Damned

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Quand Mick Thorne sort de prison, il n’a qu’une idée en tête : honorer la dernière volonté de son compagnon d’infortune qui lui a demandé de transmettre un message à sa soeur. Encore faut il la retrouver et éviter les sbires du boss de la mafia locale.

D’après la préface, Mike Zeck a utilisé exclusivement son ordinateur pour dessiner l’album, je ne l’aurai pas deviné et je trouve son trait plutôt agréable et bien en accord avec le récit. L’histoire se lit vite, trop vite et n’incite guère à l’empathie pour les rares personnages que l’on suit, peut-être qu’avec un ou deux tomes supplémentaires, il y aurait eu matière à donner de l’épaisseur à ce mini polar qui n’ose pas sortir des sentiers battus. Mais j’en doute, c’est trop conventionnel, trop balisé, trop attendu pour espérer faire mieux qu’un simple divertissement. Damned risque de rejoindre la longue liste des albums aussitôt lus aussitôt oubliés.damned-planche

un one shot scénarisé par Steven Grant, dessins de Mike Zeck, couleurs de Kurt Goldzung. Edition Delcourt.

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Nom de code : Martin tome1 – Constantine

Martin : Un nouveau venu chez les agents secrets français

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Martin, agent français de la DGSE, est pris pour cible par des tueurs paramilitaires lors de son transfert vers l’aéroport de Constantine en Algérie. Accompagné d’Ahmed, ancien officier algérien qui a servi lors des années noires, Martin parvient à prendre la fuite. Les deux hommes se réfugient dans le vieux Constantine où ils vont croiser des hommes de paix mais aussi de très mauvais souvenirs.

Après le nouveau Travis, Fred Duval change complètement de registre pour lancer un nouveau personnage sous le code Martin. L’occasion pour lui d’explorer les relations compliquées entre la France et l’Algérie après des années noires. On sent qu’il s’est sérieusement documenté pour habiller ce premier album d’un solide background et faire planer dans ce premier tome une ambiance tendue. Les personnages rencontrés (Ahmed et le photographe) ont tous un lourd passif alors qu’on ne sait encore pas grand chose du personnage principal qui dégage déjà une force tranquille.

Il en ressort un album plutôt intéressant à lire, j’aime bien le jeu du chat et de la souris entre Martin et ses poursuivants dans les petites ruelles de la vieille ville et l’urgence de la situation qui en émane. Mais là où l’album me marque le plus, c’est par son graphisme épatant. Après Acriboréa et Salem la noire, je redécouvre la maîtrise et le souci du détail de Stéphane Créty. Il est aussi très fort pour les ombrages, il n’y a qu’à voir la planche ci-dessous. Impressionnant ! D’autant que les couleurs de J. Maffre subliment le tout. Vraiment j’adore.

Un début de série à l’ambiance particulière qui donne envie de poursuivre l’aventure.nom-de-code-martin-tome-1-planche

Un album scénarisé par Fred Duval, dessiné par Stéphane Créty et colorisé par Jérôme Maffre. Edition Delcourt.

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Travis tome 11 – Les enfants de Marcos

Le retour de Travis ? pas sûr…

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J’avais compris en parcourant les pages des forums spécialisés, que Fred Duval mettait fin à la série Travis à la fin du dernier cycle. Finalement, il n’en est rien et revoila notre baroudeur de l’espace préféré de retour. Enfin façon de parler puisque – ça semble être devenu la norme – il est complètement absent des planches de ses propres aventures. A croire que son créateur ait trouvé en Vlad un successeur tout aussi charismatique. C’est pas faux.

Travis est porté disparu. Sa navette a été retrouvée vide, arrimée à une station spatiale désaffectée en orbite basse. Sa mère implore Vlad Nyrki de le retrouver. L’enquête mène rapidement l’ex-mercenaire dans un enfer où les puissantes armées des narcotrafiquants sont sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, précisément là où Travis livrait illégalement des médicaments à la résistance.

Je dirai retour gagnant pour cet album attendu (ou que l’on attendait pas ou plus du coup) depuis 5 ans. Bien dessiné, bien mené, on retrouve l’ambiance du premier cycle avec des scènes nous emmenant de l’espace à la jungle en pleine guérilla. Et toujours pleines de cyborgs et de techno dans l’univers de Fred Duval.

