Zombies tome 4 – Les moutons

Zombies tome 4 couverture

Après 3 premiers albums de grande qualité, un nouveau cycle prometteur s’ouvre au pays des zombies. On démarre par un flashforward (un bond en avant) d’une trentaine d’année où l’on découvre un monde ravagé, post-apocalyptique dans lequel un homme entièrement masqué remercie les mort-vivants pour les protéines qu’ils lui fournissent (Gglllp !) et se présente comme une sorte de messager. On n’en saura pas plus à son sujet.

24 ans plus tôt, on retrouve Clay, l’inventeur de l’onde qui repousse les zombies, à Salem à la tête d’un petit groupe de survivants qui compte dans leur rang quelques scientifiques espèrant encore expliquer comment tout cela est arrivé. Tandis que Clay s’envole pour l’Islande rencontrer d’autres survivants, un autre groupe s’aventure sur une île où une petite communauté vit en autarcie sous l’autorité de Joseph une sorte de prêtre. Josh – le fils adoptif de Sam – qui les accompagne ne tarde pas à découvrir ce qu’ils cachent !

L’orientation de ce nouveau cycle très attendu par ce Walking Dead « à la française » est un peu différente de ses prédécesseurs et d’autres pistes sont explorées. Ca change un peu mais c’est toujours aussi bien foutu. Le dessin de Sophian Cholet se bonifie et on sent Olivier Péru très à l’aise et très inspiré pour se lancer dans une nouvelle saison. Comme d’habitude ça se finit sur un nouveau mystère qu’on subodorait depuis le début pour allécher le lecteur. Le résultat est convaincant et j’attends d’ores et déjà la suite avec impatience.

Si comme moi, vous n’avez pas le courage de vous (re)lancer dans la version américaine (hé il y a maintenant plus d’une vingtaine d’albums de Walking Dead), lancez-vous dans Zombies, vous vous régalerez ! Et je pense que c’est même mieux 🙂

-> lire les chroniques du tome 1, tome 2, tome 3 dans les archives

Zombies tome 4 planche

un album scénarisé par Olivier Péru, dessiné par Sophian Cholet, couleurs de Jean Bastide, édition Soleil

3 sur 5

Aslak tome 4 – Le monde du rien

aslak tome 4 couverture

Lassé d’entendre toujours la même histoire au coin du feu, le cruel chef viking Waldemar ordonne à Skeggy et Sligand – les fils du conteur qu’il vient de tuer de rage – de lui rapporter des histoires inédites sous peine de voir Bathilde leur mère sacrifiée avant l’hiver prochain. Et il n’y aura qu’un seul gagnant ! Partis chacun de leur côté, les deux frangins, accompagnés de leur équipage respectif, finissent par se rejoindre pour affronter un monde inconnu.

Pour l’heure, tout ce petit monde espère bien trouver la sortie du Monde du rien, un univers glacé dans lequel les âmes mortes ont rendez-vous avec un drôle de créateur. Mais dans l’ombre, quelqu’un d’autre tire les ficelles…

Bon j’ai résumé rapidos en passant sous silence qu’en 3 albums il s’en est passé des vertes et des pas mûres ! Nos joyeux drilles ont déjà pas mal galéré dans ce monde d’heroïc fantasy. Ce 4ème opus ne déroge pas à la règle qui est de s’étriper dans la bonne humeur à grand renfort de giclées d’hémoglobine et d’engueulades sévères.

Très bien dessiné et très bien mené, Aslak se présente comme un très bon successeur de Lanfeust sur le même registre : aventure, action, fantasy et humour. J’oserai même pousser la comparaison avec Astérix par ses personnages singuliers et attachants. Des grandes gueules au comportement très gaulois qu’on apprécie par chez nous ^^

chroniques des tomes précédents (archives) : tome 1, tome 2, tome 3

aslak tome 4 planche

un album scénarisé par Hub & Fred Weytens, dessiné par Emmanuel Michalak, colorisé par Guillaume Grzeczka, édition Delcourt

3 sur 5

Le maître des crocodiles

le maitres des crocodiles couverture

Un homme, un crocodile, une vengeance.

Après Tsunami un premier album remarqué et plébiscité sur BDouebe, Stéphane Piatzszek (Commandant Achab , le chevalier à la Licorne) et Jean-Denis Pendanx reviennent aux iles Banyak en Indonésie pour nous faire vivre leur version de Moby Dick, le combat entre l’homme et l’animal sur fond de message écologique.

En 1984, Bernard, Léo et sa femme Isabelle viennent tourner un documentaire pour dénoncer la pêche à l’explosif pourtant traditionnellement pratiquée par les autochtones. Au cours d’une baignade, Isabelle enceinte de quelques mois se fait dévorer par un énorme crocodile. Avec l’aide de son ami et de quelques villageois, Léo parvient à retrouver la tanière du monstre. Et chose curieuse, ce dernier lui laisse emporter le cadavre de sa femme. 30 ans plus tard, Léo quitte tout et revient sur l’île pour se venger.

