L'humeur du taulier

Après une (trop) longue pause pour des raisons qu'il est inutile d'expliquer ici tant elles sont banales (rien de grave donc), il serait peut-être temps de relancer BDouebe avant que l'avalanche de nouveautés attendues comme à chaque rentrée ne fasse déborder mon bureau encombré depuis des semaines d'albums en attente de chroniquage. A l'heure où j'écris ces lignes, le dernier date du 28 mai ! RhOooooo !

Pour y voir plus clair, la page d'accueil a quand même été épurée au maximum : suppression des niouzes, des relectures, etc etc... place à l'essentiel, les chroniques sont direct sur la Home. Reste quelques détails techniques à ajuster et on est bon. Si tout se passe bien, les mises à jour pourraient être plus fréquentes dans un avenir proche en tentant une écriture plus directe, plus instinctive. Alors à très vite ici même pour voir ce que ça donne...

Arnaud Boucherot, le 28.07.2014

LE ROI DES HOMMES (PASCAL BRUTAL #4)

scénario: Riad Sattouf, dessin: Riad Sattouf, couleurs: Walter, @Fluide Glacial, parution: septembre 2014

Le roi des hommes Le roi des hommes

Psacal Brutal revient dans de nouvelles aventures ...

Il y a quelques années déjà, j'avais quitté Pascal sur une bonne note, content d'avoir découvert un personnage original et haut en couleurs évoluant dans un monde caricaturé à mort. Aujourd'hui, je suis plutôt déçu, le gars et son univers ont pas mal vieilli. La société libérale dirigée par Alain Madelin faisait sourire à l'époque, plus maintenant. J'ai relu il y a peu le 2ème tome de la vie secrète des jeunes du même auteur et comme ici le ras-le-bol du langage SMS-caille-ra des dialogues se fait sentir. Retrouver dans une BD les abrutis croisés dans les rues finit par me saouler. L'album commence par quelques pages incompréhensibles de prime abord, reprenant sans doute des personnages d'un album précédent que je n'ai pas lu. Peut-être le tome 3 couronné fauve d'or 2010 à Angoulême. L'entrée en matière m'a donc refroidi. S'en suit quelques scènes assez drôles avec ce même sentiment que derrière la virilité du monsieur se cache un homo refoulé. Notamment la scène dans l'appartement avec son pote qui fait un mauvais trip (hahaha). Le meilleur est pour moi le sketch sur les footeux et leur exquise coiffure (re-hahaha). Ah si le rap de Pascal avec la poufiasse jeune chanteuse vaut son pesant de portnawak et j'ai fini par sourire franchement pasque voila koi (tuvoi moi aussi je cause djeune) ça met en évidence le ridicule de certains mongol... jeunes prodiges de banlieue. Zyva frère ya kan même des bons trucs quoi et on goleri un peu finalement x_x ...
note

publié le 22.09.2014 (21p)

3 TéMOIGNAGES (LE POUVOIR DES INNOCENTS CYCLE II #2)

scénario: Laurent Hirn, Luc Brunschwig, dessin: David Nouhaud, couleurs: David Nouhaud, @Futuropolis, parution: avril 2014

3 témoignages 3 témoignages

Accusé à tort d’avoir assassiné 508 personnes, dont le charismatique boxeur Steve Providence, Joshua Logan s’est rendu à la police. Il veut un procès équitable. Pour prouver son innocence, il compte bien révéler le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour parvenir à la tête de la mairie de New York. Celle-ci a déjà fort à faire avec des forces d’opposition, dont celles issues des rangs Républicains, qui se montrent très actives pour dénoncer sa politique sociale et humaniste...

Futuropolis a repris les choses et change quelque peu ses plans initiaux, à savoir le prolongement de la série (mythique ?) le pouvoir des innocents en 2 cycles parallèles au lieu de Car l'enfer est ici d'une part et de les enfants de Jessica d'autre part. Je ne sais pas si je suis très clair (ou même si j'ai tout compris ^^). Il est donc question ici du 2ème tome du second cycle du pouvoir qui arbore une nouvelle charte graphique adéquate du plus bel effet voyant poser pour la postérité le sieur Frazzy, mafieux de son état. On ne le verra d'ailleurs qu'assez brièvement, son rôle n'étant pas encore clairement défini. La parole est donnée au boyfriend de l'avocat de Logan qui, bien que sceptique, continue de mener l'enquête pour le compte de son client. Et là où c'est pas mal, c'est qu'on revit des situations du premier cycle vues sous un angle différent. L'idéal étant de l'avoir lu, c'est préférable voir indispensable pour bien profiter de l'ensemble. On retrouve la grande force des scénars de Luc Brunschwig : les flashbacks et les aller-retours entre les différents scènes. Le lecteur a l'impression de suivre chaque protagoniste en simultané. Tout s'enchaine, tout se tient bien. Christophe Bec fait ça très bien lui aussi (dans Prométhée par exemple). Ca demande un minimum d'attention et de mémoire, pas toujours évident pour le lecteur trop pressé. En plus du nouvel habillage très réussi, je salue la qualité graphique, elle aussi au rendez-vous pour un excellent moment de lecture qui s'appréciera mieux une fois tous les éléments rassemblés. Patience, il nous reste encore 4 tomes à venir dans ce second cycle...
note

