Nuit noire sur Brest

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Dimanche 29 août 1937, à Brest. Un sous-marin républicain espagnol fait surface au milieu des eaux brumeuses, en rade du port militaire. Des réparations sur l’engin sont nécessaires. Sous la houlette de l’affreux Troncoso, un commando franquiste s’organise à toute allure dans le but de conquérir le navire. Proches des phalangistes, ils savent pouvoir s’appuyer sur les fascistes locaux. La belle Mingua leur est associée. Collaboratrice de charme, elle est prête à tout pour optimiser la réussite de l’entreprise nationaliste. Mais les forces de gauche, communistes et anarchistes en tête, sont décidées à faire front et résister. « No pasaràn ! Mort au fascisme ! »

Alors là chapeau l’artiste ! C’est bÔÔooooooo ! Damien Cuvillier réalise seul le dessin et les couleurs pour un résultat digne des plus grands. Je pense notamment à Jean-Pierre Gibrat (Mattéo, Le vol du corbeau…) ou Lax (L’aigle sans orteils, Pain d’alouette, le Choucas…) dans le style. Les quelques 60 planches défilent doucement rien que pour le plaisir des yeux.

L’histoire est étonnante. Celle d’un sous-marin de la flotte espagnole échoué dans le port de Brest qui attend patiemment son sort. Le récit s’inspire d’un fait réel historique aussi incroyable que méconnu. Reflet d’une époque, il offre une très bonne immersion dans la France de 1937 où Front Populaire et idées d’extrême droite se côtoient à l’aube d’une 2ème guerre mondiale qui s’amorce.

Un album étonnant qui vaut le détour par sa qualité graphique et son immersion historique.

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Scénario de Kris et Bertrand Galic, dessin et couleurs de Damien Cuvillier. Editions @Futuropolis.

3 sur 5

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