LE CHASSEUR (PARKER #1)

scénario: Darwyn Cooke, dessin: Darwyn Cooke, couleurs: Darwyn Cooke, @Dargaud, parution: mars 2010

Le chasseur Le chasseur

Volé par son complice et trahie par sa petite amie, Parker - laissé pour mort après un casse - se lance à leur poursuite bien décidé à remettre la main sur les 40.000 dollars qu'ils lui ont fauchés. Et tant pis pour ceux qui se dresseront sur son chemin, Parker n'a pas envie de rigoler !..

Ca faisait un petit moment que je tournais autour et maintenant que je l'ai lu, je n'ai qu'une envie : attaquer la suite. J'aime bien le personnage. Froid, violent, sans peur, il va au bout de son projet, n'hésitant pas à défier la mafia locale dès lors qu'elle lui barre la route. Le genre de type qui n'a pas froid aux yeux. C'est la deuxième fois que je lis une adaptation BD de Donald Westlake (après celle de Lax avec Pierre qui roule) et à nouveau l'ambiance polar noir de l'américain est très bien rendue. Grâce notamment aux dessins et aux couleurs magnifiques tout en bichromie et à des dialogues parfaitement ciselés. On pénètre au coeur de l'action bien guidé par une voix off immersive. Bref, je like !..
note

publié le 17.10.2014 (16)

BONBONS ATOMIQUES (one shot)

scénario: Anthony Pastor, dessin: Anthony Pastor, couleurs: Anthony Pastor, @Actes Sud (l'an 2), parution: janvier 2014

Bonbons atomiques Bonbons atomiques

La femme du patron de l'AFB, usine fabriquant des bonbons addictifs spécialement appréciés par les jeunes de Trituro et notable particulièrement influent, propose à Sally Sallinger d'enquêter sur son mari qu'elle soupçonne d'adultère avec sa nouvelle secrétaire sortie d'on ne sait où...

On peut ne pas apprécier les couleurs un peu candy mais je trouve qu'elles participent grandement à l'ambiance très particulière et matchent bien avec le titre sucré. Pour la deuxième fois, Anthony Pastor revient à Trituro mettre en scène Sally qui souffre toujours de l'absence de son mari, parti sans laisser d'adresse. Il y rajoute les problèmes qu'elle rencontre avec ses deux ados dans une passe difficile. Le tout bien intégré dans un polar local et plein de rebondissements. Déja primé du Fauve Polar SNCF à Angoulême en 2013 pour Castilla Drive, Anthony Pastor réussit là son retour et figure désormais comme un auteur à suivre sur BDouebe. Me reste plus qu'à trouver Las Rosas son précédent bouquin...
coup de coeur

publié le 17.10.2014 (15)

LES MONOLITHES DE KOUBé (CARTHAGO #4)

scénario: Christophe Bec, dessin: Milan Jovanovic, couleurs: Marc Sintes, @Les Humanoïdes Associés, parution: octobre 2014

Les Monolithes de Koubé Les Monolithes de Koubé

Alors qu'Harry Freiersigner prépare son grand show à Dubaï, pour présenter le spécimen qu'il prétend avoir capturé, la carcasse d'un autre de ces mégalodons est retrouvé échouée après un tsunami. les hypothèses repartent de plus belles après cette stupéfiante découverte, qui pourrait faire remonter à la surface des questions gênantes pour la holding Carthago, plus que jamais prête à tout pour rester en dehors du feu des madias. Pendant ce temps, le Centenaire prépare une nouvelle expédition marine, avec London Donovan, sur le site de Koubé...

Le début d'album est conforme en tout point à ce que j'attends de Carthago : des bons gros requins et du spectacle, le tout servi par le graphisme propre et élégant de Milan Jovanovic (c'est pas lui qui joue dans Il était un fois en France ? huhu) complice d'un Christophe Bec de retour en forme après quelques trucs que j'avais moins aimé (Siberia 56 ou Le Monde Perdu). Bref. On repart pour un tour et on délaisse un peu les bêbêtes pour s'intéresser au sort des humains (le sort de la petite Lou, la vie de Snyder le patron de la Carthago). Et toujours en substance une attention particulière aux phénomènes naturels (ou pas) - chers à Bec - comme cette gigantesque banquise qui se détache et dont on ne sait rien pour le moment ou le retour sur le Tsunami mortel en Asie. Pour le début de ce nouveau cycle d'une de mes séries favorites, on découvre cette fois-ci d'énormes monolithes sous-marin qui me rappellent tout de suite ceux gravés par les Stryges dans le chant. Faudra d'ailleurs que je relise tout ça un de ces 4. Fascinante et inquiétante, la série Carthago repart de plus belle !..
note

publié le 10.10.2014 (87)