publié le 17.09.2014 (85p)

CONTREFAçONS (LES MONTEFIORE #2)

scénario: Stéphane Betbeder, Christophe Bec, dessin: Pasquale Del Vecchio, couleurs: Jean-jacques Chagnaud, @Glénat (grafica), parution: mai 2014

contrefaçons contrefaçons

De faux vêtements portant la griffe Montefiore, produits en Chine à bas coût et dans des conditions douteuses, circulent sur les marchés du monde entier et ternissent gravement l’image de la marque. Pris dans une guerre intestine où les pires coups bas se succèdent, comment Narsiso va-t-il redorer le blason familial ? Au milieu de tout cela, la jeune Oksana Kovsky, nouvelle égérie Montefiore, gravit les échelons. À ce rythme, elle ne va pas tarder à devenir le top model le plus en vue du moment. Encore faut-il qu’elle prenne les bonnes décisions et choisisse les bonnes fréquentations…

bien que rappelant Largo Winch par son côté introspection d'un milieu inconnu du grand public, les coulisses de la haute couture dévoilées par ce premier diptyque des Montefiore ne tient pas à mon avis, toutes ses promesses. On n'y apprend rien de vraiment très bandant croustillant et on reste un chouille sur sa faim, l'impression de ne pas en avoir fini. L'éditeur prudent aurait-il demandé à Christophe Bec de ne pas totalement "fermer" son dénouement pour laisser place une suite ? A bien y réfléchir, la façon dont se conduit le mystérieux "méchant" une fois découvert pourrait laisser croire qu'un avenir un peu plus punchy lui était destiné et qu'au final le scénar ait bifurqué pour raccourcir. Ce 2ème album a tout de même de beaux atouts à commencer par un dessin élégant, un duel commercial et ses coups bas et une histoire familiale qui renferme quelques secrets...
note

publié le 14.09.2014 (54p)

MARS ! (one shot)

scénario: Fabcaro, dessin: Fabrice Erre, couleurs: Sandrine Greff, @Fluide Glacial, parution: aout 2014

Mars ! Mars !



Depuis qu'ils ont commis ensemble Z comme Don Diego en même temps qu'ils ont investi les locaux de Fluide, je suis de très près le duo magiques des Fabrices (bien que connaissant depuis longtemps Fabcaro et ces albums). A nouveau, leur Mars ! est une franche tranche de poilade. En fait 3 astronautes genre abrutis de compet, embarquent dans une fusée direction la planète Mars pour être les premiers au monde (cocorico !) à fouler le sol de la planète rouge. Manque de bol, le moteur de Twingo de leur engin pète un joint de culasse. Résultat, le temps que le garagiste du coin se pointe, la fusée reste au sol. Comme ils n'ont pas été averti (le téléphone sonne occupé et y sont pas super doués pour les mails...), ils attendent sagement jusqu'à ce qu'ils soient dérangés par un alien qui a pénétré le cockpit (oui la femme de ménage n'est pas descendue à temps !). Histoire de ne pas perdre la face, le président Flamby - à court de budget of course - fait tout pour cacher la merde au chat et fait monter vite fait bien fait des vidéos pourries faisant croire que l'opération est un franc succès aux téléspectateurs crédules. Bref, tout est prétexte à la grosse déconnade en forme de nombreux strips (le bouquin est épais, y'en a pour son argent). Je ne peux que recommander chaudement l'album à tous ceux qui veulent se marrer un bon coup. Ca fait tellement de bien !..
coup de coeur

publié le 05.09.2014 (122p)

LES MISéRABLES (ZOMBIES NECHRONOLOGIES #1)

scénario: Olivier Peru, dessin: Nicolas Petrimeaux, couleurs: Julie Rouvière, @Soleil (anticipation), parution: juin 2014

