Ramona

one shot
Ramona, couverture
Paul, un adolescent introverti et timide, passe l’été seul au milieu de nulle part, dans sa caravane nichée au creux d’une vallée. Il passe l’essentiel de ses journées à tuer le temps face au panorama. Un jour qui s’annonçait comme tous les autres débarque sans prévenir une jolie brune : elle s’appelle Ramona, mais c’est bien tout ce que Paul arrive à savoir d’elle. Pourtant, elle revient presque tous les jours, et illumine le quotidien monotone et solitaire de Paul. Alors qu’ils se rapprochent, Ramona commence à se comporter de manière de plus en plus étrange…

L’histoire triste d’une rencontre entre deux enfants seuls et perdus est l’occasion pour l’autrice nantaise Naïs Quin de dévoiler ses talents d’illustratrice dans ce copieux one shot de plus de 200 pages.

Très contemplatif, l’album propose peu de bulles à lire et c’est dommage qu’il ne bénéficie pas d’un plus grand format pour profiter des belles planches.

Un premier album encourageant réalisé par une jeune artiste pleine de talents !

Ramona, planche

un album signé Naïs Quin aux éditions Vraoum.

L’automne à Pékin

one shot

l'automne à Pékin couverture

Ce n’est pas le plus connu des romans de Boris Vian mais c’est sans doute celui dont je me souviendrai le mieux. En adaptant cette drôle d’histoire, les frères Brizzi proposent un album original et amusant.

Dans le désert de l’Exopotamie – pays inventé par Vian – la Wacco décide de construire une ligne de chemin de fer. Mais la présence de fouilles archéologiques pose problème. Arrivée presque tous par hasard, une foultitude de personnages se retrouve à l’hôtel de M. Barrizone planté au milieu de nulle part.

Inutile de chercher ici l’automne ou Pékin, seule la préface de David Vian tente d’expliquer la signification de ce curieux titre. L’auteur s’est sans doute amusé à imaginer une histoire burlesque et poétique. On n’y trouve également une histoire d’amour et d’amitié. Le tout teinté d’humour.

La grande force de cette BD réside dans son graphisme qui rappellera aux plus exigeants le trait léché de Jean-Louis Tripp & Régis Loisel dans Magasin Général. La galerie des personnages s’y rapproche également. Les dialogues sont drôles, les situations loufoques, tout ceci étant illustré de grandes et belles planches au trait et à la colo très soignés.

Une BD inattendue, belle et rafraîchissante !

l'automne à Pékin planche

un one shot de Paul et Gaëtan Brizzi d’après le roman de Boris Vian, aux Editions Futuropolis.

Nestor Burma – tome 11

L’homme au sang bleu

Nestor Burma tome 11 couverture

Je crois que c’est une première : Nestor Burma quitte la grise capitale pour enquêter dans le souriant midi.

Souriant ? Rien n’est moins sûr car ici aussi on trouve des cadavres et des énigmes à résoudre. Et si Nestor trouve un client pour payer ses services, il se met illico au travail quitte à embaucher d’anciens collègues de l’agence Fiat Lux rencontrés ici par hasard.

Comme d’habitude, il faudra attendre la fin pour avoir le fin mot de l’histoire. Nestor Burma boucle une 11è enquête assez difficile à suivre tant les pistes sont nombreuses et les cartes embrouillées.

Mais ça vaut le coup de s’embarquer de nouveau en compagnie du sympathique détective au franc-parler qui sait y faire avec ses semblables.

Le graphisme old school initié par Jacques Tardi que respecte Emmanuel Moynot fonctionne toujours bien et cette balade à Cannes est très plaisante à suivre

Nestor Burma tome 11 planche

un album signé Emmanuel Moynot d’après l’univers graphique de Tardi aux éditions Casterman.

Quelques relectures de fin d’année 2017…

Zombies (Soleil)

Zombies tome 1J’ai mis un peu de côté la prequelle Zombies Nechronologies pour revenir à l’essentiel. Oui je sais la série d’Oliver Péru et Sophian Cholet n’est pas terminée et non je n’ai pas lu le tome 0 qui zoome sur le personnage de Serge Lapointe mais j’avais envie de passer ma soirée avec des morts-vivants. Et plutôt que de me taper Walking Dead, autant manger léger et français 🙂

Alors ces 4 tomes se lisent sans problèmes, dommage cependant qu’à partir du tome 3 je me sois perdu dans les aller-retours entre les différents groupes de survivants et quelques flash back pas toujours bien balisés. Mais dans la grande famille des zombies qui tâchent, ce made in France sort clairement du lot pour passer une petite soirée hémoglobine réussie…

