Olympus Mons – tome 3

Hangar 754

Olympus Mons tome 3 couverture

A peine digéré le tome précédent que voici déjà la suite sur ma table de chevet. Ca ne chôme pas dans usines de Christophe Bec. Tant mieux, pas besoin de relire pour (essayer de) tout comprendre.

Même si certains passage m’échappent encore, je l’ai trouvé plus vivant que d’habitude ce tome 3. Peut-être grâce à son petit côté gore ou parce que les ET ont désormais un visage (si je puis dire).

N’empêche, le constat est implacable : Olympus Mons semble prendre son envol vers une destruction imminente de notre bonne vieille Terre.

Quand on pense que seule une astronaute russe isolée sur Mars peut faire fléchir le destin, ça fait froid dans le dos.

Toujours bien mené malgré des tours et des détours auxquels on est habitué et toujours très bien illustré, l’histoire se laisse lire sans trop se faire prier.

Le tome 4 nous apprendra comment la courageuse femme seule va s’en sortir…

Olympus Mons tome 3 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (couleurs). Edition Soleil.

Serum

one shot

Sérum couverture

Il fait la gueule sur la couv’ Kader. Pas très jouasse le gus. Faut dire que la vie dans ce Paris en 2040 n’a rien de bandant. Découpée en zones, délimitée par des checkpoints, la capitale française a des allures de prison et les parisiens ne sont que des ombres qui dès l’heure du couvre-feu rentrent rapidement dans leurs terriers.

Naguère Kader a fauté et la sanction a pris la forme d’une injection de Zanadrine, une drogue qui l’empêche de mentir. Pas facile d’avoir une vie sociale avec cette merde dans les veines. Entre son boulot de contrôleur au parc éolien et ses nocturnes sur holoporn, Kader se demande s’il ne vaut pas mieux en finir. Mais des événements vont faire qu’il va être entraîné malgré lui dans des actions terroristes…

Pas folichon tout ça mais grâce à un dessin simple et un ton sec, le lecteur a vite fait de sentir qu’il assiste à quelque chose qui pourrait préfigurer son propre futur. Une société malade de ses mensonges qui érige la vérité en valeur absolue. Mais si des activistes courageux se rebellent tout pourrait bien exploser. Mais la manière choisie est-elle la bonne ? Pas si sûr !

A vous de voir, mais avant tout lisez vite ce très bon récit d’anticipation !

Sérum planche

un album signé Cyril Pedrosa (scénario) et Nicolas Gaignard (dessin & colo). Edition Delcourt.

Olympus Mons – tome 2

Opération Mainbrace
Olympus Mons tome 2 couverture
Sur Mars comme sur Terre, des équipes de spécialistes tentent de percer le mystère de ces anomalies liées entre elles. Aaron Goodwin, le médium, s’évertue à prévenir le monde de l’importance de ne pas pénétrer dans l’étrange vaisseau sous-marin. Il y va de l’avenir de la planète. Ses propos sont confirmés par d’autres médiums mais l’équipe « Ocean Pathfinder » ne l’entend pas de cette oreille. Les forces en présence se déchirent autour du mystérieux objet…

Il me faut bien souvent un peu de courage et de temps pour attaquer un album de Christophe Bec. Le scénariste aime faire durer le plaisir et habiller ses planches de longs dialogues. L’idéal est de relire les chapitres précédents pour se remettre dans le bain.

Une fois ses précautions prises, on peut se lancer dans ce nouvel épisode avec un maximum de concentration pour profiter de l’ambiance et du spectacle.

Car oui il y a toujours des scènes intéressantes et spectaculaires à voir grâce au bon très travail graphique de S. Raffaele.

C’est vrai que c’est un peu long et un poil fastidieux à lire mais ça vaut le coup tant le contenu est fouillé et le thème passionnant.

En clair : profiter d’un album de C. Bec, ça se mérite !

Olympus Mons tome 2 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (colo). Editions Soleil.

 

Soleil Froid – Tome 2

L.N.
soleil froid tome 2 couverture
Voici la suite de l’intrigue, où Jan, un des seuls rescapés après la mutation du virus de la grippe aviaire, parvient à rejoindre une communauté à Lyon, dix ans après l’épidémie. Mais, alors qu’il croira pouvoir y trouver une sorte de salut, il se sentira finalement encore plus seul et perdu, et devra échapper à d’étranges et redoutables hommes armés qui en veulent à sa vie…

Un 2ème tome qui enfonce le clou ! J’avais beaucoup aimé le premier, cette suite confirme ma première bonne impression.

Un dessin chouette, une trame assez simple, un thème que j’aime dans une ambiance de fin du monde à la Mad Max. Jean-Pierre Pécau fait avancer son intrigue avec pas mal d’explications sur ce qu’il s’est passé sur Terre.