Une première partie qui démarre bon enfant et s’achève brutalement en horreur, une seconde très intense dans l’urgence de l’action pour retrouver la bête immonde et une troisième qui se déroule des années plus tard pour la vengeance d’un homme brisé qui n’a pas réussi à oublier et veut finir en beauté. Mais, suicide ou vengeance ? A moins qu’il ne s’agisse de quelque chose d’un peu plus mystique. Le scénario mêle agréablement les thèmes pour offrir au lecteur un one shot d’aventures passionnant.

Une histoire belle et tragique au graphisme sublime. J’aime !

le maitres des crocodiles planche

un one shot scénarisé par Stéphane Piatzszek, dessiné et colorisé par Jean-Denis Pendanx, édition Futuropolis

4 sur 5

Millénium tome 6 – La reine dans le palais des courants d’air (2/2)

millenium 6 couverture

Ca y est : Lisbeth Salander la femme la plus recherchée de Suède s’est rendue à la Police ! La nouvelle fait la une des journaux et tout le monde attend avec impatience le procès qui s’annonce retentissant. Mais les membres de « la section » proche du pouvoir n’ont pas l’intention que certaines révélations ne s’ébruitent et mettent les moyens pour faire taire notamment Mikael Blomkvist qui défend Lisbeth bec et ongles. La course contre la montre entre le journaliste et des sbires de la Säpo – le service de la sûreté suèdois – s’engage tandis que Niederman, le colosse sanguinaire court toujours et continue de déchaîner sa colère.

Après un tome 5 époustouflant, un semblant de calme revient pour boucler l’affaire comprenant meurtres multiples, réseau de prostitution, gangs et proches du pouvoir. Lisbeth Salander voit enfin le bout de son calvaire et apparaît de nouveau comme une héroïne sinon attachante du moins atypique et fascinante; la façon dont elle provoque à l’ouverture du procès en dit long sur son état d’esprit. Et sitôt le procès expédié, le lecteur aura droit à une bonne portion de rab pour finir ce 3ème cycle de Millénium de façon spectaculaire.

J’aime moins le dessin de Man, moins abouti que celui de Homs qui parvenait à sublimer une histoire passionnante et parfaitement adaptée par Sylvain Runberg. Néanmoins, les planches sont de belles factures et permettent de clore une triple trilogie (!) qui marquera sans aucun doute l’histoire de la littérature et du coup le 9ème art.

Autrement dit, plongez dans Millénium version BD, on vous promet un voyage que vous n’oublierez pas. Pour ma part, je classe la série parmi mes indispensables et j’aurai beaucoup de plaisir à les relire dans peu de temps.

Lire les chronique (archivées) des tomes précédents : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4.

millenium 6 planche

un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par Manolo Carot, couleurs d’Alex & Mirabelle, édition Dupuis

4 sur 5

Millénium tome 5 – La reine dans le palais des courants d’air (1/2)

millenium 5 couverture

On avait laissé Lisbeth mortellement blessée, quasi mourante à la fin du tome 4 dans un cliffhanger sanglant et on la retrouve en convalescence cachée quelque part chez un ami de Plague, son pote hacker. Zala est lui soigné à l’hopital se prétendant victime de Niedermann le géant ultra violent toujours en fuite.

Mais Lisbeth qui a pourtant démantelé le réseau de trafic de blanche de son père Zala n’est pas sortie d’affaire pour autant, la police l’accuse de nombreux meurtres commis pendant son enquête sur les bikers. Mikael Blomkvist sait qu’elle est innocente et décide de dévoiler le dossier Bjurman pour faire éclater toute la vérité sur cette sinistre affaire. En marge, les anciens membres de « la section » se rassemblent afin de statuer sur la situation explosive qui menace de leur faire beaucoup de tort.

Troisième et dernier diptyque de la saga Millénium écrite par Stieg Larson, cette première partie voit le retour du talentueux Homs qui signe là un nouveau temps fort de l’adaptation signée Sylvain Runberg. Pas facile à résumer car pas toujours très facile à suivre, il faut pourtant reconnaître que cette histoire bénéficie d’un scénario aux petits oignons pour offrir au lecteur attentif un sacré moment de lecture.

Efficace, lisible et très rythmé, graphiquement superbe, ce tome 5 sorti en mars 2015 est tout bonnement excellent et sera mon premier coup de coeur 2016 (et accessoirement le premier sur BDouebe nouvelle version).

