Le pouvoir des innocents cycle II t3 chez @futuropolis

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The Four Roses (2/5)(5)

Jérémie, alias King Automatic, est un big band à lui tout seul. Au retour d’une tournée, il apprend la mort de sa tante Marie. Farfouillant dans le grenier de celle-ci avec Gilou, son frangin, ils découvrent un 45 tours des années cinquante d’un certain Johnny Jano, ainsi qu’une carte postale dudit Johnny adressée à une certaine Rose...

Je pensais connaître Jano, persuadé que c'était lui le dessinateur de Max & Nina (dont je garde un bon souvenir) mais non l'artiste partage juste le même style graphique que Ben Radis avec qui il a co-écrit un carnet de voyage baptisé Bonjour les Indes (source : BDgest). Le trait est rond et les personnages anthropomorphique donnent le sentiment en ouvrant l'album de replonger quelques années en arrière à l'époque des débuts de Margerin ou de Florence Cestac, c'est dans la même veine graphiquement parlant. C'est donc plutôt sympa à lire, le dessin swingue bien au rythme du rock n'roll mais je n'y ai pas trouvé plus d'intérêt que ça, ça passe bien mais l'histoire est anecdotique...
2 étoiles


Le Sarcophage (3/5)(9)

2297. L’Homme a envahi et colonisé la majeure partie de notre galaxie. Aux confins de la Voie Lactée, une équipe d'excavateurs découvre un mystérieux sarcophage enfoui dans les entrailles d’une planète aride. Sur Terre, les astronomes d’un observatoire d’Amérique du Sud repèrent un mystérieux rayon cosmique, apparu soudainement depuis le Nuage de Magellan, une galaxie mineure en orbite autour de la nôtre...

Elle claque bien cette couverture, les premières pages également, ces personnages aux halos vert fluo nous font entrer de plein pied dans un nouveau récit de SF signé Christophe Bec. Je n'ai pas eu l'impression de découvrir quelque chose de nouveau en fait, la trame est connue et reprend les éléments phare des classiques du genre, on pense évidemment à la saga Aliens et au petit dernier Prométhéus. Rien de bien nouveau au soleil mais annoncé en 3 tomes, la série bénéficie d'un très bon dessinateur qui à lui seul vaut le coup d'oeil, question ambiance on est pas mal. Classique ne veut pas dire ennuyeux et j'en serai pour la suite car je veux absolument savoir d'où vient cette bombinette tombée de l'espace... ^^
3 étoiles


La divine comédie (4/5)(76)

Le gros de l'humanité s'est transformé en mort-vivants et rare sont les survivants. Parmi eux, Sam Coleman tente de retrouver sa fille Stacy partie se réfugier à Seattle. Apprenant à se fondre dans le décor et à manier les armes silencieuses, Sam fouille la ville pendant des mois sans trouver de traces de Stacy. Il rencontre Josh un gamin épileptique mais plein de ressources avec qui il va nouer des liens très forts jusqu'à l'arrivée de la troupe armée de Serge Lapointe...

Après avoir découvert l'été dernier la préquelle Zombies Nechronologies, je m'étais promis de me pencher sur la série-mère. Ca me semblait plus simple que de tenter de rattraper mon retard sur Walking Dead qui va sur son 23ème tome. Et en plus, on reste chez nous autres les franchouilles. Bref, comme annoncé, j'ai beaucoup aimé ce premier tome - enfin, ce tome 1, puisque un tome 0 est sorti depuis reprenant l'histoire de Serge Lapointe dont on fait la connaissance ici - qui en plus d'un dessin très chouette bénéficie d'une maquette soignée. Alors c'est vrai, c'est encore une ènième histoire de morts-vivants sortis d'on ne sait où et on a l'impression que ça surfe sur la vague zombies mais voilà la mayonnaise prend bien, les personnages sont sympas (le petit bonhomme espiègle et courageux qui fume des clopes !) quoique physiquement un peu quelconques (Sam) et les quelques traits d'humour sont les bienvenus. Appréciable aussi la voix-off de Sam ainsi que les dialogues efficaces. Question scénar, c'est bien équilibré entre action, émotion, angoisse et humour et le cliffhanger ne me donne pas le choix : vite la suite !..
4 étoiles


Ici repose un homme (1/5)(54)

Earl Tubb revient quarante ans plus tard dans la petite ville du sud des Etats Unis pour vider la maison qu'occupait son oncle jusqu'à sa mort. Malgré son empressement, il ne tarde pas à se frotter aux rustauds du coin et son passé lui remonte aux naseaux alors tant pis il passe à l'action...