A priori, Jan n’est pas blanc-bleu et traine un lourd passé dans l’armée. S’il reste sympathique dans son duo avec Marguerite, l’homme passe pour un salopard et ne doit sa survie qu’à sa parano en nous emmènant sur des chemins dangereux.

Suspense et action saupoudrés de quelques traits d’humour, la recette est efficace, je suis prêt à le suivre très loin si les prochaines albums s’avèrent tout aussi passionnants.

De la bonne BD pop-corn !

soleil froid tome 2 planche

une deuxième tome scénarisé par Jean-Pierre Pécau et dessiné par Damien. Editions Delcourt.

4 sur 5

Gung Ho – tome 3

Sexy Beast

Gung Ho tome 3 couverture

Si plusieurs années ont passés pour les fans de la série qui attendaient impatiemment cette suite, seulement quelques semaines ont suffit à la bande de gamins du poste fortifié n°16 pour avoir le droit de porter une arme.

Si l’entrainement continue sous la houlette d’un maître Japonais spécialement arrivé de la ville, ils sont maintenant suffisamment aguerris pour se défendre et sortir de l’enceinte sécurisée. Même si ils n’ont toujours pas le droit de s’aventurer dans la zone de danger. Mais ils sont jeunes et s’en foutent, certains s’amusent comme des petits fous face aux terribles Rippers. Sorties moto, combat en arène, tout est bon pour faire monter l’adrénaline !

AAaaahhh, ça fait du bien de retrouver cette bande de réfugiés ! Dans le genre apocalyptique Gung Ho sort clairement du lot. D’abord par un dessin infographique extrêmement bien foutu et des couleurs justes, ensuite parce que la vie dans ce monde ravagé et angoissé est passionnante à suivre. Et même si on a (largement) dépassé le stade de l’adolescence, on savoure le spectacle assuré par ces jeunes, étranglés par les adultes et tenaillés par leurs hormones.

Les filles sont sexy et jolies, les garçons courageux au point que l’un d’eux (le plus rebelle) va le payer très cher. Zach et Archer vont donc être séparés, l’occasion pour le lecteur d’enfin découvrir un peu plus le monde extérieur.

Ambiance tendue, action et frissons sont au rendez-vous de ce 3ème tome idéalement lu en cette période de vaches maigres bédéphiles.

Les BD de ce calibre sont rares alors profitons-en.

Gung Ho tome 3 planche

un album signé Benjamin Von Eckartsberg (scénar) et Thomas Von Kummant (graph). Editions Paquet.

coup de coeur

Urban – tome 4

Enquête immobile
Urban tome 4 couverture
Sans déc’ n’est elle pas sublime cette couv’ ?!

Avant-dernier épisode avant la fin ! Ce quatrième opus d’Urban est un vrai plaisir à lire. En prenant la précaution de feuilleter les albums précédents histoire de se remettre dans le bain, on peut sereinement attaquer sa lecture.

Luc Brunschwig fait un zoom sur Springy Fool et son chien de garde tandis que Zach – mis à pied pour ne pas avoir exécuté le magicien – enquête depuis son appartement (d’où le titre) sur la mort du petit Neil. L’occasion pour nous d’en apprendre beaucoup plus sur les origines de la cité de Monplaisir et son fondateur, le génial roboticien.

Comme d’habitude avec le scénariste, il faut s’accommoder de nombreux aller-retours dans le passé. L’enchaînement est cependant excellent et l’histoire file bon train.

Et bonne nouvelle, il me semble que Roberto Ricci a évité de surcharger ses planches qui n’en sont que plus belles.

De là à dire qu’Urban est actuellement la meilleure série dans son genre, il n’y a qu’un pas que je ne vais pas tarder à franchir.

Que du bonheur ce tome 4 !

Urban tome 4 planche

un album signé Luc Brunschwig (scénario) et Roberto Ricci (dessin & colo) aux éditions Futuropolis.

coup de coeur

Le lendemain du monde

one shot d’Olivier Cotte (scénario) et Xavier Coste (graphisme)
le lendemain du monde
magnifique couverture signée Xavier Coste

Au fin fond de la jungle africaine se cacherait un groupe terroriste mené par une Intelligence Artificielle qui a provoqué un véritable cataclysme. Tous les appareils électroniques sont vérolés y compris les millions d’implants des cerveaux humains.

L’ancien Casque Bleu James Graham Keran n’en a jamais eu lui. Et c’est pourquoi les autorités militaires lui demandent de partir sur le champ enquêter sur place. Et si possible de faire un bon coup de ménage.

C’est une sorte d’OVNI dans le paysage des récits d’anticipation apocalyptique, plutôt un roman d’aventure ésotérique que tente les auteurs. C’est très joliment illustré, le dessinateur Xavier Coste s’essayant à de nombreuses nuances colorées. Le propos sort largement des sentiers battus de ce genre de récit.

