Le pouvoir des Innocents, cycle 2, tome 4

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Lou Mc Arthur, candidat charismatique au poste de gouverneur et ami de Jessica, a finalement été élu. Mais son élection provoque une émeute à la prison de Rickers Island : en cause sa prise de position contre la peine de mort qui épargnerait Joshua Logan d’un châtiment que beaucoup de détenus appellent de leurs voeux… Joshua, traqué, doit se cacher dans un casier du vestiaire des gardiens… Deux visions pour un pays se déroule dans la continuité immédiate de l’épisode précédent, entre le 7 septembre et le 9 novembre 1999 lors des élections du gouverneur de l’Etat de New-York. En lice, la très conservatrice Meredith Bambrick semble avoir pris une avance décisive sur le candidat démocrate Lou Mac Arthur après qu’il s’est officiellement déclaré contre la peine de mort en général et contre l’exécution de Logan, « l’homme le plus détesté de la ville ».

Je ne vais pas mentir, c’est toujours avec une certaine appréhension que j’attaque une BD de Luc Brunschwig. Avec cet auteur ô combien talentueux, complexité et densité sont toujours au rendez-vous. Ca donne certes d’excellents albums qui se coulent parfaitement dans de super séries mais il est souvent indispensable de relire – re-feuilleter à minima – les épisodes précédents pour se remettre dans le bain. Tout bien réfléchi, la sortie de n’importe quel nouveau tome dans une série amène ce genre de réflexion. Bref.

La complexité a d’ailleurs joué des tours aux auteurs et leur éditeur Futuropolis car ils étaient partis sur 2 séries parallèles faisant suite à l’excellent Pouvoir des Innocents (la deuxième étant Les enfants de Jessica) mais les lecteurs s’étant quelque peu perdus en route, ils ont changé leur fusil d’épaule pour se concentrer sur ce cycle 2 et ce tome 4 dont je parle aujourd’hui. Re-bref.

Tout ceci peut paraître un chouïa compliqué mais ça se lit avec énormément de plaisir et ce qu’il en ressort, c’est qu’une fois l’intégralité des tomes réunis, on aura dans les mains tous les éléments pour déguster une vraie bonne série contemporaine, s’interrogeant sur les vices de notre société mais aussi sur ses espoirs et ses rêves.

Une tranche d’humanité mise en lumière par un dessin réaliste magnifique.

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Un album scénarisé par Luc Brunschwig, dessin et couleur de David Nouhaud & laurent Hirn

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Oracle tome 7 – le Clairvoyant

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Je découvre la série Oracle au cours de ce tome 7 qui heureusement se lit en one shot. A la base, je ne suis pas spécialement preneur de ce genre de récit se déroulant dans la Grèce Antique, berceau de la mythologie occidentale mais contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. Le thème de la série-concept étant de confronter les mortels aux dieux de l’Olympe.

Homère, voyageur aveugle et homme de lettres, se rend à Sparte accompagnée de sa fidèle compagne Cyddipe. Epuisés par un long voyage, ils trouvent refuge dans une grotte aux portes de la cité et font la connaissance du jeune Philométis qui leur propose sa compagnie. Au coin du feu, il leur raconte alors la légende des jumeaux Protogonos et Deuteron. L’un aura la force du boeuf, le second une tête bien faite. Devenus adultes, leur chemin se sépare, Protogonos prenant la succession de son père à la tête du village, Deuteron préférant quitter les siens pour suivre les marchands phéniciens aux quatre coins du monde.

Ce n’est pas très facile à résumer car l’album est extrêmement dense. C’est impressionnant de voir comment le scénariste parvient à coucher sur le papier une histoire aussi riche tout en gardant une narration aussi claire. Le constat est que finalement, l’aventure parvient à capter rapidement le lecteur. C’est truffé de noms propres, les dialogues sont chargés, mais le graphisme aidant, ça passe tout seul.