WELCOME TO AMERICA (RED SKIN #1)

scénario: Xavier Dorison, dessin: Terry Dodson, couleurs: Terry Dodson, @Glénat (grafica), parution: octobre 2014

Welcome to America Welcome to America

Vera Yelnikov est une bombe atomique ! De ces femmes qui réveilleraient un mort ou auraient rendu lesbienne Margaret Thatcher. Mais si le sexe est son grand plaisir dans la vie, elle doit consacrer la plupart de son temps à son métier : agent d’élite au service de l’URSS. En pleine guerre froide, Vera est envoyée à Los Angeles par les bureaucrates du Kremlin. Sa mission ? Devenir une véritable "super-héroïne américaine" pour propager les valeurs communistes au pays de l’Oncle Sam et lutter contre le "Charpentier", un serial killer fasciste qui s’en prend à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un gauchiste. À peine arrivée, elle doit trouver une couverture pour son identité secrète...

Si l'on s'en tient au pitch et à la couverture, voila un album qu'on va surement lire d'une main les mecs ! Ne sommes nous pas tous des pervers émoustillés à l'idée de se taper le clone de Carla Bruni ! Non mais franchement, vous ne trouvez pas qu'elle lui ressemble ? Ca ne peut pas être un hasard tout de même ! Alors rassurez-vous (ou pas), c'est Glénat qui lance la nouvelle série de Dorison et Dobson, pas Dynamite. Malgré la couverture magnifique et aguicheuse à souhait, le propos va un peu plus loin et emprunte un ton potache qui nous prive dans le même temps de la moindre scène olé olé. Un comble, j'en serai presque frustré. Alors en fait l'idée est de "rejouer" la guerre froide sous un angle différent en opposant deux super-héros portant chacun des valeurs bien spécifiques. Ne vous y trompez pas, la belle n'a rien à envier à son adversaire en terme de conviction, c'est pour la mère patrie qu'elle travaille. Je suis assez partagé, le ton humoristique, le dessin précis et nerveux, le côté parodique font que j'ai bien aimé mais le côté racoleur ne tient aucune de ses promesses. Sur ce coup-là disons que c'est le tome 2 qui dira si le jeu en vaut la chandelle ou pas. Je me demande d'ailleurs s'ils oseront le côté pile ^^
note

publié le 10.10.2014 (44)

TOXIC WARRIOR (BLACK LORD #2)

scénario: Xavier Dorison, Guillaume Dorison, dessin: Jean-Michel Ponzio, couleurs: Jean-Michel Ponzio, @Glénat (grafica), parution: octobre 2014

Toxic Warrior Toxic Warrior

Maxime Stern prépare un plan d'abordage pour monter sur le bateau d’Hassan. C’est ici qu’est détenu Djad, le pêcheur somalien envers qui Max a une dette. Pour libérer son ami, le français a besoin du soutien de Churchill, ancien lieutenant d'Hassan. Pour le convaincre, il lui propose un marché : s’il l’aide, Max le débarrasse définitivement du pirate somalien qui, derrière ses atours de défenseur du peuple de Baravawee, cache des motivations beaucoup moins nobles...

Le tome 1 ne m'avait pas spécialement emballé notamment à cause de la froideur dégagée par le dessin ultra réaliste de JM Ponzio à l'allure photographique. Bien sûr, au début de ce tome 2, je fais le même constat mais devant la mise en scène et le cadrage, force m'est de reconnaître que ça a de la gueule et je peux poursuivre avec attention cette bonne histoire dans laquelle, derrière le thriller d'actualité bien dosé en action, se dresse un vrai message. En effet, les frères Dorison nous rappelle que les salauds ne sont pas toujours ceux que l'on nous désigne. Ces pirates sont certes violents mais que dire de ces occidentaux qui profitent du désordre politique pour venir piller les réserves maritimes somaliennes mettant ainsi en péril toute l'activité économique d'une région ? Ca a le mérite de recadrer les choses et je me dis qu'ils n'ont pas tout à fait tort. Oeil pour oeil, dent pour dent. Dans le rôle de Bruce Willis, le capitaine Stern fait le boulot et nous sert une fin de diptyque appréciable. Reste que j'aimerais mieux le connaître. Et histoire de ne pas rester sur une mauvais note au niveau graphique, je m'attarde sur la couverture à nouveau très réussie. Tout compte fait, je rempilerai volontiers pour une suite...
note

publié le 10.10.2014 (28)

