The Autobiography Of Me Too

Un des classiques de Bouzard

The Autobiography of Me Too

J’en ai déjà parlé alors je ne vais pas en faire des caisses mais si vous avez envie de vous marrer, jetez-vous sur ces 3 albums autobiographiques qui mettent en scène « le meilleur dessinateur de tous les temps ».

Guillaume Bouzard partage avec Fabcaro l’art de l’autodérision et si vous ne savez pas quoi lire dans le même genre après Zaï Zaï-je-sais-plus-combien du second (et pleins d’autres titres tout aussi géniaux mais qui n’ont pas fait le buzz va savoir pourquoi…), venez vous poiler avec le premier. Je sais pas si je suis très clair. Si ?

Perso je relis l’un et l’autre régulièrement avec toujours autant de plaisir. Et pis c’est pas tous les jours qu’on peut feuilleter de bÔoo albums en couverture toilée. La classe !

3 albums signés Guillaume Bouzard aux éditions Les Requins Marteaux

coup de coeur

Relectures du 10.01.2017 et 2 coups de coeur

La mort de Staline (Dargaud)

La mort de Staline tome 1Victime d’une attaque cérébrale dans la nuit du 2 mars 1953, le Petit Père du peuple est mourant. Les membres du Comité Central se réunissent pour statuer sur la conduite à tenir mais c’est avant tout une lutte sans merci pour le pouvoir suprême qui est en jeu.

Fabien Nury semble s’amuser comme un petit fou en imaginant ce qui a pu se passer à la mort de Staline. Le Kremlin devient ainsi le théatre d’une lutte sans merci pour la succession au pouvoir de l’une des plus terrible dictature du XXè siècle. Avec humour et réalisme, cet excellent diptyque dénonce avec jubilation le cynisme des dirigeants russes prêt à s’entretuer dans un jeu de dupes.La mort de Staline tome 2

Au pinceau, Thierry Robin et Lorian Aureyre habillent de sublimes planches au trait anguleux et précis d’une colo rouge, noire et grise en parfaite adéquation avec le propos.

Nominé à Angoulême en 2011, La mort de Staline est un véritable coup de coeur !

Les chroniques originales sont dans les archives (tome 1, tome 2)

Nous ne serons jamais des héros (Le Lombard)

couverture de Nous ne serons jamais des hérosChômeur et galérien du quotidien, à 32 ans Mickael sait que ce n’est pas en restant vautré dans son canapé qu’il s’en sortira. Quand son père, infirme et acariâtre lui propose de l’accompagner pour un tour du monde en échange d’un petit pécule, il n’a guère le choix et finit par accepter malgré sa réticence.

Et c’est parti pour un improbable road movie auquel nous convie les membres de l’atelier lyonnais KCS. Olivier Jouvray et les frères Salsedo nous ont concocté un one shot truculent plein d’humour, de tendresse et de réflexion sur la vie. L’occasion est donnée au lecteur de s’interroger sur ses propres rapports familiaux et la vie en général. Sans donner de leçons mais en invitant à la réflexion tout en divertissant d’une aventure épique, cet album est une véritable réussite et un autre coup de coeur !

La chronique originale est ici.

 

Commandant Achab

Commandant Achab, un excellent polar en 5 tomes chez Casterman.

Edgar Cohen – dit Achab – est un vieux flic unijambiste du 36 quai des orfèvres, alcoolique et drogué relégué aux archives. Dans le passé, il aurait tué son meilleur ami Fath. Et le jour où Karim, le fils de ce dernier décide de devenir son nouveau partenaire, Achab reprend du service.

Initialement parue aux éditions Soleil (collection Quadrants), c’est Casterman qui en reprend les rênes lors de la sortie du 3ème tome tout en rééditant les 2 premiers sous de nouvelles couvertures.

