Olympus Mons – tome 5

Dans l’ombre du soleil

Olympus Mons tome 5 couverture

Presque 2 ans que la nouvelle aventure signée Christophe Bec et Stefano Raffaele a commencé  et c’est déjà le 5ème album.

Et je ne m’en lasse toujours pas. C’est bon signe. Signe que malgré une construction identique à chaque fois et qui n’est pas toujours facile à suivre, le scénariste réussit à accrocher ma curiosité.

La couverture est très soignée, le graphisme élégant, le découpage varié, tout ce qu’on aime se retrouve au rendez-vous.

La saga continue à un bon rythme dans ce cinquième chapitre. Tandis qu’en mer de Barents, les hostilités s’engagent entre l’est et l’ouest à coup de missiles pour s’approprier l’épave ovni au fond de l’eau, la cosmonaute russe Elena Chevtchenko seule rescapée sur Mars rencontre  un androïde ET qui lui fait d’étonnantes révélations : l’heure exacte de la destruction de la Terre et (en partie) son origine, la solution pour l’éviter et la présence d’une autre force en présence.

Ca commence à faire du monde sur Mars !  ^^

Faites chauffer le pop corn et prenez part au spectacle !..

Un album édité chez Soleil.

Olympus Mons tome 5 planche

Un bébé à livrer

one shot de Benjamin Renner chez Delcourt (collection Shampoing)
un bébé à livrer de Benjamin Renner
un bébé à livrer de Benjamin Renner @DelcourtBD

ça faisait quelques semaines que je n’avais pas mis à jour le blog et pour ma première chronique 2019 rien de tel qu’une comédie animalière. Et on la doit à Benjamin Renner, l’auteur du Grand Méchant Renard sorti en 2015, tiré à plus de 150 000 exemplaires et lauréat de plusieurs prix (Prix des lecteurs du Journal de Mickey, Prix de la BD Fnac et Fauve jeunesse à Angoulême l’année suivante). Un énorme palmarès et accessoirement une des BD les plus drôles que j’ai lu.

En fait ce Bébé à livrer n’est pas une nouveauté puisque paru en 2012, cet épais petit album (bizarre à dire hein?) a été nominé (déjà !) dans la série des Incontournables d’Angoulême. Et Delcourt a la bonne idée de le ressortir maintenant (enfin novembre 2018, j’ai du retard).

Revenons au sujet. Une cigogne un peu conne se pète une aile et atterrit pile poil à côté d’un lapin débile et d’un canard mongol. Et comme il partait en livraison, le duo de choc récupère un bébé qu’il va devoir apporter à ses parents. Heureusement, le cochon un peu moins glandu leur file un coup de main. Direction Avignon. C’est le début d’un road trip mouvementé à travers le pays en compagnie d’une bande de bras cassés qui m’a encore une fois bien fait marrer.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages attachants du petit monde animal de ce spécialiste de l’animation qui a le sens du rythme et de l’humour.

un bébé à livrer de Benjamin Renner
un bébé à livrer de Benjamin Renner @DelcourtBD

Pataquès : l’humour qui prend aux strips

Pataquès - Nouvelle collection humour des éditions DelcourtCet été sont sortis des usines Delcourt les premiers albums de la collection Pataquès dirigée par l’excellent James (présentée ), auteur très apprécié sur BDouebe pour  Amour, Passion et CX Diesel et Dans mon Open Space.

Le concept porte sur je cite : « un humour contemporain, des formes courtes et un esprit d’équipe. »

Je me demande surtout si ce n’est pas l’occasion offert à une bande de potes de se lâcher et de se marrer.

J’ai eu la chance de lire les premiers.

A commencer par Pan ! T’es mort ! de Terreur Graphique et Guillaume Guerse. Un petit bouquin tout carré d’une centaine de pages au format gaufrier reposant sur le principe « d’un mort minimum par gag ». Certains déchirent vraiment, d’autres pas du tout et certains un peu. J’aime bien le côté gore et décalé que je rangerai volontiers à côté de Grotesk  d’Olivier Texier ou de Macadam Valley de Ben Dessy.