DRESS CODE (one shot)

scénario: Pochep, dessin: Pochep, couleurs: Pochep, @Vraoum, parution: septembre 2014

Dress Code Dress Code



Ce petit bouquin au drôle de nom se présente comme une sorte de parodie originale des comics où les super-héros sont tournés en ridicule. Que les homophobes passent leur chemin car Pochep a une approche humoristique très "village people". Il y est d'ailleur présent personnellement en se mettant en scène - pas forcément à son avantage d'ailleurs - sous les traits d'un cousin du célèbre Pervers pépère de Gotlib. Moi j'ai trouvé ça drôle de suivre les aventures rocambolesques du Terminator ou de Lady Oscar excitant tous les mâles qu'elle croise malgré une moustache affirmée et une barde de 3 jours. Dans Fag West, son shérif à l'esprit très ouvert (!) et vétu de sa petite veste rose n'est pas mal non plus. Le tout sous un dessin et une ambiance très seventies. Il est possible de rencontrer tous ces beaux personnages sur le blog PolitBuro by Pochep. On peut s'y marrer franchement ...
note

publié le 08.10.2014 (37)

LA TERRE PROMISE (UNIVERSAL WAR TWO #2)

scénario: Denis Bajram, dessin: Denis Bajram, couleurs: Denis Bajram, @Casterman, parution: septembre 2014

La Terre promise La Terre promise

La Première Guerre Universelle a été apocalyptique. L’humanité a failli être anéantie en même temps que la Terre, même si la civilisation de Canaan, fondée par Kalish sur une planète lointaine, s’efforce d’améliorer ce qu’il en reste. Mais voici qu’un nouveau conflit menace, nourri de bien des mystères : le gigantesque triangle d’obscurité brusquement apparu dans l’espace au voisinage de Mars semble avoir fait disparaître le soleil, précipitant sur la planète rouge une succession d’éruptions volcaniques géantes et de cataclysmes en tout genre. Les autres planètes du système solaire sont à la même enseigne et tous leurs habitants menacés dans leur survie même...

Allez je m'incline, Denis Bajram a gagné avec son dessin 100% numérique. C'est la grande classe. Il faut dire, à la lecture de ce second tome, qu'il continue sur sa lancée et impose à nouveau une grande surprise à son lectorat. Bien que l'on savait dès le premier tome que les petits hommes verts allaient débarquer, j'ai été surpris par les événements et bluffé par les planches illustrant leur arrivée sur Canaan. Vraiment. Les dessins et couleurs sont marvellous et le spectacle est total. Le retour du Wormhole et le coup des triangles capables de bouffer une planète, chapeau ! Hollywood peut aller se rhabiller. En résumé, mes réticences sur le graphisme se sont envolées et je replonge avec envie dans cette extraordinaire saga futuriste. S'il fallait chipoter, je pourrais mettre en avant mon scepticisme certain à propos des allers-retours temporels qui me crispent. Mais bon dans SF, il y a F, alors je l'accepte...
coup de coeur

publié le 06.10.2014 (114)

LOVE IN VAIN - ROBERT JOHNSON 1911-1938 (one shot)

scénario: Jean-Michel Dupont, dessin: Mezzo, couleurs: (N&B), @Glénat, parution: septembre 2014

Love In Vain - Robert Johnson 1911-1938 Love In Vain - Robert Johnson 1911-1938

Figure mythique du blues, Robert Johnson est mort à 27 ans, sans doute empoisonné par un rival amoureux. Guitariste prodige, il aurait hérité de ses dons en vendant son âme au diable. De ce personnage énigmatique dont on ne connaît le visage qu’à travers deux photos retrouvées longtemps après sa mort, les auteurs dessinent un portrait fascinant qui explore son âme tourmentée et son existence sulfureuse...