Scénarisé par Stéphane Piatzszek et dessiné par Stéphane Douai, il s’agit d’un polar franchouillard que je redécouvre ici dans sa totalité et non sans un certain plaisir. Je peux même classer Achab dans ma liste de coups de coeur tant son humour est jubilatoire et son personnage principal atypique. Dialogues aux petits oignons, enquêtes passionnantes, chasse à l’homme, sale histoire de famille, vengeance, magouille, action, baston… une multitude d’ingrédients subtilement dosés donnent tout son sel à cette série que je vous invite à lire de toute urgence.

A l’heure où la surproduction et l’indigence de certaines sorties donnent le vertige, il est bon de se rabattre sur des valeurs sûres. Achab en fait partie !

Les chroniques complètes archivées sont accessibles en cliquant sur les couv’ ci-dessous. A noter que les 2 premiers sont des one shot, les tomes 3 et 4 un diptyque (les 2 meilleurs albums), le 5ème la conclusion du fil rouge (et malheureusement le plus mal dessiné).

Bonne (re)découverte ! coup de coeur

Commandant Achab tome 1

Commandant Achab tome 2

Commandant Achab tome 3

 

 

 

Commandant Achab tome 4

Commandant Achab tome 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Relecture – Les Vieux Fourneaux

Relecture estivale et jouissive des 3 albums déjà parus de ce qui est – sans aucun doute – la meilleure série de ces dernières années dans son genre (une chronique sociale bourrée d’humour).

Je ne vais pas me faire suer, je vais dans un premier temps faire un bon vieux copier/coller (légèrement) retouché de mes chroniques archivées 🙂

tome 1 – Ceux qui restent :

les-vieux-fourneaux-tome-1-couvertureJe savais d’avance que j’allais adorer ce nouveau Lupano. Je le sentais bien. Le scénariste nous offre un premier tome savoureux qui fait la part belle aux dialogues pétillants et à la répartie bien sentie. Je ne suis pas sûr qu’un résumé soit bien utile car ce qu’il se passe n’est presque qu’un prétexte à des retrouvailles entre trois vieux copains qui partagent une certaine passion pour le syndicalisme et plus largement un rejet du système. Et cela même quand Sophie, la trentenaire qui les accompagne, leur balance qu’ils font partie de « la pire génération de l’histoire de l’humanité » pour « le monde de merde » qu’ils osent laisser aux suivants. Je pense que le scénariste règle ses propres comptes en contre balançant cette « attaque » par l’attitude militante des coupables. Bon il faut quand même bien un minimum d’histoire pour enrober ce joli exercice et il choisit la voie du road movie qui emmène Pierrot, Mimile et Sophie – enceinte jusqu’au bout des ongles – à la poursuite de leur pote Antoine parti bille en tête faire sa fête à son plus vieux rival, l’ex patron pour lequel il a bossé pendant 40 ans.

les-vieux-fourneaux-tome-1-plancheAprès avoir fait connaissance avec le quatuor qui baigne dans une douce nostalgie nappée d’humour et de malice dans la première moitié de l’album, un élément déclencheur nous emmène en Toscane pour un (petit) peu plus d’action. C’est là qu’une deuxième surprise nous attend pour nous faire trépigner d’impatience jusqu’au tome 2.

C’est très bien pensé, chaleureux, sincère, touchant et drôle, les dialogues aux petits oignons sont savoureux, c’est de surcroît très bien dessiné d’un style vif et enlevé. A aucun moment on ne regrette notre rencontre avec ces Vieux Fourneaux sympathiques autant qu’authentiques…

tome 2 – Bonny and Pierrot :

les-vieux-fourneaux-tome-2-couvertureComme un grand couillon que je suis avec ma mémoire de poisson rouge, je suis parti à l’abordage de ce tome 2 sans prendre la précaution de relire – au moins rapidement – le tome 1,  histoire de me rappeler pourquoi je l’avais tant aimé et accessoirement me remémorer de quoi ça cause. Précaution inutile car à part l’histoire du magot qui du coup ne me disait plus rien, j’ai vite reconnu ces bonnes vieilles tronches de vieux. Et autant le dire tout de suite, ce tome 2 est au moins aussi bon que le précédent. Wilfrid Lupano et Paul Cauuet semblent avoir trouvé la bonne recette mitonnée dans ces vieux fourneaux et nous la resservent pour déguster un nouvel opus ô combien savoureux. les-vieux-fourneaux-tome-2-planchePas mal de bonnes trouvailles garnissent ce second album à l’image de cette « arme fatale » dégainée par ces vieux au sens de l’humour bien féroce. Boum, servez chaud, les dialogues et les quelques déclarations tonitruantes servies par le scénario de Lupano font mouche à chaque salve. Une BD pleine de vie, de bonne humeur et d’humour qui n’a pas fini de m’amuser. Vivement les prochains albums, j’adore !..