Travis est une excellente série d’action, d’aventures et de SF et ce nouvel épisode sans réelle surprise offre pourtant exactement ce que l’on attend de lui : un bon divertissement.

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un album scénarisé par Fred Duval, dessiné par Christophe Quet et colorisé par Pierre Schelle. Edition Delcourt.

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Relecture – Wollodrïn tomes 1 à 4

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

wollodrin-tome-1-couverturePartant sur le principe de diptyques qui suivent un fil rouge, je n’ai pour ma part lu que les 4 premiers tomes mais je peux d’ores et déjà affirmer que compte tenu de la prolifération des titres du genre fantasy dans laquelle je me suis (assez rarement il est vrai) aventuré, je tiens là une grande série qui tire son épingle du jeu et qui réussit à hisser le genre vers le haut.

Reprenant la plupart des codes du genre, c’est avant tout une série adulte pas du tout dans la lignée d’un Lanfeust de Troy qui privilégie l’humour et les calembours (mais j’aime bien quand même hein). On y trouve des guerriers, des gobelins, des nains et surtout de fantastiques Orcs, race qui trouve dans Wollodrïn une place de choix. De là à imaginer une histoire d’amour entre l’un d’entre eux et une humaine, il n’y a qu’un pas que David Chauvel franchit allégrement. BEeuuurk !..

wollodrin-tome-2-couvertureParlons de ces 4 premiers tomes alors. Le tome 1 (Le matin des cendres 1/2) démarre un peu comme dans le Seigneur des Anneaux du grand Tolkien. Un groupe de prisonniers se voit sauvé de la peine de mort par un homme qui leur propose de les évader en échange d’un petit service : récupérer une fillette prisonnière d’un clan Orc. Pas le choix, à part le gobelin qui rechigne, tous acceptent l’offre inespérée. Et plus fort encore, chacun semble prêt à respecter sa parole et à accomplir la mission une fois dehors. Rejoint en chemin par Maître Ebrinh, le groupe se compose du premier rétiaire Etzarn un soldat aguerri, Jokkï le nain, Maître Ivarr, Maître Rohrr, un gobelin et Onimaku seule femme à bord. Après un périple dangereux et spectaculaire (entre autre l’attaque de monstres), ils arrivent en territoire Orc et apprennent que l’ensemble des clans est sur le sentier de la guerre. A la fin de ce tome, les équipiers sont séparés au cours d’une violente escarmouche. Dans le tome 2 (Le matin des cendres 2/2), Ivarr, Onimaku et Etzarn prisonniers des orcs qui les mènent à leur grand rassemblement sont pistés par Ebrinh et Rohr qui tentent de les sauver. Jokkï a quant à lui disparu des radars. Le premier diptyque se clôt alors que Onimaku restée seule prisonnière des Orcs ne doit sa survie qu’au fait que le plus puissant d’entre eux – Hazngar – l’ait pris sous sa protection. Entre temps, Jokkï est finalement réapparu non sans avoir surpris une conversation bizarre entre Rohr et Ebrinh.

A ce stade, deux grandes questions restent en suspens : qu’arrive-t’il à Jokkï le nain qui se transforme en foudre de guerre lorsqu’il est en danger et que complotent Rohrr et Ebrinh dans le dos de leurs compagnons ?

Là ou j’aurai aimé avoir quelques réponses, David Chauvel prend le parti de changer de cap avec le deuxième diptyque. Les explications seront pour plus tard et je vais être obligé de lire la suite 🙂

wollodrin-tome-3-couvertureOn part donc pour une autre aventure (Le convoi 1/2) en 2 albums avec Hazngar l’Orc, sorte de Hulk invulnérable, et Onimakku l’ancienne scout de l’armée qui forment un duo – sinon un couple (BEeuuurk again !) – atypique. Par hasard, ils s’improvisent guides pour une colonie de mormons (le peuple d’Ernön en fait) en route pour le lointain pays d’Hingell. Mais quelqu’un semble bien décidé à les empêcher d’arriver à bon port. Ils sont alors obligés de faire une halte de ravitaillement dans la pire cité du coin : Egron Hel, un véritable coupe-gorge. C’est ici qu’Onimaku et Hazngar vont se retrouver coincés par une horde de zombies réveillés par de mystérieux cavaliers. Pour résumer rapidement si j’ai bien compris, le seul but de la manoeuvre était de permettre aux Akkräns – sortes de démons – de mettre la main sur les pouvoirs de Eekhlör la plus puissante sorcière encore en vie qui se cache à Egron Hel.wollodrin-tome-4-couverture

S’il n’y avait pas le dessin exceptionnel de Jérôme Lereculey (et la belle colo malgré quelques planches parfois très sombres) et le scénario plein de rebondissements et bourré d’action de David Chauvel, je dirai que ce deuxième diptyque aussi beau soit-il ne m’a pas complètement convaincu, la finalité étant très tirée par les cheveux.