Autant le dire tout de suite : je n'aime ni le jazz ni le blues et je ne connaissais absolument pas Robert Johnson. Ce qui ne m'a pas empêché de suivre volontiers ce pauvre type - mort vraiment trop jeune - sur les routes du Mississipi dans les années 30. Histoire de découvrir une communauté atypique, des musicos noirs itinérants, capable de jouer des heures dans la rue ou dans le fond d'une gargotte bien souvent pour une poignée de cents . Après une enfance compliquée, le jeune Robert brûle la vie par les deux bouts vivant de ci de là, attendant qu'une mama bienveillante accepte de le mettre dans son lit quelques heures ou quelques jours. L'histoire est assez courte et les amateurs (les vrais) sauront apprécier le Song Book en fin d'album où quelques titres sont chacun mis en valeur par une belle planche. Pour les yeux, ce livre au format à l'italienne est une vraie merveille signée Mezzo...
note

publié le 03.10.2014 (68)

CHRISTIE (FLOR DE LUNA #5)

scénario: Pierre Boisserie, dessin: Eric Lambert, couleurs: Bruno Pradelle, Rémy Langlois, @Glénat (grafica), parution: avril 2014

Christie Christie

[Cycle 2, 2/2] Cuba, avril 1898. Alors que la déclaration de guerre des États-Unis à l’Espagne est imminente, Rosalia, accusée de financer les rebelles cubains, est en état d’arrestation. Après une vive échauffourée, elle parvient à s’échapper en compagnie d’Ismaël et de Fleetwood mais finit blessée. Ils décident de la mettre à l’abri chez Christie, la favorite de Fleetwood. Mais cette dernière se trouve être en réalité l’héritière des Castellano, celle-là même qui a juré de se venger de la famille de Rosalia !..

Pour être honnête, je n'avais pas super envie de retourner à Cuba retrouver les Castellano et les Portero (enfin ce qu'il en restait) qui devaient finir de régler leurs comptes. Donc malgré une couverture très alléchante (elle est vraiment superbe!) , la peur de m'ennuyer dans cette saga à 2 albums (!) me guettait. Bref, je l'ai lu et la bonne surprise fut que j'ai plutôt apprécié ce final qui se déroule en plein début de conflit entre les américains et espagnols se disputant cette île stratégique. L'histoire se fond dans la trame historique et l'album se lit facilement. Même si j'ai buté sur quelques détails - des personnages aux postures un peu figées dans certaines scènes en mouvement notamment - l'ensemble tient bien le cap jusqu'à une conclusion malheureusement grandguignolesque. En fait de saga, je dirais que ce second cycle est plutôt à voir comme un honnête diptyque mêlant histoire de famille et Histoire tout court avec un dessin qui a de la gueule. Ma seule contre-indication s'adresse à ceux qui essaient d'arrêter de fumer car invités par une première planche pleine de sensualité, ils pourraient bien avoir envie de se taper un bon gros barreau de chaise ^^
note

publié le 03.10.2014 (65)

LE ROI DES HOMMES (PASCAL BRUTAL #4)

scénario: Riad Sattouf, dessin: Riad Sattouf, couleurs: Walter, @Fluide Glacial, parution: septembre 2014

Le roi des hommes Le roi des hommes

Psacal Brutal revient dans de nouvelles aventures ...

Il y a quelques années déjà, j'avais quitté Pascal sur une bonne note, content d'avoir découvert un personnage original et haut en couleurs évoluant dans un monde caricaturé à mort. Aujourd'hui, je suis plutôt déçu, le gars et son univers ont pas mal vieilli. La société libérale dirigée par Alain Madelin me faisait sourire à l'époque, plus maintenant. J'ai relu il y a peu le 2ème tome de la vie secrète des jeunes du même auteur et comme ici le ras-le-bol du langage SMS-caille-ra des dialogues se fait sentir. Retrouver dans une BD les abrutis croisés dans la rue finit par me saouler. L'album commence en plus par quelques pages incompréhensibles de prime abord, reprenant sans doute des personnages d'un album précédent que je n'ai pas lu. Peut-être le tome 3 couronné fauve d'or 2010 à Angoulême. L'entrée en matière m'a donc refroidi. S'en suit quelques scènes assez drôles avec ce même sentiment que derrière la virilité du monsieur se cache un homo refoulé. Notamment la scène dans l'appartement avec son pote qui fait un mauvais trip (hahaha). Le meilleur est pour moi le sketch sur les footeux et leur exquise coiffure (re-hahaha). Ah si le rap de Pascal avec la poufiasse jeune chanteuse vaut son pesant de cacacouètes et j'ai fini par sourire franchement pasque voila koi (tuvoi moi aussi je cause djeune) ça met en évidence le ridicule de certains débiles... jeunes prodiges de banlieue. Zyva frère ya kan même des bons trucs quoi pis on goleri un peu finalement x_x ...
note

publié le 22.09.2014 (85)

