Quelques relectures de fin d’année 2017…

Zombies (Soleil)

Zombies tome 1J’ai mis un peu de côté la prequelle Zombies Nechronologies pour revenir à l’essentiel. Oui je sais la série d’Oliver Péru et Sophian Cholet n’est pas terminée et non je n’ai pas lu le tome 0 qui zoome sur le personnage de Serge Lapointe mais j’avais envie de passer ma soirée avec des morts-vivants. Et plutôt que de me taper Walking Dead, autant manger léger et français 🙂

Alors ces 4 tomes se lisent sans problèmes, dommage cependant qu’à partir du tome 3 je me sois perdu dans les aller-retours entre les différents groupes de survivants et quelques flash back pas toujours bien balisés. Mais dans la grande famille des zombies qui tâchent, ce made in France sort clairement du lot pour passer une petite soirée hémoglobine réussie…

Le retour à la terre (Dargaud)

Le retour à la terre tome 1Je pourrai lire les 5 albums au moins une fois par an tellement c’est bien ! Les gags en demi planches de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri sont toujours aussi drôles. Et d’une tendresse avec ça. Pas étonnant que la série figure dans ma lise des incontournables.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça raconte le quotidien d’un couple de citadins (et de leur chat Grnx !) venu s’installer en pleine cambrousse. Aux Ravenelles pour situer. Non vous voyez pas ? Venez voir…

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (Dargaud)

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes ?Un one shot dessiné de main de maître par Roger le dessinateur espagnol de Jazz Maynard. Au scénario, on retrouve l’immense Zidrou qu’on ne présente plus, lui qui enchaîne les succès et qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre après avoir quitté l’élève Ducobu.

Plutôt tristounette mais bourrée de tendresse et teintée d’humour, l’histoire de cette vieille dame qui élève seule son fils handicapé mental de 40 ans est un hommage à toutes les mamans du monde. Une tranche de vie superbement mise en image et racontée d’une façon juste et touchante.

Les Folies Bergère (Dargaud)

Les Folies bergèreEncore un Zidrou ! Oui mais comme à son habitude, le scénariste nous offre encore une belle histoire.

Celle d’un groupe de poilus qui se promettent de tous se retrouver aux Folies Bergère une fois la guerre terminée. Sauf que pour le moment, ils sont en plein dedans.

Une virée dans les sinistres tranchées pour une nouvelle aventure humaine.

A l’ouverture de l’album, je n’aime pas le dessin. Mais au fil de ma lecture, je dois admettre que le trait âpre de Francis Porcel se marie idéalement avec l’ambiance. Et le noir et blanc est une très bonne idée.

Le Teckel (Casterman)

Le teckel tome 1je n’ai pas encore acheté ni lu le 3ème tome sorti en début d’année mais à la relecture des 2 premiers tomes, je me dis qu’il faudrait.

Signé Hervé Bourhis à qui l’on doit pas mal de titres sympas, le Teckel raconte l’histoire d’un VRP au look et aux idées très old school  en guerre contre son employeur, une société pharmaceutique assez puante. C’est frais, drôle et enlevé.  Bref, à découvrir !

Tony Corso (Dargaud)

Tony Corso tome 2Il a beau avoir le même look que Magnum, attention à ne pas prendre Tony Corso pour le clone français du sympathique moustachu ricain. Sous ses chemises à fleur et ses Ray-ban, le détective tropézien cache un caractère bien trempé et des poings d’acier.

Petite frappe devenue spécialiste du déminage dans le milieu vicié du show-biz, le beau brun ténébreux est du genre casse-cou et chatouilleux.

Au-delà des enquêtes en un tome, il y a un fil rouge sur la mort de sa mère et la disparition de son père au passé trouble qui donne une bonne consistance à la série. Sans oublier un minimum d’humour bien sûr et pas mal de castagne.

Avec 7 albums au compteur, Tony Corso de l’excellentissime Olivier Berlion est devenu une des coqueluches de ma biblio. Incontournable !

Zombillénium (Dupuis)

Zombillénium tome 1Je croyais la série finie au terme des 3 albums mais non surprise c’est to be continued. On aura donc plaisir à retrouver les personnages du plus grand parc d’attractions d’horreur du monde dans au tome 4.

Sans compter qu’une adaptation animée vient de sortir sur les écrans (source : allociné). Preuve d’une reconnaissance certaine.

S’il y a bien un auteur qui maîtrise le dessin sur ordinateur, c’est Arthur de Pins connu pour ses péchés mignons ou de craquants petites personnages flirtaient dans des gags sur planche.

Le trait est moins arrondi mais tout aussi parfait ici. On aime ou on n’aime pas le style mais je pense que l’on ne peut être qu’admiratif du résultat.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ça se passe dans un Disneyland ambiance Halloween dont le personnel est exclusivement composé de zombies (qwaaa !! Encore ??), de momies, de loup-garous et autres sorcières et monstres de tous poils. Entre révolte syndicale, intérêts financiers et baston, on ne s’ennuie pas une seconde …

parce qu’il faut bien lire autre chose que de la BD … été 2016

Si on enlève les dessins, il ne reste que le texte, c’est ce qu’on appelle les romans, les livres, les bouquins. L’été est la période de l’année où j’aime bien faire une petite pause littéraire pour m’échapper de ma bulle bédéphile. C’est le moment d’aller faire un saut à la biblio du coin et suivre leurs conseils. Et ils sont bons !

