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Bacalan Bacalan

A peine sorti de prison, Pacifique, alias Paci, est contacté par son ancien boss, Ashram, pour reprendre son job de livreur de drogue en voiture. Mais il veut se ranger, ce qui n'est pas du goût de tous. Les vieux réflexes reviennent, seule issue pour Paci : comprendre son passé pour mieux l'affronter...

Ca commence sur un chantier, puis dans une caravane pour finir dans une soirée genre étudiante où les stupéfiants sont en libre circulation. L'ambiance dans ce quartier bordelais (Bacalan) n'invite pas franchement au voyage d'autant que le trait filandreux de Vincent Perriot n'est pas spécialement très glamour. Mais il colle bien avec l'atmosphère de l'album. Pacifique, le repris de justice qui veut tourner la page, reprend les codes du type mystérieux, fort dans sa tête et dans son corps et incarne un "transporteur" au sommet de son art que tente de s'arracher les dealers du coin. Sous son look rasta et ses lunettes d'intello, il possède un charisme presque animal et on sent le mec qui a vécu des choses. On le devine même capable de parler aux "esprits". On embarque alors volontiers à ses côtés, histoire de voir comment il va se sortir du pétrin tout en le sentant parfaitement outillé pour botter le cul des truands qui lui collent au train. Prévu en 3 albums, je pense que ça vaut le coup d'investir dans ce polar urbain qui s'annonce comme un road-movie à la présentation élégante...
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La Mondaine - tome 1/2

Le jeune inspecteur Aimé Louzeau est initié aux infiltrations et planques pour débusquer les secrets bien utiles aux hautes sphères de l'État. Mais la police aussi a ses secrets et Aimé, fils d'un prêtre défroqué, n'est pas en reste...

Nous sommes en 1937 à Paris et le jeune inspecteur Aimé Louzeau débarque dans les bureaux de la brigade de répression du proxénétisme - la Mondaine - où il a demandé à être affecté. Il se met sous les ordres de l'inspecteur-principal Séverin, grand amateur de la "petite reine" aux côtés de Granpin et Duglu, ses nouveaux collègues. Interrogatoires musclés, planques, tournée des maisons closes et découvertes de leurs "trésors", Louzeau va découvrir le Paris fripon folklorique jusqu'au jour où il assiste à un numéro de zoophilie. Et c'est là que le récit jusqu'à présent bon enfant bascule dans un registre un peu plus délicat. Ca m'a surpris et je trouve ça très glauque. Mais Zidrou n'insiste pas, préférant se pencher sur le cas particulier des parents d'Aimé. Et là aussi c'est assez surprenant voire... particulier ! Ca rejoint exactement ce que répète sa mère à longueur de journée "à Paris, il faut toujours qu'il vous tombe quelque chose dessus !". Le candide Aimé n'en a pas fini entre un métier difficile et une famille qui ne rentre pas dans les codes de la bonne société d'avant-guerre. Du Zidrou pur jus. Suite et fin dans le tome 2 pour en savoir plus et profiter de nouveau du fort joli dessin proposé par Jordi Lafebre...
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Teehu Teehu



Depuis toute petite, Teehu a des visions de personnages lointains qu'elle devine très "proches" de son père et de sa mère. Vingt ans plus tard, la théorie des Alter Ego est une révélation pour elle : elle possède "le don" de les voir ! Elle fait donc partie des premiers arrivants sur cette petite île des Canaries où émerge le mouvement universaliste néo-bahaie dirigé par Esteban. Elle est accueillie à bras ouvert par le couple Zélia et Noah qui lui conseille néanmoins de camoufler son don. Au fil des semaines, Teehu découvre que quelque chose cloche derrière les bonnes intentions de la secte et profite de l'intervention de la sénatrice Delia Mikulski venue rechercher ses filles pour s'enfuir. Troisième épisode dans ma découverte de cette saison 2, Teehu rebooste le propos grâce à un personnage emblématique au passé touchant, vivant au coeur de la fameuse secte. On y retrouve une vieille connaissance en la personne de Noah Mendez de sinistre mémoire. Et c'est aussi là que se dévoile un personnage encore inconnu qui tire les ficelles dans l'ombre. Et comme c'est de coutume, après le cliffhanger final qui rejoint dans sa forme les 2 précédents, lire rapidement la conclusion dans verdict s'avère indispensable !..
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que la lumière soit... que la lumière soit...



