Wonderball tome 3 – Le Shérif

wonderball tome 3 couverture

C’est déjà le 3ème épisode de Wonderball (sur 6 tomes prévus), série située dans les USA des eighties.  Après le « Chasseur », tireur d’élite d’exception capable de viser juste 9 fois en 9 secondes, le « Fantôme » ex-alpha qui semble bien décidé à contrer cette organisation mystérieuse nommée « le collège invisible », c’est au tour du « Shérif » d’entrer en scène.

On sait d’ores et déjà que l’inspecteur Spadaccini – surnommé  Wonderball du nom des chocolats qu’il adore – serait lui aussi un sujet alpha, autrement dit une sorte de super-soldat préparé dès la naissance. Guidé par « le Fantôme », il débarque dans l’Utah à la recherche d’archives vidéo expliquant ses origines. Il a à ses trousses le FBI qui lui attribue une série de meurtres et le fameux « Shérif », un psychopathe qui adore découper ses victimes à la tronçonneuse.

C’est avec un plaisir évident que l’on retrouve ce polar vitaminé sur fond de complot où l’action et la baston sont au rendez-vous. Sous la houlette d’un duo de scénaristes chevronnés qui connaissent leur affaire, le rythme ne faiblit pas mais c’est aussi et surtout le graphisme qui me plait dans cette affaire. Le trait sec et précis de Colin Wilson fait des merveilles ainsi que couleurs lumineuses de Jean-Paul Fernandez.

Si les couvertures vous tapent dans l’oeil, n’hésitez pas le meilleur est à l’intérieur.

Rendez-vous pour le tome 4 qui nous présentera cette fois-ci « le Photographe ».

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wonderball tome 3 planche

un album scénarisé par Fred Duval & Jean-Pierre Pecau, dessiné par Colin Wilson, colorisé par Jean-Paul Fernandez, édition Delcourt

4 sur 5

Les seigneurs de la terre tome 1 – l’appel de Cérès

les seigneurs de la terre tome 1 couverture

La crainte de lire une BD un peu trop institutionnelle, trop sérieuse au dessin trop propre pour être apprécié s’est en fait assez vite estompée devant un récit au final assez prenant et au propos d’actualité intéressant.

On suit Florian un jeune avocat lyonnais qui s’ennuie pas mal à plaider toute la journée la cause de couples qui divorcent. Anne sa femme est elle très heureuse de sa nouvelle vie à côtoyer les notables dans des soirées mondaines. Quand au retour d’un voyage en Amérique Latine avec son père – président de la coopérative régionale –  Florian lui annonce qu’il compte reprendre l’exploitation de la ferme familiale avec des méthodes moins productivistes, Anne est loin d’être d’accord. Et que dire de son père qui ne voit pas d’un bon œil l’orientation écologique que prend son fils.

Auteur de romans et de pièces de théâtre, Fabien Rodhain en bédéphile passionné réalise son premier scénario BD et on sent qu’il sait de quoi il parle. Le ton est sérieux sans être démonstratif et c’est l’occasion pour le lecteur de se familiariser avec l’agriculture moderne. Le poids des industriels et leur lobbying auprès des coopératives, le besoin de productivité croissant, l’appât du gain, l’exploitation des paysans sud-américains, la confrontation entre méthodes intensives et biologiques sont les termes abordés par ce premier tome agréablement dessiné par Luca Malisan.

Histoire de pinailler, le retour d’Anne en rousse (alors qu’on l’a vu blonde au début) page 42 m’a paumé, je l’ai confondu avec Nathalie – un amour de jeunesse ? – qui d’ailleurs disparaît assez vite. M’est avis qu’elle va bientôt consoler le pauvre petit avocat.