Au cours de ce voyage étrange en milieu hostile et peuplé de nombreuses rencontres, James réussira t’il à éradiquer la menace ?

Le lendemain du monde

Editions Casterman.

Aquablue – tome 16

Rakahanga !

Aquablue tome 16 couverture

Six ans déjà – et 5 albums ! – que Régis Hautière et Réno ont repris les rênes de la mythique série Aquablue avec beaucoup de talent. Respectueux de l’univers imaginé par Vatine et Cailleteau, ils ont su relancer la série en la modernisant. En témoigne le dessin informatisé magnifique de Réno.

Alors que la prise d’otages du Standard-Island s’est achevée sans faire trop de dégâts, la Légion est de retour sur Aquablue pour protéger les colons des autochtones. Tandis que la tension monte entre les deux communautés contre laquelle Nao tente désespérément de lutter, une nouvelle menace se profile pour la planète bleue : Syssim le lézard fait son come-back et prépare un nouveau sale coup commandité par un inconnu. Cybot est perdu sur une île déserte avec Boulet (si si !), Rabah est toujours dans les vapes et Carlo recherche Maurice Dupré sans doute kidnappé par un grand ponte.

Toujours aussi sympa à suivre, les belles planches arrivent heureusement à me faire oublier ce petit air de déjà vu. La légion, les colons, Nao entre deux feux, toussa… Mais maintenant qu’on a quitté l’océan pour la terre ferme, j’aimerai bien aller faire un petit tour dans les étoiles à bord du Stromboli

Jamais content mais toujours fidèle je suis ^^

Aquablue tome 16 planche

un album signé Reno (dessin et colo) et Régis Hautière (scénario) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

 

Travis – tome 12

Les tueurs de fer
Travis tome 12 couverture
Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines…

Tiens c’est curieux, la couv’ ressemble étrangement à celle du tome 9Miss Thundercat s’illustrait elle aussi armée et cachée derrière un arbre guettant le danger. Est-ce voulu ? Je l’ignore. N’empêche qu’en terme d’originalité Bof quoi. Même si elle reste très chouette.

En tout cas ce tome 12 signe le retour en fanfare de celui que l’on avait pas vu depuis lulure : Travis himself ! Et il est en grande forme toujours aux côtés des plus faibles quitte à se mettre dans une belle panade. L’album s’achève par un cliffhanger digne de la Série B.

J’ai l’agréable sensation de replonger dans les débuts de la série puisque après l’espace, nous voila de retour en pleine jungle avec des cyborgs qui pullulent et les armes à feu qui donnent de la voix (voir le tome 2).

Dans le feu de l’action, Fred Duval nous brosse un contexte géo-politique bien noir mais proche de la réalité quand il dénonce le fait que les enjeux économiques placent toujours l’humain au second plan. Fidèle à son habitude, il place son message dans un album divertissantpas mal de vieilles connaissances font leur apparition.

Au dessin, Christophe Quet de son trait sûr et vif qui fait toujours le job.

J’avais eu peur que la série ne s’arrête, on aura en tout cas le fin mot de l’histoire dans le prochain tome qui clôturera le 4ème cycle de mes héros SF préférés.

Travis tome 12 planche

un album de Fred Duval (scénario), Christope Quet (dessin) et Pierre Schelle (colo) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

Olympus Mons – tome 1

Anomalie un

Olympus Mons Tome 1

A peine sorti de Prométhée, Christophe Bec enchaîne sur une nouvelle série qui joue sur les même codes : plusieurs événements distants dans l’espace et le temps, étroitement liés qui sous-entendent que les extra-terrestres ne sont pas loin.

Ainsi on a des plongeurs qui découvrent les vestiges d’un artefact inconnu, un médium de l’Iowa qui a des visions d’une épave engloutie au fond de la mer et des cosmonautes russes sur Mars qui tombent sur la carcasse d’un gigantesque vaisseau spatial.

La recette est connue mais y’a pas moyen : la curiosité est la plus forte et on replonge ! D’autant que le graphisme soigné est signé Stefano Raffaele devenu au fil des temps le dessinateur attitré des séries du scénariste ruthénois.

Et puis comment résister à l’appel de cette belle couv’ qui rappelle les belles années de Sanctuaire ou Zero Absolu ?

Décidément on ne change pas une équipe qui gagne.

J’espère juste qu’on est pas reparti pour 15 tomes parce que perso j’ai peur de ne pas avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Les meilleures séries sont souvent les plus courtes pour gagner en efficacité et ne pas lasser le lecteur.

Allez soyons optimistes et profitons du spectacle !

Olympus Mons Tome 1

un album de Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin), Digikore Studios (couleurs). Editions Soleil.