Game Over – tome 14

Fatal attraction
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Une princesse à sauver ? Des blorks à zigouiller ? Des pièges à désamorcer ?… Ne comptez pas sur lui ! Car au cours de ses multiples péripéties vidéo-ludiques, le Petit Barbare a déjà fini : transpercé, dévoré, découpé en tranches, brûlé, noyé, désintégré, écrabouillé… et il en redemande ! Oui, le double virtuel de Kid Paddle n’en a toujours pas assez des « Game Over » et revient en 2016 pour de nouvelles aventures imprévisibles et déjantées !

Comme à chaque fois que je lis le nouveau Game Over tout chaud sorti de la Mad Fabrik, je suis un peu sec question chronique. Oui.

Parce que c’est à chaque fois la même chose.

L’avatar du célèbre Kid Paddle me fait sourire. Rire aussi.

Je suis toujours surpris par l’imagination incroyable des auteurs. <mode papi ON>« Mais où vont-ils chercher tout ça bondiou ?! »</mode papi OFF>

Et j’aime bien le dessin, dynamique, coloré. Simple et efficace.

Alors oui, c’est plutôt pour les mômes mais je suis un grand môme. Des fois.

That’s all…

🙂

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un album rigolo de Midam (scénar & dessin), Adam (dessin) et Angèle (colo) chez Glénat.

3 sur 5

Homicide – tome 1

Une année dans les rues de Baltimore, 18 janvier-4 février 1988

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Philipe Squarzoni est un auteur que je découvre seulement maintenant bien que j’ai souvent entendu parler de lui. Il est l’auteur de plusieurs BD remarquées chez les Bédéphiles telles que Saison brune en 2012 extrêmement bien notée chez BDgest. Je la lirai sans doute un jour…

Aujourd’hui, il sort un premier tome d’une série dans laquelle il adapte le roman éponyme de David Simon qui a déjà inspiré la série TV The Wire.

Nous sommes en 1988 à Baltimore dans le Maryland, ville qui compte 240 meurtres par an et dont les enquêtes sont confiées aux 36 inspecteurs de la Brigade des Homicides.

Ce n’est pas une histoire avec un début et une fin mais une plongée en mode documentaire dans le quotidien plutôt sordide et glaçant d’un groupe de fonctionnaires qui bizarrement semblent faire du bon travail. Et ce malgré un environnement pénible et une pression hiérarchique. constante. Je dirai même qu’ils aiment leur drôle de travail.

Le propos est factuel, le dessin austère et précis, la colo discrète mais judicieuse, pour l’instant ce premier tome se lit avec curiosité et intérêt pour qui aime le polar et le vécu. Ce n’est pas folichon question action mais le but est de coller à la réalité et l’objectif est atteint : suffisamment accrocheur pour espérer une suite rapidement avec pourquoi pas une enquête sur un meurtre un peu moins banal que d’habitude dans les rues de Baltimore…

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un premier tome signé Philippe Squarzoni (dessin et scénario) et Drac (couleurs) aux éditions Delcourt.

3 sur 5

 

 

Odyssées initiatiques

de Milo Manara

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C’est incontestablement un des auteurs clé du 9ème art parmi ceux qui ont fait découvrir la BD à pas mal de monde.

Aussi rééditer ses nouvelles est une bonne idée et ravira les nostalgiques de cette époque où la BD était réservée à un petit nombre d’initiés.

Cela dit, ça a beaucoup vieilli et ne faisant pas partie des initiés cités ci-dessus, je me suis beaucoup ennuyé à la lecture de ces deux histoires courtes. La BD a tellement évolué que replonger dans les vieux classiques ne me fait pas spécialement envie (exception faite de certains autres classiques). Certes, on aperçoit une ou deux jolies fesses à l’occasion mais c’est loin d’être suffisant pour m’exciter et m’empêcher de bailler.

odyssees-initiatiques-plancheLa première nouvelle est la plus intéressante, on y découvre un aventurier qui reste mentalement bloqué dans un monastère tibétain, ça rappelle vaguement Tintin au Tibet et c’est assez sympa. La seconde n’a à mon sens ni queue ni tête et je n’ai même pas réussi à aller au bout sérieusement. Le tout est graphiquement impeccable mais vieillot…

Un album de Milo Manara chez Glénat.