tome 3 – Celui qui part :

les-vieux-fourneaux-tome-3-couvertureOn retrouve nos trois vieux compères à la ferme de Sophie et de la petite Juliette. Pierrot s’est encore fait embarquer dans le panier à salade suite à une nouvelle action d’éclat avec ses potes (ils ont joué à Maya l’abeille cette fois), Antoine se rend chez Berthe, aider cette vieille chouette de voisine dont le déluge menace d’emporter les moutons. Rentrée tard, Sophie découvre Mimile qui faisait office de baby-sitter inanimé, victime probable d’une commotion cérébrale. On ne s’ennuie pas une seconde à la campagne en compagnie de cette joyeuse bande dont les dialogues provoquent à chaque page rire et sourire. Dans ce troisième excellent opus, c’est l’heure du règlement de compte et on découvre les trois papys dans un rôle peu reluisant. Enchaînant les coups de gueule et les situations cocasses, il y a une vraie histoire humaine chère à Lupano, celle de gens ordinaires avec un passé glorieux ou non qui se dévoile sous nos yeux.

les-vieux-fourneaux-tome-3-plancheCa me parait quelquefois sans queue ni tête car ce sont plus des tranches de vie qu’une histoire à suivre, il y a pourtant plusieurs fils conducteurs – le magot de Sophie, le labo Garan-Servier, le passé de Mimile – et chaque épisode est l’occasion d’en savoir un peu plus sur ces personnages auxquels on est maintenant fortement attaché. Reste encore quelques points en suspens (le père de Sophie, le trésor) sur lesquels on reviendra sûrement.  Un chose est sûre : on s’amuse comme des petits fous ! N’oublions pas que les vieux fourneaux sont dessinés de main de maître par P. Cauuet au style vif et alerte comme j’aime.

J’adore je vous dis !..

3 albums signés Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin) – éditions Dargaud.

coup de coeur

Relecture – Code Mc Callum

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

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Tout le monde connait Carmen Mac Callum, l’explosive mercenaire imaginée par Fred Duval et Gess en 1995 et qui comptabilise 15 albums à ce jour. J’en ai d’ailleurs au moins 3 de retard. Pas de ma faute en vérité, car pour profiter au mieux de cet univers extrêmement riche, il faut lire et relire ces albums pour bien tout cerner.

C’est donc ce que je m’attaches à faire en relisant attentivement les 5 albums de Code Mc Callum qui raconte dans un premier temps la jeunesse de Carmen avant de reboucler avec la série mère dans les deux derniers tomes.

Et je suis assez content de moi, j’ai maintenant une vision plus précise des choses et me rend compte combien Fred Duval maîtrise son sujet en multipliant les ponts entre le spin off et la série mère. Il fait d’ailleurs ça très bien aussi avec Travis, l’autre personnage fort de la collection Série B et dont le tome 11 vient de sortir.