Bref à ce stade, Wollodrïn ne m’a pas livré tous ses secrets et il va falloir que je me bouges pour connaître la suite et avoir des réponses aux questions restées en l’air. A l’heure où j’écris ces lignes, le tome 7 est annoncé pour mai 2016, le tome 8 en janvier 2017, le tome 9 fin 2017 et le tome 10 pour 2018 (source : BDgest). Autant dire que la série nous promet encore de belles heures de lecture. Rendez-vous ici dans quelques temps…

4 premiers albums scénarisés par David Chauvel, dessinés par Jérôme Lereculey, colorisés par Christophe Araldi et Xavier Basset aux éditons Delcourt.

Ca mérite au moins 4 étoiles pour cet excellent début. 4 sur 5

Les poilus frisent le burn-out tome 1

les poilus tome 1 Guillaume Bouzard couvertureLe dernier album de Guillaume Bouzard – alias le prince de l’Umour underground  ^^ – date de février 2014 si je me souviens bien. C’était Moi BouzarD chez Fluide Glacial et depuis je n’avais pas eu de nouvelles.

Il est heureusement de retour cette année avec cette fois un premier tome sur les soldats de 14-18, les fameux poilus dans lequel il nous invite à partager leur quotidien – difficile – au milieu des tranchées. Toujours pré-publié dans le mensuel Fluide Glacial, il regroupe ici un premier jet de ses sketchs en plusieurs planches pour le plus grand plaisir de ses fans.

Si le résultat n’est peut-être pas aussi déconnant que d’habitude car il a choisi une approche plus tragi-comique et sachant que tout cela est inspiré de faits historiques, on peut tout de même se réjouir de retrouver sa verve humoristique à travers des dialogues décalés et des situations cocasses. L’autre bonne nouvelle est qu’il met une certaine application dans son graphisme. Ca n’a pas été toujours le cas.

En cette période de centenaire de la bataille de Verdun, Bouzard rend hommage, entre humour et respect, à ces poilus rustiques et attachants.

les poilus tome 1 Guillaume Bouzard planche

un album signé Guillaume Bouzard aux éditions Fluide Glacial.

3 sur 5

Zaï zaï zaï zaï

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J’ai compté : son nom apparaît dans une bonne quinzaine de chroniques (voir les archives), en tant que scénariste ou dessinateur voire les deux à la fois car il sait tout faire. Je parle de Fabrice Caro (alias Fabcaro) dont j’ai découvert le travail en 2009 avec La Clotûre qui m’avait appris qu’il y avait de la vie chez les petits éditeurs, les indés comme on les appelle. J’ai depuis acheté quasiment tout ce qu’il a fait et je le suis de près tellement j’aime son humour et son style.

Et quand j’apprends que Zaï zaï zaï zaï (ce titre !) reçoit le grand prix de la critique ABCD et le prix Ouest France Quai des Bulles en 2016, je suis content que son talent soit enfin reconnu. Il le mérite. Doit être fier mais pas forcément très à l’aise dans ses baskets s’il est dans la vie comme dans ses BD (oui il aime se mettre en scène à l’instar d’un Guillaume Bouzard, autre auteur d’Umour et de Bandessinées).

Ces dernières années, il a collaboré activement à quelques succès (en tout cas sur BDouebe c’est certain !) dont je ne résiste pas au plaisir de répéter tout le bien que j’en pense : Amour, passion et CX diesel (avec James et Bengrrr), Mars! et Z comme Don Diego (avec Fabrice Erre). A noter également qu’il a repris avec Serge Carrère le destin d’une icône du 9ème art : Achille talon (ahhhh toute mon adolescence …) chez Dargaud.

