Vendredi 27 janvier 2012, je me suis rendu au 39ème festival de la BD d'Angoulême pour un petit tour rapidos : départ TGV paris 7H21, départ le soir d'Angou 17h35. Pas beaucoup de temps donc. Il faisait beau et malgré le froid piquant charentais, la balade fût agréable. Rien a changé depuis 2009, date de ma dernière visite : les bulles aux même places, la signalétique identique, les mêmes gens chaudement habillés et un beau soleil, c'est rassurant quelque part car familier.
Petit couac d'entrée : 1 seul guichet au Champ de Mars (le plus proche de la gare) pour une (trop) longue queue de gens venus retirer leur pass, du coup je remonte aux guichets de l'Hôtel de Ville où il n'y a personne et la visite commence par le Nouveau Monde (les labels indépendants, d'ailleurs je sais pas pourquoi on les appelle comme ça). La bulle que je préfère en fait, très fournie, toute en longueur, il y en a partout, des éditeurs cul aux chinois les plus confidentiels. Arrivé devant 6 pieds sous terre, le dernier Fabcaro intitulé -20% sur l'appel de la forêt (khh khh le titre qui tue !) me fait de l'oeil, je demande : l'auteur sera là à 17h00. Mince ça va être short mais je reviendrai.
Je continue ma route jusqu'à ce fameux coude où ça bouchonne pas mal. Arf c'est vrai qu'il y a un paquet de monde et on est que Vendredi, qu'est-ce que ça va être demain ! Fait un peu chaud, je ressort et repasse à l'Hôtel de Ville jeter un oeil à l'expo Taiwan qui à part quelques beaux posters ne présente pas grand intérêt, mais c'est vrai que certains sont quand même très beaux. En sortant, une visite à l'expo DOG de Vincent Perriot (éditions la Cerise) qui possède un beau crayonné, griffonné devrais-je dire. C'est pas super gai mais le style me plait bien.
Après avoir chercher en vain l'entrée de l'expo Fred, je vais bouffer déjeuner dans un petit restau près du Monde des Bulles assez marrant puisque au-dessus du bar trônent plusieurs radios médicales dont une attire mon attention : c'est un coccyx à l'intérieur duquel se trouve une bouteille ! Il parait qu'elle est authentique (voir les photos) ! Je crois que le bistrot s'appelle le Café Bulle. Pas le temps de digérer, je trace vers le stand des comics que Soleil a effectivement déserté lui qui auparavant squattait tout le fond, les auteurs sous les sunlights et une grosse librairie devant. Du coup, ça fait un peu vide. Ah si ! A l'entrée il y a tout de même quelques tableaux de super héros Marvel et Cie du plus bel effet. Je ne suis pas trop client mais ça en jette.
Le temps passe et je me rends au Monde des bulles où se concentrent les grosses maisons d'éditions. Effectivement, c'est bien aéré, on circule assez librement malgré les queues qui se forment un peu partout. Après avoir fait deux ou trois fois le tour, histoire de (se) repérer, je me dis que poireauter à une dédicace les yeux rivés sur ma montre de peur de louper le train, ça va pas le faire. En plus, des auteurs, il y en a partout et les titres des albums de ma wishlist se bousculent dans ma tête (faut dire qu'il y en a une bonne centaine et que j'ai pas une tune mon budget pour la journée est limité). Par quoi je commence ? Par aller acheter quelques albums. Je fais une sélection ultra réduite et emporte Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle (élu Fauve d'or !), Chroniques Outremers 1 et 2 de Bruno Le Floc'h et ...pis c'est tout.
Bon je sors avant d'attraper la fièvre acheteuse pour aller boire un pot, et me décide à repartir à la recherche de l'expo Fred que je réussis finalement à dénicher. Le plan est mal foutu en fait, c'était juste là ^^. Et ça vaut le coup, les planches originales en noir et blanc de Philémon sont magnifiques, ça me rappelle que ses albums ont laissé un beau souvenir dans ma caboche de môme à l'époque. Je n'ai jamais oublié la poésie, l'humour et la douce folie à l'oeuvre dans la BD de Fred.
Avant de venir là, je me suis arrêté à l'expo l'Europe se dessine parcourue à grandes enjambées avec là aussi de grandes planches agréables à l'oeil et idéalement mises en scène. Par manque de temps, je ne m'éloigne pas, je zappe donc toute la partie proche du CIBDI, dommage c'est dans ce coin qu'il y a les expos Art Spiegelman et l'ours Barnabé, j'aurai aimé y jeter un oeil. Je me rabats sur la para-bd pour tenter de trouver une ou deux BD d'occaze pour les enfants (un Seuls et un Game Over) et au bout de trois quarts d'heure, j'abandonne car je ne repartirai pas sans En route pour Seattle #1 de Peter Bagge aperçue ce matin sur le stand de Rackham.
Bah puisque je suis là, autant tenter de choper Fabcaro, mais non il est 17h00 passé et il n'est pas encore arrivé. Tant pis. Au dernier moment, j'aperçois les albums de Guerse et Pichelin de l'école Bouzard (ahhhhh Bouzard !) que j'avais connu dans Fluide. Ca tombe bien, le monsieur qui s'installe au même moment s'appelle Guillaume Guerse, le dessinateur me dédicace rapidos Amour, sexe et bigorneaux sur le stand des Requin-marteaux.
Merde Diantre déja 17H10 ! Je fonce à la gare pour arriver 5 minutes avant l'embarquement. Pas de panique, le TGV est comme d'habitude en retard...
Une journée, ça peut paraître un peu court d'autant qu'avec la formule tgv + pass à 50 euros, les horaires de train ne sont pas terribles (on repart beaucoup trop tôt) mais je ne sais pas si j'aurai spécialement envie de passer un week-end complet au milieu de cette foule. Ma patience et mon porte-monnaie n'y survivraient sans doute pas...




Arnaud Boucherot, le 4 février 2012