Deux ans après le tome 2 qui nous avait laissé sur un final haletant, revoici la fameuse ville de Monplaisir, la capitale de tous les fantasmes où les 18 millions de valeureux travailleurs revendiquant leur deux semaines de vacances annuelles bien méritées, vont pouvoir assouvir le moindre de leur désir. Zach est au milieu des décombres, sur le lieu qui l'a vu affronter Antiochus Ebrahimi. Dans ses bras, il tient Le petit Neil, innocente victime du tueur à gages recherché par toutes les polices. Mais l'urgence est à la remise en état de la cité venant de subir une incroyable attaque terroriste qui la laisse pantelante ! Springy Fool, le "lapin" maître des lieux se console dans les bras d'Ishrat, la gentille petite nana que Zach avait rencontré et aimé. Pour corser le tout, à l'autre bout du pays, la famille de notre héros perd le contrôle de ses androïdes d'entretien qui deviennent fous. Il faut bien suivre si l'on veut profiter à fond du spectacle et du drame qui se jouent sous nos yeux car entre les aller-retours temporels, les changements constants de lieux et les nombreux destins suivis, il se passe mille et une chose à Monplaisir. Le pire étant le sort de la famille de Zach qui ne va pas arranger son moral de jeune flic se rendant compte que le rôle d'Interceptor qu'on lui a offert n'est pas tout à fait celui dont il rêvait. Mais le scénario est bien construit (made in Luc Brunschwig) et avec un peu d'attention (et une bonne relecture des tomes précédents oeuf corse ^^), on arrive à se frayer un passage dans le dédale graphique de ces très belles planches. Belles certes mais tout de même un poil chargées à mon goût, la profusion nuirait presque à la fluidité, je trouve. Dans ce tome 3, de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux font leur apparition pour (je pense et je l'espère en fait) sortir un peu de cette cité étouffante, histoire de ne pas tourner en rond. Rendez-vous dans deux ans pour la suite des festivités...
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Yoda Blog, l'intégrale Yoda Blog, l'intégrale

Thierry Vivien, cet auteur décalé, remet en scène ses personnages fétiches dans des gags plus ou moins liés à l’actualité ou tout simplement à son humour du jour dans une intégrale des 2 premiers tomes déjà parus. Si la princesse Leïa se retrouve plus souvent qu’elle ne le voudrait au centre des jeux pervers de ses compagnons, Dark Vador a toujours autant de mal à magner son sabre laser, revisitant la mythique scène du coupage de main de Luc Skywalker mais d’une manière différente à chaque fois...

C'est sur internet que j'avais découvert le Yodablog. En même temps, je vois pas bien ou d'autre il aurait pu être ^^. Et j'avais déjà trouvé ça très drôle. Ce recueil est une intégrale de tous les dessins imaginés par l'esprit un tantinet déjanté de Thierry Vivien. Si j'exclus quelques sketches hors de portée de ma comprenette, la majorité sont vraiment tordants. Sur une ou deux cases, ça fonctionne bien et il faut tout de même suivre la numérotation quand elle existe si on veut piger certains enchainements sinon la mise en page n'aide pas forcément. Une bonne idée de cadeau qui ravira les amateurs de private joke et même les amoureux de Star Wars devraient bien se fendre la poire...
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Delia Delia

La révélation du secret Alter Ego a bouleversé la population du monde entier. Delia, brillante avocate, a décidé à mener le combat jusqu’au bout pour réfuter la thèse des Alter Ego. Derrière le scepticisme théorisé par la jeune femme se cache une blessure secrète...

