Le Fulgur – tome 3

Les terres brûlées

le Fulgur tome 3

« les terres brûlées » … au fond de la mer, tu parles d’un titre, n’importe quoi ^^

Et pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, Christophe Bec nous explique avec talent que si si c’est possible, bouges pas tu vas voir pourquoi… Et en effet, c’est possible. Improbable mais possible.

L’aventure prend donc fin avec cet ultime épisode qui boucle le destin de ces aventuriers d’un autre âge bloqués au fond de l’océan. Si la baraka leur sourit, ils auront peut-être une chance de revoir la lumière du soleil. Mais avant, il leur faudra remonter ce puits sans fin avec pour seules armes, le courage et le système D.

Pas forcément parti favori dans mes pronos, cet outsider tire son épingle du jeu et réussit à se faire une petite place dans ma biblio de plus en plus sélective…

scénario: Christophe Bec / dessin: Dejan Nenadov / éditions: Soleil.

Le signe de l’océan

one shot

N’en déplaise aux abrutis pro-Trump connards climatosceptiques, le réchauffement de la Terre n’est plus de la science fiction mais bien une triste réalité. Perso je suis déjà convaincu qu’il est trop tard, que le monde est perdu et que c’est bien fait pour notre gueule ! Mes (petits) enfants paieront le prix fort de nos conneries .

Sur un dessin à 4 mains du duo Joub/Nicoby, PR Saint-Dizier nous raconte à travers 3 générations de maire, 40 ans d’une petite station balnéaire qui après avoir bétonné son front de mer lutte contre l’avancée inexorable de l’océan.

Une excellente BD validée par le Conservatoire du Littoral qui nous alerte sur l’érosion de nos côtes Atlantique !

A faire lire à tous ceux qui doutent encore…

édité chez Vents d’Ouest.

Arrêt de jeu

one shot

En pleine coupe du monde 2018, la lecture de ce bouquin jette un froid. En bon amateur de ballon rond, la vision de Matz sur le foot bizness m’intéresse au plus point, lui qui a le don d’appuyer là où ça fait mal. Je pense bien sûr à son excellente série Le tueur (avec Luc Jacamon au dessin) qui philosophe à tout va et à raison sur notre monde pourri.

On nous raconte donc l’histoire de Lucas DiLucca le buteur star de l’équipe parisienne, que des mafieux cherche à pousser à la faute. L’enjeu : des millions de tunes ! Seulement ils tombent sur un os, le gars a des corones et ne se laisse pas faire aussi facilement que prévu. Quitte à faire appel à quelques copains qui n’ont peur de rien et quitte à mettre sa famille en danger. Le suspense monte, les dessous sont expliqués, les coup pleuvent jusqu’au match couperet.

Fidèle à son habitude, Matz nous raconte ça en voix-off avec beaucoup de détails et de conviction. Le doute n’est plus permis.

En sortant de cette lecture passionnante, j’ai fermé les yeux, remis mes œillères et rallumé la télé, y’avait match…

scénario : Matz / dessin : Lem / colo: Annelise Sauvêtre / Editions:  Casterman.

Ambre Blake – tome 2

Opération Cleverland

Amber Blake tome 2

Après un avis mitigé sur le premier tome, je ne vais pas faire semblant : je n’aime pas du tout.

Comment dire ? L’héroïne pleure tout le temps, elle qui est sensée être une tueuse, l’histoire n’a pas réussi à m’accrocher, aucune empathie ne se dégage de ces planches.

Soyons positif : le graphisme n’est pas  si mal, j’ai l’impression de lire un Lazarus que j’aime bien.

Je m’arrête là et passe à autre chose, désolé…

scénario : Jade Lagardère / dessin: Butch Guice / edtions: Glénat.

Tyler Cross – tome 3

Miami

On a affaire à du lourd là. Fabien Nury ? J’adore. Brüno ? J’adore.

je ne vois pas bien ce que je peux raconter en fait, avant même de le lire je savais où je mettais les pieds. Dans le polar, le vrai, le noir, celui qui tâche, celui qui met tout le monde d’accord.

Avec ces deux auteurs, je ne suis jamais déçu, c’est direct coup de coeur.