Faisons un tour d’horizon.

code-mc-callum-1-londresTome 1 Londres – Nous sommes en 2047, au château d’Azay-le-rideau, Carmen Mc Callum accompagne le Prince Maxime de Mérimée pour une soirée mondaine, elle le délaisse quelque temps pour rencontrer celui qui est chargé de la tuer. Nous se savons pas de qui il s’agit mais la belle brune a réussi à le piéger. Que va t’il se passer ? Mystère. Retour 7 ans plus tôt à Londres où la barcelonaise et ses amis d’une cellule restée active de l’IRA réussissent un casse particulièrement osé à deux pas d’une réunion entre les dirigeants des plus grands groupes industriels et les leaders de l’IRA – justement – qui veulent signer un accord de paix historique. C’est ensuite que Carmen verra un visage qu’elle n’aurait pas dû et que le Spectre, un redoutable tueur à gages, est engagé par la Famille pour la faire taire.

code-mc-callum-2-spectreTome 2 Spectre – Après son coup d’éclat, Carmen s’improvise manager d’un groupe de rock – The Dirty Mac – et part avec eux en tournée dans le désert espagnol des Bardenes Reales. Ne se doutant de rien, elle a sur ces traces Darren Cook, agent spécial britannique chargé par le premier ministre de la ramener pour interrogatoire et le Spectre chargé de supprimer un témoin gênant. Et manque de bol, la mafia locale entre elle aussi en piste.

code-mc-callum-3-exilTome 3 Exil -Septembre 2043. Récupérée par les services secrets de sa majesté et enfermée pendant 2 ans dans une cuve amniotique, Carmen se réveille enfin pour leur fausser compagnie.et se réfugie chez son père en Irlande. Elle ignore que l’ancien dignitaire de l’IRA s’est retiré des affaires pour la sauver et renvoyer le Spectre chez lui. Elle veut comprendre pourquoi elle en est arrivée là et retrouve ses anciens complices disséminés pour l’aider à mettre la main sur Paul Hopkins, leur ancien receleur et contact au sein de l’IRA.

code-mc-callum-4-junglesTome 4 Jungles – Carmen sait désormais que c’est le Spectre qui a tué ses amis mais si elle ignore encore sa véritable identité elle est persuadée que c’est un de ses proches ! Elle travaille maintenant pour l’assureur Maxime de Mérimée et exécute des missions à la limite de la légalité. Dans cet épisode, elle et ses amis affronteront les créatures de Leonid Maïakovski un paria russe et nouveau redoutable adversaire des Ivanov. On la verra aussi épouser son employeur qui lui promet de lui révéler le nom du Spectre. A la fin du tome, Il sera enfin révélé.

code-mc-callum-5-mercenaireTome 5 Mercenaire -Le dernier acte se tiendra donc au château d’Azay-le-rideau où les Ivanov reçoivent le gratin mondial. Si Carmen a rendez-vous avec celui qu’elle cherche depuis le début, la fête sera gâchée par Leonid Maïakovski allié aux Yakuzas de Tsuburaya qui envoient leurs chiens de guerre écraser le clan Ivanov. A l’issue de cette guerre mafieuse, Carmen prendra un nouveau départ en tant que mercenaire au service de Christina Ivanov. C’est sous cette nouvelle casquette qu’elle poursuivra sa célèbre carrière au sein du 9ème art.

Si j’ai eu grand plaisir à relire avec attention ces 5 excellents albums dessinés de main de maître par Didier Cassegrain au style très personnel, me voila désormais prêt à affronter les 15 titres de la série-mère…

5 albums scénarisés par Fred Duval, dessinés par Didier Cassegrain, couleurs de Laurence Cassegrain, édition Delcourt.

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Relecture – Wollodrïn tomes 1 à 4

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

wollodrin-tome-1-couverturePartant sur le principe de diptyques qui suivent un fil rouge, je n’ai pour ma part lu que les 4 premiers tomes mais je peux d’ores et déjà affirmer que compte tenu de la prolifération des titres du genre fantasy dans laquelle je me suis (assez rarement il est vrai) aventuré, je tiens là une grande série qui tire son épingle du jeu et qui réussit à hisser le genre vers le haut.