Seconde lecture après un Gail plutôt convaincant, je suis moins enthousiaste sur celui-ci. A priori ce n'est pas à cause du sens de lecture choisi puisque chaque album s'inscrit indépendamment dans le fil de l'intrigue et le propos est lisible. Non, c'est peut-être le dessin que je trouve un chouia moins abouti. L'impression est tenue, question de gouts. On y suit Delia Mikulski, avocate et sénatrice américaine qui fait partie de la commission chargée d'entendre le témoignage d'Urasawa à propos de son rôle dans l'affaire des Alter Ego. Mais son rôle capital est compromis par l'enlèvement de ses filles par son ex-mari qui les emmènent au sein de la puissante secte dirigée par Noah Mendez (voir la saison 1). Delia décide de braver la loi et de compromettre son travail pour aller les rechercher. Et pour corser le tout, elle découvre par le biais de Jonas (voir saison 1) que son alter ego vit dans la misère. Il y a quand même pas mal de mouvement dans cet album et le cliffhanger final vaut son pesant de cacahuètes...
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Gail Gail



Après une première saison qui a fait l'unanimité au sein de la communauté BD (public et presse si j'en crois ce que j'ai lu), j'ai néanmoins attendu un peu avant de me lancer à l'assaut de cette seconde saison et j'ai bien fait puisque à la sortie de Verdict (le 4ème et dernier tome), Dupuis offre le pack complet pour un prix très raisonnable. Et pour respecter un des aspects novateurs du concept - lire la série dans n'importe quel ordre - j'ai commencé par Gail référencé comme le tome 10 (ou 3ème de la saison 2) chez Bdgest. Bref. On se retrouve 3 ans après la révélation de l'existence des Alter Ego - chaque être humain serait étroitement lié à un autre à travers le monde - et l'opinion se divise en 3 catégories : ceux qui y croient, ceux qui en doutent et ceux qui n'y croient pas une seconde. Le professeur Gail Llewelyn est nommé directeur du Comité scientifique international chargé d'évaluer la validité de la théorie des Alter Ego. Arrivé à Singapour en compagnie de sa secrétaire et maîtresse, il rencontre ses homologues avant d'être la cible d'un attentat. Secouru in extremis par un ange gardien attaché à ses basques et mandaté par son propre alter ego (!), il pourrait revoir son jugement initial (il est du camp de ceux qui n'y croient pas). Cette première lecture est des plus agréable et je retrouve bien là la "patte" du duo Renders-Lapière repartis sur les même bases que la saison 1. A savoir, une intrigue à l'échelle de la planète mais observé à hauteur d'individu. Le suspense s'installe donc rapidement. Le dessin reste dans la bonne tradition franco-belge avec un trait que j'aime beaucoup et le personnage principal - alter ego de Georges Clooney ^^ - dégage pas mal de charisme. Dommage qu'ils l'aient affublé d'un menton de 3 mètres de long. Dans cet album, on a droit à une autre belle surprise et je vais de ce pas attaquer Delia...
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SOS météo SOS météo

Francis débarque chez Philip après s'être houspillé avec sa maman. Une petite contrariété temporaire, mais Francis prend ses aises, envahit l'appartement et pousse à bout Philip. Ce dernier avale un breuvage censé le rendre autoritaire, mais aux effets secondaires incontrôlables ! Pendant ce temps, Olrik a récupéré la machine capable de dérégler la météo, créée par le professeur Miloch. Seul problème : les pluies qui s'abattent sur Londres ne dérangent en rien les sujets de la perfide Albion...

Dans le genre hommage parodique, revoila Francis et Philip, les deux gentlemen londoniens dans un 3ème opus toujours aussi savoureux. L'occasion de mettre à feu et à sang la capitale britiche qui - Ô my God - va subir une terrible vague de... chaleur ! Et ce n'est pas Olrik, l'ennemi juré des deux autres saucisses, qui va la provoquer, c'est Mortimer lui-même qui se charge de remettre en route la détraqueuse de climat. Hé oui car sous l'effet d'une potion qu'il a lui-même élaboré, le bonhomme nous propose une nouvelle version de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Les gags vont bon train et les fans de Blake et Mortimer peuvent s'en offusquer tant le duo fait figure ici de bras cassés. C'est très bien fait, le dessin est sympa, il n'y a heureusement pas les textes à rallonge de la version originale (que je connais peu ou prou mais je sais que c'est très bavard), l'humour dépote à chaque planche et j'ai encore une fois eu l'occasion de bien me marrer...
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Panique Panique

Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille... Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir...

