Travis – tome 12

Les tueurs de fer
Travis tome 12 couverture
Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines…

Tiens c’est curieux, la couv’ ressemble étrangement à celle du tome 9Miss Thundercat s’illustrait elle aussi armée et cachée derrière un arbre guettant le danger. Est-ce voulu ? Je l’ignore. N’empêche qu’en terme d’originalité Bof quoi. Même si elle reste très chouette.

En tout cas ce tome 12 signe le retour en fanfare de celui que l’on avait pas vu depuis lulure : Travis himself ! Et il est en grande forme toujours aux côtés des plus faibles quitte à se mettre dans une belle panade. L’album s’achève par un cliffhanger digne de la Série B.

J’ai l’agréable sensation de replonger dans les débuts de la série puisque après l’espace, nous voila de retour en pleine jungle avec des cyborgs qui pullulent et les armes à feu qui donnent de la voix (voir le tome 2).

Dans le feu de l’action, Fred Duval nous brosse un contexte géo-politique bien noir mais proche de la réalité quand il dénonce le fait que les enjeux économiques placent toujours l’humain au second plan. Fidèle à son habitude, il place son message dans un album divertissantpas mal de vieilles connaissances font leur apparition.

Au dessin, Christophe Quet de son trait sûr et vif qui fait toujours le job.

J’avais eu peur que la série ne s’arrête, on aura en tout cas le fin mot de l’histoire dans le prochain tome qui clôturera le 4ème cycle de mes héros SF préférés.

Travis tome 12 planche

un album de Fred Duval (scénario), Christope Quet (dessin) et Pierre Schelle (colo) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

Olympus Mons – tome 1

Anomalie un

Olympus Mons Tome 1

A peine sorti de Prométhée, Christophe Bec enchaîne sur une nouvelle série qui joue sur les même codes : plusieurs événements distants dans l’espace et le temps, étroitement liés qui sous-entendent que les extra-terrestres ne sont pas loin.

Ainsi on a des plongeurs qui découvrent les vestiges d’un artefact inconnu, un médium de l’Iowa qui a des visions d’une épave engloutie au fond de la mer et des cosmonautes russes sur Mars qui tombent sur la carcasse d’un gigantesque vaisseau spatial.

La recette est connue mais y’a pas moyen : la curiosité est la plus forte et on replonge ! D’autant que le graphisme soigné est signé Stefano Raffaele devenu au fil des temps le dessinateur attitré des séries du scénariste ruthénois.

Et puis comment résister à l’appel de cette belle couv’ qui rappelle les belles années de Sanctuaire ou Zero Absolu ?

Décidément on ne change pas une équipe qui gagne.

J’espère juste qu’on est pas reparti pour 15 tomes parce que perso j’ai peur de ne pas avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Les meilleures séries sont souvent les plus courtes pour gagner en efficacité et ne pas lasser le lecteur.

Allez soyons optimistes et profitons du spectacle !

Olympus Mons Tome 1

un album de Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin), Digikore Studios (couleurs). Editions Soleil.

Rosko – tome 2

Les enfants de Marie

Rosko tome 2 couverture

On va arrêter de dire que Zidrou est connu pour ses séries jeunesse toussa… pour affirmer haut et fort que depuis déjà pas mal de temps il pond de très bons scénarios dans d’autres registres. Et avec un sacré succès !

Je ne l’espérais plus ce tome 2 comme quoi à qui sait attendre bla bla bla.. bref il est là et il permet de conclure l’histoire entamée en janvier 2014 dont j’attendais le dénouement sans impatience mais confiance.

On peut rapprocher Rosko à la très bonne série Reality Show de JD Morvan et F. Porcel rapport à la puissance (nuisance plutôt) de la télé réalité nauséabonde qui sous prétexte finalement qu’elle ne montre au bon peuple que ce qu’il aime regarder, se fait des couilles en or. Quitte à provoquer et scénariser les événements.

On parle également de la privatisation de la police, la santé tout ce qui pourrait bien nous arriver aussi. Zidrou nous montre le danger.

Je ne suis pas ultra fan du style du dessin (bien que nickel) mais la colo est superbe.