Lire les chronique (archivées) des tomes précédents : tome 1, tome 2, tome 3, tome 4.millenium 5 planche

Un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par José Homs, couleurs de Homs & Vernay, édition Dupuis

coup de coeur

Wonderball tome 3 – Le Shérif

wonderball tome 3 couverture

C’est déjà le 3ème épisode de Wonderball (sur 6 tomes prévus), série située dans les USA des eighties.  Après le « Chasseur », tireur d’élite d’exception capable de viser juste 9 fois en 9 secondes, le « Fantôme » ex-alpha qui semble bien décidé à contrer cette organisation mystérieuse nommée « le collège invisible », c’est au tour du « Shérif » d’entrer en scène.

On sait d’ores et déjà que l’inspecteur Spadaccini – surnommé  Wonderball du nom des chocolats qu’il adore – serait lui aussi un sujet alpha, autrement dit une sorte de super-soldat préparé dès la naissance. Guidé par « le Fantôme », il débarque dans l’Utah à la recherche d’archives vidéo expliquant ses origines. Il a à ses trousses le FBI qui lui attribue une série de meurtres et le fameux « Shérif », un psychopathe qui adore découper ses victimes à la tronçonneuse.

C’est avec un plaisir évident que l’on retrouve ce polar vitaminé sur fond de complot où l’action et la baston sont au rendez-vous. Sous la houlette d’un duo de scénaristes chevronnés qui connaissent leur affaire, le rythme ne faiblit pas mais c’est aussi et surtout le graphisme qui me plait dans cette affaire. Le trait sec et précis de Colin Wilson fait des merveilles ainsi que couleurs lumineuses de Jean-Paul Fernandez.

Si les couvertures vous tapent dans l’oeil, n’hésitez pas le meilleur est à l’intérieur.

Rendez-vous pour le tome 4 qui nous présentera cette fois-ci « le Photographe ».

lire la chronique du tome 1

lire la chronique du tome 2

wonderball tome 3 planche

un album scénarisé par Fred Duval & Jean-Pierre Pecau, dessiné par Colin Wilson, colorisé par Jean-Paul Fernandez, édition Delcourt

4 sur 5

Les seigneurs de la terre tome 1 – l’appel de Cérès

les seigneurs de la terre tome 1 couverture

La crainte de lire une BD un peu trop institutionnelle, trop sérieuse au dessin trop propre pour être apprécié s’est en fait assez vite estompée devant un récit au final assez prenant et au propos d’actualité intéressant.

On suit Florian un jeune avocat lyonnais qui s’ennuie pas mal à plaider toute la journée la cause de couples qui divorcent. Anne sa femme est elle très heureuse de sa nouvelle vie à côtoyer les notables dans des soirées mondaines. Quand au retour d’un voyage en Amérique Latine avec son père – président de la coopérative régionale –  Florian lui annonce qu’il compte reprendre l’exploitation de la ferme familiale avec des méthodes moins productivistes, Anne est loin d’être d’accord. Et que dire de son père qui ne voit pas d’un bon œil l’orientation écologique que prend son fils.

Auteur de romans et de pièces de théâtre, Fabien Rodhain en bédéphile passionné réalise son premier scénario BD et on sent qu’il sait de quoi il parle. Le ton est sérieux sans être démonstratif et c’est l’occasion pour le lecteur de se familiariser avec l’agriculture moderne. Le poids des industriels et leur lobbying auprès des coopératives, le besoin de productivité croissant, l’appât du gain, l’exploitation des paysans sud-américains, la confrontation entre méthodes intensives et biologiques sont les termes abordés par ce premier tome agréablement dessiné par Luca Malisan.

Histoire de pinailler, le retour d’Anne en rousse (alors qu’on l’a vu blonde au début) page 42 m’a paumé, je l’ai confondu avec Nathalie – un amour de jeunesse ? – qui d’ailleurs disparaît assez vite. M’est avis qu’elle va bientôt consoler le pauvre petit avocat.

Un retour à la terre instructif sur le thème de la saga familiale un peu à l’image des Maîtres de l’Orge de Jean Van Hamme et Francis Vallès.

les seigneurs de la terre tome1 planche
les seigneurs de la terre tome1 planche

un album scénarisé par Fabien Rodhain, dessiné et colorisé par Luca Malisan, éditions Glénat

3 sur 5

Santiago

santiago-couverture

Ce n’est pas toujours facile de trouver de la bonne BD d’humour de nos jours, surtout lorsque l’on veut éviter l’humour grand public (non je ne citerai personne !), dans ma biblio ils se font plutôt rare les albums qui me font poiler. Guillaume Bouzard, Fabcaro, Zep, Fabrice Erre, James, Thierry Vivien, Mo/Cdm, Manu Larcenet (dans ses premiers albums) et la plupart des auteurs made in Fluide Glacial ne sortent pas des BDs tous les jours malheureusement. Alors quand j’ai la chance d’en trouver un nouveau, je le savoure.