C'est quand même pas mal ce que réussit Le grand Mort : allier la fantasy et le fantastique au récit contemporain sur fond de cataclysme, genre fin du monde qu'on pourrait facilement imaginer mâtiné de catastrophe écologique bien dans l'air du temps. Oui je sais, j'extrapole mais je suis cette série de près depuis le début et je me permets quelques élucubrations. Au début, c'est vrai, j'étais emballé - surtout par le graphisme - mais vaguement inquiet du tournant buccolique (le "petit monde de la forêt", les lutins, toussa...) que pouvait prendre la série, aujourd'hui je suis ravi de constater que c'est plus subtil et que le mélange des genres est parfaitement dosé. Le dessin de Vincent Mallié entre définitivement dans la catégorie "oeuvre d'art" tant son style est élégant et dynamique. Du beau boulot ! Pour l'heure, le rapprochement de Sombre et Blanche augure d'un sacré pataquès dans le prochain épisode. Et comme c'est très bien amené, on reste en haleine...
note


Héléna (1/2)

Le jour de son mariage, Simon aperçoit Héléna sur la grande place de la mairie de Nice. Héléna, la beauté de sa classe quand il était enfant, son grand amour... celle qu’il aime depuis toujours et qui ne s’est jamais intéressée à lui. Entre eux, c’est juste un échange furtif, rien de plus. Mais un échange suffisant pour que Simon refuse de dire le petit "oui"durant la cérémonie de son propre mariage. Il aime Héléna, plus que tout. Et comme cet amour est unilatéral, lui vient une idée bien curieuse... Il lui propose de lui offrir 1000 euros, en échange de trois heures de sa présence tous les jeudis après-midi...

Ca commence bien mal cette histoire ! L'attitude de Simon semble le condamner à se faire détester de son lecteur dès le début et comme en plus de sa vacherie (son ex-future femme est enceinte), il hérite d'une petite fortune et d'un appartement sur la Promenade des Anglais qui le met à l'abri du besoin et de la pluie, je me suis dit que ce salopard avait peu de chances que je m'intéresse à son sort de looser. Et puis, qu'on soit timide, je le conçois mais aussi branque devant une belle femme, faut pas pousser. Bref, le dessin doux et les couleurs douces m'ont rapidement calmé et au fur et à mesure, une pointe d'empathie et de curiosité surgit face à la drôle d'idée qu'à eu Simon avec Héléna. Et pour bien conclure, on le voit craquer sur les jolies fesses de la copine. J'espère une suite avec une belle surprise car je ne vois pas du tout où veux nous emmener Jim, y'a t'il un intérêt quelconque à suivre cette curieuse romance finalement ?..
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Poisons

Thomas Silane, qui recherche ses parents depuis leur disparition alors qu’il était enfant, tient enfin une piste en Argentine sur les traces d’un mystérieux serial killer d’hommes âgés. Accompagné d'Irina, Thomas bénéficie à Buenos Aires de l’aide de Riccardo, un flic à la vie privée compliquée. Enquêtant au coeur de la campagne argentine où un nouveau meurtre vient d’être commis, Thomas remonte, grâce à Rafaela, la shérif locale, le passé des victimes. Leur point commun : ils ont tous participé à la sanglante Junte militaire. Une sale affaire, décidément...

Thomas Silane s'est beaucoup éloigné des promesses de ses débuts, après le second cycle, il s'est éparpillé pour mettre l'accent sur l'action comme au cinéma au détriment d'une vraie bonne histoire. Résultat, j'en arrive à la lecture de ce tome 8 à une grosse lassitude et ses aventures rocambolesques m'ennuient profondément. Le dessin et la colo sont agréables et il y a un petit effort dans le scénario pour tenter de s'intéresser au sort de ces pauvres paysans exploités, mais le traitement vire (on le sent depuis quelques albums) au grand n'importe quoi. Pour ne rien arranger, le fil rouge n'avance pas d'un iota : son appareil photo magique n'a toujours pas révélé ses origines et à ce rythme on se saura jamais ce qu'il est advenu de ses parents. Et finalement, je me demande vraiment ce qu'il est venu faire en Argentine et à quel jeu il joue avec ses deux bimbos. Un plan à 3 peut-être ? Une série qui ne se bonifie pas avec le temps, dommage ...
note


La promesse d'Erasme La promesse d'Erasme

Thibault et Alex quittent tout, leurs copains, leurs soirées, leurs études, pour s'installer à Londres, mégapole où à leurs yeux tous les espoirs sont permis. La première difficulté est déja de s'y rendre. Petit budget oblige, ils prennent le bus et ensuite le ferry. Voyage mouvementé où ils vont sympathiser avec 3 jeunes français écumant les festivals rock européens...

