Belle-île en père chez Vents D'Ouest @GlenatBD

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Le croque-mort (3/5)(72)

La chambre froide des "Pompes funèbres Leonidas" est en panne. Dans la fournaise de Thessalonique, impossible de garder les corps en ville. Le croque-mort va donc devoir veiller deux nuits durant la dépouille d’un homme dont on attend la fille pour les funérailles. Impossible de fermer l’oeil...

Avec ce drôle de personnage, BDouebe inaugure son premier album du catalogue Steinkis. C'est sûr qu'avec cette magnifique couverture, Leftéris et son air fatigué ne passent pas inaperçu ! Au premier abord, on a très envie de faire sa connaissance. Inspiré de faits réels, cette histoire évoque la vieillesse, la solitude et la Grèce d'aujourd'hui à travers un personnage attachant et pour peu que l'on veut bien lire entre les cases. C'est dommage que l'album soit si court car à travers son quotidien, on perçoit bien la difficulté de la situation grecque et partant de cette histoire, le sujet gagnerait à être davantage creusé. Servi par le dessin souple d'un dessinateur talentueux et inédit en France, ce one-shot pourrait très bien être le premier d'une longue lignée. Encourageant...
3 étoiles


Le Prédicateur (4/5)(49)

L'adaptation du roman éponyme de Camilla Läckberg...

L'année dernière, j'ai lu avec beaucoup de plaisir La princesse des glaces le roman précédent (également adapté en BD chez Casterman mais pas encore lu sur BDouebe) de Camilla Läckberg, une auteure suédoise parvenue à se faire une place au soleil aux côtés du best-seller Millénium. Et c'est avec également beaucoup de plaisir et d'intérêt que je découvre aujourd'hui ce Prédicateur. Ca se passe cette fois-ci en plein été à Fjàllbacka où Erica et Patrick - en couple - attendent leur premier enfant. La vie s'annonce paisible jusqu'au jour où le corps mutilé d'une jeune fille est découvert près du port. En fouillant davantage, la police mettent à jour les squelettes de deux autres victimes disparues 24 ans auparavant. L'occasion pour Patrick de se mettre en avant et d'enquêter sur une affaire sortant de l'ordinaire. Ce que j'ai aimé dans le roman, je le retrouve ici : une ambiance de petite ville de province qui cache quelques secrets de famille pas jolis jolis et une narration bien menée. Pour ne pas se perdre dans les nombreux personnages, ils sont tous présentés (même les morts) en introduction, c'est malin et ça nous aide beaucoup. Question dessin, on est bien servi, le trait souple et les belles couleurs pâles réservent un agréable moment de lecture. Bien ancré dans un quotidien ordinaire, il s'agit bien d'un excellent polar-thriller où rode un tueur en série parfaitement crédible...
4 étoiles


Un certain Cervantes (3/5)(72)

Pour échapper à de menus ennuis avec la justice, Mike Cervantes s'engage chez les GIs en Afghanistan où il sera fait prisonnier après une embuscade lors d'une patrouille. Torturé, évadé, maltraité, il sera amputé d'un bras. De retour en Arizona, il est déboussolé. Irritable, violent et dépressif il se révolte contre cette société sans égard pour les faibles. A l'instar de Don Quichotte, héros de son homonyme Cervantès dont il découvre le livre à la faveur d'un séjour en prison, il part en guerre contre toutes formes d'injustice croisées au hasard de sa cavale...

Lax a délaissé depuis longtemps - hélas - son Choucas préféré mais n'a pas perdu pour autant son humour pince-sans-rire qui flotte légèrement dans cette adaptation de Don Quichotte des temps modernes. Plongeant son héros au coeur d'une Amérique contemporaine, il nous emmène aux côtés d'un autre farfelu dans un road-movie dépaysant et superbement illustré...
3 étoiles


L'autre (4/5)(45)

L'adaptation du roman de Philippe Claudel by Manu Larcenet...

Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondiale dans un petit village perdu au fin fond de l'Allemagne. Brodeck vit là avec sa femme Emélia, sa fille et la vieille Fédorine, dans une petite maison en bois au coeur de la forêt. Il travaille pour l'administration à qui il envoie ses rapports sur l'état de la forêt, des chemins ou des rivières. Rien de très bandant. Sa vie va basculer soudain lorsque les hommes du village le désignent volontaire pour écrire un rapport sur la mort du "Anderer" - l'étranger - qui, débarqué dans le coin un beau jour, a été assassiné. Menaces, regards lourds, loi du silence et isolement sont les ingrédients de cette chronique glaçante en forme de thriller. L’intérêt de l'histoire n'est pas de connaître le "qui" (on sait !), c'est le "pourquoi" qui va nous tenir en haleine pendant deux tomes et le "comment", comment Brodeck va-t'il se sortir de ce guêpier ? Je n'ai pas lu le roman de Claudel - peu importe - cette adaptation m'a énormément emballé; certaines scènes pouvant bien rester dans les mémoires (la rencontre avec le maire et ses porcs, le curé désabusé...). Sublimement dessiné par un Manu Larcenet au sommet de son art, ce volumineux premier tome en noir & blanc au format à l'italienne est avant tout une oeuvre d'art (exception faite de la farouche custode qui l'abrite - les bdgestistes comprendront de quoi je parle ^^). C'est immergeant, pesant et captivant à lire. On pense de suite à Blast où des cases contemplatives apparaissaient déjà mais dans ce récit l'auteur n'y met pas autant de lui-même, les deux oeuvres ne sont donc pas forcément comparables. Pour autant, à l'instar de Blast et de son Combat Ordinaire, je pense que l'on retrouvera Brodeck dans les meilleurs classements BD de l'année 2015. Et pourquoi pas à Angoulême en 2016 ?
PS : le second tome (et donc une relecture complète) m'amènera peut-être à porter ma note au maximum, pour le moment restons sur cette très bonne impression d'avoir un futur indispensable du 9ème art entre les mains...
4 étoiles


