M.O.R.I.A.R.T.Y

Tome 1/2. Empire Mécanique
Moriarty tome 1 couverture
Dans une fumerie d’opium londonienne, un monstre est abattu par la police de 7 balles dans le corps. Au club Diogène, un enquêteur et son partenaire contrecarrent les plans machiavéliques d’un automate joueur de cartes. Ce soir-là, l’alter ego du monstre sortira indemne de l’hôpital et l’enquêteur sera chargé d’une nouvelle affaire. Ils s’appellent respectivement docteur Jekyll et Sherlock Holmes. La messe est dite…

Signée Nicolas Siner, la couverture est sublime mais ça s’arrête là car à l’intérieur les planches de Stevan Subic ne m’ont pas du tout plû. Je n’aime ni le trait  ni les couleurs sombres ni le lettrage ni les bulles carrées.

C’est une enième histoire de Sherlock Holmes – certes scénarisée par deux pointures du 9ème art – proposée là et perso je n’aime ni le personnage, ni l’époque, ni l’ambiance steampunk.

Je vais être bref, je n’ai pas du tout aimé, c’est un mauvais choix de ma part mais il est fort probable que les fans du détective y trouvent leur compte.

Moriarty tome 1 planche

un album édité par Delcourt.

 

Le pouvoir des innocents, cycle, 2, tome 5

11 septembre
le pouvoir des innocents tome 5
New York, le 1er mars 2001. Le procès le plus médiatique et le plus attendu du siècle vient de débuter : celui de Joshua Logan, accusé d’avoir assassiné de sang froid 508 personnes le 4 novembre 1997. Pendant que son avocat, maître Chapelle, questionne et conteste chaque déclaration faites par l’accusation afin d’installer un « doute raisonnable », en coulisses, ses adversaires mettent en place leur riposte…

Ainsi s’achève de manière convaincante et surprenante ce deuxième cycle de l’excellent Pouvoirs des innocents. Sans vouloir spoiler et bien que la couverture en dise un peu plus long, sachez qu’il finit en beauté et pas du tout comme on s’y attendait.

Le scénario est dense, les personnages sont attachants, le dessin est sublime, il s’est passé beaucoup d’événements au cours des ces 5 albums, espérons que les auteurs ne seront pas trop fatigués de leur excellent travail et qu’ils vont dorénavant se consacrer au 3ème cycle les enfants de Jessica entamé en 2011.

C’est mon coup de coeur du moment !

le pouvoir des innocents tome 5

un album édité chez Futuropolis.

 

Le chemisier

le chemisier
Étudiante en Lettres classiques à la Sorbonne, Séverine n’est ni belle, ni laide, ni brillante, ni médiocre. La jeune femme coule une existence banale, sans éclat mais sans drame, aux côtés d’un compagnon qui lui prête moins d’attention qu’aux séries télévisées ou aux jeux vidéo. À l’issue d’un baby-sitting, elle se voit prêter un chemisier en soie qui va mystérieusement changer sa vie. Du jour au lendemain, les hommes posent sur elle un regard différent, chargé de désir. Le vêtement est-il doté d’un pouvoir magique ? Séverine l’ignore, mais elle constate qu’il lui permet de se sentir davantage en confiance. Et de reprendre en main son destin…

Bastien Vivès est depuis plusieurs années un des auteurs phares de la nouvelle génération. De ce que j’en ai déjà lu (Le goût du chlore, Polina, La grande Odalisque), je trouve qu’il a beaucoup de talent et qu’il a contribué à renouveler le 9ème art avec des histoires originales et  différentes, au ton intime et un trait personnel très plaisant.

Au sujet de ce « chemisier« , je le trouve dans la continuité de ce qu’il a déjà fait avec une sensibilité assez étonnante pour un homme qui parle d’une femme. Sensuelle et bien écrite, l’histoire propose quelques passages très excitants.

Contrairement à quelques critiques lues ici ou là, j’ai plutôt bien aimé même si je suis tenté de conclure « tout ça pour ça ? ».

Ceux qui  connaissent bien l’auteur pourrait lui reprocher un enième album, les autres découvriront là un des auteurs les plus doués du moment.

un album édité par Casterman.

le chemisier

Dickie au musée

Dickie au muséeOn a tous vu un jour ou l’autre un dessin ou une planche de Dickie. Tout le monde ou presque connait ce petit paysan rondouillard qui a la fâcheuse habitude de saboter tout ce qu’il touche.

Pieter de Poortere, auteur néerlandophone n’hésite pas à le faire entrer au musée dans ce cinquième album. Pas en tant qu’artiste ou modèle mais en tant qu’éléphant dans un magasin de porcelaine !

Le trait rond, les couleurs vives, l’absence de bulles composent un cocktail idéal pour l’humour absurde, décalé et parfois un peu trash de Dickie.

Les gags sont inégaux mais certains m’ont quand même bien fait marrer. Revisiter certains classiques de l’art avec Dickie se transforme en un moment de joyeuse détente.

un album édité par Glénat.