Reprenant la plupart des codes du genre, c’est avant tout une série adulte pas du tout dans la lignée d’un Lanfeust de Troy qui privilégie l’humour et les calembours (mais j’aime bien quand même hein). On y trouve des guerriers, des gobelins, des nains et surtout de fantastiques Orcs, race qui trouve dans Wollodrïn une place de choix. De là à imaginer une histoire d’amour entre l’un d’entre eux et une humaine, il n’y a qu’un pas que David Chauvel franchit allégrement. BEeuuurk !..

wollodrin-tome-2-couvertureParlons de ces 4 premiers tomes alors. Le tome 1 (Le matin des cendres 1/2) démarre un peu comme dans le Seigneur des Anneaux du grand Tolkien. Un groupe de prisonniers se voit sauvé de la peine de mort par un homme qui leur propose de les évader en échange d’un petit service : récupérer une fillette prisonnière d’un clan Orc. Pas le choix, à part le gobelin qui rechigne, tous acceptent l’offre inespérée. Et plus fort encore, chacun semble prêt à respecter sa parole et à accomplir la mission une fois dehors. Rejoint en chemin par Maître Ebrinh, le groupe se compose du premier rétiaire Etzarn un soldat aguerri, Jokkï le nain, Maître Ivarr, Maître Rohrr, un gobelin et Onimaku seule femme à bord. Après un périple dangereux et spectaculaire (entre autre l’attaque de monstres), ils arrivent en territoire Orc et apprennent que l’ensemble des clans est sur le sentier de la guerre. A la fin de ce tome, les équipiers sont séparés au cours d’une violente escarmouche. Dans le tome 2 (Le matin des cendres 2/2), Ivarr, Onimaku et Etzarn prisonniers des orcs qui les mènent à leur grand rassemblement sont pistés par Ebrinh et Rohr qui tentent de les sauver. Jokkï a quant à lui disparu des radars. Le premier diptyque se clôt alors que Onimaku restée seule prisonnière des Orcs ne doit sa survie qu’au fait que le plus puissant d’entre eux – Hazngar – l’ait pris sous sa protection. Entre temps, Jokkï est finalement réapparu non sans avoir surpris une conversation bizarre entre Rohr et Ebrinh.

A ce stade, deux grandes questions restent en suspens : qu’arrive-t’il à Jokkï le nain qui se transforme en foudre de guerre lorsqu’il est en danger et que complotent Rohrr et Ebrinh dans le dos de leurs compagnons ?

Là ou j’aurai aimé avoir quelques réponses, David Chauvel prend le parti de changer de cap avec le deuxième diptyque. Les explications seront pour plus tard et je vais être obligé de lire la suite 🙂

wollodrin-tome-3-couvertureOn part donc pour une autre aventure (Le convoi 1/2) en 2 albums avec Hazngar l’Orc, sorte de Hulk invulnérable, et Onimakku l’ancienne scout de l’armée qui forment un duo – sinon un couple (BEeuuurk again !) – atypique. Par hasard, ils s’improvisent guides pour une colonie de mormons (le peuple d’Ernön en fait) en route pour le lointain pays d’Hingell. Mais quelqu’un semble bien décidé à les empêcher d’arriver à bon port. Ils sont alors obligés de faire une halte de ravitaillement dans la pire cité du coin : Egron Hel, un véritable coupe-gorge. C’est ici qu’Onimaku et Hazngar vont se retrouver coincés par une horde de zombies réveillés par de mystérieux cavaliers. Pour résumer rapidement si j’ai bien compris, le seul but de la manoeuvre était de permettre aux Akkräns – sortes de démons – de mettre la main sur les pouvoirs de Eekhlör la plus puissante sorcière encore en vie qui se cache à Egron Hel.wollodrin-tome-4-couverture

S’il n’y avait pas le dessin exceptionnel de Jérôme Lereculey (et la belle colo malgré quelques planches parfois très sombres) et le scénario plein de rebondissements et bourré d’action de David Chauvel, je dirai que ce deuxième diptyque aussi beau soit-il ne m’a pas complètement convaincu, la finalité étant très tirée par les cheveux.

Bref à ce stade, Wollodrïn ne m’a pas livré tous ses secrets et il va falloir que je me bouges pour connaître la suite et avoir des réponses aux questions restées en l’air. A l’heure où j’écris ces lignes, le tome 7 est annoncé pour mai 2016, le tome 8 en janvier 2017, le tome 9 fin 2017 et le tome 10 pour 2018 (source : BDgest). Autant dire que la série nous promet encore de belles heures de lecture. Rendez-vous ici dans quelques temps…

4 premiers albums scénarisés par David Chauvel, dessinés par Jérôme Lereculey, colorisés par Christophe Araldi et Xavier Basset aux éditons Delcourt.