3 TéMOIGNAGES (LE POUVOIR DES INNOCENTS CYCLE II #2)

scénario: Laurent Hirn, Luc Brunschwig, dessin: David Nouhaud, couleurs: David Nouhaud, @Futuropolis, parution: avril 2014

3 témoignages 3 témoignages

Accusé à tort d’avoir assassiné 508 personnes, dont le charismatique boxeur Steve Providence, Joshua Logan s’est rendu à la police. Il veut un procès équitable. Pour prouver son innocence, il compte bien révéler le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour parvenir à la tête de la mairie de New York. Celle-ci a déjà fort à faire avec des forces d’opposition, dont celles issues des rangs Républicains, qui se montrent très actives pour dénoncer sa politique sociale et humaniste...

Futuropolis a repris les choses et change quelque peu ses plans initiaux, à savoir le prolongement de la série (mythique ?) le pouvoir des innocents en 2 cycles parallèles au lieu de Car l'enfer est ici d'une part et de les enfants de Jessica d'autre part. Je ne sais pas si je suis très clair (ou même si j'ai tout compris ^^). Il est donc question ici du 2ème tome du second cycle du pouvoir qui arbore une nouvelle charte graphique adéquate du plus bel effet voyant poser pour la postérité le sieur Frazzy, mafieux de son état. On ne le verra d'ailleurs qu'assez brièvement, son rôle n'étant pas encore clairement défini. La parole est donnée au boyfriend de l'avocat de Logan qui, bien que sceptique, continue de mener l'enquête pour le compte de son client. Et là où c'est pas mal, c'est qu'on revit des situations du premier cycle vues sous un angle différent. L'idéal étant de l'avoir lu, c'est préférable voir indispensable pour bien profiter de l'ensemble. On retrouve la grande force des scénars de Luc Brunschwig : les flashbacks et les aller-retours entre les différents scènes. Le lecteur a l'impression de suivre chaque protagoniste en simultané. Tout s'enchaine, tout se tient bien. Christophe Bec fait ça très bien lui aussi (dans Prométhée par exemple). Ca demande un minimum d'attention et de mémoire, pas toujours évident pour le lecteur trop pressé. En plus du nouvel habillage très réussi, je salue la qualité graphique, elle aussi au rendez-vous pour un excellent moment de lecture qui s'appréciera mieux une fois tous les éléments rassemblés. Patience, il nous reste encore 4 tomes à venir dans ce second cycle...
note

publié le 17.09.2014 (125)

CONTREFAçONS (LES MONTEFIORE #2)

scénario: Stéphane Betbeder, Christophe Bec, dessin: Pasquale Del Vecchio, couleurs: Jean-jacques Chagnaud, @Glénat (grafica), parution: mai 2014

contrefaçons contrefaçons

De faux vêtements portant la griffe Montefiore, produits en Chine à bas coût et dans des conditions douteuses, circulent sur les marchés du monde entier et ternissent gravement l’image de la marque. Pris dans une guerre intestine où les pires coups bas se succèdent, comment Narsiso va-t-il redorer le blason familial ? Au milieu de tout cela, la jeune Oksana Kovsky, nouvelle égérie Montefiore, gravit les échelons. À ce rythme, elle ne va pas tarder à devenir le top model le plus en vue du moment. Encore faut-il qu’elle prenne les bonnes décisions et choisisse les bonnes fréquentations…

bien que rappelant Largo Winch par son côté introspection d'un milieu inconnu du grand public, les coulisses de la haute couture dévoilées par ce premier diptyque des Montefiore ne tient pas à mon avis, toutes ses promesses. On n'y apprend rien de vraiment très bandant croustillant et on reste un chouille sur sa faim, l'impression de ne pas en avoir fini. L'éditeur prudent aurait-il demandé à Christophe Bec de ne pas totalement "fermer" son dénouement pour laisser place une suite ? A bien y réfléchir, la façon dont se conduit le mystérieux "méchant" une fois découvert pourrait laisser croire qu'un avenir un peu plus punchy lui était destiné et qu'au final le scénar ait bifurqué pour raccourcir. Ce 2ème album a tout de même de beaux atouts à commencer par un dessin élégant, un duel commercial et ses coups bas et une histoire familiale qui renferme quelques secrets...
note

publié le 14.09.2014 (92)

MARS ! (one shot)

scénario: Fabcaro, dessin: Fabrice Erre, couleurs: Sandrine Greff, @Fluide Glacial, parution: aout 2014

Mars ! Mars !