Le retour à la terre (Dargaud)

Le retour à la terre tome 1Je pourrai lire les 5 albums au moins une fois par an tellement c’est bien ! Les gags en demi planches de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri sont toujours aussi drôles. Et d’une tendresse avec ça. Pas étonnant que la série figure dans ma lise des incontournables.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça raconte le quotidien d’un couple de citadins (et de leur chat Grnx !) venu s’installer en pleine cambrousse. Aux Ravenelles pour situer. Non vous voyez pas ? Venez voir…

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (Dargaud)

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?Un one shot dessiné de main de maître par Roger le dessinateur espagnol de Jazz Maynard. Au scénario, on retrouve l’immense Zidrou qu’on ne présente plus, lui qui enchaîne les succès et qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre après avoir quitté l’élève Ducobu.

Plutôt tristounette mais bourrée de tendresse et teintée d’humour, l’histoire de cette vieille dame qui élève seule son fils handicapé mental de 40 ans est un hommage à toutes les mamans du monde. Une tranche de vie superbement mise en image et racontée d’une façon juste et touchante.

Les Folies Bergère (Dargaud)

Les Folies bergèreEncore un Zidrou ! Oui mais comme à son habitude, le scénariste nous offre encore une belle histoire.

Celle d’un groupe de poilus qui se promettent de tous se retrouver aux Folies Bergère une fois la guerre terminée. Sauf que pour le moment, ils sont en plein dedans.

Une virée dans les sinistres tranchées pour une nouvelle aventure humaine.

A l’ouverture de l’album, je n’aime pas le dessin. Mais au fil de ma lecture, je dois admettre que le trait âpre de Francis Porcel se marie idéalement avec l’ambiance. Et le noir et blanc est une très bonne idée.

Le Teckel (Casterman)

Le teckel tome 1je n’ai pas encore acheté ni lu le 3ème tome sorti en début d’année mais à la relecture des 2 premiers tomes, je me dis qu’il faudrait.

Signé Hervé Bourhis à qui l’on doit pas mal de titres sympas, le Teckel raconte l’histoire d’un VRP au look et aux idées très old school  en guerre contre son employeur, une société pharmaceutique assez puante. C’est frais, drôle et enlevé.  Bref, à découvrir !

Tony Corso (Dargaud)

Tony Corso tome 2Il a beau avoir le même look que Magnum, attention à ne pas prendre Tony Corso pour le clone français du sympathique moustachu ricain. Sous ses chemises à fleur et ses Ray-ban, le détective tropézien cache un caractère bien trempé et des poings d’acier.

Petite frappe devenue spécialiste du déminage dans le milieu vicié du show-biz, le beau brun ténébreux est du genre casse-cou et chatouilleux.

Au-delà des enquêtes en un tome, il y a un fil rouge sur la mort de sa mère et la disparition de son père au passé trouble qui donne une bonne consistance à la série. Sans oublier un minimum d’humour bien sûr et pas mal de castagne.

Avec 7 albums au compteur, Tony Corso de l’excellentissime Olivier Berlion est devenu une des coqueluches de ma biblio. Incontournable !

Zombillénium (Dupuis)

Zombillénium tome 1Je croyais la série finie au terme des 3 albums mais non surprise c’est to be continued. On aura donc plaisir à retrouver les personnages du plus grand parc d’attractions d’horreur du monde dans au tome 4.

Sans compter qu’une adaptation animée vient de sortir sur les écrans (source : allociné). Preuve d’une reconnaissance certaine.

S’il y a bien un auteur qui maîtrise le dessin sur ordinateur, c’est Arthur de Pins connu pour ses péchés mignons ou de craquants petites personnages flirtaient dans des gags sur planche.

Le trait est moins arrondi mais tout aussi parfait ici. On aime ou on n’aime pas le style mais je pense que l’on ne peut être qu’admiratif du résultat.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça se passe dans un Disneyland ambiance Halloween dont le personnel est exclusivement composé de zombies (qwaaa !! Encore ??), de momies, de loup-garous et autres sorcières et monstres de tous poils. Entre révolte syndicale, intérêts financiers et baston, on ne s’ennuie pas une seconde …

Tiago Solan – tome 2/2

Bouzkachi
Tiago Solan tome 2 couverture
Des vallées afghanes au Sahel, les prises d’otages enrichissent chefs de guerre et émirs djihadistes. Tiago Solan, tireur d’élite vétéran, est engagé comme mercenaire par la séduisante et impétueuse Ophelia Conti. Cette jeune et fortunée veuve italienne lui confie une mission audacieuse et périlleuse : s’emparer d’une rançon de plusieurs millions d’euros destinée à de dangereux terroristes, au cœur du désert libyen. Son véritable but : se venger des meurtriers de son mari… En la mémoire d’un époux, au nom d’un frère d’armes, Ophelia et Tiago ont chacun leurs raisons de faire payer les bénéficiaires de ce business juteux et sanglant.