Dickie au musée

No Body – tome 4

Saison 1, épisode 4/4 – La spirale de Dante

No Body tome 4
2007, États-Unis. Dans le Montana, un homme – 57 ans, solide, barbu et cheveux longs, tatouages sur tout le corps – est arrêté sur le lieu d’un crime qu’il s’accuse d’avoir commis. Un an plus tard, une jeune psychologue – Béatrice Brennan – est diligentée par le juge pour réaliser une expertise psychologique de cet homme. Il livre son récit mais certains éléments ne collent pas… Dans cet ultime épisode, après avoir confondu Mme Perkins, l’homme se confronte à une nouvelle vie… et notamment, au handicap de sa femme et à l’inattendue réapparition d’une personne de son passé…

Arrivé au terme de cette première saison, il serait très utile de relire les 4 tomes à la suite de manière à repérer les détails qui m’auraient échappé. Et profiter à fond du spectacle !

Mais dans son ensemble et grâce à ce final de haute volée, je ne peux que confirmer mes premières impressions : je tiens là  un thriller rare réalisé par un des maîtres du genre.

En moins de 2 ans – c’est à dire à un rythme plus que soutenu – Christian de Metter nous offre une première saison remarquable qui n’attend qu’une suite !

coup de coeur

édité chez Soleil dans la collection Noctambule.

Le Fulgur – tome 3

Les terres brûlées

le Fulgur tome 3

« les terres brûlées » … au fond de la mer, tu parles d’un titre, n’importe quoi ^^

Et pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, Christophe Bec nous explique avec talent que si si c’est possible, bouges pas tu vas voir pourquoi… Et en effet, c’est possible. Improbable mais possible.

L’aventure prend donc fin avec cet ultime épisode qui boucle le destin de ces aventuriers d’un autre âge bloqués au fond de l’océan. Si la baraka leur sourit, ils auront peut-être une chance de revoir la lumière du soleil. Mais avant, il leur faudra remonter ce puits sans fin avec pour seules armes, le courage et le système D.

Pas forcément parti favori dans mes pronos, cet outsider tire son épingle du jeu et réussit à se faire une petite place dans ma biblio de plus en plus sélective…

scénario: Christophe Bec / dessin: Dejan Nenadov / éditions: Soleil.

Le signe de l’océan

one shot

N’en déplaise aux abrutis pro-Trump connards climatosceptiques, le réchauffement de la Terre n’est plus de la science fiction mais bien une triste réalité. Perso je suis déjà convaincu qu’il est trop tard, que le monde est perdu et que c’est bien fait pour notre gueule ! Mes (petits) enfants paieront le prix fort de nos conneries .

Sur un dessin à 4 mains du duo Joub/Nicoby, PR Saint-Dizier nous raconte à travers 3 générations de maire, 40 ans d’une petite station balnéaire qui après avoir bétonné son front de mer lutte contre l’avancée inexorable de l’océan.

Une excellente BD validée par le Conservatoire du Littoral qui nous alerte sur l’érosion de nos côtes Atlantique !

A faire lire à tous ceux qui doutent encore…

édité chez Vents d’Ouest.

Arrêt de jeu

one shot

En pleine coupe du monde 2018, la lecture de ce bouquin jette un froid. En bon amateur de ballon rond, la vision de Matz sur le foot bizness m’intéresse au plus point, lui qui a le don d’appuyer là où ça fait mal. Je pense bien sûr à son excellente série Le tueur (avec Luc Jacamon au dessin) qui philosophe à tout va et à raison sur notre monde pourri.

On nous raconte donc l’histoire de Lucas DiLucca le buteur star de l’équipe parisienne, que des mafieux cherche à pousser à la faute. L’enjeu : des millions de tunes ! Seulement ils tombent sur un os, le gars a des corones et ne se laisse pas faire aussi facilement que prévu. Quitte à faire appel à quelques copains qui n’ont peur de rien et quitte à mettre sa famille en danger. Le suspense monte, les dessous sont expliqués, les coup pleuvent jusqu’au match couperet.

Fidèle à son habitude, Matz nous raconte ça en voix-off avec beaucoup de détails et de conviction. Le doute n’est plus permis.

En sortant de cette lecture passionnante, j’ai fermé les yeux, remis mes œillères et rallumé la télé, y’avait match…

scénario : Matz / dessin : Lem / colo: Annelise Sauvêtre / Editions:  Casterman.

Ambre Blake – tome 2

Opération Cleverland

Amber Blake tome 2

Après un avis mitigé sur le premier tome, je ne vais pas faire semblant : je n’aime pas du tout.

Comment dire ? L’héroïne pleure tout le temps, elle qui est sensée être une tueuse, l’histoire n’a pas réussi à m’accrocher, aucune empathie ne se dégage de ces planches.

Soyons positif : le graphisme n’est pas  si mal, j’ai l’impression de lire un Lazarus que j’aime bien.

Je m’arrête là et passe à autre chose, désolé…

scénario : Jade Lagardère / dessin: Butch Guice / edtions: Glénat.

Tyler Cross – tome 3

Miami

On a affaire à du lourd là. Fabien Nury ? J’adore. Brüno ? J’adore.

je ne vois pas bien ce que je peux raconter en fait, avant même de le lire je savais où je mettais les pieds. Dans le polar, le vrai, le noir, celui qui tâche, celui qui met tout le monde d’accord.

Avec ces deux auteurs, je ne suis jamais déçu, c’est direct coup de coeur.

L’histoire ? Boarf ça cause de fric, de vengeance, de nana coincée qui se révèle, d’escroquerie, de mafia etc…

Ya du sexe, du sang, des larmes,  des flingues, des clopes et des morts…

Réfléchissez pas, foncez l’acheter merde !

coup de coeur