A l'occasion de la relecture complète de cette charmante (Hummm !) série, j'en profite pour mettre à jour mes tablettes avec l'ajout de ce tome 1 qui reprend les premiers tomes brochés édités autrefois sous le label Futuropolis 32. Ca commence très bien cette histoire, les deux ados quittent leur sud natal pour la fascinante capitale britiche avec des rêves de rock'n roll plein la tête, appelant ici le lecteur à se souvenir de ses propres envies de voyage et de liberté qu'il a assurément ressenti dans sa jeunesse. Mais après un voyage aventureux, la réalité les rappelle rapidement à l'ordre, Londres est une immense ville qui connait elle aussi la misère, le chômage, la délinquance et la drogue. Et un autre danger se profile en filigrane : les activistes irlandais semblent préparer un sale coup. Le ton est juste, le dessin très agréable, les personnages sont sympathiques et la qualité de fabrication made in Futuro font que l'on aime instantanément London Calling...
note


Serial Player Serial Player



Kid Paddle est sans aucun doute une BD destinée à nos chères têtes blondes qui le temps d'une lecture s'arrachent de leur console ou de leur différents écrans mais en tant qu'adulte, je me suis quand même bien marré. Entre le père un peu largué qui tente de se faire une petite place dans l'univers ultra codé du gaming, ces mômes à l'imagination débordante et les parties de jeu vidéo toutes plus endiablées les unes que les autres, les gags de la Midam Academy fusent dans des planches au dessin bien rodé. En compagnie de ces gnomes, j'ai passé un moment de détente bien agréable...
note


Le désir du désir Le désir du désir

John Tiffany a maintenant identifié le véritable danger derrière O'Animal : Mehmet Bahrat, un professeur d'université aux thèses un peu trop radicales et au réseau un peu trop dangereux. Malgré cela, l'ambassadeur américain du Pakistan ne veut plus entendre parler de lui, et préfère confier la traque à un florilège de ses concurrents. Tiffany le sait depuis son premier jour dans la profession : c'est un métier de con ! Mais il tient à demeurer le meilleur...

Le dessin est sec et nerveux, le récit va vite et son petit côté comics (le dessinateur est américain) ne me me déplaît pas d'autant que les quelques touches d'humour apportent de la fraîcheur à une cette BD plutôt violente. Mais après l'enthousiasme à la découverte de cette bonne série, il y a quand même deux trois petits trucs qui m'embêtent. Le trait est quelquefois un peu trop rapide, les personnages prennent "la pose" (mais c'est peut -être voulu) et j'ai du mal à cerner la personnalité de John capable de chanter sous la torture comme s'écrouler en larmes dès qu'il s'agit de sa blonde chérie. Au terme de ce premier diptyque, mon constat est largement positif, John Tiffany a le mérite de par son ton joueur et son rythme prenant, de se disntinguer parmi le flot de nouveautés dans un registre largement parcouru. Et puis on sait maintenant qui est le traître, ça rassure quant à la suite...
note


Bonny and Pierrot Bonny and Pierrot

Tandis que Mimile s'intéresse aux activités culturelles de Sophie, fraîchement maman d'une petite Juliette - Antoine rejoint Pierrot à Paris pour participer à la manif de "ni Yeux ni Maître". Mais arrivé sur place, personne ne l'attend. Pierrot a disparu après avoir reçu un courrier accompagné d'un joli magot de soutien à son collectif de la part d'une certaine Ann Bony, son ancien amour de jeunesse qu'il croyait morte...