1 sur 5

 

Le Juge, la République assassinée tome 2/3

Le gang des Lyonnais

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J’avais eu beaucoup de mal à la lecture du premier album en raison du très grand nombre de personnages présentés, ajouté à des difficultés pour les distinguer. Olivier Berlion est un auteur que j’adore mais il n’est pas toujours très précis dans son dessin.

Ces petits désagréments connus et acceptés, il suffit de faire abstraction des 2 ou 3 trucs qui m’échappent aussi dans les méandres de l’intrigue pour profiter pleinement d’un récit au final passionnant. Je n’hésite donc pas à me replonger dans les affaires du Juge Renaud dont le meurtre le 3 juillet 1975 ne fut jamais élucidé. La série se concentre sur les 7 dernières années de sa vie.

Après un passé de résistant suivi de 15 ans d’Afrique – au Niger et au Tchad notamment – François Renaud est rentré en France poursuivre sa carrière de magistrat jusqu’à être nommé premier juge d’instruction de Lyon quelques semaines avant sa mort tragique. Son intégrité, son opiniâtreté, son franc parler lui vaudront le surnom de « Sherif ».

En ce début d’été 71, il s’intéresse de très près à ce qu’on appelle « le casse du siècle » à Strasbourg. Il est persuadé d’avoir affaire à des pros commandités par un ponte lyonnais qui bénéficierait de complicité politique et financière blanchissant l’argent sale. Ses investigations vont provoquer des règlements de comptes et des remous dans les hautes sphères du pouvoir.

Pour s’immerger encore plus dans cette histoire véridique, la fin d’album propose des photos du juge fournies par son fils.

On a beau connaître la fin, c’est avec impatience qu’on attend le 3ème et dernier tome pour relire tout ça d’une traite et revivre cette affaire (d)étonnante.

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un album signé Olivier Berlion aux éditions Dargaud.

4 sur 5

7 détectives – tome 6

John Eaton – Eaton in love

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C’est l’avant-dernier tome de cette série concept qu’est Détectives et comme indiqué dans la petite introduction, il est conseillé d’avoir lu au moins les tomes 1 et 5. Mais ce n’est pas indispensable car même en ignorant le vécu de certains personnages, la lecture est parfaitement aisée.

Renseignements pris, cette série reprend en détail chacun des 7 personnages mis en scène dans l’album 7 détectives de la série 7. Un peu comme Wollodrïn l’a fait avec 7 voleurs. Vous suivez ? ^^

On fait donc connaissance avec le docteur John Eaton, bras droit du célèbre détective Nathan Else, appelé à témoigner en qualité d’expert (ou parce que son ami n’est pas en état de venir) au procès d’Elizabeth Pumcake alias le « Monstre Botté » accusée d’avoir brûlé un orphelinat. Entre autre joyeuseté. Et quelques mois plus tard, enfermée dans son mutisme, elle demande à s’entretenir avec Eaton.

Raconté comme ça, ça peut faire envie mais au final, je pense que si on n’a pas lu les précédents, ça perd tout de même de son intérêt. Heureusement on se rattrape avec la double personnalité du docteur Eaton qui fait monter la tension. Un air de Hyde et Jekill.

C’est surtout le dessin qui m’a plu et le soin apporté au look très soigné de la collection. Couverture sublime et effet brillant sur le titre et le personnage central. Ca a vraiment de la gueule !

Beaucoup de dialogues rythment cet album et lui donnent une belle densité pour une bonne heure de lecture au pays de Sherlock Holmes.

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scénario de Herik Hanna, dessins de Mara, couleurs de Lou aux éditions Delcourt.

2 sur 5

Confessions d’un enragé

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Fin des années 1970. Dans les rues de Rabat au Maroc, Liam, un petit garçon, est attaqué par un chat errant. Transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est sans appel : il a attrapé la rage. Gravement contaminé mais soigné à temps, Liam a frôlé la mort, mais sa vie s’en retrouvera changée à jamais. Hanté par le fantôme de ce chat, le jeune garçon va développer des capacités hors-norme, et une sauvagerie quasi animale…

Ouuaahhhh ! Le pitch était déjà accrocheur et prometteur mais rien que pour la couverture sublime, ça valait le coup de ne pas passer à côté de celui-là ! Au passage, c’est madame Otéro qui dévoile son talent. Magnifique.

C’est bien simple, ce one shot m’aurait presque mis la larme à l’oeil tant les histoires sur les enfances malheureuses m’émeuvent (l’effet Papa toussa…), c’est bouleversant. Et tant qu’à faire, je regretterai presque le happy end après avoir atteint des sommets dramatiques.