Père et fils (2/5)(54)

Lucien, la cinquantaine délaisse sa bande de potes pour s'occuper de sa petite famille. Et il y a du boulot !..

C'est à l'occasion des 48H BD que j'ai pu me faire un petit plaisir pas cher avec ce nouvel album de Lucien. Retrouvant avec bonheur le trait si caractéristique de Frank Margerin, je crois qu'à sa lecture, je me suis un tantinet ennuyé. Le propos est sympa mais ça manque de mordant, de celui qui existait à l'époque de Lucien jeune où les (gentils) loubards de banlieue foutaient un tantisoit le brin dans les banlieues en bousculant la (gentille) bourgeoisie et l'ordre établi. Cependant, j'aime bien les situations (sans doute vécues) qui me parlent, moi le père de famille dont les cheveux ont blanchi en même temps que mon pote d'enfance. Au moins on partage des trucs et on se comprend nous deux ^^
2 étoiles


Fluide Glacial 40 ans (3/5)(54)

Avec ce numéro spécial, toute l'équipe de Fluide Glacial fête les 40 ans d'existence du mensuel d'Umour et Bandessinées...

Trop jeune pour avoir connu ses débuts en 1975, j'ai découvert Fluide à l'adolescence avec le numéro 120 de juin 1986 - merci à BDgest qui m'apermis de retrouver la couv et la référence - Je m'en souviens très bien parce que mes parents avaient tiqué en voyant la couverture signée Maître Gotlib où un coiffeur montrait dans son miroir le cul de son client hyper sérieux. Oui je sais : raconté comme ça, c'est nul, il faut la voir (suivre le lien précédent) mais à l'époque ça m'avait fait bien marrer. Quelques années plus tard, je me revois chez les bouquinistes essayant de dégotter les numéros manquants à ma collection (pour la modeste somme de 10 balles) avant de finalement m'abonner pour de longues années. Manque de place, manque de temps pour lire, j'avais jeté l'éponge après une chute de qualité du mensuel à moins que ça ne soit par lassitude. J'aimais bien l'époque Thierry Tinlot et ce n'est qu'avec l'arrivée de Yan Lindingre, le nouveau rédac' chef que le magazine semble avoir redécollé. Aujourd'hui, Fluide fête ses 40 ans et cet épais numéro anniversaire de 196 pages (!) reprend le thème du n°1 avec ce fakir grisâtre épinglé sur son pal qui fait semblant de ne rien sentir. Alternant les BD et les textes qui rendent hommage à son âge canonique pour un zine de BD, ce 467ème numéro est un vrai plaisir à lire. Dommage que Frémion ne soit pas de la partie, lui qui s'est fait virer comme un malpropre. On se consolera avec tous les piliers et les petits nouveaux talentueux. Alors bon annif Fluide !..
3 étoiles


Alerte aux Zorkons (3/5)(34)

Le célèbre savant Pacôme de Champignac coule des jours paisibles dans son château. Alors qu'il vaque à ses occupations expérimentales, notre ami mycologue reçoit la visite intrigante d'un Zorglub plus altier que jamais... Mais que penser du comportement du Comte qui confond son plus fameux rival avec un vulgaire plombier ? Zorglub aurait-il minutieusement prévu tout ce qui est en train d'arriver ?..

C'est grâce à l'édition 2015 des 48H BD que j'ai eu le plaisir de découvrir ce 51ème épisode d'un des plus célèbre duo du 9ème art. Et c'est vrai qu'il est plutôt sympa, Vehlmann et Yoann restent dans la lignée de la série en proposant une aventure locale se déroulant dans le décor foisonnant de Champignac où une curieuse faune et flore se sont développés à la vitesse grand V. Respectant l'univers balisé du genre, le scénario remet en selle le gaffeur Zorglub face à nos héros et tout ce petit monde s'éclate sous le pinceau joyeux de Yoann. Sans atteindre l'excellence de Tome & Janry qui pour moi auront réalisé les meilleurs albums (avec ceux de Franquin), le contrat est pleinement rempli. Il s'avère que l'histoire n'est pas finie puisqu'elle s'achèvera dans le tome 52 que j'ai d'ores et dèjà inscrit sur ma wishlist...
3 étoiles


Karma Salsa 3/3 (3/5)(44)

Le passé d'Ange se dévoile : un beau-père violent, une mère morte dans ses bras, l'apprentissage de la vie dans la rue. Ange se bat pour protéger sa fille Mélissa des flics et des mafieux, et dans le feu du combat, la bête tapie en lui risque de ressurgir... Ses années de méditation en prison lui suffiront-elles pour la dominer ? Un vieil Indien le guidera vers sa vérité et lui montrera qu'il est à présent devenu son propre maître...