Comme un grand couillon que je suis avec ma mémoire de poisson rouge, je suis parti à l'abordage de ce tome 2 sans prendre la précaution de relire - au moins rapidement - le tome 1 histoire de me rappeler pourquoi je l'avais tant aimé et accessoirement me remémorer de quoi ça cause. Précaution inutile car à part l'histoire du magot qui du coup ne me disait plus rien, J'ai vite reconnu ces bonnes vieilles tronches de vieux. Et autant le dire tout de suite, ce tome 2 est - peut être - meilleur que le précédent. Et comme il est dessiné de main de maître par un Paul Cauuet au meilleur de sa forme, c'est encore plus savoureux. Pas mal de bonnes trouvailles garnissent ce second album à l'image de cette "arme fatale" dégainée par ces vieux au sens de l'humour bien féroce. Boum, servez chaud, les dialogues et les quelques déclarations tonitruantes servies par le scénario de Lupano font mouche à chaque salve. Une BD pleine de vie, de bonne humeur et d'humour qui n'a pas fini de m'amuser. Vivement les prochains albums, j'adore !..
coup de coeur


Morbius Morbius

Seul rescapé de la 13e mission sur Siberia 56, Ned a finalement pu rejoindre la base humaine établie sur les terres blanches et immaculées de ce monde hostile. Il peut à présent mettre un nom sur le redoutable prédateur invisible qui a décimé son équipe : le Morbius. La colonie connait bien les dangers de cette créature, mais elle ignore encore tout de son comportement. D’après les rapports, elle serait responsable de la mort des membres de la première expédition sur Siberia, et de pas mal d’autres après elle...

Le premier tome ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable mais en le relisant, je me suis dit que c'était tout de même un thème que j'aimais beaucoup et que j'étais toujours partant pour des séries courtes. L'histoire contient le minimum pour être attrayant : une planète hostile, des vilaines bebettes effrayantes, des personnages qui ne rechignent pas à se faire découper dans un maximum d'action et de rythme. Sur ce deuxième (et dernier ?) volet, je trouve le graphisme plus abouti et l'aventure moins glaçante, l'ajout de personnages qui entament un combat contre la pire des créatures fait que l'on se sent moins seul. L'épisode est aussi un peu plus SF que le précédent et ça joue en sa faveur. Alors au final, ce diptyque ne casse pas des briques mais a le mérite de m'avoir fait passer un bon moment. Reste à savoir si on s'arrête là ou si une suite est en préparation...
note


Merci Merci

Bredenne, dans la Marne. 9974 habitants et presque autant d’âmes. On parie combien que vous ne connaissez pas ? Faut dire aussi : entre Disneyland Paris et Bredenne, le choix est vite fait. Un peu trop vite peut-être… Merci Zylberajch, bientôt 16 ans et gothique jusqu'au bout des ongles, a commis des actes répréhensibles, comme on dit. Elle n’était pas seule, mais elle a décidé de porter le chapeau. Ses actes n’en méritent pas moins une sanction, d’autant qu’elle n’en est pas à son coup d’essai. Encore faut-il décider quelle sanction !..

Elle est adorable cette petite Merci, un peu rebelle, un peu loubarde mais surtout très attachante, à telle point que je trouve que prolonger le plaisir sur au moins un ou deux albums supplémentaires n'aurait pas été superflu. Comme à son habitude, le scénariste qui surfe sur la vague du succès ces derniers temps, joue de nouveau sur la corde sensible de son lectorat en brossant une galerie de personnages tous plus sympatoches les uns que les autres. A l'instar de ces parents fan d'Abba ou de ce gendarme désabusé au début de l'album. Oui ce one shot est un peu court et on ne sait même pas ce qui est reproché au juge au sujet d'une précédente décision lui ayant collé une drôle de réputation. Zidrou (et son éditeur) sait s'entourer de dessinateurs dont le style colle parfaitement à l'histoire et sur cet album, s'il n'y avait pas eu le chouette dessin d'Arno Monin, j'aurai peut-être passé mon chemin. Allez, je le range dans la catégorie des albums frais et distrayants que j'aimerai relire plus tard...
note


Joe Bar Team 8 Joe Bar Team 8

Ils écument les routes depuis un moment : des champions de quartier aussi vantards qu’intrépides, la mauvaise foi et le sarcasme élevés au rang d’art, avec un sens des trajectoires parfois aléatoire et une carte de fidélité pour l’hosto du coin... Vous les avez reconnus ? Eh oui : sortez les bottes de paille, après 4 ans d’absence, les cinglés du Joe Bar Team sont de retour...

