Pelejero (graphisme) et Juan Diaz Canalès (scénario) ont repris la série à leur compte pour une virée entre Venise et l’Afrique équatoriale. L’homme à la casquette va faire la rencontre de 3 femmes, une journaliste, une exploratrice et une ancienne esclave.

N’ayant donc pas de background sur la série originelle, je dirai que c’est un bon album d’aventures qui m’a toutefois quelque peu échappé. Pas sûr d’avoir saisi toutes les subtilités des non-dits. Il y a une histoire sur Malte que seuls les initiés connaitront.

Question dessin, c’est chouette rien à dire ça m’évoque le travail de Bruno le Floc’h que j’adore (auteur malheureusement trop tôt disparu) même si le trait est ici plus fin.

La quête de Corto qui cherche le Miroir du prêtre Jean me semble n’être qu’un prétexte pour prolonger la vie du héros de Pratt. Et ce sont avant tout les fans nostalgiques qui sauront apprécier le mieux la reprise en saluant le retour de leur aventurier préféré.

Pour les autres, ça peut donner envie de creuser le sujet et lire les anciens tomes de cette icône du 9ème art qui porte un message de paix et de tolérance.

Maintenant que je suis plus mûr, je peux me lancer … 🙂

equatoria planche

voir la fiche sur @CastermanBD.

Souterrains

One shot

La couverture mystérieuse est très belle et elle ne ment pas : dès les premières planches le dessin de Romain Baudy envoie du lourd ! Les planches sont superbes !

Nous voila plongé en pleine guerre sociale qui divise les exploitants (les patrons) et les exploités (les mineurs). Ironie du sort : les ouvriers voient d’un très mauvais œil l’arrivée discrète d’un robot qui pourrait leur prendre leur boulot.

S’en suit une descente aux enfers quand un petit groupe d’hommes triés sur le volet se retrouve coincé profondément sous terre avec leur « machine ». Mais ce n’est pas tout, ils vont faire une étonnante découverte en sous-sols : la même lutte sociale existe ici aussi.

Mélange de chronique sociale, de fantasy et de fantastique, Romain Baudy pour son premier essai en solo innove une recette osée mais pleinement maîtrisée. Si je fais abstraction de mon esprit cartésien et que j’accepte l’idée, je constate que le cocktail fonctionne. Bien aidé par un graphisme à la hauteur du pari.

Alors pourquoi ne pas suivre Henry, Lucien et ce curieux robot dans cette aventure originale et colorée pleine de rebondissements ?

un one shot signé Romain Baudy. Editions Casterman.

La Vallée du Diable

Suite ou one shot ?
La Vallée du Diable
Nouvelle-Calédonie, 1925. Loin de leur Savoie natale, qu’ils ont fuie aux lendemains de la guerre, Blanca, Florentin, Pauline et Arpin ont fini par s’établir aux Antipodes. Mais cette nouvelle vie dans les colonies ne satisfait pas leur rêve de justice sociale et de liberté. Et, alors que l’air se fait de plus en plus irrespirable, l’heure des règlements de comptes est venue.

Deux femmes, deux hommes débarquent en 1925 en Nouvelle-Calédonie. James Jacques, un éleveur influent du coin, les prend sous son aile. Cinq ans plus tard, tout le monde est installé. Florentin est devenu cow-boy, la vieille Blanca bricole aux alentours et contre toute attente Arpin et Pauline se sont mariés. Au grand désespoir de Florentin et James évidemment.

Dans un contexte de révolte sur fond de colonisation et de jalousie de proximité, les relations ne tardent pas à s’envenimer. Les Kanaks de leur côté ne digèrent pas la main-mise de l’homme blanc sur leurs terres.

Alors c’est la suite d’un précédent bouquin – Le sentier des Reines – qui remet en scène le quatuor savoyard sous des latitudes plus chaudes que la lointaine Savoie. Perso je ne l’ai pas encore lu mais ce n’est pas gênant, la vallée du diable se lit très bien en one shot.

Je connaissais Anthony Pastor pour des titres plus… américains mais il semble très à l’aise dans la chronique sociale et historique. Perso, je préfère tout de même ses titres comme Castilla Drive ou Bonbons atomiques plus exotiques ou décalés. C’est juste une histoire de goût.

Question dessin, il me semble ici beaucoup plus soigné, la qualité graphique est de rigueur pour une aventure qui reste assez prenante. Le récit est tendu, les personnages pas faciles à cerner, on a l’impression que ça peut péter à tout moment. La violence est latente.

On ne s’ennuie pas une seconde tout en se régalant les yeux.

La Vallée du Diable

Scénario, dessin et colo d’Anthony Pastor chez Casterman.