Les Misérables Les Misérables



Si j'ai bien compris, après 3 ou 4 albums de la série mère, le scénariste Olivier Peru a décidé de rapatrier ses zombies de par chez nous afin de les faire "profiter" de la gastronomie franchouillarde dans un nouveau préquel ^^ Il en profite pour charcuter franchement nos chefs d'état qu'il plonge dans la merdouille jusqu'au cou. Ainsi, notre François national se retrouve-t'il confronté à une horde de contaminés qui sous les fenêtres de l'Elysée bouffe tout ce qui lui tombe sous la dent. Heureusement pour lui, Charles - son garde du corps personnel - veille à le sortir de là jusqu'à ce que l'attitude présidentielle navrante n'entame sérieusement leur relation. Je n'en dit pas plus mais Flamby n'en sort pas grandi pas plus que ses prédécesseurs d'ailleurs ! Y'a réglement de comptes, c'est clair, mais comme finalement ça sonne bien, on continue sans plus s'offusquer. Bref, François s'enfuit au lieu de protéger Paris qu'il considère comme définitivement perdu laissant Charles - accompagné de son ancien pote Benardi - prendre la route pour Genève. La capitale helvétique aurait soi-disant su, elle, protéger une partie de ses murs. Mais le voyage ne sera pas une partie de plaisir, les zombies comme d'hab s'échineront à leur mettre le maximum de bâtons dans les roues. Entre (rares) pauses et très bonnes scènes d'action, le trait vif, le cadrage et les excellents dialogues rythment cet album que j'ai franchement trouvé très réussi. A tel point que je vais me pencher rapidement sur la série-mère qui à l'image de cet album me semble avoir trouvé la bonne combinaison pour sortir de la déferlante du genre zombie. C'est juste assez curieux la manière de conclure ce premier tome qui se lit en one shot. Sans doute que d'autres idées germent pour une suite...
note

publié le 13.08.2014 (106p)

SANS RETOUR (WARSHIP JOLLY ROGER #1)

scénario: Sylvain Runberg, dessin: Miki Montllo, couleurs: Miki Montllo, @Dargaud, parution: mai 2014

sans retour Les Misérables

John T Munro, ancien colonel de la confédération et condamné pour crime de guerre, s'évade du pénitencier de Tullanium avec 3 co-détenus à l'occasion d'une violente mutinerie. Blessé à l'oeil, il doit d'abord échapper à ses poursuivants avant de trouver le moyen de se venger du président Vexton...

voila une série SF qui démarre sur les chapeaux de roues ! Si le graphisme très orienté animation et les couleurs un poil sombres peuvent gêner, je dois dire que question action, on est largement servi. L'intrigue semble claire comme de l'eau de roche et on se laisse mener tranquillement dans des scènes d'action particulièrement musclés. Quelques flashbacks bien placées plantent le décor sans nuire au rythme. Autour de John, le colosse à la carrure impressionnante, les 3 accolytes ne sont pas en reste et chacun à sa manière apportent du piquant à la situation déjà bien tendue. Depuis Orbital et Universal War (one & two), je n'avais pas lu quelque chose d'aussi accrocheur dans le genre. Et il faut reconnaître que au fur à mesure de la lecture, les belles planches témoignent d'un énorme boulot graphique. Nul doute que je serai au rendez-vous pour la suite...
note

publié le 13.08.2014 (128p)

HORS D'OEUVRE (one shot)

scénario: Ben Dessy, dessin: Ben Dessy, couleurs: Ben Dessy, @Même Pas Mal, parution: mars 2014

Hors d'oeuvre Les Misérables



Ben Dessy m'avait déjà bien fait marrer avec son Macadam Valley et c'est avec plaisir particulier que je le retrouve pour un Hors d'oeuvre du même tonneau. Parti pour parodier les grands classiques de tous genres (jeux, ciné, bd, littérature), il emprunte de temps en temps des chemins de traverse au gré de sa fantaisie (son inspiration féroce quoi) pour imaginer des minis sketches maxi rigolos en quelques cases. Absurde et décalé, ses petits miquets dessinés en toute simplicité - gage de lisibilité - sont des private jokes bien dans l'air du temps : corrosives et jouissives. Alors je suis tout à fait d'accord avec le sticker en couv' qui annonce fièrement l'album comme "coup de coeur de l'auteur". Pour se faire une idée de son immense talent d'humoriste à la sauce trashy, il suffit de se rendre sur Macadam Valleypour situer de suite l'univers du gars. Moi je suis fan !..
coup de coeur

publié le 04.08.2014 (112p)