Très bien mené, parfaitement dessiné, le destin des deux jumeaux se lit comme un gros roman d’aventure s’achevant sur une révélation qui se dévoile au fur et à mesure. Un exercice périlleux et difficile mais convaincant.

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un album scénarisé par Antoine Tracqui, dessiné par Lucio Leoni & Emanuela Negrin, couleurs de Cyril Saint-Blancat, édition Soleil

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Badlands tome 2 – Le danseur au grizzli

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Dans ce deuxième épisode sur trois au total, on retrouve la magnifique Perla (voir la planche ci-dessous ^^) accompagnée de Leonce, Sam et l’indien Meurs Longtemps en route pour une vallée perdue du nord-ouest américain à la rencontre d’une tribu indienne qui pourrait aider Perla à utiliser les artefacts laissés par son aïeul. Ils sont bientôt rejoints par Jeune-Saumon qui leur propose de les mener à bon port.

Western fantastique à base de légende indienne, Badlands vaut surtout le détour par son personnage féminin – Perla – charmante, courageuse et charismatique qui ne se laisse jamais compter. Au cours de ce tome, on assiste à une curieuse chasse à la baleine rendue spectaculaire par le graphisme fin et élégant de Piotr Kowalski qui nous offre de très belles planches tout au long de la balade au coeur de paysages sauvages et superbes.

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un album scénarisé par Eric Corbeyran, dessiné par Piotr Kowalski, couleurs de Aurore Folny, édition @GlenatBD

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Sykes ? Encore un western ? Oui mais c’est du bon !
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Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l’Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n’est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux. Dès lors, Jim n’a plus qu’une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang. Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far-West…

Allez, celui-là je l’ai acheté sur la foi des très bonnes critiques que j’ai lues. Bien que je me méfie des avis de la presse spécialisée et des journalistes pro qui me paraissent souvent trop élitistes. Mais à mon grand soulagement, j’ai trouvé ça excellent. Question graphisme, rien à dire c’est superbe, l’objet est très très beau aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. On y trouve là un pur western , âpre et violent qui se déride grâce à quelques légers traits d’humour bienvenus sous le trait du personnage de O’Malley, le fidèle compagnon de Sykes.

C’est sur le déroulé de l’histoire que j’ai un peu tiqué car les deux tiers de l’album sont consacrés à une intrigue puis on passe à autre chose, ça fait qu’on se demande pourquoi ça ne s’arrête pas là (on comprends pourquoi ensuite). Un peu comme si le scénariste avait eu de nouvelles idées au fur et à mesure et avait voulu rallonger la sauce jusqu’à un surprenant final qu’on ne voit venir qu’aux toutes dernières pages. Ceci mis à part, l’ensemble se tient vraiment bien et ce western fait honneur à la collection Signé du Lombard.

Ces derniers temps, le genre westen revient en force entre Undertaker, Stern et le Lucky Luke de Matthieu Bonhomme, les cowboys ont le nez en poupe et Sykes se hisse largement au niveau des autres.

Pour ma part, j’ai adoré. De mon achat, content je suis. 🙂

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un album scénarisé par l’elficologue Pierre Dubois, dessiné par Dimitri Armand, couleurs de Dimitri Armand & Sébastien Gérard. Edition Le Lombard, collection Signé.

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L’homme qui tua Lucky Luke

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De passage à Froggy Town en pleine nuit et sous une pluie battante, Lucky Luke n’a pas fini son premier verre au saloon du coin qu’un type qui se prétend shérif le provoque. Après avoir remis en place le fâcheux, il apprend que la réserve d’or a été dérobée et les habitants – le connaissant de réputation – lui supplie de reprendre l’enquête. N’ayant rien de mieux à faire, le cow boy accepte leur offre malgré la menace des frères Bone. Mais le plus important pour le moment est de trouver du tabac !..

Je ne vais pas en faire des caisses : j’ai adoré !