Heureusement que les interventions du toubib permettent de faire une pause dans les événements tragiques, ça permet de bien comprendre l’évolution de la maladie même si c’est parfois très technique.

Rien que le dessin d’Otero, j’adore, son graphisme est d’une efficacité redoutable. Vif et précis, son trait est aussi tranchant que le récit est poignant. L’explosion des couleurs et des effets au moment des crises apportent aussi leur lot d’émotions. Le fantastique n’est jamais très loin lorsque Liam se transforme petit à petit en illustrant le compte à rebours qui le rapproche d’une mort annoncée.

C’est mon nouveau coup de coeur du moment et j’espère que cet album ne passera pas inaperçu tant il est bourré de qualité.

Bravo l’artiste !

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un album signé Nicolas Otéro aux éditions Glénat dans la collection 1000 feuilles.

coup de coeur

Je viens de m’échapper du ciel

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Poe, loser magnifique, trimbale son désœuvrement et sa mélancolie de bars enfumés en salles des coffres, de plages interlopes en ruelles malfamées. Il joue son existence au gré du nombre d’allumettes qu’il pioche au hasard dans la poche de son veston, en ne pensant qu’à une chose. À Lola.

Laureline Mattiussi adapte une nouvelle noire de l’argentin Carlos Salem avec une science du noir & blanc remarquable.

A la lecture de ce one shot, il faut savoir lâcher du lest et se laisser emporter sans trop se formaliser par le voile du fantastique dans un récit noir emprunt d’un humour léger et désabusé.

Poe, le héros loser joueur et suicidaire a un parcours atypique de gansgter fleur bleue et c’est grâce à son complice Harly qu’il tente de se sortir maladroitement d’un quotidien sombre et ennuyeux.

Dommage que le gros béta de Harly ne soit pas plus mis en avant car avec Poe ils forment un duo plutôt amusant.

Oscillant entre roman noir, burlesque et fable, cet album de la collection écritures permet de vivre un bon moment d’évasion.je-viens-de-m-echapper-du-ciel-planche

un album réalisé par Laureline Mattiussi aux éditions Casterman.

3 sur 5

parce qu’il faut bien lire autre chose que de la BD … été 2016

Si on enlève les dessins, il ne reste que le texte, c’est ce qu’on appelle les romans, les livres, les bouquins. L’été est la période de l’année où j’aime bien faire une petite pause littéraire pour m’échapper de ma bulle bédéphile. C’est le moment d’aller faire un saut à la biblio du coin et suivre leurs conseils. Et ils sont bons !

911 de Shannon Burke (Sonatine 2014):

911 de Shannon BurkeMA lecture préférée de cet été au bord de la piscine, il s’agit d’une plongée dans le Harlem des années 70 où règnent la misère et la violence. On y suit le quotidien d’un jeune étudiant en médecine qui en attendant d’intégrer la fac travaille comme ambulancier. Petit jeune du groupe, il aura du mal à se faire une place au milieu de ses hommes habitués à la dure réalité du terrain. Une chronique sociale terrible et captivante qui recèle quelques beaux moments d’humanité. J’ai ad-or-é !

Neverland  – Autre Monde épisode 6 – de Maxime Chattam (Albin Michel  2013):

Neverland de Maxime Chattam

L’ennemi a détruit le deuxième Cœur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.
Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz. L’Alliance des trois arrivera-t-elle à reformer à temps pour sauver les enfants d’Europe ?

Dans cet avant dernier tome de la grande saga de fantasy du célèbre écrivain français, Ambre, Tobias et Matt se retrouvent pour repartir de plus belle sur les chemins d’Europe. Ca tourne un peu en boucle, on retrouve pas mal de situations déjà vécues mais la fluidité du récit et le capital sympathie jouant en sa faveur, j’irai jusqu’au bout quoiqu’il arrive. Une très bonne lecture pour se détendre et faire ressurgir un petit peu de son enfance avec le souvenir du Seigneur des anneaux en filigrane.