Un retour à la terre instructif sur le thème de la saga familiale un peu à l’image des Maîtres de l’Orge de Jean Van Hamme et Francis Vallès.

les seigneurs de la terre tome1 planche
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un album scénarisé par Fabien Rodhain, dessiné et colorisé par Luca Malisan, éditions Glénat

3 sur 5

Santiago

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Ce n’est pas toujours facile de trouver de la bonne BD d’humour de nos jours, surtout lorsque l’on veut éviter l’humour grand public (non je ne citerai personne !), dans ma biblio ils se font plutôt rare les albums qui me font poiler. Guillaume Bouzard, Fabcaro, Zep, Fabrice Erre, James, Thierry Vivien, Mo/Cdm, Manu Larcenet (dans ses premiers albums) et la plupart des auteurs made in Fluide Glacial ne sortent pas des BDs tous les jours malheureusement. Alors quand j’ai la chance d’en trouver un nouveau, je le savoure.

C’est le cas ici où B-Gnet – encore un collaborateur de Fluide – qui propose de revisiter le genre western en mode pastiche. Santiago est le chef d’une bande de foies jaunes pilleurs de banque qu’il compose avec Juan, Pablo et Rancho. Mais 4 n’est pas un bon chiffre pour une bande alors quand Chico alias Jessica croise leur route, c’est décidé, elle fera le cinquième !..

Au premier abord, le dessin est plutôt sérieux et maîtrisé, à tel point que vu de loin, on pourrait s’attendre à lire un nouveau Blueberry mais quand les personnages se mettent à parler, on tombe tout de suite dans un absurde bien rodé. Dialogues vifs et situations loufoques vous attendent de pied ferme dans cet excellent one-shot réalisé par un spécialiste de la BD indépendante…

Dans le même genre, il avait réalisé un truc déjà bien tordant et déjanté chez La Boîte à Bulles : Saint-Etienne Lyon.

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un one shot marrant réalisé par le lyonnais B-Gnet aux éditions Vraoum.

4 sur 5

L’homme qui ne disait jamais non

l'homme qui ne disait jamais non couverture

Dans l’avion qui revient de Quito en approche de l’aéroport de Lyon, Violette l’hôtesse de l’air remarque un homme seul qui semble complètement perdu. Il s’appelle Etienne Rambert et il aurait perdu la mémoire. Il ne souvient de rien, ni qui il est, ni d’où il vient, ni ce qu’il fait là. Décidée à lui venir en aide, Violette le prend en main et mène l’enquête pour tenter de remonter le fil du temps. Quitte à tomber sur de vilaines surprises.

C’est parti pour 144 pages menées tambour battant par la jolie brunette qui est persuadée de tenir là un formidable sujet de thèse pour le concours de Profiler qu’elle s’apprête à passer. L’occasion aussi de se faire plaisir et de satisfaire sa curiosité, et cerise sur le bâteau, l’homme est plutôt mignon. On verra en temps utile. Bref, c’est une aventure pétillante à laquelle nous invite Didier Tronchet, mais aussi une vraie enquête sur la vie d’un amnésique qui a semble-t’il vécu quelques dernières heures très mouvementées.

Les premières heures sont très amusantes avant que l’on découvre quelque chose de plus grave jusqu’à un changement de décor intéressant qui nous emmène visiter la capitale de l’Equateur elle aussi dans un mauvais jour.

Pour embellir et emballer ce très bon road movie à la française, on peut compter sur le dessin dynamique chaudement coloré d’Olivier Balez (J’aurai ta peau Dominique A, Angle mort) qui m’a particulièrement plu. Un travail superbe !

L’homme qui ne disait jamais non se révèle un one shot super sympa à lire !!

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un one shot scénarisé par Didier Tronchet, dessins & couleur de Olivier Balez, édition Futuropolis

4 sur 5

Chantier interdit au public

chantier interdit au public sociorama couverture

Après le porno, ce deuxième tome de la collection Sociorama (issue de la rencontre entre bande dessinée et sociologie) édité chez Casterman s’intéresse à nos chantiers et plus particulièrement à leurs ouvriers. Ancrés dans la réalité du terrain, les auteurs veulent nous montrer ce qui se passe derrière les palissades d’un chantier de construction.