Ca faisait un bout de temps que je n’avais pas lu un bon vieux Lucky Luke qui évoque surtout de longues heures de lecture pendant mon enfance et le redécouvrir aujourd’hui sous la maîtrise de Matthieu Bonhomme est une réelle surprise. Je ne sais pas s’il faut le prendre comme un hommage mais ce qui est sûr, c’est qu’il a su moderniser le célèbre « poor lonesome cowboy » en le rendant beaucoup plus adulte.

En plus d’un graphisme « marvellous » (rien que la couverture est une merveille !) qui m’avait déjà tapé dans l’oeil lors de sa précédente série Le Marquis d’Anaon, il a écrit une vraie bonne histoire de shérif, d’attaque de diligence et de duels au colt. On ne s’ennuie pas une seule seconde au fil des quelques 60 sublimes planches.

Bravo Monsieur Bonhomme, vous étiez attendu au tournant comme à chaque fois qu’un auteur ose s’attaquer à un monument du 9ème art et vous avez réalisé l’album parfait !..

Le prochain repreneur de la série se nomme Guillaume Bouzard qui, je pense, ne cherchera pas à faire mieux mais différent. Vivement !

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un album signé Matthieu Bonhomme aux Editions Lucky Comics

coup de coeur

Rumble tome 1 – La couleur des ténèbres

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C’est un pur divertissement que nous proposent là John Arcudi et James Harren. L’histoire d’une vengeance entre des êtres venus du fin fond des ages qui côtoient le temps d’une nuit ou deux quelques humains un peu paumés dans la vie. C’est une bombinette question graphisme et survitaminée dans sa narration. Ce n’est pas un hasard si le titre Rumble se traduit par bagarre en français.

Barman dans un bar miteux, Bobby voit sa vie basculer lorsqu’un gigantesque épouvantail tranche le bras de Cogan son plus vieux client. Courageux, le jeune homme affronte la créature et lui explose le crâne qui s’éparpille en fétu de paille ! Malgré cette entrée en matière quelque peu brutale, Bobby et son copain Del vont faire ami-ami avec Rathraq – c’est son nom – pour l’aider à retrouver son véritable corps.

On se laisse volontiers embarquer dans ce premier tome à l’ambiance originale et décalée, peuplé de monstres aussi moches les uns que les autres, servi par un dessin et une colo particulièrement soignés et des dialogues teintés d’humour. On n’y croit pas mais on aime bien 🙂

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un album scénarisé par John Arcudi, dessins de James Harren, couleurs de Dave Stewart, édition @GlenatComics.

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Relecture – Code Mc Callum

/!\ ATTENTION SPOILER INSIDE /!\

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Tout le monde connait Carmen Mac Callum, l’explosive mercenaire imaginée par Fred Duval et Gess en 1995 et qui comptabilise 15 albums à ce jour. J’en ai d’ailleurs au moins 3 de retard. Pas de ma faute en vérité, car pour profiter au mieux de cet univers extrêmement riche, il faut lire et relire ces albums pour bien tout cerner.

C’est donc ce que je m’attaches à faire en relisant attentivement les 5 albums de Code Mc Callum qui raconte dans un premier temps la jeunesse de Carmen avant de reboucler avec la série mère dans les deux derniers tomes.

Et je suis assez content de moi, j’ai maintenant une vision plus précise des choses et me rend compte combien Fred Duval maîtrise son sujet en multipliant les ponts entre le spin off et la série mère. Il fait d’ailleurs ça très bien aussi avec Travis, l’autre personnage fort de la collection Série B et dont le tome 11 vient de sortir.

