Relecture – Les Vieux Fourneaux

Relecture estivale et jouissive des 3 albums déjà parus de ce qui est – sans aucun doute – la meilleure série de ces dernières années dans son genre (une chronique sociale bourrée d’humour).

Je ne vais pas me faire suer, je vais dans un premier temps faire un bon vieux copier/coller (légèrement) retouché de mes chroniques archivées 🙂

tome 1 – Ceux qui restent :

les-vieux-fourneaux-tome-1-couvertureJe savais d’avance que j’allais adorer ce nouveau Lupano. Je le sentais bien. Le scénariste nous offre un premier tome savoureux qui fait la part belle aux dialogues pétillants et à la répartie bien sentie. Je ne suis pas sûr qu’un résumé soit bien utile car ce qu’il se passe n’est presque qu’un prétexte à des retrouvailles entre trois vieux copains qui partagent une certaine passion pour le syndicalisme et plus largement un rejet du système. Et cela même quand Sophie, la trentenaire qui les accompagne, leur balance qu’ils font partie de « la pire génération de l’histoire de l’humanité » pour « le monde de merde » qu’ils osent laisser aux suivants. Je pense que le scénariste règle ses propres comptes en contre balançant cette « attaque » par l’attitude militante des coupables. Bon il faut quand même bien un minimum d’histoire pour enrober ce joli exercice et il choisit la voie du road movie qui emmène Pierrot, Mimile et Sophie – enceinte jusqu’au bout des ongles – à la poursuite de leur pote Antoine parti bille en tête faire sa fête à son plus vieux rival, l’ex patron pour lequel il a bossé pendant 40 ans.

les-vieux-fourneaux-tome-1-plancheAprès avoir fait connaissance avec le quatuor qui baigne dans une douce nostalgie nappée d’humour et de malice dans la première moitié de l’album, un élément déclencheur nous emmène en Toscane pour un (petit) peu plus d’action. C’est là qu’une deuxième surprise nous attend pour nous faire trépigner d’impatience jusqu’au tome 2.

C’est très bien pensé, chaleureux, sincère, touchant et drôle, les dialogues aux petits oignons sont savoureux, c’est de surcroît très bien dessiné d’un style vif et enlevé. A aucun moment on ne regrette notre rencontre avec ces Vieux Fourneaux sympathiques autant qu’authentiques…

tome 2 – Bonny and Pierrot :

les-vieux-fourneaux-tome-2-couvertureComme un grand couillon que je suis avec ma mémoire de poisson rouge, je suis parti à l’abordage de ce tome 2 sans prendre la précaution de relire – au moins rapidement – le tome 1,  histoire de me rappeler pourquoi je l’avais tant aimé et accessoirement me remémorer de quoi ça cause. Précaution inutile car à part l’histoire du magot qui du coup ne me disait plus rien, j’ai vite reconnu ces bonnes vieilles tronches de vieux. Et autant le dire tout de suite, ce tome 2 est au moins aussi bon que le précédent. Wilfrid Lupano et Paul Cauuet semblent avoir trouvé la bonne recette mitonnée dans ces vieux fourneaux et nous la resservent pour déguster un nouvel opus ô combien savoureux. les-vieux-fourneaux-tome-2-planchePas mal de bonnes trouvailles garnissent ce second album à l’image de cette « arme fatale » dégainée par ces vieux au sens de l’humour bien féroce. Boum, servez chaud, les dialogues et les quelques déclarations tonitruantes servies par le scénario de Lupano font mouche à chaque salve. Une BD pleine de vie, de bonne humeur et d’humour qui n’a pas fini de m’amuser. Vivement les prochains albums, j’adore !..

tome 3 – Celui qui part :

les-vieux-fourneaux-tome-3-couvertureOn retrouve nos trois vieux compères à la ferme de Sophie et de la petite Juliette. Pierrot s’est encore fait embarquer dans le panier à salade suite à une nouvelle action d’éclat avec ses potes (ils ont joué à Maya l’abeille cette fois), Antoine se rend chez Berthe, aider cette vieille chouette de voisine dont le déluge menace d’emporter les moutons. Rentrée tard, Sophie découvre Mimile qui faisait office de baby-sitter inanimé, victime probable d’une commotion cérébrale. On ne s’ennuie pas une seconde à la campagne en compagnie de cette joyeuse bande dont les dialogues provoquent à chaque page rire et sourire. Dans ce troisième excellent opus, c’est l’heure du règlement de compte et on découvre les trois papys dans un rôle peu reluisant. Enchaînant les coups de gueule et les situations cocasses, il y a une vraie histoire humaine chère à Lupano, celle de gens ordinaires avec un passé glorieux ou non qui se dévoile sous nos yeux.

les-vieux-fourneaux-tome-3-plancheCa me parait quelquefois sans queue ni tête car ce sont plus des tranches de vie qu’une histoire à suivre, il y a pourtant plusieurs fils conducteurs – le magot de Sophie, le labo Garan-Servier, le passé de Mimile – et chaque épisode est l’occasion d’en savoir un peu plus sur ces personnages auxquels on est maintenant fortement attaché. Reste encore quelques points en suspens (le père de Sophie, le trésor) sur lesquels on reviendra sûrement.  Un chose est sûre : on s’amuse comme des petits fous ! N’oublions pas que les vieux fourneaux sont dessinés de main de maître par P. Cauuet au style vif et alerte comme j’aime.

J’adore je vous dis !..

3 albums signés Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin) – éditions Dargaud.

coup de coeur

2 réflexions sur « Relecture – Les Vieux Fourneaux »

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