Bref, tout ça pour dire que c’est un très grand de la BD !
Et pour plussoyer avec moi, il faut lire Zaï zaï …. (chiant ce titre, en plus j’ai pas compris d’où ça sort). En passant, c’est l’histoire d’un type qui devient l’ennemi public parce qu’arrivé à la caisse du supermarché, il a oublié sa carte de fidélité. Horreur ! S’en suit une série de situations cocasses et loufoques terriblement drôles et décalées. Mention spéciale à la scène où le fugitif se réfugie chez un couple qui s’accouple furieusement sur le canapé pendant la discussion. Hahahahaha !…zai-zai-zai-zai-fabcaro-planche

Un one shot vivifiant signé Fabcaro aux éditions 6 pieds sous terre.

4 sur 5

relectures – Lincoln

Lincoln tome 1 crâne de boisCe soir je suis à jour de mes lectures de nouveautés (ou en retard) et de mes articles (c’est plutôt rare) et les lectures du moment sont surtout des relectures de quelques classiques de ma biblio perso. Alors c’est le bon moment pour rappeler à la Terre entière (hééee ouai ! ^^) que Lincoln est une excellente série.

C’est l’histoire d’un gamin mal-né dans le far west qui très tôt développe un caractère irascible. Et un jour, devenu adulte, il rencontre Dieu et Lucifer, deux petits bonhommes sous leur forme humaine ! Le premier veut absolument en faire un type bien, le second est uniquement là pour le faire chier (Dieu pas Lincoln). Seulement c’te feignasse de cowboy n’a qu’une envie : qu’on lui foute la paix ! Un truc à savoir quand même : Dieu dans sa grande mansuétude (ou parce qu’il est un poil taquin) l’a rendu immortel. Ca aide quand, à cette époque, on prend autant de balles dans le buffet. Lincoln 2 Indian TonicEt à partir de ce postulat, la famille Jouvray (Olivier au scénario, Jérôme au dessin et Marie-Claire à la colo) nous emmène dans un western délirant de 8 albums avec chaque fois un plaisir immense de retrouver notre cowboy favori. La grande force de Lincoln est d’une part dans sa simplicité et sa lisibilité graphique fort sympatoche et d’autre part dans ses dialogues percutants. Il y a toujours LA réflexion qui tue ! Pour s’en faire une bonne idée, il suffit de lire le 4ème de couv’ qui résume bien l’esprit Lincoln.

Lincoln tome 3 PlaygroundJe ne vais pas en faire des tonnes mais si vous avez envie de vous marrer et de sortir de la BD mainstream ou dite « d’humour », lisez Lincoln vous ne le regrettez pas. C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.

Et sinon le tome 9 il sort quand ? ça commence à faire long, le dernier tome qui se passe pendant la 14-18 (c’est vrai qu’on est un peu sorti du western là) est sorti il y a déjà 3 ans (août 2013)Lincoln tome 4 Châtiment corporel.

La scéne du Lincoln « fantôme » qui cherche son pote américain dans les tranchées vaut son pesant de cacacouètes, je l’ai relu hier soir, j’étais MDR comme disent les djeunes huhu !..

Merci les éditions Paquet !

Prochaine relecture : Wollodrïn.

 

Lincoln tome 5 Cul nu dans la plaineLincoln tome 6 French lover Lincoln tome 7 Le fou sur la montagne Lincoln tome 8 Le démon des tranchées

 

Collection Flesh & Bones – Sonar

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Troisième et dernier one shot dans la collection Flesh & Bones des éditions Glénat Comics en date, voici donc une aventure sous-marine intéressante. Des chasseurs d’épaves partent à la chasse au trésor au large de la Sicile pour tenter de retrouver le Sun Horse, un somptueux yatch de luxe disparu dans les années 60 et renfermant une collection inestimable d’objets d’art. Le plus curieux est cette espèce de croûte de roches qui recouvre entièrement l’épave la préservant miraculeusement intacte. Tout à leur joie, l’équipage ne semble pas remarquer dans un premier temps les étranges maux de têtes qui les affectent tour à tour ainsi que l’agressivité excessive qui les agitent. Ca finit par chauffer en cabine alors que cette découverte devrait être la chance de leur vie.