Depuis qu'ils ont commis ensemble Z comme Don Diego en même temps qu'ils ont investi les locaux de Fluide, je suis de très près le duo magiques des Fabrices (bien que connaissant depuis longtemps Fabcaro et ces albums). A nouveau, leur Mars ! est une franche tranche de poilade. En fait 3 astronautes genre abrutis de compet, embarquent dans une fusée direction la planète Mars pour être les premiers au monde (cocorico !) à fouler le sol de la planète rouge. Manque de bol, le moteur de Twingo de leur engin pète un joint de culasse. Résultat, le temps que le garagiste du coin se pointe, la fusée reste au sol. Comme ils n'ont pas été averti (le téléphone sonne occupé et y sont pas super doués pour les mails...), ils attendent sagement jusqu'à ce qu'ils soient dérangés par un alien qui a pénétré le cockpit (oui la femme de ménage n'est pas descendue à temps !). Histoire de ne pas perdre la face, le président Flamby - à court de budget of course - fait tout pour cacher la merde au chat et fait monter vite fait bien fait des vidéos pourries faisant croire que l'opération est un franc succès aux téléspectateurs crédules. Bref, tout est prétexte à la grosse déconnade en forme de nombreux strips (le bouquin est épais, y'en a pour son argent). Je ne peux que recommander chaudement l'album à tous ceux qui veulent se marrer un bon coup. Ca fait tellement de bien !..
coup de coeur

publié le 05.09.2014 (167)

LES MISéRABLES (ZOMBIES NECHRONOLOGIES #1)

scénario: Olivier Peru, dessin: Nicolas Petrimeaux, couleurs: Julie Rouvière, @Soleil (anticipation), parution: juin 2014

Les Misérables Les Misérables



Si j'ai bien compris, après 3 ou 4 albums de la série mère, le scénariste Olivier Peru a décidé de rapatrier ses zombies de par chez nous afin de les faire "profiter" de la gastronomie franchouillarde dans un nouveau préquel ^^ Il en profite pour charcuter franchement nos chefs d'état qu'il plonge dans la merdouille jusqu'au cou. Ainsi, notre François national se retrouve-t'il confronté à une horde de contaminés qui sous les fenêtres de l'Elysée bouffe tout ce qui lui tombe sous la dent. Heureusement pour lui, Charles - son garde du corps personnel - veille à le sortir de là jusqu'à ce que l'attitude présidentielle navrante n'entame sérieusement leur relation. Je n'en dit pas plus mais Flamby n'en sort pas grandi pas plus que ses prédécesseurs d'ailleurs ! Y'a réglement de comptes, c'est clair, mais comme finalement ça sonne bien, on continue sans plus s'offusquer. Bref, François s'enfuit au lieu de protéger Paris qu'il considère comme définitivement perdu laissant Charles - accompagné de son ancien pote Benardi - prendre la route pour Genève. La capitale helvétique aurait soi-disant su, elle, protéger une partie de ses murs. Mais le voyage ne sera pas une partie de plaisir, les zombies comme d'hab s'échineront à leur mettre le maximum de bâtons dans les roues. Entre (rares) pauses et très bonnes scènes d'action, le trait vif, le cadrage et les excellents dialogues rythment cet album que j'ai franchement trouvé très réussi. A tel point que je vais me pencher rapidement sur la série-mère qui à l'image de cet album me semble avoir trouvé la bonne combinaison pour sortir de la déferlante du genre zombie. C'est juste assez curieux la manière de conclure ce premier tome qui se lit en one shot. Sans doute que d'autres idées germent pour une suite...
note

publié le 13.08.2014 (133)

SANS RETOUR (WARSHIP JOLLY ROGER #1)

scénario: Sylvain Runberg, dessin: Miki Montllo, couleurs: Miki Montllo, @Dargaud, parution: mai 2014

sans retour Les Misérables

John T Munro, ancien colonel de la confédération et condamné pour crime de guerre, s'évade du pénitencier de Tullanium avec 3 co-détenus à l'occasion d'une violente mutinerie. Blessé à l'oeil, il doit d'abord échapper à ses poursuivants avant de trouver le moyen de se venger du président Vexton...