On change de registre avec le loufoque, original et très contemporain Team Melluche d’Hervé Bourhis, un autre auteur que j’aime bien aussi (Naguère les étoiles, la main verte ou le Teckel). Scénariste, dessinateur, illustrateur, il sait tout faire et nous offre dans le même format que précédemment une virée chez les hipsters millénials macronistes. Je ne résiste pas à vous citer le pitch de l’éditeur qui vaut son pesant de quinoa : « Dans une ambiance de co-working à la campagne, de jeunes étudiants vont brainstormer en mini-teams de trois pour trouver des concepts novateurs au service de leur champion, Prez Macron. Marie-Tajine, Chislain et Luc-Cinpa, après avoir découvert Mélenchon sur Internet montent une Team Méluche pour synergiser les Insoumis avec les Walkers, une sorte de dusion-acquisition pour uberiser le chavisme. »

Moi non plus je n’ai rien compris et j’ai envie de mettre des baffes à tous ces parisiens cons qui m’énervent mais Hervé parvient à me faire rire avec cet espèce de vide inter sidéral dans lequel vivent certains de nos contemporains.

Après cette bonne mise en bouche, on passe aux choses sérieuses avec Amour, Djihad & RTT de Marc Dubuisson. Curieusement, on abandonne le format carré mais on s’en fout, on est entre potes et on fait ce qu’on veut. C’est celui qui m’a fait le plus marrer, rien que la couv’ est hilarante. Si le dessin minimaliste est parfaitement suffisant, je me demande si James n’a pas « oublié » de mettre son nom à l’affiche tant on sent son influence dans les dialogues, le sens de la répartie et l’ambiance « bureau » qu’il dépeint si bien dans son Open Space. Ce 3ème opus est en tout cas mon préféré pour le moment.

Et ce n’est pas les Aventuriers du Mekong qui va bousculer mon classement. Si Guillaume Guerse et Marc Pichelin nous envoient au Laos dans la version potache d’une aventure de Spirou et Fantasio, le comique de répétition a fini par m’ennuyer malgré quelques bons passages et un graphisme que j’aime bien. L’idée est d’emmener deux bons vieux losers au Laos persuadés qu’ils vont ramener un docu-BD que les éditeurs vont s’arracher.

J’attends les prochains albums de cette belle collection.

Pataquès - Nouvelle collection humour des éditions Delcourt

Les cavaliers de l’apocadispe – tome 1

les cavaliers de l’apocadispe maîtrisent la situation

les cavaliers de l'apocadispe couverture

Première bonne nouvelle, bien que paru dans l’hebdo Spirou et classé dans la catégorie jeunesse par les librairies BD (à la Fnouc par exemple), cet album n’est pas destiné qu’aux chtites nenfants. Même les vieux cons bédéphiles comme moi peuvent le lire. Et ouai !

Deuxième bonne nouvelle (et je viens tout juste de m’en apercevoir) c’est un tome 1. Alors à moins que ça ne tombe aux oubliettes comme trop souvent (moins en ce moment non ?), on devrait avoir la chance d’avoir une suite. Et si possible aussi bonne hein ^^

Je suis très content car je retrouve ici l’humour loufoque, déjanté et hilarant de Libon déjà à l’oeuvre dans les 2 tomes de Hector Kanon (un must !), Jacques le petit Lézard ou l’excellente série Animal Lecteur (à lire chaque semaine un extrait dans les meilleures ventes du site BDzoom) où l’auteur se met dans la peau d’un (pauvre) libraire BD.

Comme d’hab’ je vais faire court : achetez les yeux fermés, lisez et marrez-vous ! Je vais même le mettre dans mes coups de coeur tiens !

J’oubliais : c’est l’histoire d’un trio de branleurs d’écoliers qui ne font que des conneries mais ils le font bien… ^^

les cavaliers de l'apocadispe planche

un album drôlissime édité chez Dupuis.

coup de coeur

Didier, la 5e roue du tracteur

one shot de François Ravard et Pascal Rabaté.