En résumé, ces 2 petits tomes vont rester bien au chaud dans ma biblio en attendant une prochaine relecture, satisfait que l’histoire ait une fin.

un tome 2 scénarisé par Zidrou et dessiné par Alexei Kispredilov, aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

Shangri-La

one shot SF de M. Bablet chez Ankama

Shangri-La nominé à Angoulême 2017

Depuis le temps que j’en entends parler, j’avais très envie de découvrir ce pavé de 200 pages, promesse d’une belle fresque SF.

Les critiques semblent unanimes pour désigner Shangri-La comme LA BD SF de l’année 2016 et je suis parfaitement d’accord. Mathieu Bablet abat là un boulot énorme pour une histoire qui se lit facilement. Alors que beaucoup d’autres ne peuvent s’empêcher de faire dans le compliqué.

On a donc une excellente aventure de SF qui se passe à bord d’un gigantesque vaisseau spatial (représenté avec moult détails, quel boulot !). L’humanité survivante y a trouvé refuge après avoir complètement pourri la Terre. Le quotidien a bord est régi par une seule loi : celle de la société Tzianzhu qui dicte la conduite à tenir de chacun : travailler pour Tzianzhu et consommer Tzianzhu. Rien de plus simple. Et tout le monde s’en contente jusqu’au jour où cette belle mécanique se grippe lorsque des rebelles se manifestent et que des scientifiques projettent de créer une nouvelle race humaine.

Shangri-la planche

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré et ce pour deux raisons. Je ne suis pas fan du dessin, si les décors sont détaillés et superbes, les personnages ont de drôles de tronches et se ressemblent un peu tous. Et il y a deux ou trois trucs que je n’ai pas bien compris. Ca devrait s’expliquer lors d’une prochaine relecture.

Au final, je félicite Mathieu Bablet pour ce one shot qui, pour plein de raisons, mérite grandement le détour. D’autant qu’à ce prix là il ne faut surtout pas se priver de quelques bonnes heures de lecture.

Un petit mot sur le Label 619 d’Ankama qui propose bien souvent des trucs de qualité qui sortent de l’ordinaire.

4 sur 5

Androïdes – tome 3

Invasion

androides-tome-3-couverture

Elle est bien cette mini-série, non ?

Et pourtant dès qu’il s’agit d’androïdes, j’ai plutôt tendance à changer de trottoir. Mais là depuis le début, les one shots sont de qualité avec des auteurs différents à chaque fois qui font un réel effort pour proposer des récits originaux et un graphisme haut de gamme.

D’entrée, les planches tapent agréablement dans l’oeil et les dialogues font mouche. Pourtant, il faut s’accrocher car à l’instar du (héros ?) on ne comprend que goutte. Comme lui on débarque dans un monde ravagé et hanté par des trucs énormes qui nous tombent sur le râble. Mais ça vaut le coup de rester car au final on n’est pas déçu.

Un récit choc et des planches chic. Je prends !

 

androides-tome-3-planche

un album de Sylvain Cordurié (scénario), Emmanuel Nhieu (dessin) et Digikore Studios (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5

Prométhée – tome 14

Les âmes perdues
prométhée tome 15 couverture
Seule une petite partie de l’Humanité a survécu… Cette Humanité qui n’a pas voulu tenir compte des avertissements qui survenaient tous les jours à 13 heures 13, durant 13 jours. Cela aurait-il pu être évité ? Ou plutôt… Cela pourra-t-il être évité? En 1959, à Camp Hero, les scientifiques du projet secret Montauk voient arriver avec stupéfaction Turan, Dimbort, Lacan et Denton du XXIe siècle. Les “hommes du futur” vont devoir persuader les scientifiques du passé de la catastrophe à venir ! En 2019, de leur côté, les rares survivants de l’invasion alien tentent de survivre tant bien que mal… Pour eux, le temps est venu de brûler et d’enterrer les victimes du génocide planétaire orchestré par les extraterrestres…

Malgré sa narration un peu compliquée propre à Christophe Bec qui aime partir dans tous les sens, la première saison de Prométhée m’avait séduit et je sais que c’est au cours d’une prochaine relecture complète que je saurai l’apprécier à sa juste valeur. 12 tomes au total (le tome 13 étant à priori hors jeu) me semblaient être le maximum de tomes pour qu’une série ne s’éternise pas trop.