voila une série SF qui démarre sur les chapeaux de roues ! Si le graphisme très orienté animation et les couleurs un poil sombres peuvent gêner, je dois dire que question action, on est largement servi. L'intrigue semble claire comme de l'eau de roche et on se laisse mener tranquillement dans des scènes d'action particulièrement musclés. Quelques flashbacks bien placées plantent le décor sans nuire au rythme. Autour de John, le colosse à la carrure impressionnante, les 3 accolytes ne sont pas en reste et chacun à sa manière apportent du piquant à la situation déjà bien tendue. Depuis Orbital et Universal War (one & two), je n'avais pas lu quelque chose d'aussi accrocheur dans le genre. Et il faut reconnaître que au fur à mesure de la lecture, les belles planches témoignent d'un énorme boulot graphique. Nul doute que je serai au rendez-vous pour la suite...
note

publié le 13.08.2014 (210)

HORS D'OEUVRE (one shot)

scénario: Ben Dessy, dessin: Ben Dessy, couleurs: Ben Dessy, @Même Pas Mal, parution: mars 2014

Hors d'oeuvre Les Misérables



Ben Dessy m'avait déjà bien fait marrer avec son Macadam Valley et c'est avec un plaisir particulier que je le retrouve pour un Hors d'oeuvre du même tonneau. Parti pour parodier les grands classiques de tous genres (jeux, ciné, bd, littérature), il emprunte de temps en temps des chemins de traverse au gré de sa fantaisie (son inspiration féroce quoi) pour imaginer des minis sketches maxi rigolos en quelques cases. Absurde et décalé, ses petits miquets dessinés en toute simplicité - gage de lisibilité - sont des private jokes bien dans l'air du temps : corrosives et jouissives. Alors je suis tout à fait d'accord avec le sticker en couv' qui annonce fièrement l'album comme "coup de coeur de l'auteur". Pour se faire une idée de son immense talent d'humoriste à la sauce trashy, il suffit de se rendre sur Macadam Valleypour situer de suite l'univers du gars. Moi je suis fan !..
coup de coeur

publié le 04.08.2014 (399)

JOHSON M'A TUER (one shot)

scénario: Louis Theillier, dessin: Louis Theillier, couleurs: , @Futuropolis, parution: mai 2014

Johson m'a tuer Johson m'a tuer

nous sommes en Belgique au mois de janvier 2011. Le directeur de l'usine Johnson Matthey - une des plus grandes multinationales d'Angleterre, leader mondial de l'exploitation de platine et métaux précieux - annonce aux 300 employés la fermeture du site de Bruxelles ! Stupéfaction dans les rangs, les salariés ne comprennent pas comment un groupe largement bénéficiaire puisse leur faire un coup pareil. Chacun à leur manière, les hommes s'organisent, résistent ou baissent les bras. Louis Theillier, décide quant à lui de réaliser un journal de bord sous la forme d'une BD, dans laquelle il relate les évènements au jour le jour.

Sur la forme, c'est un peu brut de fonderie, entièrement réalisé au stylo bille noir, ce n'est pas très glamour à lire et tenir la distance sur les quelques 96 pages s'avère fastidieux. Le graphisme fait ce qu'il peut avec les moyens du bord (il faut quand même le rappeler) et je pense que c'est plutôt le côté répétitif et les (trop ?) nombreux dialogues qui au bout d'un moment risquent de lasser le lecteur fatigué de suivre le moindre des échanges. C'est un témoignage sur le vif, c'est vrai, on est au coeur du truc, on vit l'instant en essayant de comprendre. On compatit à fond à leur sort, on est avec eux, effrayé à l'idée que ça nous pend au nez mais toute la bonne volonté ne suffit pas pour aller sereinement au bout de ce feuilleton tragique. Le résultat aurait à mon avis eu plus d'impact avec moins de pages et finalement plus de recul et d'analyse par rapport aux événements quotidiens consciencieusement narrés sur le vif. L'exercice force le respect mais montre ses limites. Je comprends que les intéressés aient été emballés par le projet mais difficile d'impliquer autant un lecteur lambda...
note

publié le 28.07.2014 (108)

AMOUR, PASSION ET CX DIESEL - SAISON 3 (AMOUR, PASSION & CX DIESEL #3)

scénario: Fabcaro, dessin: James, couleurs: Bengrrr, @Fluide Glacial, parution: avril 2014

amour, passion et cx diesel - saison 3 Johson m'a tuer

Enfin la réponse à la question brûlante "Mais qui des quatre enfants du patriarche Harold héritera de la Citroën CX Diesel que tous convoitent ?"...

