Undertaker – tome 3

L’Ogre de Sutter Camp

L’undertaker, Lin et Rose sont missionnés pour s’occuper du corps de la belle-mère d’un marchand de bétail influent. Arrivés sur place, ça dérape lorsque Jonas retrouve une vieille connaissance. Le Colonel Charley Warwick lui apprend que l’Ogre de Sutter Camp, un médecin expérimenté qui charcute ses patients, est toujours vivant. Ne pouvant le laisser en liberté, le quatuor le prend en chasse et ne tarde pas à le retrouver dans une petite ville en pleine démonstration de ses talents.

C’est un deuxième cycle qui débute dans ce tome 3, le prochain dénouera l’affrontement qui commence ici. La partie n’est pas facile, le croque-mort ayant (re)trouvé son pire adversaire. Un coriace. Et il y a un lourd passif derrière.

Présenté comme un dur à cuire, Jonas sera tout de même bien heureux de pouvoir compter sur les deux faibles femmes qui l’accompagnent et lui sauvent la mise. Quoique au final, une des deux va lui jouer un sale tour. Il avait un problème, il en a maintenant un deuxième !

J’ai le sentiment que Jéronimus Quint est le personnage qu’attendait l’Undertaker pour se montrer sous son vrai jour. Et le gars n’est pas tendre avec ses congénères, c’est un vrai cynique

Comme d’habitude, Xavier Dorison maîtrise son histoire et si certains événements passés sont évoqués dans ce tome 3, on ne devrait pas tarder à en savoir beaucoup plus sur le lieutenant Strikland dans le 4ème. Le suspense tient bon.

Action, aventure mais aussi humour, Untertaker tient toutes ses promesses.

Et question graphisme, c’est aussi une habitude : Ralph Meyer est un vrai crack !

Undertaker tome 3

scénario de Xavier Dorison, dessin Ralph Meyer, colo Ralph Meyer et Caroline Delabie. Editions Dargaud.

4 sur 5

Jack Cool 1966 – tome 1

Quelques jours avant Jésus-Gris…
Jack Cool tome 1 couverture
Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique. Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus…

Alors je vais tenter de résumer rapidos : Detroit. 1966. Un ancien GI de retour du Vietnam est marié, père et salarié. Un soir sans un mot, il plaque tout et disparaît. On le retrouve quelques mois plus tard recueilli par une bande de hippies qui partent sillonner la route à bord de leur bus. Sa femme engage un détective privé – Jack Cool – pour le retrouver. Ce dernier est aussi en chasse de la fille de Jayne Mansfield qui a fugué.

Voila.

Bizarre hein ?

Curieux. Je me demande dans quoi je m’embarque au début et puis au fil de la lecture, ce méli-mélo est assez marrant. Atypique et un poil embrouillé, pour être convaincant, il faudra que le second et dernier tome apporte toutes les réponses aux questions posées.

Je n’aime pas trop les histoires qui mélangent personnages réels et fictifs mais pour une fois ^^ j’ai lu le cahier graphique qui raconte l’histoire des Merry Pranksters, en français les joyeux déconneurs. Historiquement c’est intéressant à lire et relance mon intérêt quant au tome que je viens de lire.

Alors j’attends la suite…

Jack Cool tome 1 planche

un premier tome scénarisé par Olivier Mangin, dessin et colo de Jack Manini, éditions Bamboo Grand  Angle.

2 sur 5

Travis – tome 12

Les tueurs de fer
Travis tome 12 couverture
Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines…

Tiens c’est curieux, la couv’ ressemble étrangement à celle du tome 9Miss Thundercat s’illustrait elle aussi armée et cachée derrière un arbre guettant le danger. Est-ce voulu ? Je l’ignore. N’empêche qu’en terme d’originalité Bof quoi. Même si elle reste très chouette.

En tout cas ce tome 12 signe le retour en fanfare de celui que l’on avait pas vu depuis lulure : Travis himself ! Et il est en grande forme toujours aux côtés des plus faibles quitte à se mettre dans une belle panade. L’album s’achève par un cliffhanger digne de la Série B.

J’ai l’agréable sensation de replonger dans les débuts de la série puisque après l’espace, nous voila de retour en pleine jungle avec des cyborgs qui pullulent et les armes à feu qui donnent de la voix (voir le tome 2).

Dans le feu de l’action, Fred Duval nous brosse un contexte géo-politique bien noir mais proche de la réalité quand il dénonce le fait que les enjeux économiques placent toujours l’humain au second plan. Fidèle à son habitude, il place son message dans un album divertissantpas mal de vieilles connaissances font leur apparition.

Au dessin, Christophe Quet de son trait sûr et vif qui fait toujours le job.

