44 après Ronny

one shot
44 après Ronny, couverture
Victime d’un accident vasculaire cérébral, le vieux Louis ne peut plus rester chez lui avec son épouse. Alors avant qu’il ne parte en maison de repos, sa famille entière a décidé de lui offrir une dernière journée absolument inoubliable. Mais comme tous les invités sont préoccupés par leurs propres petits problèmes, rien ne va se dérouler comme prévu… Il y a d’abord les petits-enfants qui rejettent les frustrations de leurs propres échecs sur les autres, pendant que la mère fait tout pour sauver les apparences. Et puis le frère de Louis, qui fait ressurgir un vieux traumatisme familial que tout le monde voulait oublier. Sans parler du voisin un peu buté qui, par excès d’enthousiasme, provoque une série de catastrophes… Bref, ce sera effectivement une journée mémorable pour tout le monde. Sauf pour Louis.

Envie d’un roman graphique amusant, d’une chronique familiale douce amère ? Envie de retrouver au gré des quelques 128 pages des points communs avec votre propre vie ?

Pour le savoir rien de tel que de bouquiner cette comédie proposée par Michaël Olbrechts qui s’amuse à organiser une gentille fiesta familiale à l’occasion de l’enterrement du départ pour la maison de retraite du vieux Louis qui n’a rien demandé à personne. Ca part d’une bonne intention mais franchement fallait-il les inviter ?

Moi j’ai beaucoup aimé, le ton est juste, le dessin agréable et la nostalgie de certaines retrouvailles fait le reste. Même quand on s’en engueule on aime bien se retrouver de temps en temps non ?

Un album à découvrir pour pourquoi pas s’interroger sur nos propres rapports avec nos proches.

44 après Ronny, planche

un album de Michaël Olbrechts. Edition Glénat (collection 1000Feuilles).

Zombies Néchronologies – tome 3

La Peste
couverture Zombies Néchronologies tome 3
Les îles japonaises sont ravagées par les zombies. Mais dans un village de montagne, un millier de civils, des militaires et des chercheurs tiennent bon. Ils ont en leur possession une momie plusieurs fois millénaires à partir de laquelle le virus a été créé. En explorant les origines du mal, les scientifiques espèrent lui trouver un remède ; ils ne reculent devant aucun sacrifice, aucune expérience, pour arriver à leurs fins. Le résultat de leurs travaux pourrait aussi bien offrir une deuxième chance à l’humanité que la précipiter vers une extinction plus rapide.

Spin-off de la série Zombies by Olivier Péru, ce troisième tome de Néchronologies ouvre des perspectives pour la suite des aventures zombiesques. En effet, l’absence d’empathie du leader scientifique Daisuke pourrait lui permettre – en sacrifiant une bonne partie des civils survivants qui lui fait confiance – de découvrir l’origine de l’épidémie.

J’étais resté sur l’excellent souvenir du tome 1 qui maniait un peu l’humour moqueur – François Hollande en guest star notamment – et au début de celui-ci j’ai été un peu surpris par le ton beaucoup plus sérieux. Je prenais ce spin-off plutôt comme une récréation amusante. Et puis ça met un peu de temps à démarrer et on ne voit pas bien ou le scénario nous emmène. Au fur et à mesure de la progression un poil fastidieuse, on comprend finalement le but de Daisuke.

Je crois qu’au final je me suis ennuyé, le choix du one shot fait que je ne retrouve pas de personnages communs d’un tome à l’autre qui me permettent de faire le lien avec la série-mère et du coup ça perd de son intérêt.

La réalisation de l’album est impeccable – à commencer par une couv’ percutante – mais je n’y ai pas trouvé mon compte au final.

Zombies Néchronologies tome 3

un album d’Olivier Peru (scénario), Stéphane Bervas (dessin), Digikore Studios (couleurs). Editions Soleil (Anticipations).

Olympus Mons – tome 1

Anomalie un

Olympus Mons Tome 1

A peine sorti de Prométhée, Christophe Bec enchaîne sur une nouvelle série qui joue sur les même codes : plusieurs événements distants dans l’espace et le temps, étroitement liés qui sous-entendent que les extra-terrestres ne sont pas loin.

Ainsi on a des plongeurs qui découvrent les vestiges d’un artefact inconnu, un médium de l’Iowa qui a des visions d’une épave engloutie au fond de la mer et des cosmonautes russes sur Mars qui tombent sur la carcasse d’un gigantesque vaisseau spatial.

La recette est connue mais y’a pas moyen : la curiosité est la plus forte et on replonge ! D’autant que le graphisme soigné est signé Stefano Raffaele devenu au fil des temps le dessinateur attitré des séries du scénariste ruthénois.