C’est le cas ici où B-Gnet – encore un collaborateur de Fluide – qui propose de revisiter le genre western en mode pastiche. Santiago est le chef d’une bande de foies jaunes pilleurs de banque qu’il compose avec Juan, Pablo et Rancho. Mais 4 n’est pas un bon chiffre pour une bande alors quand Chico alias Jessica croise leur route, c’est décidé, elle fera le cinquième !..

Au premier abord, le dessin est plutôt sérieux et maîtrisé, à tel point que vu de loin, on pourrait s’attendre à lire un nouveau Blueberry mais quand les personnages se mettent à parler, on tombe tout de suite dans un absurde bien rodé. Dialogues vifs et situations loufoques vous attendent de pied ferme dans cet excellent one-shot réalisé par un spécialiste de la BD indépendante…

Dans le même genre, il avait réalisé un truc déjà bien tordant et déjanté chez La Boîte à Bulles : Saint-Etienne Lyon.

santiago-planche

un one shot marrant réalisé par le lyonnais B-Gnet aux éditions Vraoum.

4 sur 5

L’homme qui ne disait jamais non

l'homme qui ne disait jamais non couverture

Dans l’avion qui revient de Quito en approche de l’aéroport de Lyon, Violette l’hôtesse de l’air remarque un homme seul qui semble complètement perdu. Il s’appelle Etienne Rambert et il aurait perdu la mémoire. Il ne souvient de rien, ni qui il est, ni d’où il vient, ni ce qu’il fait là. Décidée à lui venir en aide, Violette le prend en main et mène l’enquête pour tenter de remonter le fil du temps. Quitte à tomber sur de vilaines surprises.

C’est parti pour 144 pages menées tambour battant par la jolie brunette qui est persuadée de tenir là un formidable sujet de thèse pour le concours de Profiler qu’elle s’apprête à passer. L’occasion aussi de se faire plaisir et de satisfaire sa curiosité, et cerise sur le bâteau, l’homme est plutôt mignon. On verra en temps utile. Bref, c’est une aventure pétillante à laquelle nous invite Didier Tronchet, mais aussi une vraie enquête sur la vie d’un amnésique qui a semble-t’il vécu quelques dernières heures très mouvementées.

Les premières heures sont très amusantes avant que l’on découvre quelque chose de plus grave jusqu’à un changement de décor intéressant qui nous emmène visiter la capitale de l’Equateur elle aussi dans un mauvais jour.

Pour embellir et emballer ce très bon road movie à la française, on peut compter sur le dessin dynamique chaudement coloré d’Olivier Balez (J’aurai ta peau Dominique A, Angle mort) qui m’a particulièrement plu. Un travail superbe !

L’homme qui ne disait jamais non se révèle un one shot super sympa à lire !!

l'homme qui ne disait jamais non planche

un one shot scénarisé par Didier Tronchet, dessins & couleur de Olivier Balez, édition Futuropolis

4 sur 5

Chantier interdit au public

chantier interdit au public sociorama couverture

Après le porno, ce deuxième tome de la collection Sociorama (issue de la rencontre entre bande dessinée et sociologie) édité chez Casterman s’intéresse à nos chantiers et plus particulièrement à leurs ouvriers. Ancrés dans la réalité du terrain, les auteurs veulent nous montrer ce qui se passe derrière les palissades d’un chantier de construction.

Et ce n’est pas rose ! Recommandé par Soleymane – que tout le monde ici appelle Sekou, le prénom inscrit sur ses faux papiers – le jeune Hassane s’improvise ferrailleur en se faisant embaucher sur le même chantier que son ainé. Un lundi matin pluvieux, sa boite d’interim judicieusement (??) appelée « pauvre comme Job Interim » – en fait j’ai pas bien compris si c’était une blague ou pas (sic) – l’expédie faire ses premières armes. Il découvre alors les coulisses de la dure vie des ouvriers.

Didactique, tragique, quelque fois drôle ou émouvant, la lecture n’est pas de tout repos, on y découvre les cadences infernales, l’absence de sécurité, les engueulades terribles, les payes misérables de ces forçats du bâtiment qui n’ont aucune autre alternative que de survivre en ployant l’échine sous la dictature des chefs. La différence de traitement entre eux (intérims et sous traitants) et les salariés embauchés est démontrée à tous les niveaux jusqu’aux pauses déjeuner où l’on ne se mélange surtout pas.

Si ce petit bouquin apporte un éclairage instructif mais effrayant sur la vie des chantiers, il aurait mérité un meilleur traitement graphique. Parce que là franchement : c’est moche de chez moche, on dirait le story-board…

chantier interdit au public sociorama planche

un one shot réalisé par Claire Braud d’après une enquête de Nicolas Jounin, édition Casterman, collection Sociorama

2 sur 5