J’avais eu peur que la série ne s’arrête, on aura en tout cas le fin mot de l’histoire dans le prochain tome qui clôturera le 4ème cycle de mes héros SF préférés.

Travis tome 12 planche

un album de Fred Duval (scénario), Christope Quet (dessin) et Pierre Schelle (colo) aux éditions Delcourt.

4 sur 5

Dead Body Road

Dead Body Road – one shot
dead body road couverture
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime.

J’annonce la couleur de suite : j’ai détesté !

Je ne déjà pas fan de comics car j’ai tendance à affirmer que les américains ne savent mettre en scène que des massacres et des abrutis en collant fluo et autres accoutrements ridicules. Mais là admettez que j’ai raison. Il ne se passe rien sinon qu’une course-poursuite stupide et sanglante. Point.

Le gars a beau être un (ancien?) flic, il applique à la lettre la loi du « oeil pour oeil, dent pour dent ». Quand Charles Bronson rencontre Mad Max, ça doit donner un truc dans ce genre.

Je ne dis pas que c’est mauvais, juste que ce genre de BD ne m’intéresse plus. je laisse ça aux amateurs de baston et de sang. Je mets une étoile pour le dessin pas mal foutu.

dead body road planche

un album de Justin Jordan (scénario), Matteo Scalera (dessin), Moreno Dinisio (colo). Editions Delcourt Comics.

1 sur 5

Relecture – Code Mc Callum

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

carmen-mc-callum

Tout le monde connait Carmen Mac Callum, l’explosive mercenaire imaginée par Fred Duval et Gess en 1995 et qui comptabilise 15 albums à ce jour. J’en ai d’ailleurs au moins 3 de retard. Pas de ma faute en vérité, car pour profiter au mieux de cet univers extrêmement riche, il faut lire et relire ces albums pour bien tout cerner.

C’est donc ce que je m’attaches à faire en relisant attentivement les 5 albums de Code Mc Callum qui raconte dans un premier temps la jeunesse de Carmen avant de reboucler avec la série mère dans les deux derniers tomes.

Et je suis assez content de moi, j’ai maintenant une vision plus précise des choses et me rend compte combien Fred Duval maîtrise son sujet en multipliant les ponts entre le spin off et la série mère. Il fait d’ailleurs ça très bien aussi avec Travis, l’autre personnage fort de la collection Série B et dont le tome 11 vient de sortir.

Faisons un tour d’horizon.

code-mc-callum-1-londresTome 1 Londres – Nous sommes en 2047, au château d’Azay-le-rideau, Carmen Mc Callum accompagne le Prince Maxime de Mérimée pour une soirée mondaine, elle le délaisse quelque temps pour rencontrer celui qui est chargé de la tuer. Nous se savons pas de qui il s’agit mais la belle brune a réussi à le piéger. Que va t’il se passer ? Mystère. Retour 7 ans plus tôt à Londres où la barcelonaise et ses amis d’une cellule restée active de l’IRA réussissent un casse particulièrement osé à deux pas d’une réunion entre les dirigeants des plus grands groupes industriels et les leaders de l’IRA – justement – qui veulent signer un accord de paix historique. C’est ensuite que Carmen verra un visage qu’elle n’aurait pas dû et que le Spectre, un redoutable tueur à gages, est engagé par la Famille pour la faire taire.

code-mc-callum-2-spectreTome 2 Spectre – Après son coup d’éclat, Carmen s’improvise manager d’un groupe de rock – The Dirty Mac – et part avec eux en tournée dans le désert espagnol des Bardenes Reales. Ne se doutant de rien, elle a sur ces traces Darren Cook, agent spécial britannique chargé par le premier ministre de la ramener pour interrogatoire et le Spectre chargé de supprimer un témoin gênant. Et manque de bol, la mafia locale entre elle aussi en piste.

code-mc-callum-3-exilTome 3 Exil -Septembre 2043. Récupérée par les services secrets de sa majesté et enfermée pendant 2 ans dans une cuve amniotique, Carmen se réveille enfin pour leur fausser compagnie.et se réfugie chez son père en Irlande. Elle ignore que l’ancien dignitaire de l’IRA s’est retiré des affaires pour la sauver et renvoyer le Spectre chez lui. Elle veut comprendre pourquoi elle en est arrivée là et retrouve ses anciens complices disséminés pour l’aider à mettre la main sur Paul Hopkins, leur ancien receleur et contact au sein de l’IRA.

code-mc-callum-4-junglesTome 4 Jungles – Carmen sait désormais que c’est le Spectre qui a tué ses amis mais si elle ignore encore sa véritable identité elle est persuadée que c’est un de ses proches ! Elle travaille maintenant pour l’assureur Maxime de Mérimée et exécute des missions à la limite de la légalité. Dans cet épisode, elle et ses amis affronteront les créatures de Leonid Maïakovski un paria russe et nouveau redoutable adversaire des Ivanov. On la verra aussi épouser son employeur qui lui promet de lui révéler le nom du Spectre. A la fin du tome, Il sera enfin révélé.