Suite et fin des aventures de Tiago Solan, le mercenaire qui s’associe à une veuve rancunière pour faire tomber une filière nauséabonde de tractations terroristes sur fond de vengeance.

Au milieu du désert libyen, la préparation d’une opération paramilitaire qui vise à faire capoter une remise d’otages contre une mallette pleine de billets se met en oeuvre.

Ce second tome passe à l’action sitôt les préparatifs détaillés pour un affrontement qui tient ses promesses sur le plan graphique. Explosions, échanges de coups de feu et corps à corps sont de la partie.

Le scénario semble avoir fait le plein d’une solide documentation pour nous offrir un diptyque fourni mais qui s’achève finalement un peu vite.

Un second serait-il dans les tuyaux ?

Tiago Solan tome 2 planche

un album édité par Glénat, Nathalie Sergeef (scénario), Fabio Pezzi (dessin), Céline Labriet (colo).

No Body – tome 3

Saison 1, épisode 3/4 – Entre le ciel et l’enfer

No Body tome 3 couverture

Pourquoi cet homme de 57 ans a t’il tué ? Est-ce bien lui le meurtrier ? On n’en saura pas plus dans ce 3ème épisode. Christian De Metter continue à coup de flash backs de nous raconter son ancienne vie de flic. On pourrait croire qu’il s’égare mais avant de juger quelqu’un il faut le comprendre. Et pour le comprendre il faut connaître son histoire.

Passé maître dans l’art de poser des ambiances sombres et dérangeantes, l’auteur de Shutter Island continue d’explorer les coulisses de la police américaine des années 80. L’homme est alors Lieutenant et bosse sur la piste d’un serial killer tuant des jeunes filles. Il va s’attacher les services d’une profileuse malgré les réticences de sa collègue.

Ca me faisait penser au principe d’Inception 🙂 une histoire dans l’histoire, ça perturbe un peu mais la narration impeccable ne perd pas le fil. Sitôt entamé le bouquin, on reste jusqu’à la fin en trépignant pour la suite.

Finalement savoir s’il est coupable ou non importe peu pourvu que la balade dure encore un peu.

Questions brûlantes : on approche de la fin de cette première saison, Comment va t’elle se conclure ? Sur quoi va s’articuler la suivante ? Christian de Metter tiendra-t’il le rythme infernal et incroyable d’un album tous les 6/8 mois ? J’ai hâte de savoir…

No Body tome 3 planche

un album de Christian De Metter aux éditions Soleil.

4 sur 5

L’extraordinaire voyage du fakir qui…

…était resté coincé dans une armoire Ikéa.
fakir ikéa couverture
Voici Ajatashatru Lavash Patel – à prononcer « j’arrache ta charrue » ou « achète un chat roux ». Vous pouvez aussi dire Aja. Profession : fakir, escroc. Fraîchement débarqué à Paris, notre fakir file direction Ikéa pour y acheter un lit à clous repéré en soldes sur le catalogue. Une course en apparence toute simple mais qui va se transformer en véritable aventure. Enfermé par erreur dans une armoire et expédié en Angleterre (puis en Espagne, Italie, Liban…), le fakir va découvrir malgré lui le quotidien des migrants, ballotés de frontières en frontières. Poursuivi par la police des frontières, par le taxi qu’il a arnaqué brillamment à son arrivé à Paris, Aja va devoir user de tout son génie pour se sortir de ce guêpier.

Pour les béotiens comme moi, je pense que le titre et la couv’ du fakir n’invite pas forcément à la lecture. Et à fortiori en langage bandes dessinées. Au premier abord ça ressemble à une grosse farce.

Renseignements pris (et l’ayant lu of course), il s’agit pourtant de l’adaptation d’un roman au succès planétaire de Romain Puertolas qui s’est vendu à 500 000 exemplaires et a été traduit dans le monde entier (source). Rien que ça !

Le cinéma aussi s’y intéresse : le film réalisé par Ken Scott sortira en 2018 avec Bérénice Bejo et Laurent Lafitte.

Ce n’est donc pas un hasard si c’est l’immense Zidrou qui se colle au scénario de cette adaptation BD.

Résultat : derrière la farce se dessine une petite virée au pays des migrants pas aussi drôle que ça. Les pauvres sont baladés de pays en pays, preuve que l’équation est complexe et que derrière les beaux discours se cache une triste vérité. L’art de déplacer les problèmes.

