A coucher dehors (suite et fin)

Tome 2/2
A coucher dehors tome 2 couverture
Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Ca crie et ça s’agite beaucoup dans cet album. Beaucoup trop à mon gout. Dans le premier tome, c’était supportable, dans ce second non.

J’avais fait le parallèle avec les Vieux Fourneaux dans ma chronique du tome 1 mais force est de constater qu’on s’est éloigné de la qualité du scénario de Wilfrid Lupano. Il y a un peu trop de vaudeville ici. Ca gueule, ça s’excite à chaque page, que ça en devient pénible.

Reste le graphisme d’Anlor, dessin et colo à elle toute seule, qui remporte l’adhésion. Dynamique, enlevée, rythmée, les planches fourmillent de petits détails.

En quelques mots, ce diptyque sympatoche magnifiquement illustré en fait un peu trop et aurait mérité un peu plus de finesse, j’en suis ressorti presque étourdi et essouflé.

A coucher dehors tome 2 planche 4

un album signé Anlor (dessin et couleurs) et Aurélien Ducoudray (scénario). Editions Bamboo Grand Angle.

 

 

Les chiens de Pripyat

Saint Christophe

les chiens de Prypiat tome 1 couverture

Le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl laisse sur place un désert. Plus personne ne vit dans la zone sauf les animaux qui prolifèrent. pour s’en débarrasser, les autorités payent 30 roubles chaque peau d’un chien abattu aux groupe de chasseurs qui acceptent de pénétrer dans la zone. Celui du père du jeune Kolia est sur place et compte bien profiter de l’aubaine.

J’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à cet album à vrai dire. Le dessin est propre et sympa mais je trouve cette histoire de chasseurs de chiens très anecdotique. Un peu mince. Un peu boiteuse quoi. Je n’en vois pas bien la finalité.

La fin offre certes une rencontre mais qui ne me donne pas envie d’aller plus loin. Les gamins en combi blanche me font penser  à la série Seuls. Tiens d’ailleurs je n’ai pas lu le dernier tome et à choisir j’aurai dû commencer par ça.

Sinon, Aurélien Ducoudray a aussi écrit les 4 tomes de The Grocery et y’a pas photo, je préfère.

1 sur 5

Mort aux vaches

one shot
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1996 Un quatuor de truands cambriole l’agence bancaire à Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, en attendant d’être oubliés. Ils cavalent jusqu’à l’exploitation agricole de l’oncle de l’un d’eux. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle… La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Je voulais éviter de faire comme tout le monde et ne pas parler d’hommage à Audiard et aux polars de ce temps-là. Mais force est de constater que c’est quand même bien le cas. A commencer par la couv’ qui ressemble à une vieille affiche de cinéma.

Sauf que là, c’est ‘achement bien remis au gout de jour. Il y a la beauté de l’hommage avec des dialogues bourrés d’humour et des braqueurs à grande gueule oui, mais aussi – et surtout – des ajouts bien contemporains comme le couple d’homo et la minette barrée.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher les bonnes surprises à ceux qui me lisent (si si y’en a !). Comme moi ils découvriront au fur et à mesure de la lecture et sauront apprécier cette savoureuse comédie. Avec un final excellent.

Moi je me suis franchement régalé. Scénar au poil et dessin « croqué » impec, cet album est une petite pépite à consommer sans modération  !

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Un récit d’Aurélien Ducoudray (scenario) et de François Ravard (dessin) édité par les éditions Futuropolis.

coup de coeur

A coucher dehors

à coucher dehors – tome 1/2

C’est la première bonne surprise de cette rentrée 2016 !

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Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Alors que je viens de relire avec délice les 3 tomes des Vieux fourneaux, voila t’il pas que je retombe sur une autre chronique sociale du même tonneau. Humour, personnages au fort caractère et grande gueule, ce début de diptyque en partage les caractéristiques sans tout à fait égaler la force des dialogues et le sens de la répartie mais se coulant dans le même moule. Bref, c’est drôle et touchant et le dessin d’Anlor a cet aspect instinctif et dynamique que j’aime beaucoup.

Amédée, Prie-Dieu et La Merguez sont SDF et vivent tous les trois sur les bords de la Seine à Paris. Alors qu’ils sont sur le point de se faire embarquer dans le panier à salade pour la énième fois, Amédée apprend qu’il hérite de sa tante d’une maison en banlieue. Surpris et heureux, il est méfiant et il a raison, la signature de l’acte est accompagnée d’une clause un peu spéciale : la maison est à lui s’il accepte de s’occuper de son cousin trisomique Nicolas passionné par les étoiles. Partant de cet accord, les 3 SDF et le gamin s’installent dans le petit pavillon de banlieue…

Après Amère Russie, un premier diptyque apprécié par la critique et les bédéphiles, Anlor (Les innocents coupables) et Aurélien Ducoudray (The Grocery) réitèrent leur collaboration et abordent le sujet de la trisomie (mais pas que) dans un premier tome bourré d’humour et de tendresse.

Cet album est édité en partenariat avec la Fondation Perce-Neige à l’occasion de son cinquantenaire.

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Un album d’Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin) aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

4 sur 5