Didier couverture

Didier, 45 ans, agriculteur, breton, tient sa ferme avec sa soeur Soizic. Il n’est pas plus malheureux que ça mais à son age, il s’ennuie et aimerait bien rencontrer une femme pour lui tenir compagnie. Et qui sait rencontrer le grand amour.

Soizic l’a bien compris et à son insu elle l’inscrit sur un site de rencontre. Quitte à maquiller quelque peu la réalité. Et ça marche ! Une certaine « Coquinette » répond rapidement à l’annonce. Un rendez-vous est fixé jeudi au bistrot du patelin.

Une première collaboration qui à mon avis pourrait en appeler bien d’autres tant cette comédie romantique est réussie. Drôle, tendre et légèrement mutine, l’historiette rurale apporte une énorme bouffée de bonne humeur au lecteur qui se souvient des Petits Ruisseaux ou de la Marie en plastique.

Quant au dessin de François Ravard, tout en rondeur, il est simple, beau et très joliment colorisé.

C’est parfait. J’adore.

Didier planche

Un album édité par Futuropolis.

Olympus Mons – tome 4

Millénaires
Olympus Mons tome 4 couverture
L’apocalypse est proche. Sur Terre, Russes et Américains rejouent la guerre froide alors que sur la planète rouge se joue l’avenir de son homologue bleue. Le compte à rebours s’accélère. Alors que les plongeurs du Oceans Pathfinder pénètrent dans l’anomalie engloutie pour y découvrir d’étranges caissons ouverts, Elena Chevtchenko part explorer l’épave spatiale crashée sur Mars. Son but : stopper le mécanisme qui entraîne le compte à rebours mortel. Parviendra-t-elle à éviter la fin du monde ?

Qu’est ce que je vais bien pouvoir encore raconter à propos de ce nouvel opus hein ?

Je sais pas. Je crois avoir tout dit précédemment et encore avant et avant.

Que j’aime bien les histoires SF de monsieur Bec ? J’ai envie de dire oui.

Que je kiffe le style de monsieur Raffaele ? C’est sûr.

Que dès qu’il y a des ET, je frémis ? C’est pas faux.

Que j’acquiers plus par habitude que par envie ? Non puisque j’ai (presque) arrêté Prométhée qui traîne en longueur.

Vous faites comme vous voulez moi je continue Olympus Mons, je verrai bien où ça va me mener ^^

un album édité par Soleil.

Communistes

One shot
communistes couverture
Dans les années 1970, Pascal grandit au sein d’une famille de militants communistes. Sensibilisé très tôt par ses parents à l’idée de justice sociale, il vit de l’intérieur tout ce qui fait l’essence de la lutte : les manifs, les distributions de tracts, les assemblées générales, le collage d’affiches sauvages, la fête, Pif et l’espoir des lendemains qui chantent. Le communisme, c’est tout cela, et bien plus encore ! De son regard naïf et innocent, il dresse ainsi un inventaire de ces obstinations, de ces rêves, de ce ridicule parfois, de ce dogmatisme souvent, mais aussi de cette réelle camaraderie, de cette générosité débordante et de cet enthousiasme aveugle, écrivant le récit d’une lutte aussi farouche que belle et joyeuse…

Pascal Thivillon nous raconte son enfance heureuse au sein d’une famille militante communiste de la région lyonnaise.

Sans parti pris, sans démago, il dresse simplement le portrait de ses parents et de leurs copains militants de base dans le communisme des années 70.

Un plongée sympatoche dans le passé de la France engagée qui rappellera aux quinquas les bons souvenir de leur jeunesse.

communistes planche

un album édité chez Glénat.

