Les Profs – tome 19

Note to be
les profs tome 19
Rien ne va plus au lycée Fanfaron. Tout le monde voit des complots partout, le journal Tohu Bahut colporte les pires ragots, les manifs tombent à l’eau et même Serge est plein d’entrain pour faire cours. La proviseure n’a plus le choix : elle doit mettre en application sa toute nouvelle formation pour gérer les situations délicates. Pendant ce temps, Polochon relève le défi lancé par une machine de correction de copies ultrarapide destinée à mettre les profs au chômage. Qui a dit que la vie de lycée était monotone ?

Une série que je lis de temps en temps mais qui ronronne beaucoup à mon gout. Les gags ne sont pas tous drôles, loin s’en faut. Reste quelques bons moments qui prêtent facilement à sourire.

Ce 19ème opus fait le boulot sans plus.

Une lecture a réserver sans doute aux habitués et aux professionnels qui devraient s’y retrouver et à ceux qui ayant commencé la série ne peuvent s’empêcher de compléter leur collection 🙂

 

Eroc au scenario, Simon Léthurgie au dessin, Jacqueline Guénard aux couleurs. Editions Bamboo.

Jack Cool 1966 – tome 1

Quelques jours avant Jésus-Gris…
Jack Cool tome 1 couverture
Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique. Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus…

Alors je vais tenter de résumer rapidos : Detroit. 1966. Un ancien GI de retour du Vietnam est marié, père et salarié. Un soir sans un mot, il plaque tout et disparaît. On le retrouve quelques mois plus tard recueilli par une bande de hippies qui partent sillonner la route à bord de leur bus. Sa femme engage un détective privé – Jack Cool – pour le retrouver. Ce dernier est aussi en chasse de la fille de Jayne Mansfield qui a fugué.

Voila.

Bizarre hein ?

Curieux. Je me demande dans quoi je m’embarque au début et puis au fil de la lecture, ce méli-mélo est assez marrant. Atypique et un poil embrouillé, pour être convaincant, il faudra que le second et dernier tome apporte toutes les réponses aux questions posées.

Je n’aime pas trop les histoires qui mélangent personnages réels et fictifs mais pour une fois ^^ j’ai lu le cahier graphique qui raconte l’histoire des Merry Pranksters, en français les joyeux déconneurs. Historiquement c’est intéressant à lire et relance mon intérêt quant au tome que je viens de lire.

Alors j’attends la suite…

Jack Cool tome 1 planche

un premier tome scénarisé par Olivier Mangin, dessin et colo de Jack Manini, éditions Bamboo Grand  Angle.

2 sur 5

L’adoption

une histoire complète en 2 tomes
(tome 1 : Qinaya) Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
(tome 2 : La Garua) Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Pérou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement, car en 18 mois, la petite a changé, elle a grandi… et elle a oublié son séjour en France. Elle a oublié son « achachi », son grand-père…

[ATTENTION SPOILER] (désolé mais je préviens…)

Agée de 4 ans, la petite Qinaya perd ses parents lors d’un terrible tremblement de terre dans le sud du Pérou. Elle sera adoptée par Alain et Lynette ses nouveaux parents français qui attendaient ce bonheur depuis de nombreuses années. Pour Gabriel le grand père, c’est plus compliqué, lui qui n’a jamais su être père va devoir apprendre à être grand-père.

Malheureusement, c’est quand il commence à prendre à cœur son nouveau rôle que la catastrophe arrive : les autorités arrêtent Alain et Lynette qui n’ont pas respecté les règles en adoptant Qinaya. La petite repart aussitôt chez elle. Sur un coup de tête, Gabriel s’envole pour le Pérou, bien décidé à retrouver la gamine.

C’est vrai que si on a pas encore lu les 2 albums, il vaut mieux éviter de lire cet article qui déflore le truc 🙁 mais ça vaut le coup d’être lu. Perso j’ai adoré cette belle histoire signée Zidrou, le nouveau big boss du scénar franco-belge.