Ca mérite au moins 4 étoiles pour cet excellent début. 4 sur 5

relectures – Lincoln

Lincoln tome 1 crâne de boisCe soir je suis à jour de mes lectures de nouveautés (ou en retard) et de mes articles (c’est plutôt rare) et les lectures du moment sont surtout des relectures de quelques classiques de ma biblio perso. Alors c’est le bon moment pour rappeler à la Terre entière (hééee ouai ! ^^) que Lincoln est une excellente série.

C’est l’histoire d’un gamin mal-né dans le far west qui très tôt développe un caractère irascible. Et un jour, devenu adulte, il rencontre Dieu et Lucifer, deux petits bonhommes sous leur forme humaine ! Le premier veut absolument en faire un type bien, le second est uniquement là pour le faire chier (Dieu pas Lincoln). Seulement c’te feignasse de cowboy n’a qu’une envie : qu’on lui foute la paix ! Un truc à savoir quand même : Dieu dans sa grande mansuétude (ou parce qu’il est un poil taquin) l’a rendu immortel. Ca aide quand, à cette époque, on prend autant de balles dans le buffet. Lincoln 2 Indian TonicEt à partir de ce postulat, la famille Jouvray (Olivier au scénario, Jérôme au dessin et Marie-Claire à la colo) nous emmène dans un western délirant de 8 albums avec chaque fois un plaisir immense de retrouver notre cowboy favori. La grande force de Lincoln est d’une part dans sa simplicité et sa lisibilité graphique fort sympatoche et d’autre part dans ses dialogues percutants. Il y a toujours LA réflexion qui tue ! Pour s’en faire une bonne idée, il suffit de lire le 4ème de couv’ qui résume bien l’esprit Lincoln.

Lincoln tome 3 PlaygroundJe ne vais pas en faire des tonnes mais si vous avez envie de vous marrer et de sortir de la BD mainstream ou dite « d’humour », lisez Lincoln vous ne le regrettez pas. C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.

Et sinon le tome 9 il sort quand ? ça commence à faire long, le dernier tome qui se passe pendant la 14-18 (c’est vrai qu’on est un peu sorti du western là) est sorti il y a déjà 3 ans (août 2013)Lincoln tome 4 Châtiment corporel.

La scéne du Lincoln « fantôme » qui cherche son pote américain dans les tranchées vaut son pesant de cacacouètes, je l’ai relu hier soir, j’étais MDR comme disent les djeunes huhu !..

Merci les éditions Paquet !

Prochaine relecture : Wollodrïn.

 

Lincoln tome 5 Cul nu dans la plaineLincoln tome 6 French lover Lincoln tome 7 Le fou sur la montagne Lincoln tome 8 Le démon des tranchées

 

Ghost Money tome 4 – La prisonnière Tashkite

ghost money tome 4
Ce quatrième épisode de Ghost Money se déroule après l’attaque de Dubai. Chamza se réfugie en République tashkite sous la protection du président Azimatov. Elle emporte avec elle une valise « oubliée » en France depuis vingt ans et qui contient peut-être le secret de l’immense fortune léguée par sa mère. Chamza se croit à l’abri des services d’espionnage qui l’accusent de financer le terrorisme international, mais elle déchante très vite. Car la colère d’un dictateur omnipotent qui se sent trahi par sa fille peut se révéler plus dangereuse que tous les coups tordus des espions de la CIA…

Le décor change : après avoir pris le soleil à Dubaï, on plonge dans le froid glacial d’un kolkhoze sinistre mais ce qui me gène c’est de nouveau cette impression d’être un peu largué, ce 4ème épisode se remet à brouiller les pistes alors que le tome précédent avait calmé le jeu et avait relancé mon intérêt.