Or l’éditeur et ses auteurs ne l’entendent pas de cette oreille et entament donc un second cycle qui débute par un tome 14 trop bavard à mon goût. Les planches sont belles, certaines scènes spectaculaires, le propos toujours passionnant, on saute d’une époque à une autre et on sent bien la dimension que prend l’événement à travers les siècles mais les discussions trop techniques entre scientifiques plombent l’ensemble.

Et comme souvent, sans une relecture fraîche des épisodes précédents, on patauge un peu.

Pas facile de poursuivre l’aventure mais si la suite s’avère plus légère et si elle ne s’étend pas trop, je pourrais m’y risquer. J’aime quand même bien ce genre de récit où le genre humain est mis à rude épreuve. Le salaud !

prométhée tome 14 planche

un album signé Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin) et Digikore Studios (colo) aux éditions Soleil.

2 sur 5

Androïdes – tome 2

Heureux qui comme Ulysse
Androïdes tome 2 couverture
Au XXVe siècle, l’ISS OXYGEN est le premier vaisseau d’exploration spatiale à quitter la Terre avec des enfants à son bord. Alternant les phases d’hibernation, plusieurs familles se relaient aux commandes du navire. Pour s’occuper des plus petits durant les périodes d’éveil, l’équipage compte sur AC7+, un androïde de compagnie réputé pour son stock illimité d’histoires. Hélas, après quelques siècles paisibles, une nuée d’astéroïdes croise la route de l’ISS et transforme le vaisseau en épave. Seules deux créatures survivent à la catastrophe : AC7+ et Ulysse, un nouveau-né. Changement de mission pour l’androïde : il faut élever le garçon et le ramener sur la planète bleue.

Rien à faire ! J’ai eu beau relire le passage ou l’androïde tombe dans le piège, il reste un truc qui m’échappe, il se fait démonter mais revient entier quelques cases plus loin !? Autre chose : les dialogues. Un poil pénibles les dialogues « petit nègre » des autochtones. Mais disons que c’est normal, les humains sont retournés à l’age de pierre. Sans oublier un détail crispant : j’ai dû changer de lunettes pour lire les bulles écrites en tout petit, notamment celles d’Isabella l’IA qui utilisent de surcroît un lettrage particulier.

Voila c’est à peu près tout ce que peux trouver de mal à dire de cet album ^^ car arrivé à mi-chemin de cette mini série (4 albums sont prévus), je suis convaincu de ses qualités. Et perso ce n’était pas gagné tant la robotique et consorts me laissent froid et indifférent, surtout dans la vraie vie où on essaye de nous vendre à tout prix ces saloperies. C’est peut-être ça le secret : un thème porteur, peu d’albums mais réalisés avec beaucoup de soins et un choix très ciblé d’auteurs talentueux.

Comme le tome précédent, l’histoire est crédible et bien construite, elle est signée d’Olivier Péru le scénariste de l’excellente série Zombies, et elle s’accompagne d’un dessin classique et soigné aux couleurs franches que révèle d’entrée la très belle couverture.

Pour l’heure, Androïdes c’est du tout bon, une série courte de one shot à découvrir sans hésiter pour ceux qui aiment la bonne SF et l’anticipation.

Androïdes tome 2 planche

un album de Olivier Péru (scénario), Geyser (dessin) et Sébastien Lamirand (couleurs) aux éditions Soleil.

4 sur 5

Alice Matheson – tome 4

Qui est Morgan Skinner ?

couverture de Alice Matheson tome 4

Jean-Luc Istin cède sa place à Stéphane Betbeder au scénar et lui confie le destin de cette drôle d’infirmière psychopathe qui prend tant de plaisir à « finir » ses patients alors que des zombies rodent dans tout Londres.

Alice sait que le directeur Morgan Skinner la surveille et qu’il se doute que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Prenant le taureau par les cornes, elle se met elle aussi à fouiller dans les affaires de son patron et finit par découvrir qu’il s’intéresse de très près à la santé d’un nourrisson soi-disant abandonné. Or la mère du bébé est bien réelle et elle ne tarde pas (comme par hasard) à faire du foin. Et comme rien ne se déroule comme prévu, les morts-vivant reviennent faire le brin dans l’hopital et Skinner se retrouve rapidement coincé dans une pouponnière transformée en « zombieland ».