code-mc-callum-5-mercenaireTome 5 Mercenaire -Le dernier acte se tiendra donc au château d’Azay-le-rideau où les Ivanov reçoivent le gratin mondial. Si Carmen a rendez-vous avec celui qu’elle cherche depuis le début, la fête sera gâchée par Leonid Maïakovski allié aux Yakuzas de Tsuburaya qui envoient leurs chiens de guerre écraser le clan Ivanov. A l’issue de cette guerre mafieuse, Carmen prendra un nouveau départ en tant que mercenaire au service de Christina Ivanov. C’est sous cette nouvelle casquette qu’elle poursuivra sa célèbre carrière au sein du 9ème art.

Si j’ai eu grand plaisir à relire avec attention ces 5 excellents albums dessinés de main de maître par Didier Cassegrain au style très personnel, me voila désormais prêt à affronter les 15 titres de la série-mère…

5 albums scénarisés par Fred Duval, dessinés par Didier Cassegrain, couleurs de Laurence Cassegrain, édition Delcourt.

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Travis tome 11 – Les enfants de Marcos

Le retour de Travis ? pas sûr…

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J’avais compris en parcourant les pages des forums spécialisés, que Fred Duval mettait fin à la série Travis à la fin du dernier cycle. Finalement, il n’en est rien et revoila notre baroudeur de l’espace préféré de retour. Enfin façon de parler puisque – ça semble être devenu la norme – il est complètement absent des planches de ses propres aventures. A croire que son créateur ait trouvé en Vlad un successeur tout aussi charismatique. C’est pas faux.

Travis est porté disparu. Sa navette a été retrouvée vide, arrimée à une station spatiale désaffectée en orbite basse. Sa mère implore Vlad Nyrki de le retrouver. L’enquête mène rapidement l’ex-mercenaire dans un enfer où les puissantes armées des narcotrafiquants sont sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, précisément là où Travis livrait illégalement des médicaments à la résistance.

Je dirai retour gagnant pour cet album attendu (ou que l’on attendait pas ou plus du coup) depuis 5 ans. Bien dessiné, bien mené, on retrouve l’ambiance du premier cycle avec des scènes nous emmenant de l’espace à la jungle en pleine guérilla. Et toujours pleines de cyborgs et de techno dans l’univers de Fred Duval.

Travis est une excellente série d’action, d’aventures et de SF et ce nouvel épisode sans réelle surprise offre pourtant exactement ce que l’on attend de lui : un bon divertissement.

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un album scénarisé par Fred Duval, dessiné par Christophe Quet et colorisé par Pierre Schelle. Edition Delcourt.

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Wonderball tome 3 – Le Shérif

wonderball tome 3 couverture

C’est déjà le 3ème épisode de Wonderball (sur 6 tomes prévus), série située dans les USA des eighties.  Après le « Chasseur », tireur d’élite d’exception capable de viser juste 9 fois en 9 secondes, le « Fantôme » ex-alpha qui semble bien décidé à contrer cette organisation mystérieuse nommée « le collège invisible », c’est au tour du « Shérif » d’entrer en scène.

On sait d’ores et déjà que l’inspecteur Spadaccini – surnommé  Wonderball du nom des chocolats qu’il adore – serait lui aussi un sujet alpha, autrement dit une sorte de super-soldat préparé dès la naissance. Guidé par « le Fantôme », il débarque dans l’Utah à la recherche d’archives vidéo expliquant ses origines. Il a à ses trousses le FBI qui lui attribue une série de meurtres et le fameux « Shérif », un psychopathe qui adore découper ses victimes à la tronçonneuse.

C’est avec un plaisir évident que l’on retrouve ce polar vitaminé sur fond de complot où l’action et la baston sont au rendez-vous. Sous la houlette d’un duo de scénaristes chevronnés qui connaissent leur affaire, le rythme ne faiblit pas mais c’est aussi et surtout le graphisme qui me plait dans cette affaire. Le trait sec et précis de Colin Wilson fait des merveilles ainsi que couleurs lumineuses de Jean-Paul Fernandez.

Si les couvertures vous tapent dans l’oeil, n’hésitez pas le meilleur est à l’intérieur.

Rendez-vous pour le tome 4 qui nous présentera cette fois-ci « le Photographe ».

lire la chronique du tome 1

lire la chronique du tome 2

wonderball tome 3 planche

un album scénarisé par Fred Duval & Jean-Pierre Pecau, dessiné par Colin Wilson, colorisé par Jean-Paul Fernandez, édition Delcourt

4 sur 5