Les meilleurs choses ont une fin certes, mais je suis vraiment bien triste de savoir que ce 3ème tome de la saga est le dernier. J'avais espéré avoir mon lot de bonheur annuel encore longtemps. Moi qui aime l'humour sous toutes ses formes, je trouve que CX diesel est un de ses tous meilleurs représentants au panthéon du 9ème art. Avec pleins d'autres hein, ils sont nombreux heureusement. Les 3 compères nous ont quand même offert trois supers albums et pour cela nous ne pouvons que les remercier chaleureusement. Super la couverture clin d'oeil à la boule à facette, rappel d'une époque et symbole de cette beaufitude attachante et drôlissime présente à chacune de ses pages. Gloire à Amour, passion et CX diesel qui achève ici sa trop courte vie. Snif ! Merci mais snif !..
coup de coeur

publié le 28.05.2014 (471)

AUTOBIO - INTéGRALE (intégrale)

scénario: Cyril Pedrosa, dessin: Cyril Pedrosa, couleurs: Ruby, @Fluide Glacial, parution: mai 2014

Autobio - Intégrale Johson m'a tuer

les aventures quotidiennes d'un citadin un peu bobo sur les bords dans un monde de brut...

Ca faisait un moment que je me disais que je relirai bien les 2 albums puis - bim ! - l'intégrale sort , comme quoi les grands esprits toussa... Cyril Pedrosa, illustre auteur de la maison Fluide Glacial, revient à la charge contre notre saloperie de 'civilisation' qui ne respecte rien et pollue en toute impunité notre chère vieille planète. Un peu jusqu'au boutiste, il donne lui même une belle leçon de savoir vivre en publiant son intégrale en petit format (pour ne pas gâcher) et sur du papier recyclable ! Manière d'être cohérent de bout en bout. Le tout sous des couleurs à dominante vert of course. Voila donc un bouquin 100% biodégradable bien sympathique et amusant qui tente d'éduquer avec un humour bienvenu nos sales habitudes de consommateurs, profilant l'idée qu'un jour ou l'autre on payera (chèrement) nos erreurs. Me concernant il prêche un converti et c'est aux autres - ceux qui ne savent pas, les pauvres - qu'il s'adresse avec la voix de l'humour et de l'autodérision pour joindre l'utile à l'agréable. Il se met en scène avec femme, enfants, famille et copain pour faire passer le message. Le ton et la forme sont là pour à minima se poser quelques questions ô combien essentielles et à maxima (ça se dit ça ?) se poiler en se moquant de cet ahuri un peu à côté de la plaque mais qui a le mérite d'avoir des convictions. Mais ce n'est pas simple, venez le constater par vous-même, ça vaut le détour ^^
note

publié le 28.05.2014 (244)

HéRAKLES 2 (HERAKLES #2)

scénario: Edouard Cour, dessin: Edouard Cour, couleurs: Edouard Cour, @Akileos, parution: avril 2014

Hérakles 2 Hérakles 2

Le héros mythique s'attaque à la deuxième partie des 12 travaux prévus avant d'aborder la partie la moins connue de son histoire...

C'est un vrai plaisir de le retrouver celui-là ! J'avais été bluffé par le premier tome qui sortait des sentiers battus. Primo par son dessin et ses couleurs époustouflants, secundo ses dialogues au poil et son humour décalé, le gars Hercule m'avait bluffé. Dans ce 2ème tome, je suis de nouveau sous le charme mais j'ai un peu plus de mal avec le rythme soutenu mené par l'olibrius. Il m'essouffle à enchaîner les combats comme d'autres enfilent des perles provoquant des situations un chouïa répétitives. Heureusement, les personnages et monstruosités rencontrés sont l'occasion de déconner avant l'avalanche de parpaings dans la poire. Seulement, le gars est tellement costaud que personne n'est en mesure d'arrêter sa quête dont on oublie même le but. Bref, après avoir honoré son planning surbooké, le héros va devoir faire une pause avant d'entamer une suite et fin dans tome final qu'on attend déjà avec impatience. Edouard Cour promet que l'attente sera moins longue...
note

publié le 28.05.2014 (272)

 

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