Je ne sais pas où va nous emmener les 6 tomes de la série mais j’ai un peu l’impression qu’on s’égare là. Ce serait même la seconde fois depuis les retrouvailles d’Alice avec sa vieille copine (voir le tome 2). Le voile ne s’est toujours pas levé sur le mystère de l’apparition des zombies et le besoin d’explications se fait de plus en plus ressentir. Pour l’heure, c’est vrai que c’est toujours avec curiosité que je lis ce 4ème opus dessiné par un « Christophe Bec – Like » (même style quoi) au trait un peu âpre mais précis. La colo signé par le studio Digikore qui encadre toutes les planches d’un noir profond permet de ne pas perdre le fil graphique de la série malgré les changements de dessinateurs. Je crois que c’est quand même le premier d’entre eux (Philippe Vandaële) que je préfère pour le moment.

une planche de Alice Matheson tome 4

Un album scénarisé par Stéphane Betbeder et dessiné par Federico Pietrobon aux éditions Soleil.

3 sur 5

Androïdes – tome 1

Résurrection

couverture Androides tome 1

Autant le dire tout de suite, je déteste tout ce qui est androïdes et autres robots qui, à mon humble avis, représentent avant tout une menace pour l’humanité. Je ne développerai pas mes arguments ici me contentant de donner mon avis sur le début de cette nouvelle série-concept de science-fiction où le sujet porte justement sur ces foutues machines x_O

C’est d’ailleurs l’enjeu de ce premier tome qui révèle au lecteur n’ayant pas pris la peine de lire le pitch (c’est d’ailleurs recommandé) une grosse surprise en toute fin d’album.

Nous sommes en 2545, Liv Anderson superbe femme flic au caractère bien trempé enquête sur le meurtre d’un directeur de musée qui finit par la mettre en danger lorsqu’elle est sur le point de mettre à jour un secret d’état. Anna Hopkins est elle restauratrice d’œuvres d’art et apprend à sa grande surprise qu’elle est enceinte. Problème : l’humanité est stérile depuis des siècles et ce n’est que grâce aux pilules de Microcorp qu’elle survit. Les deux affaires semblent mener au même constat : la classe dirigeante nous ment !

Graphiquement soigné, l’immersion dans ce futur plutôt sombre est totale et les amateurs d’anticipation seront ravis de tomber sur ce premier tome facile à lire et bien torché.

Trois autres albums réalisés par des duos d’auteurs différents sont au programme de cette mini-série concept qui démarre très bien au pays des androïdes.

planche Androides tome 1

un album scénarisé par Jean-Luc Istin, dessiné par Jésus Hervas aux éditions Soleil.

4 sur 5

 

Soleil froid tome 1

H5N4
soleil-froid-tome-1-couverture
« La question n’est pas de savoir si le virus de la grippe aviaire risque de muter pour devenir mortel pour l’homme, mais quand ? » ( OMS / Organisation mondiale de la santé.)

Ahhhh je suis assez client de ce type de récit surtout si le dessin tient la route et que l’histoire n’est pas trop alambiquée. De toutes façons,  la couv’ m’a tout de suite donné envie d’acheter 🙂 Cela dit, JP Pécau prend soin de ne pas tout dévoiler. Ainsi, on ne connait pas la nature de l’Armée Verte, le rôle exact des chats, des loups, des oiseaux et des chimères. Ce premier tome se contente de poser solidement les bases d’un récit post-apocalyptique classique mais bien amené et au final très chouette. On appréciera comme il se doit les clins d’oeil au duo Jan-Marguerite qui rappelle un célèbre film de Fernandel et à Mad Max.

Jan ancien militaire révoqué accompagné de Marguerite sa « mule » tente de traverser les Alpes direction la Suisse où il espère trouver refuge. Le monde est en effet victime d’une épidémie de H5N4, virus mutant de la grippe aviaire qui a déjà décimé les 3/4 de la population humaine. Mais la route est longue et dangereuse et il n’est pas impossible qu’au détour d’une rencontre, la destination ne bifurque.

Quelques traits d’humour, de l’action, une ambiance vaguement inquiétante, un dessin lisible, un personnage principal imparfait mais suffisamment consistant, des flashbacks bien placés et suffisamment explicites, il n’en faut pas plus pour contenter les amateurs du genre.

Moi je valide ! De la bonne BD comme je l’aime.

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un premier tome signé JP Pécau (scenar), Damien (dessin & colo) aux éditions Delcourt.

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