Si je n'avais pas été tenté de lire autre chose que du franco-belge et si je n'avais pas été séduit par les bonnes critiques lues ici ou là sur le ouebe , je serai sans doute passé à côté. Et ça n'aurait pas été plus mal car au sortir de ma lecture, j'en retiens essentiellement deux choses : j'ai beaucoup aimé la préface de Jason Latour qui explique son attachement au Sud (des US of course) et j'ai la désagréable impression d'avoir assisté à un match de catch baigné de sang. Je ne vois pas bien ce qu'il y a de génial la-dedans et ça me conforte dans l'idée que les américains ne savant pas faire grand chose d'autre que des trucs bien violents. La question est maintenant : je bazarde ou je persiste des fois qu'une relecture ou qu'un excellent tome 2 ne me fasse changer d'avis ? J'avoue j'hésite car graphiquement ça me plait bien et le personnage de Earl est intéressant. Le tome 2 vient d'ailleurs de sortir mais je ne suis pas pressé...
1 étoiles


Sanctuaire Gensis - 1ére partie (3/5)(58)

Syrie, désert de Ras-Shamra, 1934. Un paysan découvre ce qui semble être l’entrée d’un immense temple sous-terrain. Des fouilles archéologiques prennent place sous la direction du professeur Delorme, spécialiste de la culture ougarite. Mais ce chantier éveille d’autres intérêts et un détachement de nazis prend possession des lieux. Ils utilisent les chercheurs pour réveiller Môth, divinité maléfique dont ils entendent faire l’arme ultime...

Malgré les apparences (les nazis, le truc maléfique, le temple...), on est loin de l'humour d'un Indiana Jones et c'est dans le registre fantastique que l'on replonge avec ce reboot de Sanctuaire, série devenue culte chez la plupart des bédéphiles. Après le fond des mers, c'est au fin fond du désert et avec un plaisir évident que l'on retrouve Môth. Alors que l'original cultivait le mystère, le suspense et le frisson avec un dessin assez brut, on est ici évidemment dans l'exploitation du mythe avec un changement de décor et un dessin un peu plus moderne. Moi je trouve que ça ne s'imposait pas mais que ça marche plutôt pas mal. Alors attendons la suite sans faire la fine bouche puisque la Bête immonde hante efficacement cet album...
3 étoiles


Les rats de Saint Eloi (3/5)(67)

Paris, janvier 1910. Alors que les eaux de la Seine menacent de déborder, Valentin, apprenti joaillier de la Place Vendôme, se fait appâter par une bande "d’Apaches", des anarchistes détrousseurs de bourgeois. Leur chef, Le Fennec, convoite les bijoux enfermés dans le coffre de l’atelier où l’adolescent apprend son futur métier. Mais Le Fennec ignore qu’il est sous la surveillance de la fameuse Brigade du Tigre du commissaire Sébille...

L'introduction des deux personnages principaux est assez curieusement amené et ce n'est qu'après quelques pages que l'on rentre dans l'histoire. Et c'est lorsque les fameux apaches arrivent que l'on comprend que c'est d'un braquage qu'il s'agit. Du coup, j'ai l'impression que le scénario aurait pu être simplifié afin de laisser davantage de place au dessin de Nathalie Berr qui semble très à l'aise dans ces décors de Paris sous les eaux. Nous sommes en 1910, l'année de la célèbre inondation et c'est presque humide que l'on ressort de cet album très bien dessiné. Maintenant que les personnages sont posés et que l'on connait l'enjeu, le tome 2 n'aura qu'à accélérer les évènements et nous proposer quelque bonnes surprise pour être pleinement convaincu par ce diptyque...
3 étoiles


Le Teckel (4/5)(67)

Guy Farkas, surnommé "Le Teckel", visiteur médical revenu de tout, devra faire équipe avec Jérémy Labionda, jeune cadre surdiplômé, en fait discrètement mandaté par sa hiérarchie pour enquêter sur les véritables agissements du Teckel. Bref, le mariage de la carpe et du lapin sur fond de mission à haut risque, puisqu'ils doivent vendre la nouvelle version d'un médicament soupçonné d'avoir provoqué des centaines de décès...

On peut compter sur Hervé Bourhis pour nous mitonner des récits drôles (Naguère les étoiles) ou originaux (La main verte, Juniors) et ce teckel fait assurément partie des deux catégories. Avec un petit fond de suspense, c'est surtout l'occasion d'embarquer dans un joyeux road-movie sur les routes de France où le principe du duo antinomique joue à fond. L'un est un vieux de la vieille à la Jean-Claude Convenant, l'autre un jeune loup honnête et motivé chargé d'une mission pas fraîche. A ce petit jeu, la fin réserve une ou deux belles surprises. Pour passer un bon moment de détente, ce nouveau one shot conforte la place de son auteur dans la catégorie "à suivre de très près"...
4 étoiles


Kilomètre 666 (3/5)(79)

Le monde d'aujourd'hui n’est plus. Au milieu des décombres de notre époque, les hommes évoluent dans un environnement sauvage et menaçant, où la survie a pris le pas sur l'humanité. Certains forment de petites communautés, on les appellent les Groupés. Les autres suivent leurs chemins seuls et prennent le nom de Solitaires. C’est le cas de Mo, imposant et taciturne, qui parcourt l’autoroute au rythme des saisons. Lorsque celui-ci sauve Hélène d’une bande de pillards, tous deux poursuivent leur route ensemble, unissant leurs destinées...