JOHSON M'A TUER (one shot)

scénario: Louis Theillier, dessin: Louis Theillier, couleurs: , @Futuropolis, parution: mai 2014

Johson m'a tuer Johson m'a tuer

nous sommes en Belgique au mois de janvier 2011. Le directeur de l'usine Johnson Matthey - une des plus grandes multinationales d'Angleterre, leader mondial de l'exploitation de platine et métaux précieux - annonce aux 300 employés la fermeture du site de Bruxelles ! Stupéfaction dans les rangs, les salariés ne comprennent pas comment un groupe largement bénéficiaire puisse leur faire un coup pareil. Chacun à leur manière, les hommes s'organisent, résistent ou baissent les bras. Louis Theillier, décide quant à lui de réaliser un journal de bord sous la forme d'une BD, dans laquelle il relate les évènements au jour le jour.

Sur la forme, c'est un peu brut de fonderie, entièrement réalisé au stylo bille noir, ce n'est pas très glamour à lire et tenir la distance sur les quelques 96 pages s'avère fastidieux. Le graphisme fait ce qu'il peut avec les moyens du bord (il faut quand même le rappeler) et je pense que c'est plutôt le côté répétitif et les (trop ?) nombreux dialogues qui au bout d'un moment risquent de lasser le lecteur fatigué de suivre le moindre des échanges. C'est un témoignage sur le vif, c'est vrai, on est au coeur du truc, on vit l'instant en essayant de comprendre. On compatit à fond à leur sort, on est avec eux, effrayé à l'idée que ça nous pend au nez mais toute la bonne volonté ne suffit pas pour aller sereinement au bout de ce feuilleton tragique. Le résultat aurait à mon avis eu plus d'impact avec moins de pages et finalement plus de recul et d'analyse par rapport aux événements quotidiens consciencieusement narrés sur le vif. L'exercice force le respect mais montre ses limites. Je comprends que les intéressés aient été emballés par le projet mais difficile d'impliquer autant un lecteur lambda...
note

publié le 28.07.2014 (73p)

AMOUR, PASSION ET CX DIESEL - SAISON 3 (AMOUR, PASSION & CX DIESEL #3)

scénario: Fabcaro, dessin: James, couleurs: Bengrrr, @Fluide Glacial, parution: avril 2014

amour, passion et cx diesel - saison 3 Johson m'a tuer

Enfin la réponse à la question brûlante "Mais qui des quatre enfants du patriarche Harold héritera de la Citroën CX Diesel que tous convoitent ?"...

Les meilleurs choses ont une fin certes, mais je suis vraiment bien triste de savoir que ce 3ème tome de la saga est le dernier. J'avais espéré avoir mon lot de bonheur annuel encore longtemps. Moi qui aime l'humour sous toutes ses formes, je trouve que CX diesel est un de ses tous meilleurs représentants au panthéon du 9ème art. Avec pleins d'autres hein, ils sont nombreux heureusement. Les 3 compères nous ont quand même offert trois supers albums et pour cela nous ne pouvons que les remercier chaleureusement. Super la couverture clin d'oeil à la boule à facette, rappel d'une époque et symbole de cette beaufitude attachante et drôlissime présente à chacune de ses pages. Gloire à Amour, passion et CX diesel qui achève ici sa trop courte vie. Snif ! Merci mais snif !..
coup de coeur

publié le 28.05.2014 (433p)

AUTOBIO - INTéGRALE (intégrale)

scénario: Cyril Pedrosa, dessin: Cyril Pedrosa, couleurs: Ruby, @Fluide Glacial, parution: mai 2014

Autobio - Intégrale Johson m'a tuer

les aventures quotidiennes d'un citadin un peu bobo sur les bords dans un monde de brut...