Le lendemain du monde

one shot d’Olivier Cotte (scénario) et Xavier Coste (graphisme)
le lendemain du monde
magnifique couverture signée Xavier Coste

Au fin fond de la jungle africaine se cacherait un groupe terroriste mené par une Intelligence Artificielle qui a provoqué un véritable cataclysme. Tous les appareils électroniques sont vérolés y compris les millions d’implants des cerveaux humains.

L’ancien Casque Bleu James Graham Keran n’en a jamais eu lui. Et c’est pourquoi les autorités militaires lui demandent de partir sur le champ enquêter sur place. Et si possible de faire un bon coup de ménage.

C’est une sorte d’OVNI dans le paysage des récits d’anticipation apocalyptique, plutôt un roman d’aventure ésotérique que tente les auteurs. C’est très joliment illustré, le dessinateur Xavier Coste s’essayant à de nombreuses nuances colorées. Le propos sort largement des sentiers battus de ce genre de récit.

Au cours de ce voyage étrange en milieu hostile et peuplé de nombreuses rencontres, James réussira t’il à éradiquer la menace ?

Le lendemain du monde

Editions Casterman.

Bâtard

one shot de Max de Radiguès

bâtard couverture

May et Eugène taillent la route le coffre plein de sacs de billets de banque. Ils viennent de participer au « casse du siècle » puisque 52 hold-up viennent d’avoir lieu simultanément dans une même ville ! Du jamais vu.

Mais il n’y a pas que les flics qui leur courent après, quelqu’un d’autre fait la chasse aux fugitifs. Certains braqueurs se sont déjà fait dessoudés. Le chef de la bande voudrait-il profiter seul du magot ?

Initialement publié sur le blog http://www.maxderadigues.com/ sous forme de feuilleton, Max de Radiguès et Casterman nous proposent ici la version papier d’un road-movie made in USA très sympa.

Le duo formé par la mère et son bâtard est touchant et réserve une belle surprise. On entre très vite dans la danse grâce à une narration fluide et rythmée pour un dessin simple et lisible.

Subtilement dosés, l’action et l’émotion sont au rendez-vous pour nous offrir un très bon moment de lecture.

Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres titres de cet auteur que je ne connaissais pas encore mais que j’aime déjà 😉

bâtard planche

un album des éditions Casterman BD.

Le monde d’après

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Après un premier épisode que j’avais trouvé très réussi (chronique ici), Jean-Christophe Chauzy clôt son récit apocalyptique en deux actes.

Sortant de son registre humoristique habituel (voir ses planches publiées dans Fluide Glacial), il reprend un thème maintes et maintes fois exploré par le cinéma et la littérature. Grosse différence ici : ça se passe près de chez nous. Et ça peut permettre au lecteur francophone de se sentir plus concerné et de s’interroger sur le comportement qu’il aurait lui si son environnement s’effondrait.

Car c’est ce qui vient d’arriver à Marie et ses deux fils. Dans le premier album, en pleine montagne ils font partie des rares rescapés d’un orage dévastateur qui réussissent à redescendre dans la vallée. Mais après des jours cloîtrés dans un village coupé de tout, où les tensions montent tandis que les vivres baissent, ils prennent le large. Leur objectif est de descendre au sud en espérant que les côtes soient épargnées.

Hélas, c’est tout le pays – voire plus – qui a pris une grosse claque, les paysages sont dévastés et les rares humains qu’ils croisent se révèlent pour la plupart des ennemis. C’est l’heure du chacun pour soi.

Graphiquement, l’auteur se fait plaisir et ça se voit, le grand format lui offre de la place pour de très belles planches qui nous scotchent. La narration est bien posée, le dessin est soigné, l’ambiance fin du monde très bien rendue. Dans ces paysages désolés et cette atmosphère tendue, les rencontres sont très attendues et ne déçoivent jamais.

Le périple est donc prenant mais au final on reste sur sa faim. On ne connait pas l’origine de la catastrophe et on ne sait pas ce que deviendront les survivants. Pas d’explication, pas d’espoir. Il y a comme un manque. Pour ma part, je laisse mon imagination me suggérer que comme prévu l’homme a reçu le retour du bâton de la part de Mère Nature qui lui fait bien comprendre qu’il a déconné. Je suis pas loin de penser qu’on va tous finir dans un grand Big Bang de ce genre. Et paf !

Au delà d’une conclusion personnelle sur la place de l’homme dans la Nature, je pense que JC Chauzy nous donne à réfléchir sur la nature profonde de l’être humain. Le retour à l’état sauvage, l’instinct animal (la Louve et ses petits), le concept de propriété etc… Sorti de son confort moderne, l’homme en perte de repère retrouve vite son instinct de survie.

Je ne pense pas qu’une suite soit prévue. En attendant je ne peux que recommander cette lecture et l’achat de ces deux beaux livres.

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un album signé Jean-Christophe Chauzy aux éditions Casterman.

4 sur 5