Et ce n’est pas rose ! Recommandé par Soleymane – que tout le monde ici appelle Sekou, le prénom inscrit sur ses faux papiers – le jeune Hassane s’improvise ferrailleur en se faisant embaucher sur le même chantier que son ainé. Un lundi matin pluvieux, sa boite d’interim judicieusement (??) appelée « pauvre comme Job Interim » – en fait j’ai pas bien compris si c’était une blague ou pas (sic) – l’expédie faire ses premières armes. Il découvre alors les coulisses de la dure vie des ouvriers.

Didactique, tragique, quelque fois drôle ou émouvant, la lecture n’est pas de tout repos, on y découvre les cadences infernales, l’absence de sécurité, les engueulades terribles, les payes misérables de ces forçats du bâtiment qui n’ont aucune autre alternative que de survivre en ployant l’échine sous la dictature des chefs. La différence de traitement entre eux (intérims et sous traitants) et les salariés embauchés est démontrée à tous les niveaux jusqu’aux pauses déjeuner où l’on ne se mélange surtout pas.

Si ce petit bouquin apporte un éclairage instructif mais effrayant sur la vie des chantiers, il aurait mérité un meilleur traitement graphique. Parce que là franchement : c’est moche de chez moche, on dirait le story-board…

chantier interdit au public sociorama planche

un one shot réalisé par Claire Braud d’après une enquête de Nicolas Jounin, édition Casterman, collection Sociorama

2 sur 5

La fabrique pornographique

la fabrique pornographique sociorama

Histoire de ne pas passer inaperçue, la nouvelle collection Sociorama de Casterman commence fort avec un sujet qui provoque tout de suite la curiosité. Entre la couverture et le dos de ce premier petit bouquin, on comprend qu’il ne faudra pas le mettre entre toutes les mains. Ici on fait dans le porno, on en parle et on le montre.

Malgré ce que peuvent croire certains esprits grincheux, ce n’est pas graveleux et voyeuriste, le ton est sans tabou pour faire comprendre au grand public ce que serait le porno. Je dis « serait » parce que personnellement, je doute que les choses se passent dans le velours comme on nous l’explique ici. La plupart de ce qu’on peut voir sur internet laisse quand même penser que ce n’est aussi bon enfant, notamment le traitement de la femme prise la plupart du temps comme un jouet pour ces messieurs.

Le ton est léger, l’humour présent, l’ambiance bon enfant, bref c’est assez savoureux et entre deux scènes « hot », les personnages expliquent tour à tour aux lecteurs leur parcours, leurs fantasmes, leurs envies et aspirations. Le dessin minimaliste de Lisa Mandel participe grandement à la dédramatisation de cette activité particulière.

En somme, c’est didactique, intéressant mais je reste interrogateur sur la bonne humeur et la camaraderie qui semble animer ce milieu. J’y crois qu’à moitié. Si c’est aussi cool que ça, je vais peut-être m’y mettre ^_^

L’idée d’une collection basée sur l’étude sociologique est bien vue et d’autres titres sont prévus. Le prochain sera consacré aux chantiers, j’y reviendrai dans peu de temps…

un one shot réalisé par Lisa Mandel d’après une enquête de Mathieu Trachman, édition Casterman, collection sociorama

3 sur 5

Evil Empire tome 1 – Nous, le peuple

evil empire tome 1 couverture
Reese est une rappeuse politiquement engagée, très virulente à l’égard de la campagne électorale en cours aux USA. Lors d’un concert, l’un des principaux candidats, Sam Duggins, vient lui rendre visite dans sa loge. En sympathisant avec elle, cet habile politicien espère secrètement pouvoir tirer profit de son public, et, pourquoi pas, s’assurer le soutien de la chanteuse. Le pays se retrouve alors déchiré dans un débat sur le sens du bien et du mal. Reese doit faire quelque chose si elle ne veut pas que le peuple américain se mette à soutenir les idées d’un homme fou…

Je lis peu de comics et je sais pourquoi : je ne les apprécie qu’à petite dose tant je désespère de constater combien les américains sont obsédés par la violence. Ca doit être génétique c’est pas possible. Ou bien je les choisis pour ça, je me demande aussi.