Ca faisait un moment que je me disais que je relirai bien les 2 albums puis - bim ! - l'intégrale sort , comme quoi les grands esprits toussa... Cyril Pedrosa, illustre auteur de la maison Fluide Glacial, revient à la charge contre notre saloperie de 'civilisation' qui ne respecte rien et pollue en toute impunité notre chère vieille planète. Un peu jusqu'au boutiste, il donne lui même une belle leçon de savoir vivre en publiant son intégrale en petit format (pour ne pas gâcher) et sur du papier recyclable ! Manière d'être cohérent de bout en bout. Le tout sous des couleurs à dominante vert of course. Voila donc un bouquin 100% biodégradable bien sympathique et amusant qui tente d'éduquer avec un humour bienvenu nos sales habitudes de consommateurs, profilant l'idée qu'un jour ou l'autre on payera (chèrement) nos erreurs. Me concernant il prêche un converti et c'est aux autres - ceux qui ne savent pas, les pauvres - qu'il s'adresse avec la voix de l'humour et de l'autodérision pour joindre l'utile à l'agréable. Il se met en scène avec femme, enfants, famille et copain pour faire passer le message. Le ton et la forme sont là pour à minima se poser quelques questions ô combien essentielles et à maxima (ça se dit ça ?) se poiler en se moquant de cet ahuri un peu à côté de la plaque mais qui a le mérite d'avoir des convictions. Mais ce n'est pas simple, venez le constater par vous-même, ça vaut le détour ^^
note

publié le 28.05.2014 (215p)

HéRAKLES 2 (HERAKLES #2)

scénario: Edouard Cour, dessin: Edouard Cour, couleurs: Edouard Cour, @Akileos, parution: avril 2014

Hérakles 2 Hérakles 2

Le héros mythique s'attaque à la deuxième partie des 12 travaux prévus avant d'aborder la partie la moins connue de son histoire...

C'est un vrai plaisir de le retrouver celui-là ! J'avais été bluffé par le premier tome qui sortait des sentiers battus. Primo par son dessin et ses couleurs époustouflants, secundo ses dialogues au poil et son humour décalé, le gars Hercule m'avait bluffé. Dans ce 2ème tome, je suis de nouveau sous le charme mais j'ai un peu plus de mal avec le rythme soutenu mené par l'olibrius. Il m'essouffle à enchaîner les combats comme d'autres enfilent des perles provoquant des situations un chouïa répétitives. Heureusement, les personnages et monstruosités rencontrés sont l'occasion de déconner avant l'avalanche de parpaings dans la poire. Seulement, le gars est tellement costaud que personne n'est en mesure d'arrêter sa quête dont on oublie même le but. Bref, après avoir honoré son planning surbooké, le héros va devoir faire une pause avant d'entamer une suite et fin dans tome final qu'on attend déjà avec impatience. Edouard Cour promet que l'attente sera moins longue...
note

publié le 28.05.2014 (234p)

S.H.A.R.K (BLOCK 109 #6)

scénario: Vincent Brugeas, Ronan Toulhoat, dessin: Ryan Lovelock, couleurs: Giusy Gallizia, @Akileos, parution: janvier 2014

S.H.A.R.K S.H.A.R.K



Block 109 continue sur sa lancée avec un nouvel opus dans la lignée des précédents, le changement de dessinateur se fait naturellement et la veine uchronique est respectée. A chaque tome, on change de décor et de personnages pour se plonger au coeur d'un très bon album plein de testostérone dans un contexte géopolitique dense. Ici, c'est avec le prisonnier Worth que l'on pénètre au sein d'une prison australienne qui regroupe près de 4000 détenus de guerre SS mêlés à des activistes du S.H.A.R.K, le parti fasciste national. Sa mission, puisqu'il l'a accepté, est d'entrer en contact avec le parrain SS local pour foutre le souk dans la fourmilière et à plus grande échelle empêcher l'Australie de se rapprocher de l'Allemagne nazie...
note

publié le 28.05.2014 (217p)

BURN OUT (one shot)

scénario: Antoine Ozanam, dessin: Mikkel Sommer, couleurs: Mikkel Sommer, @KSTR, parution: mai 2014

Burn Out Burn Out

Sur fond de vengeance, un flic engage une course contre la montre pour éviter d'être inculpé...

Un très bon polar avec un dessin à la Baru sobre et efficace, c'est de la BD qui s'apprécie plus par son scénario que par son dessin que je trouve quand même un peu juste question lisibilité. Le type me rappelle un peu le héros "ordinaire" de Breaking Bad, le genre de mec banal qui une fois lancé se révèle plus fort que l'on ne pensait. Ethan Karoshi est un flic ordinaire dans une petite bourgade américaine; fonctionnaire apprécié, marié, sans histoires, le monsieur a quand même une maîtresse régulière qui malheureusement se fait buter. Ethan sait qu'il va être inquiété et il mène la contre-enquête pour trouver le vrai coupable avant ses collègues jusqu'à un final assez ... surprenant qui conclut une intrigue classique mais efficace...
note

publié le 28.05.2014 (202p)

DOGGYBAGS VOLUME 5 (DOGGYBAGS #5)

scénario: Collectif, dessin: Collectif, couleurs: Collectif, @Ankama (label 619), parution: avril 2014