M.O.R.I.A.R.T.Y

Tome 1/2. Empire Mécanique
Moriarty tome 1 couverture
Dans une fumerie d’opium londonienne, un monstre est abattu par la police de 7 balles dans le corps. Au club Diogène, un enquêteur et son partenaire contrecarrent les plans machiavéliques d’un automate joueur de cartes. Ce soir-là, l’alter ego du monstre sortira indemne de l’hôpital et l’enquêteur sera chargé d’une nouvelle affaire. Ils s’appellent respectivement docteur Jekyll et Sherlock Holmes. La messe est dite…

Signée Nicolas Siner, la couverture est sublime mais ça s’arrête là car à l’intérieur les planches de Stevan Subic ne m’ont pas du tout plû. Je n’aime ni le trait  ni les couleurs sombres ni le lettrage ni les bulles carrées.

C’est une enième histoire de Sherlock Holmes – certes scénarisée par deux pointures du 9ème art – proposée là et perso je n’aime ni le personnage, ni l’époque, ni l’ambiance steampunk.

Je vais être bref, je n’ai pas du tout aimé, c’est un mauvais choix de ma part mais il est fort probable que les fans du détective y trouvent leur compte.

Moriarty tome 1 planche

un album édité par Delcourt.

 

Le pouvoir des innocents, cycle, 2, tome 5

11 septembre
le pouvoir des innocents tome 5
New York, le 1er mars 2001. Le procès le plus médiatique et le plus attendu du siècle vient de débuter : celui de Joshua Logan, accusé d’avoir assassiné de sang froid 508 personnes le 4 novembre 1997. Pendant que son avocat, maître Chapelle, questionne et conteste chaque déclaration faites par l’accusation afin d’installer un « doute raisonnable », en coulisses, ses adversaires mettent en place leur riposte…

Ainsi s’achève de manière convaincante et surprenante ce deuxième cycle de l’excellent Pouvoirs des innocents. Sans vouloir spoiler et bien que la couverture en dise un peu plus long, sachez qu’il finit en beauté et pas du tout comme on s’y attendait.

Le scénario est dense, les personnages sont attachants, le dessin est sublime, il s’est passé beaucoup d’événements au cours des ces 5 albums, espérons que les auteurs ne seront pas trop fatigués de leur excellent travail et qu’ils vont dorénavant se consacrer au 3ème cycle les enfants de Jessica entamé en 2011.

C’est mon coup de coeur du moment !

le pouvoir des innocents tome 5

un album édité chez Futuropolis.

 

Le chemisier

le chemisier
Étudiante en Lettres classiques à la Sorbonne, Séverine n’est ni belle, ni laide, ni brillante, ni médiocre. La jeune femme coule une existence banale, sans éclat mais sans drame, aux côtés d’un compagnon qui lui prête moins d’attention qu’aux séries télévisées ou aux jeux vidéo. À l’issue d’un baby-sitting, elle se voit prêter un chemisier en soie qui va mystérieusement changer sa vie. Du jour au lendemain, les hommes posent sur elle un regard différent, chargé de désir. Le vêtement est-il doté d’un pouvoir magique ? Séverine l’ignore, mais elle constate qu’il lui permet de se sentir davantage en confiance. Et de reprendre en main son destin…

Bastien Vivès est depuis plusieurs années un des auteurs phares de la nouvelle génération. De ce que j’en ai déjà lu (Le goût du chlore, Polina, La grande Odalisque), je trouve qu’il a beaucoup de talent et qu’il a contribué à renouveler le 9ème art avec des histoires originales et  différentes, au ton intime et un trait personnel très plaisant.

Au sujet de ce « chemisier« , je le trouve dans la continuité de ce qu’il a déjà fait avec une sensibilité assez étonnante pour un homme qui parle d’une femme. Sensuelle et bien écrite, l’histoire propose quelques passages très excitants.

Contrairement à quelques critiques lues ici ou là, j’ai plutôt bien aimé même si je suis tenté de conclure « tout ça pour ça ? ».

Ceux qui  connaissent bien l’auteur pourrait lui reprocher un enième album, les autres découvriront là un des auteurs les plus doués du moment.

un album édité par Casterman.

le chemisier