Bref, la couverture me plait beaucoup en tout cas, les crocs de l’oncle Sam qui nous veut (« we want you ! ») sont effrayants au possible et promet sur le papier quelque chose de terrible. Et on n’est pas déçu ! Nous sommes en pleine campagne pour les élections présidentielles américaines. Deux candidats s’affrontent : d’un côté le réformiste démocrate Sam Dungins, beau gosse plutôt cool qui présente bien, de l’autre Kenneth Laramy, l’homme, le vrai, qui prône le retour des vraies valeurs qui ont fait la grandeur de l’Amérique. Et ce dernier fait d’emblée très fort en avouant le meurtre de sa femme qui soi-disant martyrisait leur fille unique. Procès, coupable, prison, peu importe : le mal est fait et sa façon d’invoquer légalement la loi du talion se répand comme une traînée de poudre. « Il a raison ! Qu’est ce qui m’empêche de flinguer mon voisin, ce con,  qui passe la tondeuse pendant ma sieste ! ». Justice pour tous, oeil pour oeil, dent pour dent.

Ca fait peur car on imagine très bien que cette idée puisse faire son apparition dans les années qui viennent. Je verrai assez bien une grande gueule comme Donald Trump (BeuuAaah !) proposer le concept à ses chers concitoyens. Vous savez ceux qui apprennent à leurs enfants à tirer à la sulfateuse le dimanche à la campagne et qui sont fiers de se balader un colt à la ceinture en faisant leur course ou en allant à la messe.

Bref, cet album sonne comme un avertissement.

Graphiquement, c’est propre et bien fait, les planches sont chouettes – un peu trop flashy à mon goût – quelquefois spectaculaires surtout dans la première partie dessinée par Ransom Getty. J’aime moins la seconde signée Andrea Mutti, pourtant moins comics, plus franco-belge. Allez comprendre…

evil empire tome 1 planche

un album scénarisé par Max Bemis, dessiné par Ransom Getty et Andréa Mutti, édition Glenat Comics.

3 sur 5

Ghost Money tome 5 – Le Black Cloud

ghost money tome 5 couverture
C’est dans l’Enclave, une zone sans État ni droit, située dans une vallée d’Asie centrale, où s’épanouissent les pires turpitudes du monde, que vont se dénouer les intrigues qui entourent Chamza et Lindsey. Dans cet ultime épisode, tout s’explique : l’argent fantôme, le Black Cloud, le trésor du 11-Septembre, le rôle de la CIA, etc.

La voila enfin la conclusion de cet atypique thriller politico-financier d’anticipation. IL aura fallu plus de 2 ans aux deux auteurs pour révéler à leurs lecteurs impatients la provenance de la fortune de Chamza Azimatova.

Ca demande de la concentration, du calme et de la réflexion pour mériter Ghost Money. En prévision de cet ultime opus, j’avais pris la précaution de relire les 4 premiers épisodes et si j’ai bien compris le contexte et les enjeux, les circonvolutions du scénario me laissent toujours dubitatifs En clair malgré mes précautions, tout ne me parait pas limpide. De même que l’excellente postface de Thierry Smolderen qui, en éclairant le lecteur sur la motivation et les conditions dans lesquelles ont été réalisée cette saga, m’a elle aussi parue complexe à lire. Intellectuellement un cran au dessus de moi disons…

Grâce à cette postface, on comprend tout de même que les auteurs se sont donné du mal et au vu du résultat sur les 5 albums, peu de lecteurs devraient être déçus. On connait la vérité, on a droit à une bonne surprise – heureusement c’eut été trop facile – et le background futuriste omniprésent (les décors, les détails technologiques) participe à une ambiance particulière originale et très plaisante. Partant d’une question (qui semble) bien réelle (le trésor du 11 septembre), Ghost Money invente une histoire qui s’inspire de faits réels lui donnant un accent de vérité évident. Ce que j’en retiens surtout à la lecture de ce tome 5, c’est le comportement inacceptable et dramatique du gouvernement Bush à travers l’évocation de l’affaire Snowden, la guerre en Irak, l’espionnage à l’échelle internationale et tutti quanti.