Vongozero de Yana Vagner (Mirobole Editions 2014) :

Vogonzero de Yana VagnerEn Russie, une épidémie d’origine inconnue décime des populations entières et oblige les autorités à mettre les villes en quarantaine. Se croyant à l’abri de sa villa cossue dans la banlieue moscovite, Anna ne tarde pas à être rattrapée par la réalité et c’est son beau-père Boris qui la convainc elle et son mari que la meilleure chose à faire est de fuir. C’est le début d’une très longue route…

Pareil, je l’ai pris car le pitch me bottait et il était en tête de gondole à la biblio. C’est un peu la version russe de Walking Dead, un road movie haletant vécu de l’intérieur par une femme qui se retrouve obligée de cohabiter avec des gens qu’elle n’aime pas forcément. C’est passionnant à lire, un peu angoissant, quelque fois émouvant et au final terriblement addictif.

Après je ne sais pas si la traduction n’a pas quelques coquilles, certaines tournures de phrases sont bizarres. Les phrases sont souvent trop longues et les répétitions pénibles (l’auteure réexplique au cas où on n’aurait pas compris).

Jusqu’au final, le suspense persiste et la bonne nouvelle, c’est que malgré ses presque 500 pages, je ne suis pas ennuyé une minute et l’histoire d’Anna et les siens n’est pas encore terminée et se prolonge dans une suite parue cette année : Le Lac chez le même éditeur.

7 héros

7 – saison 3 -tome 18
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Hector possède un don inestimable… Un super-pouvoir qu’il refuse d’utiliser et dont le gouvernement, qui vient de mettre la main sur lui, compte bien découvrir l’origine. Contraint d’intégrer un centre spécial placé sous haute surveillance, ce vieil homme discret et brisé par la vie va faire la rencontre de cinq autres « super-retraités »… bien décidés à s’évader au plus vite. À leurs côtés, Hector rencontrera enfin, contraint et forcé, son véritable destin…

Tiens ? Un album franco-belge qui met en scène des super héros, pourquoi pas ? Mais attention pas n’importe lesquels, ils sont 7 (non 6… enfin 7.. bref) et ont pour certains atteint la date de péremption. Surtout Hector le doyen qui a entretenu le suspense sur son pouvoir mais qui se révèle fort à propos en fin d’album. L’idée de départ est bonne et le déroulé satisfaisant mais je reste un peu sur ma faim malgré 60 planches généreuses. Je ne sais finalement pas trop quoi penser, le scénario cale un peu en seconde partie jusqu’au final qu’on attendait. Le pitch annonçait « sept super-retraités pour sauver le monde » mais à la lecture, je n’ai pas eu l’impression que le monde était vraiment en danger.

Heureusement, les planches sont belles et agréables à lire.

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un album de Mathieu Salvia (scénario), Philippe Briones (dessin), Romain Huet (couleurs) aux éditions Delcourt.

2 sur 5

 

A coucher dehors

à coucher dehors – tome 1/2

C’est la première bonne surprise de cette rentrée 2016 !

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Un SDF hérite d’une maison, d’une famille et de tous les soucis qui vont avec…

Alors que je viens de relire avec délice les 3 tomes des Vieux fourneaux, voila t’il pas que je retombe sur une autre chronique sociale du même tonneau. Humour, personnages au fort caractère et grande gueule, ce début de diptyque en partage les caractéristiques sans tout à fait égaler la force des dialogues et le sens de la répartie mais se coulant dans le même moule. Bref, c’est drôle et touchant et le dessin d’Anlor a cet aspect instinctif et dynamique que j’aime beaucoup.

Amédée, Prie-Dieu et La Merguez sont SDF et vivent tous les trois sur les bords de la Seine à Paris. Alors qu’ils sont sur le point de se faire embarquer dans le panier à salade pour la énième fois, Amédée apprend qu’il hérite de sa tante d’une maison en banlieue. Surpris et heureux, il est méfiant à raison car la signature de l’acte est accompagné d’une clause un peu spéciale : la maison est à lui s’il accepte de s’occuper de son cousin trisomique Nicolas passionné par les étoiles. Partant de cet accord, les 3 SDF et le gamin s’installent dans le petit pavillon de banlieue…

Après Amère Russie, un premier diptyque apprécié par la critique et les bédéphiles, Anlor (Les innocents coupables) et Aurélien Ducoudray (The Grocery) réitèrent leur collaboration et abordent le sujet de la trisomie (mais pas que) dans un premier tome bourré d’humour et de tendresse.

Cet album est édité en partenariat avec la Fondation Perce-Neige à l’occasion de son cinquantenaire.

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Un album d’Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessin) aux éditions Bamboo, collection Grand Angle.

4 sur 5