Doggybags Volume 5 Doggybags Volume 5



J'étais sceptique sur le principe de ce genre de BD, la présentation, le format, l'aspect magazine, des auteurs différents. Et en fait, c'est plutôt sympa à lire, comme une récréation parmi mes habituelles lectures franco-belges. Dommage que je la découvre en cours de route avec ce tome 5, mais j'oublie que j'avais eu droit à un aperçu convaincant du potentiel de la formule avec la série dérivée Doggybags présente.... Je tiens donc entre les mains ce qu'Ankama présente comme un hommage au pulp US : une sorte de fanzine de 112 pages qui revendique fièrement de la "violence 100% graphique". L'emballage fait un peu "joyeux bordel" mais c'est voulu et assumé et plutôt marrant. Au menu donc : Trapped qui rappelle que les égouts de Miami renferme des grosses et vilaines bêbettes, D.O.A Rampage remet au gout au jour l'histoire de Shawn Timity Nelson, l'homme qui a volé un char d'assaut pour aller faire un tour en ville et pour finir Death of a nation introduit par un cours de sciences nat' sur la douve du foie, parasite écoeurant qui nous ferait vomir notre méchoui du week end dernier, avant de nous donner sa version de Zombillénium à la sauce Walking Dead. C'est du propre ! Alors amis de la poésie, passez votre chemin ! Les autres, venez y faire un tour, histoire de vous amuser cinq minutes...
note

publié le 27.05.2014 (171p)

POURVU QUE LES BOUDDHISTES SE TROMPENT (BLAST #4)

scénario: Manu Larcenet, dessin: Manu Larcenet, couleurs: Manu Larcenet, @Dargaud, parution: mars 2014

Pourvu que les Bouddhistes se trompent Pourvu que les Bouddhistes se trompent



je ne vais pas dire que j'ai pris une claque car depuis 3 tomes je sais à quoi m'attendre. Non simplement, après avoir relu les 3 premiers tomes, histoire de bien m'imprégner de l'atmosphère si pesante et si particulière de ce récit en territoire inconnu, j'avais hâte de savoir comment ce drame allait finir. Et je ne suis pas déçu, loin de là. Heureusement. Il aurait été fâcheux de ne pas avoir un final à la hauteur de ce chef d'oeuvre. Ca se termine même comme je l'espérais (!), Polza Mancini est allé au bout de sa logique et la surprise est même au rendez-vous quant au mystère de la mort de Carole Oudinot. Manu Larcenet a bien préparé son coup. Malgré quelques (légères) répétitions qui se sentent à la relecture, le propos et les scènes crues continuent de marquer l'esprit du lecteur qui ne parvient à s'échapper de la tension que le temps de quelques rares moments de répit. Le gros homme retrouvant de temps en temps le sourire. Magistralement narrée, cette aventure nous plonge au coeur de la folie d'un type ordinaire qui fascine. L'oeuvre brille également par son graphisme d'une incroyable efficacité et d'une redoutable justesse. Quel artiste ! Une série qui impose définitivement Manu Larcenet parmi les meilleurs auteurs de sa génération. J'adore !..
coup de coeur

publié le 22.05.2014 (222p)

L'ORDRE DES PETITES ORPHELINES (TUEURS DE MAMANS #2)

scénario: Zidrou, dessin: Benoît Ers, Ludo Borecki, couleurs: Scarlett Smulkowski, @Dupuis, parution: juin 2013

L'ordre des petites orphelines L'ordre des petites orphelines



Derrière ces 2 couvertures simples, originales et inquiétantes se dévoile un diptyque qui me rappelle furieusement la série Seuls au contexte et graphisme très proches. Sans vouloir le mettre entre toutes les mains car il y a quelques scènes sanglantes, j'aime assez son look et son intrigue inter-générationnel et je pourrai le prêter à mes enfants. Le concept innovant et cruel introduit ici consiste à ordonner le châtiment d'une personne depuis un site internet payant. Il n'y a qu'à renseigner son identité, l'heure et le lieu et à saisir ses coordonnées bancaires pour, cerise sur la gâteau, choisir la punition qu'il convient. Simple et rapide. Alors quand ces lycéennes fâchées contre leurs mères tombent sur le site Castigo, elles se laissent emporté d'abord par la curiosité puis la colère pour se déchaîner sans vraiment y croire. Sauf qu'une fois la machine lancée, rien ne semble pouvoir l'arrêter, le boulot doit être fait ! Après avoir pris connaissance des faits, le tome 1 s'achève sur un bon cliffhanger et c'est avec un intérêt croissant que l'on aborde le deuxième pour voir les gamines faire preuve de courage et d'imagination pour tenter d'éviter le pire. Les scènes d'action sont nombreuses et la tension permanente. Et la bonne idée du tueur déguisé apporte un petit côté "dérangeant" bien senti. Je regrette le rôle joué par le trio de flics qui ne s'imposait pas à moins que Zidrou n'envisage une suite avec eux. Laissons ce diptyque se suffire à lui-même pour le moment, et sachons profiter de cette idée de scénar des plus originale . Zidrou est très à l'aise lorsque'il s'agit de mettre en scène ses contemporains et, bien ancré dans son époque, il démontre une nouvelle fois son talent de raconteur d'histoires qui nous touchent...
note