Faisons un tour d’horizon.

code-mc-callum-1-londresTome 1 Londres – Nous sommes en 2047, au château d’Azay-le-rideau, Carmen Mc Callum accompagne le Prince Maxime de Mérimée pour une soirée mondaine, elle le délaisse quelque temps pour rencontrer celui qui est chargé de la tuer. Nous se savons pas de qui il s’agit mais la belle brune a réussi à le piéger. Que va t’il se passer ? Mystère. Retour 7 ans plus tôt à Londres où la barcelonaise et ses amis d’une cellule restée active de l’IRA réussissent un casse particulièrement osé à deux pas d’une réunion entre les dirigeants des plus grands groupes industriels et les leaders de l’IRA – justement – qui veulent signer un accord de paix historique. C’est ensuite que Carmen verra un visage qu’elle n’aurait pas dû et que le Spectre, un redoutable tueur à gages, est engagé par la Famille pour la faire taire.

code-mc-callum-2-spectreTome 2 Spectre – Après son coup d’éclat, Carmen s’improvise manager d’un groupe de rock – The Dirty Mac – et part avec eux en tournée dans le désert espagnol des Bardenes Reales. Ne se doutant de rien, elle a sur ces traces Darren Cook, agent spécial britannique chargé par le premier ministre de la ramener pour interrogatoire et le Spectre chargé de supprimer un témoin gênant. Et manque de bol, la mafia locale entre elle aussi en piste.

code-mc-callum-3-exilTome 3 Exil -Septembre 2043. Récupérée par les services secrets de sa majesté et enfermée pendant 2 ans dans une cuve amniotique, Carmen se réveille enfin pour leur fausser compagnie.et se réfugie chez son père en Irlande. Elle ignore que l’ancien dignitaire de l’IRA s’est retiré des affaires pour la sauver et renvoyer le Spectre chez lui. Elle veut comprendre pourquoi elle en est arrivée là et retrouve ses anciens complices disséminés pour l’aider à mettre la main sur Paul Hopkins, leur ancien receleur et contact au sein de l’IRA.

code-mc-callum-4-junglesTome 4 Jungles – Carmen sait désormais que c’est le Spectre qui a tué ses amis mais si elle ignore encore sa véritable identité elle est persuadée que c’est un de ses proches ! Elle travaille maintenant pour l’assureur Maxime de Mérimée et exécute des missions à la limite de la légalité. Dans cet épisode, elle et ses amis affronteront les créatures de Leonid Maïakovski un paria russe et nouveau redoutable adversaire des Ivanov. On la verra aussi épouser son employeur qui lui promet de lui révéler le nom du Spectre. A la fin du tome, Il sera enfin révélé.

code-mc-callum-5-mercenaireTome 5 Mercenaire -Le dernier acte se tiendra donc au château d’Azay-le-rideau où les Ivanov reçoivent le gratin mondial. Si Carmen a rendez-vous avec celui qu’elle cherche depuis le début, la fête sera gâchée par Leonid Maïakovski allié aux Yakuzas de Tsuburaya qui envoient leurs chiens de guerre écraser le clan Ivanov. A l’issue de cette guerre mafieuse, Carmen prendra un nouveau départ en tant que mercenaire au service de Christina Ivanov. C’est sous cette nouvelle casquette qu’elle poursuivra sa célèbre carrière au sein du 9ème art.

Si j’ai eu grand plaisir à relire avec attention ces 5 excellents albums dessinés de main de maître par Didier Cassegrain au style très personnel, me voila désormais prêt à affronter les 15 titres de la série-mère…

5 albums scénarisés par Fred Duval, dessinés par Didier Cassegrain, couleurs de Laurence Cassegrain, édition Delcourt.

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7 Mages

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Gasp ! On en est déjà au 17ème tome de cette ambitieuse collection lancée et dirigée par David Chauvel depuis 2007. Je n’avais pas vu le temps passer et redécouvre avec plaisir cette étonnante série.

Nous sommes au moyen âge dans le royaume de Cocaigne (en hommage à un célèbre titre d’Eric Clapton peut-être ^^) dirigé par le roi Féric que son frère Jean le Nécromant, assoiffé de pouvoir, veut renverser en lui expédiant une armée de Goules. Conseillé par l’esprit du dieu Herne, Féric fait appel à 7 mages issus de traditions diverses pour lui venir en aide et tenter de sauver le royaume.