Et puis comment résister à l’appel de cette belle couv’ qui rappelle les belles années de Sanctuaire ou Zero Absolu ?

Décidément on ne change pas une équipe qui gagne.

J’espère juste qu’on est pas reparti pour 15 tomes parce que perso j’ai peur de ne pas avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Les meilleures séries sont souvent les plus courtes pour gagner en efficacité et ne pas lasser le lecteur.

Allez soyons optimistes et profitons du spectacle !

Olympus Mons Tome 1

un album de Christophe Bec (scénario), Stefano Raffaele (dessin), Digikore Studios (couleurs). Editions Soleil.

Le Juge, la République assassinée tome 3/3

Chronique d’une mort annoncée
couverture Le Juge tome 3
Le 3 juillet 1975, à Lyon, le juge Renaud, qui enquêtait sur des dossiers, est assassiné de trois balles. Malgré les enquêtes, les soupçons, les théories parfois extravagantes, ce meurtre reste sans explication officielle depuis plus de quarante ans ! Grâce à un travail colossal de documentation et à l’aide du fils du juge Renaud ainsi que celle d’autres protagonistes, Olivier Berlion raconte dans cette passionnante trilogie les liens qui unissaient le milieu à certains hommes politiques. Cette histoire est aussi, tout simplement, celle de la faillite d’une justice restée sans réponse face à ce scandale. Le Juge se lit comme un polar implacable d’une très grande tenue.

Au début, je craignais un peu d’être perdu dans une histoire complexe avec de nombreux personnages, surtout dans le tome 1. Mais au fur et à mesure, l’histoire s’est fluidifiée sans jamais perdre de son intensité et de son intérêt.

Ce 3ème tome clôt un triptyque ambitieux magnifiquement réalisé par un Olivier Berlion précis et bien documenté. Je ne reviens pas sur le dessin dont je suis un fan inconditionnel.

Il en ressort un documentaire sérieux et didactique mené comme un thriller passionnant à suivre.

planche Le Juge tome 3

un album signé olivier Berlion. Edition Dargaud.

Le Retour

one shot

le retour

Une histoire très librement inspirée de l’oeuvre accomplie par César Manrique sur l’île de Lanzarote.

C’est le premier album en solo de Bruno Duhamel et il choisit pour cette expérience de brosser le portrait d’un homme au caractère bien trempé. Un Artiste mégalo très mal embouché et têtu comme un âne !

Après avoir fait fortune aux Etats-Unis, Cristobal est de retour sur son île natale. Mais il déchante vite en constatant qu’elle est en voie de bétonisation de la part de promoteurs et de locaux résolus à la transformer en destination de vacances idéales. Bien décidé à préserver la beauté naturelle des lieux, Cristobal entreprend de la transformer en oeuvre d’art pour empêcher le carnage annoncé. Ca se termine quelques années plus tard en accident mortel qui pourrait bien être criminel.

Ahhh le trait de B. Duhamel ! Tout de suite identifiable et sympathique.

Je le trouve plus adapté à la comédie qu’au drame, mais la force des expressions et l’énergie qu’il transmet marche aussi bien ici.

L’histoire est intéressante mais j’avoue que sans le dessin magique, je n’y aurai sans doute pas prêté attention.

un album signé Bruno Duhamel. Editions Grand Angle.

La malédiction de Gustave Babel

Un récit des contes de la Pieuvre

la malédiction de Gustave Babel

Au début du XXème siècle, la mafia parisienne est plus connue sous le nom de la Pieuvre. Son tueur à gage le plus efficace s’appelle Gustave Babel et il a comme don de connaître toutes les langues lui permettant d’être à l’aise partout dans le monde. Bien pratique pour son boulot.

On débute l’album en Argentine en 1925, au moment ou mortellement touché par une balle, Gustave Babel agonise et se souvient de son passé trouble.

Je ne connaissais Gess qu’en tant que dessinateur de Carmen Mc Callum et je découvre ici une nouvelle facette de son talent. On est dans un tout autre registre, le monde de 1900 qui mêle fantastique, action et onirisme. Et la transition est surprenante mais réussie. On y découvre un personnage singulier grand amateur de Baudelaire qu’il cite souvent lors de ses voyages. Mais c’est surtout un type torturé par le souvenir de l’hypnotiseur que l’on retient, un homme qui ne souvient que par bribes de son passé cauchemardesque aux côtés de son mentor… magnétique et dangereux.