Fane reprend du service pour son 5ème album dans la saga BD motarde la plus célèbre du 9ème art. Si certains sketchs m'arrachent un sourire, certains nécessitent un peu de réflexion avant de faire tilter mon cerveau tandis que d'autres font carrément flop. L'esprit est là mais il n'est pas facile de faire mouche à chaque page, l'équilibre n'étant pas évident entre se renouveler et rester dans le sillon. Si je résumais ma pensée, c'est plus par sympathie pour les personnages que je continue de lire Joe Bar Team que pour franchement me marrer avec de nouveaux albums. Heureusement, l'arrivée du cht'i et son langage imbitable bouscule la petite bande habituelle et apporte un peu de fraîcheur dans un ensemble qui a du mal à décoller...
note


Khalil Khalil

Le Rif s’est embrasé. Le Maroc entier menace de le suivre sur la voie de la liberté... Calixte, converti à l’Islam, est devenu un véritable chef de guerre sous le nom de « Khalil al Islami ». Léon, confronté au dilemme de sa vie, préfère l’amitié à la fortune et rejoint les rebelles. Mais face à l’armée rifaine se dressent désormais deux puissances coloniales : la France et l’Espagne, réunies pour écraser à tout prix la République du Rif. La guerre semble perdue d’avance... Peu importe. À défaut d’être vainqueurs, ils deviendront des légendes...

J'aime beaucoup les oeuvres signées Fabien Nury qui a sorti quelques perles en BD (Il était une fois en France, La mort de Staline ...) mais comme je le disais précédemment, cette fois-ci l'or et le sang n'aura pas réussi au terme de ses 4 albums, à me convaincre de le classer parmi mes indispensables. L'histoire, l'époque, le décor minimaliste (faut dire que ça se passe dans le désert marocain), le contexte historique, rien n'est réellement parvenu à m'intéresser au destin de ces deux personnages pourtant fort intéressants, chacun dans leur genre. Pour autant, je ne dénigre pas la série tant elle possède des qualités, son dessin et sa narration s'accordent pour composer une belle histoire d'amitié racontée au travers des souvenirs de l'un des protagonistes. Dans ce 4ème et dernier album, j'y ai trouvé tout de même un peu plus d'humour que dans les précédents et cela m'a permis d'aller au bout avec un peu plus d'enthousiasme...
note


Lignes de fuite Lignes de fuite

[Cycle 3, 3/3] Cuba, Argentine, Chili. Marqué par la mort de son vieux comparse colombien Mariano, le Tueur s’abandonne à l’introspection au fil de quelques semaines d’errance en Amérique Latine, au hasard de ses impulsions. Jouer le jeu de la légalité et s’investir davantage aux côtés de son associé Haywood dans la compagnie pétrolière cubaine Petroleo Futuro Internacional ? Tenter de se faire oublier une bonne fois pour toutes au coeur de la forêt, avec sa compagne et son fils ? Il n’aura finalement pas l’occasion de ruminer très longtemps son nihilisme radical...

[attention SPOILER] je suis déçu car je m'attendais à une fin spectaculaire. Ce tome 13 était annoncé comme la fin de l'aventure mais j'ai vraiment l'impression que Matz temporise afin de laisser une chance à son Tueur de revenir. C'est pour moi, contraire à tout ce qui a été dit au fil des tomes, la mort aurait été tellement naturelle pour un homme qui l'a tant donnée et qui nous en a tellement parlé. J'aurai vraiment aimé une fin en beauté, genre un dernier combat, une sorte de duel au sommet. Cette conclusion est décevante et s'achève par une pirouette qui heureusement n'occulte pas le fait que cette série restera dans les annales grâce à son personnage atypique, son discours sur le monde et les hommes et son dessin fabuleux. Salut Franck, puisque c'est le seul prénom - certes faux - que tes créateurs t'ont accordé, tu fais partie de ceux que j'aurai plaisir à retrouver lors d'une future relecture...
note


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