Le graphisme est soigné, l’album est volumineux avec plus de 60 pages, la maquette toujours aussi élégante (j’adore les couvertures), pas de doute, on est dans la collection Sept qui propose à chaque fois un one shot mettant en scène 7 personnages issus de différents paysages. Ca demande pas mal d’imagination aux auteurs sélectionnés pour faire partie de cette aventure éditoriale. Pour les bédéphiles, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs à travers une collection éclectique.

Pour cette troisième saison, 7 mages sera suivi en 2016 et 2017 de 3 nouveaux albums : 7 Cannibales, 7 Athlètes et 7 Maccahabées. On a hâte (surtout le dernier^^) !

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un album scénarisé par Serge Lehman, dessin de Emmanuel Roudier, colorisé par Simon Champelovier. Edition Delcourt.

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Damned

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Quand Mick Thorne sort de prison, il n’a qu’une idée en tête : honorer la dernière volonté de son compagnon d’infortune qui lui a demandé de transmettre un message à sa soeur. Encore faut il la retrouver et éviter les sbires du boss de la mafia locale.

D’après la préface, Mike Zeck a utilisé exclusivement son ordinateur pour dessiner l’album, je ne l’aurai pas deviné et je trouve son trait plutôt agréable et bien en accord avec le récit. L’histoire se lit vite, trop vite et n’incite guère à l’empathie pour les rares personnages que l’on suit, peut-être qu’avec un ou deux tomes supplémentaires, il y aurait eu matière à donner de l’épaisseur à ce mini polar qui n’ose pas sortir des sentiers battus. Mais j’en doute, c’est trop conventionnel, trop balisé, trop attendu pour espérer faire mieux qu’un simple divertissement. Damned risque de rejoindre la longue liste des albums aussitôt lus aussitôt oubliés.damned-planche

un one shot scénarisé par Steven Grant, dessins de Mike Zeck, couleurs de Kurt Goldzung. Edition Delcourt.

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Nom de code : Martin tome1 – Constantine

Martin : Un nouveau venu chez les agents secrets français

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Martin, agent français de la DGSE, est pris pour cible par des tueurs paramilitaires lors de son transfert vers l’aéroport de Constantine en Algérie. Accompagné d’Ahmed, ancien officier algérien qui a servi lors des années noires, Martin parvient à prendre la fuite. Les deux hommes se réfugient dans le vieux Constantine où ils vont croiser des hommes de paix mais aussi de très mauvais souvenirs.

Après le nouveau Travis, Fred Duval change complètement de registre pour lancer un nouveau personnage sous le code Martin. L’occasion pour lui d’explorer les relations compliquées entre la France et l’Algérie après des années noires. On sent qu’il s’est sérieusement documenté pour habiller ce premier album d’un solide background et faire planer dans ce premier tome une ambiance tendue. Les personnages rencontrés (Ahmed et le photographe) ont tous un lourd passif alors qu’on ne sait encore pas grand chose du personnage principal qui dégage déjà une force tranquille.

Il en ressort un album plutôt intéressant à lire, j’aime bien le jeu du chat et de la souris entre Martin et ses poursuivants dans les petites ruelles de la vieille ville et l’urgence de la situation qui en émane. Mais là où l’album me marque le plus, c’est par son graphisme épatant. Après Acriboréa et Salem la noire, je redécouvre la maîtrise et le souci du détail de Stéphane Créty. Il est aussi très fort pour les ombrages, il n’y a qu’à voir la planche ci-dessous. Impressionnant ! D’autant que les couleurs de J. Maffre subliment le tout. Vraiment j’adore.

Un début de série à l’ambiance particulière qui donne envie de poursuivre l’aventure.nom-de-code-martin-tome-1-planche

Un album scénarisé par Fred Duval, dessiné par Stéphane Créty et colorisé par Jérôme Maffre. Edition Delcourt.

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