Le premier album est forcément touchant, comment résister au regard de cette pitchoune débarquée à la suite d’un drame à des milliers de kilomètres de chez elle ? Comment ne pas apprécier ces petits moments de vie ?

Sous le pinceau élégant d’Arno Monnin la chronique familiale prend tout son charme ressemblant de beaucoup dans le ton et la forme aux Beaux étés du même scénariste (et dessiné par Jordi Lafebre). Et ce qui fait mal après ces jolis moments, c’est le final glaçant qui laisse pantois. On ne s’y attendait pas !

S’en suit un second tome complètement différent qui se joue à l’autre bout du monde puisque Gabriel décide de retrouver Qinaya. On ne sait pas trop ce que je cherche le bonhomme. Là encore Zidrou nous prend à contre-pied pour un final inattendu. C’est bien vu, réaliste et toujours traité avec la dose d’humour qui va bien.

Beau, finement raconté, touchant, chaleureux et drôle, l’Adoption est un magnifique roman graphique. Une histoire humaine comme je les aime.

Un diptyque signé Zidrou au scénario et Arno Monnin au graphisme. Editions Grand Angle.

coup de coeur

Les chiens de Pripyat

Saint Christophe

les chiens de Prypiat tome 1 couverture

Le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl laisse sur place un désert. Plus personne ne vit dans la zone sauf les animaux qui prolifèrent. pour s’en débarrasser, les autorités payent 30 roubles chaque peau d’un chien abattu aux groupe de chasseurs qui acceptent de pénétrer dans la zone. Celui du père du jeune Kolia est sur place et compte bien profiter de l’aubaine.

J’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à cet album à vrai dire. Le dessin est propre et sympa mais je trouve cette histoire de chasseurs de chiens très anecdotique. Un peu mince. Un peu boiteuse quoi. Je n’en vois pas bien la finalité.

La fin offre certes une rencontre mais qui ne me donne pas envie d’aller plus loin. Les gamins en combi blanche me font penser  à la série Seuls. Tiens d’ailleurs je n’ai pas lu le dernier tome et à choisir j’aurai dû commencer par ça.

Sinon, Aurélien Ducoudray a aussi écrit les 4 tomes de The Grocery et y’a pas photo, je préfère.

1 sur 5

A coucher dehors

à coucher dehors – tome 1/2

C’est la première bonne surprise de cette rentrée 2016 !

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Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Alors que je viens de relire avec délice les 3 tomes des Vieux fourneaux, voila t’il pas que je retombe sur une autre chronique sociale du même tonneau. Humour, personnages au fort caractère et grande gueule, ce début de diptyque en partage les caractéristiques sans tout à fait égaler la force des dialogues et le sens de la répartie mais se coulant dans le même moule. Bref, c’est drôle et touchant et le dessin d’Anlor a cet aspect instinctif et dynamique que j’aime beaucoup.

Amédée, Prie-Dieu et La Merguez sont SDF et vivent tous les trois sur les bords de la Seine à Paris. Alors qu’ils sont sur le point de se faire embarquer dans le panier à salade pour la énième fois, Amédée apprend qu’il hérite de sa tante d’une maison en banlieue. Surpris et heureux, il est méfiant à raison car la signature de l’acte est accompagné d’une clause un peu spéciale : la maison est à lui s’il accepte de s’occuper de son cousin trisomique Nicolas passionné par les étoiles. Partant de cet accord, les 3 SDF et le gamin s’installent dans le petit pavillon de banlieue…

Après Amère Russie, un premier diptyque apprécié par la critique et les bédéphiles, Anlor (Les innocents coupables) et Aurélien Ducoudray (The Grocery) réitèrent leur collaboration et abordent le sujet de la trisomie (mais pas que) dans un premier tome bourré d’humour et de tendresse.

Cet album est édité en partenariat avec la Fondation Perce-Neige à l’occasion de son cinquantenaire.

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Un album d’Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin) aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

4 sur 5