Une certaine poésie se dégage de ces planches de par une colo douce et un trait fin. Gess soigne sur le fond et la forme son one shot pour un  résultat convaincant et original.

la malédiction de Gustave Babel

un album signé Gess. Editions Delcourt.

 

Rosko – tome 2

Les enfants de Marie

Rosko tome 2 couverture

On va arrêter de dire que Zidrou est connu pour ses séries jeunesse toussa… pour affirmer haut et fort que depuis déjà pas mal de temps il pond de très bons scénarios dans d’autres registres. Et avec un sacré succès !

Je ne l’espérais plus ce tome 2 comme quoi à qui sait attendre bla bla bla.. bref il est là et il permet de conclure l’histoire entamée en janvier 2014 dont j’attendais le dénouement sans impatience mais confiance.

On peut rapprocher Rosko à la très bonne série Reality Show de JD Morvan et F. Porcel rapport à la puissance (nuisance plutôt) de la télé réalité nauséabonde qui sous prétexte finalement qu’elle ne montre au bon peuple que ce qu’il aime regarder, se fait des couilles en or. Quitte à provoquer et scénariser les événements.

On parle également de la privatisation de la police, la santé tout ce qui pourrait bien nous arriver aussi. Zidrou nous montre le danger.

Je ne suis pas ultra fan du style du dessin (bien que nickel) mais la colo est superbe.

En résumé, ces 2 petits tomes vont rester bien au chaud dans ma biblio en attendant une prochaine relecture, satisfait que l’histoire ait une fin.

un tome 2 scénarisé par Zidrou et dessiné par Alexei Kispredilov, aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

Sortie de route

one shot

sortie de route

Un homme et sa femme discutent vacances dans la voiture jusqu’à ce qu’elle boive un coup de grenadine qui la fait redevenir la petite fille qu’elle était à 10 ans…

Un petit road movie franchouillard bien sympathique mais dont on se demande quel est son véritable but. Je le trouve un peu léger car on attend presque qu’il se passe autre chose tout au long du récit. J’aime bien Tronchet et j’ai plaisir à feuilleter ses planches faites d’un trait naïf joliment coloré mais le propos me parait bien mince pour me donner envie de le relire un jour…

sortie de route planche

un album signé Didier Tronchet aux éditions Glénat.

XIII Mystery – tome 10

Calvin Wax

XIII Mystery Calvin Wax

J’ai l’impression que c’est l’épisode qui va le plus loin dans l’intrigue principale de la série-mère.

Sous des allures un peu didactique, bavard, on est amené petit à petit et avec un intérêt grandissant au coeur du complot des vingt. Et cela même si on a oublié les détails de XIII.

C’est plutôt fort. Comme si à lui seul cet album justifiait tous les autres.

Nous faisons donc connaissance avec Calvin Wax, le plus proche conseiller du président William Sheridan. Celui qui reste dans l’ombre mais qui tire les ficelles. C’est en tout cas ce qu’il va raconter en détails à Wally Sheridan, le sénateur. Histoire de l’emmener exactement là où il veut.

Pas facile à résumer. Il faut le lire. Ne serait-ce que pour le plaisir de pénétrer les coulisses du pouvoir d’un côté et de profiter du très beau dessin de Corentin Rouge dont on vient de parler pour Rio.

Et le scénario est signé Fred Duval, le papa de Travis, Carmen Mc Callum et plus récemment co-auteur de Wonderball. Bref du sérieux et du tout bon.

XIII Mystery Calvin Wax

un album scénarisé par Fred Duval et dessiné par Corentin Rouge assisté à la colo par Alexandre Boucq. Editions Dargaud.

4 sur 5

Les chiens de Pripyat

Saint Christophe

les chiens de Prypiat tome 1 couverture

Le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl laisse sur place un désert. Plus personne ne vit dans la zone sauf les animaux qui prolifèrent. pour s’en débarrasser, les autorités payent 30 roubles chaque peau d’un chien abattu aux groupe de chasseurs qui acceptent de pénétrer dans la zone. Celui du père du jeune Kolia est sur place et compte bien profiter de l’aubaine.

J’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à cet album à vrai dire. Le dessin est propre et sympa mais je trouve cette histoire de chasseurs de chiens très anecdotique. Un peu mince. Un peu boiteuse quoi. Je n’en vois pas bien la finalité.

La fin offre certes une rencontre mais qui ne me donne pas envie d’aller plus loin. Les gamins en combi blanche me font penser  à la série Seuls. Tiens d’ailleurs je n’ai pas lu le dernier tome et à choisir j’aurai dû commencer par ça.

Sinon, Aurélien Ducoudray a aussi écrit les 4 tomes de The Grocery et y’a pas photo, je préfère.

1 sur 5