L’histoire ? Boarf ça cause de fric, de vengeance, de nana coincée qui se révèle, d’escroquerie, de mafia etc…

Ya du sexe, du sang, des larmes,  des flingues, des clopes et des morts…

Réfléchissez pas, foncez l’acheter merde !

coup de coeur

Wonderball – tome 5

L’apiculteur

5 ans, 5 albums, des auteurs prestigieux, depuis le début, chaque tome de Wonderball est attendu avec impatience, ce cinquième et dernier tome conclut l’aventure.

Pour bien faire, il faudrait que je relise les 5 album pour faire une chronique digne de ce nom mais par flemme manque de temps, je me contenterai de me féliciter de ne pas être passer à côté de cette série géniale et je féliciterai les auteurs pour leur travail de pro.

Achetez la série les yeux fermés et lisez la d’une traite, vous allez vous régaler !

Presque maintenant

Aussitôt reçu, aussitôt lu, aussitôt apprécié !

Allez hop, je sais maintenant pourquoi la critique est unanime au sujet de Cyril Bonin, c’est un artiste complet. Un vrai. Un de ceux qui savent dessiner, coloriser et raconter la vie. Un pro quoi !

Et quand il nous propose un one shot nous parlant d’un trio amoureux, de notre mode de vie, de notre santé sur fond d’anticipation, on saute dessus et on le dévore.

Simple et beau, l’album se lit d’une traite. Un petit plaisir intense.

Criminal – tome 7

Je croyais la série terminée moi qui ai parcouru pas mal de bouquinistes pour m’offrir les 6 premiers tomes, mais non Brubaker et Philips avaient encore quelques idées à mettre sur papier.

Je n’aime pas les comics en général mais Criminal est l’une des très rares séries qui m’ont plu outre-atlantique. Pas de super-héros en collant, pas de gloriole américaine que je conchie mais seulement du polar bien noir qui se déroule du mauvais côté de la justice.

Construit sur deux récits imbriqués, ce tome 7 s’intéresse de nouveau à la famille Lawless des années 70. En 1976, Teeg Lawless est en prison avec un contrat sur la tête et en 1979, on le retrouve pour un road trip en compagnie de son fils Tracy.

L’occasion de retrouver l’ambiance poisseuse de Criminal ne se refuse pas et je ne me suis pas fait prier  pour replonger. Original, bien construit, bien dessiné, je vous le recommande chaudement.

Notes – tome 11

Il revient à peu près tous les ans avec un nouveau tome de Notes, Boulet le bloggueur le plus célèbre de la planète BD est à l’affiche de ce tome 11 paru au mois de mai.

Sous forme d’historiettes, il disserte au gré des ses pensées sur des thèmes aussi variés que le fonctionnement de notre cerveau, les pénibles séances de dédicaces, ses voyages à l’étranger ou dans la rue, les problèmes de tous les jours et les contes de fées.

Bref tout ce qui lui passe par la tête nous donne l’occasion de réfléchir, apprendre, se souvenir, philosopher, se moquer (un peu) et surtout de se marrer !

Intelligent, fin observateur, soucieux des détails, curieux, doté d’une imagination fertile, d’un solide esprit d’auto-dérision et d’un humour mordant, Boulet est le témoin de notre époque qu’il parcourt plein de curiosité

comme d’hab, un nouvel opus sympatoche !

Le guide du mauvais père – tome 4

c’est dommage qu’il ne  voyage plus Guy Delisle, j’aimais beaucoup ces trop rares BD issus de ses différents périples. Que ce soit en Israël (Chroniques de Jérusalem), en Birmanie (Chroniques birmanes) , Shenzen ou Pyongyang, ces chroniques me manquent un peu.

Alors en attendant une destination plus exotique, l’aventure est au coin de la rue comme on dit ou plutôt à la maison. Et il s’intéresse donc à sa jeune progéniture. Ses enfants quoi.

C’est drôle, tendre, bien vu et chaque père retrouvera dans ces saynètes la vraie vie, celle de tous les jours, celle que finalement on aime quand on a la chance d’être heureux en famille.