Ghost Money n’est pas aussi facile à suivre, l’intrigue est simple mais son déroulement passe par de nombreux tours et détours. Il sera toujours temps de recoller les morceaux lors de la lecture de la conclusion du 5ème et dernier tome.

Au chapitre du graphisme, si Dominique Bertail réalise du bon boulot grâce notamment à ses couleurs particulières qui donnent toute son élégance à la série, je me dis qu’il a dû se sentir à l’étroit dans ces cases souvent trop petites.

Un peu circonspect devant cette histoire compliquée, ce 4ème album m’a néanmoins séduit de par quelques belles séquences futuristes et par un esthétisme soigné, couverture en tête. Il n’y a aussi qu’à voir la planche ci-dessous pour se faire une bonne idée de la qualité graphique.

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album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

3 sur 5

Ghost Money tome 3 – Mourir à Dubaï

ghost money tome 3

Sympa cette couverture, elle résume à elle seule la situation : Lindsay meurtrie (à la chemise ensanglantée) courant – implurant presque – une Chamza indifférente qui n’a d’yeux (c’est le cas de le dire) pour son bel émir des lumières. Le tout sous le regard d’un Burj Khalifa dont la façade explose.

Tandis que Lindsay tente de sauver sa peau au milieu du chaos, la relation amoureuse entre Chamza et Umar semble s’obscurcir, ce dernier ayant reçu un message qui refroidit ses ardeurs envers sa dulcinée. Les américains sont au courant de l’existence de la valise qu’a laissé la mère de Chamza à sa fille et ils veulent absolument mettre la main dessus, elle contient peut-être l’explication au sujet de cette immense fortune dont elle a hérité.

Passé les quelques efforts de compréhension, ce 3ème tome se révèle plus facile à lire, notamment parce que l’on connait mieux les personnages et certains enjeux tout en conservant une bonne partie du mystère. Les nombreuses scènes d’action laissent de toutes façons peu de temps au lecteur pour gamberger. Si les motivations des américains ne sont pas toujours clairs, le rôle de Chamza et d’Umar se clarifie et il n’est pas certain que celui que l’on croit coupable le soit plus que ça.

Un album plutôt sympa à lire qui relance mon intérêt pour la série.

ghost money tome 3

album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

4 sur 5

Ghost Money tome 2 – les yeux de Chamza

ghost money tome 2Les américains ont enlevé Chamza en vue de lui implanter à son insu une caméra sur le nerf optique. Leur objectif : l’espionner pour tenter de découvrir l’origine de sa fortune qui serait liée au 11 septembre et en apprendre plus sur celui qui va devenir son amant, Umar dit l’émir des lumières, qu’ils soupçonnent de terrorisme. Leur ruse remplit tous leurs espoirs mais à leur grande surprise le Burj khalifa de Dubaï est la cible d’un attentat spectaculaire de la part d’un groupe jusque là inconnu…

Sur un thème plutôt porteur et source de nombreuses interprétations et fantasmes au sujet du trésor d’Al Quaida, Ghost Money n’évite pas la complexité sitôt qu’il s’agit d’espionnage et de politique internationnale et il n’est pas toujours aisé de bien comprendre les objectifs de chaque personnage. Perso, je prends le parti d’essayer de suivre en me disant que d’ici la lecture du 5ème et dernier tome, certaines réponses seront apportées.

En suivant le fil conducteur, on a droit à quelques histoires intéressantes sur la vie mouvementée des personnages, à commencer par Kendricks dont l’équipe de choc comporte quelques cas spéciaux pas piqués des hannetons. Aucun risque d’éprouver de l’empathie envers ces deux tarés. La pauvre Lindsay semble être la plus sympa de tous mais elle va payer très cher son amitié avec Chamza.

Elegante et sophistiquée, la série affiche une identité visuelle évidente, je regrette à nouveau une trop grande densité dans les planches qui oblige souvent à lire des cases trop petites…

ghost money tome 2

album scénarisé par Thierry Smolderen, dessiné et colorisé par Dominique Bertail, édition Dargaud

3 sur 5