publié le 01.05.2014 (257p)

CASTIGO (TUEURS DE MAMANS #1)

scénario: Zidrou, dessin: Benoît Ers, Ludo Borecki, couleurs: Scarlett Smulkowski, @Dupuis, parution: mai 2013

Castigo Castigo



Derrière ces 2 couvertures simples, originales et inquiétantes se dévoile un diptyque qui me rappelle furieusement la série Seuls au contexte et graphisme très proches. Sans vouloir le mettre entre toutes les mains car il y a quelques scènes sanglantes, j'aime assez son look et son intrigue inter-générationnel et je pourrai le prêter à mes enfants. Le concept innovant et cruel introduit ici consiste à ordonner le châtiment d'une personne depuis un site internet payant. Il n'y a qu'à renseigner son identité, l'heure et le lieu et à saisir ses coordonnées bancaires pour, cerise sur la gâteau, choisir la punition qu'il convient. Simple et rapide. Alors quand ces lycéennes fâchées contre leurs mères tombent sur le site Castigo, elles se laissent emporté d'abord par la curiosité puis la colère pour se déchaîner sans vraiment y croire. Sauf qu'une fois la machine lancée, rien ne semble pouvoir l'arrêter, le boulot doit être fait ! Après avoir pris connaissance des faits, le tome 1 s'achève sur un bon cliffhanger et c'est avec un intérêt croissant que l'on aborde le deuxième pour voir les gamines faire preuve de courage et d'imagination pour tenter d'éviter le pire. Les scènes d'action sont nombreuses et la tension permanente. Et la bonne idée du tueur déguisé apporte un petit côté "dérangeant" bien senti. Je regrette le rôle joué par le trio de flics qui ne s'imposait pas à moins que Zidrou n'envisage une suite avec eux. Laissons ce diptyque se suffire à lui-même pour le moment, et sachons profiter de cette idée de scénar des plus originale . Zidrou est très à l'aise lorsque'il s'agit de mettre en scène ses contemporains et, bien ancré dans son époque, il démontre une nouvelle fois son talent de raconteur d'histoires qui nous touchent...
note

publié le 01.05.2014 (181p)

DANS LES TéNèBRES (1/2) (PROMETHEE #9)

scénario: Christophe Bec, dessin: Stefano Raffaele, couleurs: Digikore Studios, @Soleil, parution: janvier 2014

Dans les ténèbres (1/2) Dans les ténèbres (1/2)



C'est avec un poil de crainte que j'abordais sa lecture car numéroté 1/2 pour un 9ème opus d'une série qui en comptera 13 au total et au vu des épisodes précédents très denses, j'avais peur d'assister à une longue parenthèse qui pourrait me perdre un peu plus dans cette vaste intrigue. Heureusement, la sage précaution d'avoir relu - même rapidement - les autres tomes passés m'ont permis de suivre avec suffisamment d'attention cet excellent tome 9. Et je salue à nouveau le métier de Christophe Bec qui trace sans faillir son sillon scénaristique pour nous amener progressivement à ce qui s'apparente désormais à une évidence : la Terre n'en a plus pour longtemps ! Les ET ont décidé que les humains n'ont pas saisi la perche tendue au cours de l'histoire et doivent tout simplement disparaître. Ceci étant acté, il semble s'intéresser désormais à la réaction en chaîne que va entraîner cette révélation au grand public. Et notamment, comment la classe dirigeante va gérer le scandale du choix des "élus". Ca s'annonce palpitant à ce niveau là. Et autant grandiose sera le final annoncé. En définitive, on se dit que l'on aura pas le droit d'être déçu au moment de la conclusion. Personnellement, j'ai tendance à faire confiance à C. Bec qui tient là une des meilleurs séries au long cours actuellement. Et grâce au dessin ultra-réaliste et quelque part intemporel et universel de Steffano Raffaele, tous ces beaux albums pourront être lus et relus dans les décennies à venir...
note

publié le 26.04.2014 (274p)