J'ai toujours aimé les récits apocalyptiques et le début de celui-ci ne déroge pas aux règles établies. L'humanité est en perdition, la Terre est ravagée, les rescapés s'organisent et les barbares sont de sortie. Dans ce premier tome, seul le décor est planté, les origines du mal restent pour l'instant inconnues. On s'attache uniquement à suivre du nord au sud le long de l'autoroute A7 le périple d'un couple bancal. L'une, malgré le risque mortel veut se jeter dans la gueule du loup, l'autre essaye de lier contact à raison d'un mot par jour. Pour le moment, c'est amplement suffisant pour s'intéresser à leurs aventures rondement menées par le graphisme efficace de Xiaoyu, déjà remarqué sur la série Crusades. Tiré du roman à succès de Julia Verlanger écrit dans les années 70 préfigurant la vague Mad max (qui revient au cinéma cette année d'ailleurs), cette BD de genre est bien réalisée et nous fait passer un bon moment de lecture en mode "pop corn"...
3 étoiles


Résistance (4/5)(89)

Après leur spectaculaire évasion d'Orbital, Caleb et Mézoké se sont réfugiés sur la planète Shem, au sein d'une petite communauté d'exilés volontaires dont les parents de Mézoké font partie. La vie s'écoule paisiblement quand surgissent les vaisseaux de guerre Achérodes qui ont réussi à remonter leur piste, semant chaos et désolation parmi leurs hôtes. Obligés de fuir, sauvés in extremis par Kristina, la soeur de Caleb, ils se trouvent confrontés à un choix : soit fuir éternellement, soit affronter leurs poursuivants, et faire éclater en pleine lumière la machination qui menace l'équilibre de la confédération. D'autant que sur Terre, gronde la menace d'une guerre imminente... Avec ce nouvel épisode des aventures de Caleb et Mézoké, certains secrets sont révélés, notamment au sujet de la mort des parents de Caleb et Kristina, mais de nouvelles interrogations surgissent... De quel étrange pouvoir Caleb est-il investi, et surtout, quel lien s'est tissé entre lui et Angus le névronome ?

Oui oui et oui on le répète la patte graphique de Serge Pellé a belle allure et oui Orbital tient une bonne partie de son succès à cela mais perso j'ai tout de même un peu de mal à me faire à certaines cases où il me faut un laps de temps pour bien comprendre ce que j'ai sous les yeux. L'impression d'ensemble est excellente, le style est superbe mais je crois que la colo un poil sombre masque de temps à autres la lisibilité. Voila c'est dit, ça ne m'empêche pas d'apprécier. Ce 6ème opus clôt le 3ème cycle et reboucle avec le début de la saga et j'avoue qu'il est bienvenu pour ma compréhension générale. Les choses sont désormais plus claires : Caleb et Mezoké malgré leurs différences sont dans le même bateau et vont devoir faire un choix crucial pour leur avenir. Et le final de cet album promet du spectaculaire à venir ! Cette saga d'Orbital a encore de beaux jours devant elle pour notre plus grand plaisir. Moi je dis : Bravo ! (je vais quand même prendre le temps de tout relire avant le prochain album pour ne pas dire trop de conneries ^^)..
4 étoiles


Fais un sourire, Maggy (3/5)(95)

Même dans l'agence miteuse d'un détective alcoolique, un boulot, ça reste un boulot. Et depuis le temps qu'elle en cherche un, Maggy Garrisson veut bien faire quelques concessions. D'autant qu'il y a toujours moyen de se faire quelques billets, quand on est prêt à aider son prochain et qu'on sait faire preuve d'un minimum de présence d'esprit. Ce qui semble d'ailleurs sacrément manquer à Anthony Wight, son patron, qui s'est fait passer à tabac cinq jours après qu'elle eut commencé à travailler pour lui et qui ne reprend connaissance que pour lui demander de lui apporter son vieux portefeuille à l'hôpital...

Elle n'est pas très jolie la miss et en plus elle fume et elle boit comme un vrai mec ! Mais elle a ce petit côté Bridget Jones très attachant alors on lui pardonne rapidement ses petits défauts. D'autant qu'elle est maligne et pugnace l'anglaise et elle n'a pas le choix : pour survivre dans cette Angleterre socialement malade, il faut être démerde si elle veut faire sa place, on sent bien que personne ne lui fera de cadeaux. Ca réserve aussi quelques surprises lors de rencontres plus ou moins heureuses que provoque un travail (d'auxiliaire) de détective privé. Avec cette héroïne atypique et attachante, S. Oiry et L. Trondheim nous proposent une incursion - sur le mode polar social - fort intéressante du côté obscur de la vie des petites gens. Le deuxième album vient de sortir et va grossir les rangs de ma wishlist...
3 étoiles


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