Le syndrome de Stendhal

one shot

le syndrome de Stendhal couverture

C’est une excellente surprise en ce qui me concerne car vu le thème abordé, je craignais de tomber sur un truc intello hors de portée.

Alors c’est vrai que les dialogues sont parfois « techniques » mais en cotoyant des professionnels de l’art, il en faut un minimum pour apporter de la crédibilité. Mais ce n’est pas pompeux, c’est juste de l’habillage.

Et puis il y a le personnage central. Atypique. Sympa. Sans doute prédestiné à subir ce fameux syndrome de Stendhal. Pour expliquer rapidement et sans l’aide de Wikipédia, l’ouvrage l’amène et l’explique très bien, c’est quand quelqu’un se retrouve subjugué par une oeuvre d’art. Les symptômes se caractérisent par des accélérations cardiaques, des vertiges voire des hallucinations. Le délire !

Frédéric Delachaise a beau être Duc et s’apprêter à épouser une belle jeune femme issue de bonne famille, il est quand même au chômage et en proie à de grosses difficultés financières. Pole Emploi l’envoie donc sur un poste de gardien de musée au Centre Pompidou de Paris.

Lunaire, rêveur et peu motivé, le jeune homme va peu à peu prendre conscience de la beauté des oeuvres sur lesquelles il doit veiller. Jusqu’au choc total !

Très originale, cette BD est aussi très drôle notamment dans le décalage qu’il existe entre Frédéric et le monde qui l’entoure. Et il y a son chef, Lefian, un ancien militaire devenu responsable de la sécurité. Entre eux, ça ne peut pas coller. Il n’empêche, Fred va malgré tout se faire adopter par son nouvel entourage jusqu’à susciter l’intérêt du conservateur.

Ce qui est sympa aussi, c’est la façon d’illustrer les périodes de délires de Fred qui se démultiplie dans les cases apportant une belle rythmique au récit. C’est vivant, léger, inattendu et très bien réalisé. Les scènes où les tableaux ou autres statues prennent vie impressionnent pas leur réalisme.

En même temps qu’un hommage à l’art, ce one shot est une très belle découverte !

le syndrome de Stendhal planche

un album édité par Glénat (collection 1001 Feuilles), Aurélie Herrou (scénario), Sagar (dessin).

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