Un sujet grave et d’actualité traité sur le ton de la plaisanterie qui nous offre une récréation distrayante.

Du coup, je lirai bien le bouquin pour voir ce que ça donne…

fakir ikéa planche

un album signé Zidrou (scénario) et Kyung Eun Park (dessin). Editions Jungle.

Les miroirs du crime, tome 2/2

Carnage blues

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

 

les miroirs du crime tome 2 couverture

Pour le moment je jette l’éponge. Je n’ai rien compris. Ou trop peu.

Sur la forme, c’est chouette, le dessin est propre, la ligne est claire, on est bien dans l’ambiance du vieux polar français. Sur le fond, j’aime bien l’idée du diptyque rendant hommage au genre. Mais il y a beaucoup de personnages, peut-être trop. Ou alors j’ai trop de mal à les différencier pour bien suivre. Je ne sais pas, je suis largué.

Bref, il va me falloir une relecture complète des 2 tomes pour me faire un avis définitif. Sorry…

les miroirs du crime tome 2 planche

un album signé Noël Simsolo (scénario) et Dominique Hé (dessin et colo). Editions Glénat.

Les Seigneurs de la Terre – tome 3

Graines d’espoir
les seigneurs de la terre tome 3 couverture
Dégoûté de son expérience agricole, Florian a tout quitté, femme, fille et ferme, pour partir en Inde sur les traces de sa mère. De leur côté, Anne et la petite Lou tentent de se reconstruire après cet abandon… Sur place, Florian découvre que, bien que la culture indienne prône l’harmonie avec la nature, le « sous-continent » n’est pas épargné par les méfaits de l’agriculture intensive, notamment les OGM. En enquêtant sur sa mère, il apprend surtout que, animée du même feu humaniste que lui, elle s’était impliquée dans la défense locale de l’environnement. « Les chiens ne font pas des chats », dit-on. Et c’est peut-être en partant de l’autre côté du monde que Florian retrouvera la vocation…

On s’égare un tout petit peu dans ce 3ème tome où Florian quitte tout et surtout ses illusions d’agriculteur responsable pour partir à la recherche de sa mère en Inde.

On le retrouve la gueule de bois dans une chambre d’hôtel où son pote lui propose de sortir faire la bringue une énième fois.

Bon.

Heureusement, derrière les errances de son personnage principal, on en apprend de bien bonnes ! Les multinationales de l’agro-alimentaire s’en mettent plein les poches en brevetant ni vu ni connu des graines utilisées depuis des millénaires par les paysans indiens. Ces derniers devant s’acquitter d’une taxe pour pouvoir les planter et les exploiter.

En terme d’exploitation, c’est fort de café ! Sans parler des OGM qui polluent les autres cultures partout où ils sont semés.

Mais c’est plutôt face aux jolis yeux des charmantes dames rencontrées que Florian va sortir de sa torpeur pour défendre les droits des opprimés. Il rencontrera à cette occasion une figure du combat en la personne de Vandana Shiva. Et accessoirement une autre dame plus proche de lui.

Graphisme soigné, romance et documentaire rythment cet épisode qui prolonge sur sa belle lancée cette série pleine de surprises et dans l’air du temps.

Ou comment s’informer sur des sujets graves et d’actualité en se divertissant.

les seigneurs de la terre tome 3 planche

un album de Fabien Rodhain (scénario), Luca Malisan (dessin) et Francescutto Paolo (couleurs). Editions Glénat.

J’peux pas, j’ai sabre laser

Episode 1
j'peux pas j'ai sabre laser
La Sport Saber League est tout simplement la première école française de combat au sabre laser ! L’idée vient de Manon et Adrien qui « trouvait ça cool de se lancer dans ce projet un eu fou » ! Nathan les rejoint ans l’aventure et c’est ainsi qu’en Septembre 2015 le premier cours de sabre laser fut donné ! Deux ans plus tard la Sport Saber League compte plus de 300 adhérents et s’apprête à organiser les premiers championnats du monde de combat au sabre laser !

Pas grand chose à raconter sur ce petit bouquin vaguement drôle qui m’a l’air de s’adresser surtout aux fans de l’univers Star Wars tendance urban geek. Le dessin est simple et sympa, mais on n’est loin des éclats de rire.

Dans le même genre, je préfère lire et relire l’excellente série Naguère les étoiles de Hervé Bourhis et Rudy Spiessert chez Delcourt (tome 5 à paraître) ou Yodablog et La revanche du retour… de Thierry Vivien chez Jungle.

j'peux pas j'ai sabre laser planche

un album signé Adrien Koch, Allan Barte & Nathan Storoge aux éditions Jungle.