RACINES (THOMAS SILANE #7)

scénario: Patrice Buendia, Philippe Chanoinat, dessin: Roberto Zaghi, couleurs: Cyril St Blancat, @Bamboo (grand Angle), parution: avril 2014

Racines Racines

A la suite de son enquête en Tchétchénie, le journaliste Thomas Silane s’était séparé de son appareil photo aux pouvoirs peu ordinaires. Mais voilà que peu de temps après, il reçoit un mystérieux colis contenant une carte postale signée par ses parents disparus il y a près de 30 ans... et son appareil photo ! Face à l’espoir de retrouver la trace de ceux qu’il cherche depuis si longtemps, il s’envole en compagnie de la belle Irina pour le village brésilien de Candido Godoi, connu pour son nombre inhabituel de jumeaux résultant d’expériences faites dans les années 60 par un ancien nazi...

Un nouveau cycle de 2 albums démarre sur les même bases que précédemment, Thomas et la bimbo blonde arrachée des griffes cruelles de la mafia (huhu ce style !) et devenue la maîtresse attitrée du beau brun, repartent en Amérique Latine pour de nouvelles aventures. Le choix d'estampiller la série "comme au cinéma" - d'action s'entend - est parfaitement assumé puisque ça défouraille à nouveau pas mal, tombant quelque fois dans l'excès (la fille se faisant assommer par le passage d'un avion sans l'avoir entendu venir, ça l'fait pas d'autant qu'après l'avoir pris sur le coin de la figure, elle taille le bout de gras le lendemain à l'hôpital avec ses nouveaux copains, mouais) pour justifier le spectacle. La patte graphique de R. Zaghi se charge d'y mettre les formes qu'il convient pour une BD agréable mais à l'arrière gout de déjà vu. Ce que je regrette en fait, c'est qu'avec la mort inexpliquée des parents du journaliste, il y avait matière à orienter la série vers un peu plus de profondeur et de mystère, rapport à l'appareil photo magique. Dommage. Prenons là comme elle vient, une honnête série divertissante à souhait et bien dessinée...
note

publié le 24.04.2014 (270p)

CEUX QUI RESTENT (LES VIEUX FOURNEAUX #1)

scénario: Wilfrid Lupano, dessin: Paul Cauuet, couleurs: Paul Cauuet, @Dargaud, parution: avril 2014

Ceux qui restent Ceux qui restent

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir...

Je savais d'avance que j'allais adorer ce nouveau Lupano. Je le sentais bien. Le scénariste nous offre un premier tome savoureux qui fait la part belle aux dialogues pétillants et à la répartie bien sentie. Je ne suis pas sûr qu'un résumé soit bien utile car ce qu'il se passe n'est presque qu'un prétexte à des retrouvailles entre trois vieux copains qui partagent une certaine passion pour le syndicalisme et plus largement un rejet du système. Et cela même quand Sophie, la trentenaire qui les accompagne, leur balance qu'ils font partie de "la pire génération de l'histoire de l'humanité" pour "le monde de merde" qu'ils osent laisser aux suivants. Je pense que le scénariste règle ses propres comptes tout en contre balançant cette attaque par l'attitude militante de ses coupables. Bon il faut quand même bien un minimum d'histoire pour enrober ce joli pamphlet et il choisit la voie du road movie qui emmène Pierrot, Mimile et Sophie - enceinte jusqu'au bout des ongles - à la poursuite de leur pote Antoine parti bille en tête faire sa fête à son plus vieux rival, l'ex patron pour lequel il a bosser pendant 40 ans. Après avoir fait connaissance avec le quatuor qui baigne dans une douce nostalgie nappée d'humour et de malice dans la première moitié de l'album, un élément déclencheur nous emmène en Toscane pour un (petit) peu plus d'action. C'est là qu'une deuxième surprise nous attend pour nous faire trépigner d'impatience jusqu'au tome 2. C'est très bien pensé, chaleureux, sincère, touchant et drôle, les dialogues aux petits oignons sont savoureux, c'est de surcroît très bien dessiné d'un style vif et enlevé. A aucun moment on ne regrette notre rencontre avec ces Vieux Fourneaux sympathiques autant qu'authentiques...
coup de coeur

publié le 24.04.2014 (197p)

 

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