Je l’avoue, j’ai été tenté de renoncer à ce final, aujourd’hui je ne le regrette pas, bien que certains passages restent inexpliqués (une prochaine relecture corrigera le tir), l’ensemble se tient bien. Au final, j’apprécie Ghost Money pour son ambiance sophistiquée, son dessin élégant, son côté  futuriste, ses personnages féminins, son ancrage dans la réalité et je recommande la série.

J’oubliais : la fin très surprenante ouvrirait la perspective d’une suite…

ghost money tome 5 planche
ghost money tome 5 couverture

album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

4 sur 5

Ghost Money tome 4 – La prisonnière Tashkite

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Ce quatrième épisode de Ghost Money se déroule après l’attaque de Dubai. Chamza se réfugie en République tashkite sous la protection du président Azimatov. Elle emporte avec elle une valise « oubliée » en France depuis vingt ans et qui contient peut-être le secret de l’immense fortune léguée par sa mère. Chamza se croit à l’abri des services d’espionnage qui l’accusent de financer le terrorisme international, mais elle déchante très vite. Car la colère d’un dictateur omnipotent qui se sent trahi par sa fille peut se révéler plus dangereuse que tous les coups tordus des espions de la CIA…

Le décor change : après avoir pris le soleil à Dubaï, on plonge dans le froid glacial d’un kolkhoze sinistre mais ce qui me gène c’est de nouveau cette impression d’être un peu largué, ce 4ème épisode se remet à brouiller les pistes alors que le tome précédent avait calmé le jeu et avait relancé mon intérêt.

Ghost Money n’est pas aussi facile à suivre, l’intrigue est simple mais son déroulement passe par de nombreux tours et détours. Il sera toujours temps de recoller les morceaux lors de la lecture de la conclusion du 5ème et dernier tome.

Au chapitre du graphisme, si Dominique Bertail réalise du bon boulot grâce notamment à ses couleurs particulières qui donnent toute son élégance à la série, je me dis qu’il a dû se sentir à l’étroit dans ces cases souvent trop petites.

Un peu circonspect devant cette histoire compliquée, ce 4ème album m’a néanmoins séduit de par quelques belles séquences futuristes et par un esthétisme soigné, couverture en tête. Il n’y a aussi qu’à voir la planche ci-dessous pour se faire une bonne idée de la qualité graphique.

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album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

3 sur 5

Ghost Money tome 3 – Mourir à Dubaï

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Sympa cette couverture, elle résume à elle seule la situation : Lindsay meurtrie (à la chemise ensanglantée) courant – implurant presque – une Chamza indifférente qui n’a d’yeux (c’est le cas de le dire) pour son bel émir des lumières. Le tout sous le regard d’un Burj Khalifa dont la façade explose.

Tandis que Lindsay tente de sauver sa peau au milieu du chaos, la relation amoureuse entre Chamza et Umar semble s’obscurcir, ce dernier ayant reçu un message qui refroidit ses ardeurs envers sa dulcinée. Les américains sont au courant de l’existence de la valise qu’a laissé la mère de Chamza à sa fille et ils veulent absolument mettre la main dessus, elle contient peut-être l’explication au sujet de cette immense fortune dont elle a hérité.

Passé les quelques efforts de compréhension, ce 3ème tome se révèle plus facile à lire, notamment parce que l’on connait mieux les personnages et certains enjeux tout en conservant une bonne partie du mystère. Les nombreuses scènes d’action laissent de toutes façons peu de temps au lecteur pour gamberger. Si les motivations des américains ne sont pas toujours clairs, le rôle de Chamza et d’Umar se clarifie et il n’est pas certain que celui que l’on croit coupable le soit plus que ça.

Un album plutôt sympa à lire qui relance mon intérêt pour la série.

ghost money tome 3

album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

4 sur 5