Ah surprise ! Je m’attendais à un bon gros mégalodon comme dans Carthago ou quelque chose dans le genre et pas du tout aux créatures qui finissent par pointer le bout de leur museau. Toute aussi effrayantes, elles n’en sont pas moins redoutables. Je comprends enfin le sens du titre. Je me suis moins attaché aux personnages que dans Bikini Atoll et c’est un peu dommage, je suis du coup moins sensible à ce qu’il leur arrive. Le dessin par ailleurs propre et précis fait aussi qu’on peine à les distinguer les uns des autres.

Néanmoins, dans ce genre archi balisé, le scénario entretient le suspense et l’ensemble fonctionne très bien apportant un nouvel ouvrage convaincant dans une nouvelle collection qui mérite de se faire connaître. Si les prochains tomes gardent le cap, je serai au rendez-vous sans problèmes.

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un album scénarisé par Sylvain Runberg, dessiné par Chee Yang Ong, collection Flesh & Bones, édition Glénat Comics

3 sur 5

Collection Flesh & Bones – Bikini atoll

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Un petit groupe de touristes débarque sur l’atoll Bikini (qui donnera son nom au célèbre maillot de bain deux pièces de ces dames et non l’inverse) pour quelques jours de vacances. L’occasion pour certains de faire de merveilleuses plongées sous marines sur un site qui regorge d’épaves en tous genres. Peuplée de centaines de requins, les eaux du Pacifique de ce côté là promettent également des sensations fortes. Mais le plus inquiétant reste de l’aveu de Malaval leur guide, l’histoire de l’atoll qui fut le théâtre de nombreux essais nucléaires pendant la seconde guerre mondiale avec des retombées radioactives fâcheuses pour les populations locales. Et si l’endroit est désert, est-il aussi sûr pour autant ?

Bin non évidement et contrairement à ce que semble annoncer la couverture et le pitch, la menace peut (aussi) venir de la terre ferme. Hin Hin !

Je ne vais pas bouder mon bonheur : j’ai beaucoup aimé. Même si la recette est connue, même si on sait grosso modo ce qui va se passer et qu’au final il n’y a pas de réelle surprise, la réalisation graphique et scénaristique est impeccable. On marche donc à fond. Le fait est qu’on a de toutes façons envie de savoir comment ça finit et qu’on va le lire jusqu’au bout avec beaucoup de plaisir. Il y a évidemment de la curiosité morbide derrière cette envie et ne le cachons pas un peu d’attirance pour les formes généreuses des personnages féminins. Ajoutons à ça le format pratique et le noir et blanc qui passe très bien (et même temps heureusement qu’on a pas la couleur car c’est très gore !) et on a un one shot très sympa à dévorer. Si j’ose dire…

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un one shot scénarisé par Christophe Bec, dessiné par Bernard Khattou, collection Flesh & Bones chez Glénat Comics

4 sur 5

Collection Flesh & Bones – Le signe

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Amis du fantastique bonjour ! Glénat Comics relance sa collection Flesh & Bones entamée il y a deux ans avec Sunlight de C. Bec et B. Khattou. Je l’avais d’ailleurs loupé et je compte bien me rattraper, cette collection me semble une bonne occasion de profiter du format comics dédié aux auteurs franco-belges.

On fait donc connaissance avec Alex Morsen un écrivain à succès promis à un bel avenir. Mais un grain de sable se glisse dans cette belle mécanique en la personne de madame Dever sa voisine du dessus qui massacre son piano toute la sainte journée. Du coup Alex n’y arrive plus. L’inspiration le fuit et il devient jour après jour de plus en plus aigri. En tombant sur un vieux livre traitant des sciences occultes, il a l’idée de lui jeter un sort sans trop y croire. Quelques jours plus tard, monsieur Dever lui apprend que sa femme est morte renversée par un chauffard. Etonné, attristé mais soulagé, Alex se sent enfin libre. Mais le cauchemar commence…

Brrrr… le suspense monte crescendo dans ce roman horrifique et bien aidé par le noir & blanc aux aplats noirs prononcés, la tension est maintenue tout du long. A ne pas lire le soir au coin du feu 🙂

Alléché par une très belle couverture en couleur, cette première expérience de Flesh & Bones est plutôt réussie et m’encourage à attaquer les deux autres titres parus simultanément. Je ne suis pourtant pas trop fan du genre fantastique mais ça m’a bien botté.

flesh & bones Le signe planche

un one shot scénarisé par Philippe Thirault, dessiné par Manuel Garcia, collection Flesh & Bones chez Glénat Comics

3 sur 5