911 de Shannon Burke (Sonatine 2014):

911 de Shannon BurkeMA lecture préférée de cet été au bord de la piscine, il s’agit d’une plongée dans le Harlem des années 70 où règnent la misère et la violence. On y suit le quotidien d’un jeune étudiant en médecine qui en attendant d’intégrer la fac travaille comme ambulancier. Petit jeune du groupe, il aura du mal à se faire une place au milieu de ses hommes habitués à la dure réalité du terrain. Une chronique sociale terrible et captivante qui recèle quelques beaux moments d’humanité. J’ai ad-or-é !

Neverland  – Autre Monde épisode 6 – de Maxime Chattam (Albin Michel  2013):

Neverland de Maxime Chattam

L’ennemi a détruit le deuxième Cœur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.
Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz. L’Alliance des trois arrivera-t-elle à reformer à temps pour sauver les enfants d’Europe ?

Dans cet avant dernier tome de la grande saga de fantasy du célèbre écrivain français, Ambre, Tobias et Matt se retrouvent pour repartir de plus belle sur les chemins d’Europe. Ca tourne un peu en boucle, on retrouve pas mal de situations déjà vécues mais la fluidité du récit et le capital sympathie jouant en sa faveur, j’irai jusqu’au bout quoiqu’il arrive. Une très bonne lecture pour se détendre et faire ressurgir un petit peu de son enfance avec le souvenir du Seigneur des anneaux en filigrane.

Vongozero de Yana Vagner (Mirobole Editions 2014) :

Vogonzero de Yana VagnerEn Russie, une épidémie d’origine inconnue décime des populations entières et oblige les autorités à mettre les villes en quarantaine. Se croyant à l’abri de sa villa cossue dans la banlieue moscovite, Anna ne tarde pas à être rattrapée par la réalité et c’est son beau-père Boris qui la convainc elle et son mari que la meilleure chose à faire est de fuir. C’est le début d’une très longue route…

Pareil, je l’ai pris car le pitch me bottait et il était en tête de gondole à la biblio. C’est un peu la version russe de Walking Dead, un road movie haletant vécu de l’intérieur par une femme qui se retrouve obligée de cohabiter avec des gens qu’elle n’aime pas forcément. C’est passionnant à lire, un peu angoissant, quelque fois émouvant et au final terriblement addictif.

Après je ne sais pas si la traduction n’a pas quelques coquilles, certaines tournures de phrases sont bizarres. Les phrases sont souvent trop longues et les répétitions pénibles (l’auteure réexplique au cas où on n’aurait pas compris).

Jusqu’au final, le suspense persiste et la bonne nouvelle, c’est que malgré ses presque 500 pages, je ne suis pas ennuyé une minute et l’histoire d’Anna et les siens n’est pas encore terminée et se prolonge dans une suite parue cette année : Le Lac chez le même éditeur.

Chroniques express du 1er juin 2016

Le roi des ribauds, tome 1 :

le-roi-des-ribauds-tome-1-couvertureTrès bon début de la part des auteurs de Block 109 qui ont imaginé l’histoire du premier des mercenaires royaux au moyen âge sous le règne de Philippe Auguste. L’occasion de pénétrer les coulisses de la royauté et d’explorer les bas fond de Paris en cette période sombre où la vie humaine ne valait pas grand chose. Une mise en scène qui lorgne du côté comics type super héros quand les gangs parisiens s’affrontent dans les étroites ruelles. Les aventures du « Triste Sire » valent le détour et je vais de ce pas me chercher le tome 2.

scénario de Vincent Brugeas, dessin de Ronan Toulhoat, edition @Akileos.

Tu Mourras moins bête, tomes 1 & 2:

 

tu-mourras-moins-bete-tome-1-couverture tu-mourras-moins-bete-tome-2-couvertureun premier tome très mal dessiné car pris sur le vif à la mode blog, un deuxième un peu plus soigné. Deux premiers albums très plaisants à lire sur le thème de la vulgarisation scientifique. Une sorte de Science pour les nuls très marrant à lire. Je l’ai découvert à la télé (Arte je crois) sous forme de court dessin animé qui m’a donné envie de lire.

Très sympa, deux autres tomes sont à découvrir.

de Marion Montaigne, edition Ankama.

Max Winson, diptyque :

max-winson-tome-1-couverture max-winson-tome-2-couvertureUne belle histoire très étonnante sur un tout jeune champion de tennis hors norme qui n’a jamais perdu un match. Formaté par un père fortuné et tyrannique qui ne lui a appris que la victoire, le jeune Max découvre qu’il y a autre chose dans la vie lorsqu’il rencontre une jeune journaliste qui lui ouvre les yeux et un gamin surdoué qui lutte pour sa survie et celle de sa mère mourante. Egalement évoqué la place des médias dans le sport et l’impact de la télé-réalité sur notre vie.

une histoire touchante et sensible en deux tomes dessinée à la volée par un jeune auteur prometteur.

de Jérémie Moreau, édition @Delcourt.