Après l'enthousiasme du premier album, j'avais été un poil déçu par le tome 2 qui s'éloignait du récit et semblait prendre la voie de l'action pure et dure. A la faveur d'une relecture et en lisant ce tome 3, l'impression s'est dissipée pour laisser place au plaisir d'avoir un triptyque couillu très sympa à lire. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'action et que privilégier la castagne et l'aventure n'est finalement pas pour me déplaire sachant qu'un peu de psychologie habille tous ces personnages bien sentis. Le trait de Fred Campoy est très acéré - le crayonné est un chouïa trop apparent parfois - mais ça dynamise un récit accrocheur qui ne fait pas dans la dentelle. Mention spéciale pour le duo de flic que l'on retrouve ici avec le génial rappeur. En somme, j'ai 3 albums pour une bonne BD série divertissante...
3 étoiles


Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (seconde partie) (5/5)(51)

[Cycle 1, 2/2] Tout à son enquête sur le sort d'Harriet Vanger, disparue vingt ans auparavant, Mikael Blomkvist s'enfonce inexorablement dans les méandres de l'histoire de la famille Vanger, dont il exhume les vilains secrets, les hontes et les non-dits. Lisbeth Salander, qui l'a rejoint sur l'île, le seconde. Ensemble, ils réalisent que la disparition d'Harriet n'est peut-être que la partie visible d'un événement bien plus profond, et bien plus sombre. Partis à la recherche d'un fantôme, ils se retrouvent sur la piste sanglante, et bien réelle, d'un tueur psychopathe...

Aussi fabuleux que le premier épisode question dessin et colo, cette suite et fin clôture le premier cycle de Millenium. Adapté du best-seller de Stieg Larson décédé en 2004 d'une crise cardiaque alors qu'il venait de remettre à son éditeur son manuscrit, ce diptyque frappe d'entrée très fort grâce à sa qualité graphique incroyable et la justesse de sa narration. Alors que l'on partait dans l'enquête de la disparition de Harriet Vanger, on se retrouve sur la piste d'un tueur en série nazillon. L'histoire est remarquablement construite et c'est surtout grâce au personnage de Lisbeth Salander qu'on se plonge dans ce thriller haletant. Maintenant que j'ai enfin lu les 2 albums que je me suis offert en coffret il y a quelques temps déjà, je vais me pencher rapidement sur la suite espérant que le prochain dessinateur fasse au moins aussi bien car Homs a placé la barre très très haute. Attention, deuxième coup de coeur !..
coup de coeur


Fluide Glacial 448 (3/5)(237)

(ajouté le 01.05.2015)

Fluide inaugure ce mois-ci une nouvelle maquette et semble gagner quelques grammes sur la balance. Papier plus épais, plus de pages, tranche carrée. Bon, c'est peut-être plus glamour mais perso ça me fait une belle jambe, c'est le contenu qui m'intéresse.

Ce qui m'amuse ce mois-ci, c'est la couv illustrée par Chauzy, et surement aidé par Lindingre le rédac chef, puisque tous les deux sévice (nan nan y'a pas de faute) depuis quelques numéros dans des historiettes qui sentent un peu trop le gore à mon gout, couv disais-je ornée de plusieurs sous-titres bien sentis sur le thème du "spécial faits divers". "Ivre mort, il prend sa femme en contre-sens", "un nouveau-né mal congelé dévore 3 kg de poisson pané" en sont les meilleurs exemples.

Passé les planches de Guillaume Bouzard toujours au top dans une sombre histoire de balançoire qui finit en fait divers, Jean Solé ouvre le bal du cahier spécial Crim Mag avec beaucoup de texte que j'ai eu la flemme de lire n'ayant pas digéré son illustration bien dégueu. Nan franchement je n'aime pas.

Heureusement Pochep prend le relais avec son Tisseur, le super héros de la mode très amusant suivi par les Vraies Gens de Larcenet & Lindingre qui reprennent la recette du génial chez Francisque. Faut vraiment que je m'offre leurs albums. On est gâté avec la suite : Philipp Kradow le détective privé de Mo/CDM et deux planches de Pluttark nous contant Jean Edouard Gutenberg. Jake Raynal revient sur l'affaire Grégory que j'aimerai qu'on lâche une bonne fois pour toutes, ça ne me fait pas rire. Dans le même registre, JC Menu nous impose deux pages inutiles.

Avant de refermer le zine, Relom se fait remarquer dans son illustration du bulletin d'abonnement avec un dessin dans le genre excellent avant que Planchon & Lindingre (oui oui encore lui) ne trouvent un emploi pour un éclat de rire bienvenu


3 étoiles


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