De Cape et de Crocs – tome 12

Si ce n’est toi
de cape et de crocs tome 12 couverture
Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui n’est autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? À moins que ce jumeau maléfique ne l’entraîne sur la voie du crime

Alain Ayrolles et Jean-Luc Masbou font leurs adieux à la série culte qu’ils auront créé ensemble il y a maintenant vingt printemps. Diantre !

En rendant hommage en deux tomes à Eusèbe le mignon petit lapin blanc, compagnon d’infortune des deux fins bretteurs, ils mettent un terme définitif à une des meilleures séries Fantasy du paysage franco-belge. La plus drôle aussi. La plus sympathique. La plus atypique. La plus originale. Bref la meilleure dans son genre. Et dans son genre, elle est unique.

Maintenant que c’est terminé, il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur une île déserte et reprendre tout depuis le début. J’en salive d’avance.

de cape et de crocs tome 12 planche

5 sur 5

 

De Cape et de Crocs – tome 11

Vingt mois avant

couverture du tome 11 de cape et de crocsJ’ai découvert De Cape et de Crocs tout à fait par hasard en surfant sur le forum de BDgest il y a bien longtemps et en empruntant les albums à la biblio du coin. Autant dire que ce fut une réelle joie de découvrir ce joyeux univers au graphisme fourmillant et aux dialogues « léchés » bourré d’humour et d’aventure.

Aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer dans l’achat du dernier diptyque en date qui commence par ce tome 11 plutôt que de m’aventurer – c’est le mot – dans une longue relecture de la série complète. Mais ça viendra avec sans doute un achat à la clé.

Bref, on abandonne Don Armando et Don Lope (le célèbre duo renard et loup) pour se focaliser en deux épisodes sur Eusèbe leur gentil compagnon d’infortune qui nous révèle son passé.

Dernier né d’une fratrie, Eusèbe quitte le terrier familial en direction de la capitale muni d’une lettre de recommandation de son père qui tient à ce qu’il devienne à son tour garde du Cardinal. Le chemin est long et les dangers multiples mais fort d’un optimisme à toute épreuve, le brave lapin taille la route jusqu’à Paris.

J’y ai retrouvé tout ce que j’étais venu chercher : des planches sublimes et détaillées, de l’humour et des dialogues jubilatoires. Ici tout repose sur l’opposition entre la fragilité (apparente) d’Eusèbe et ce monde trop grand et trop cruel pour lui.

Et ça marche ! Même en grand danger, notre jeune héros n’a jamais peur. Pour preuve il affronte les brigands, les malandrins et les terribles mousquetaires avec un entrain et une bonne humeur incroyables. Alors comment ne pas se prendre d’affection pour lui ?

Personnage incontournable de la saga, Eusèbe méritait bien que l’on s’intéresse de près à lui.

Vite la suite !la planche 4 de cape et de crocs tome 11

un album signé Alain Ayrolles au scénario et Jean-Luc Masbou au dessin. Editions Delcourt.

5 sur 5

Relectures du 10.01.2017 et 2 coups de coeur

La mort de Staline (Dargaud)

La mort de Staline tome 1Victime d’une attaque cérébrale dans la nuit du 2 mars 1953, le Petit Père du peuple est mourant. Les membres du Comité Central se réunissent pour statuer sur la conduite à tenir mais c’est avant tout une lutte sans merci pour le pouvoir suprême qui est en jeu.

Fabien Nury semble s’amuser comme un petit fou en imaginant ce qui a pu se passer à la mort de Staline. Le Kremlin devient ainsi le théatre d’une lutte sans merci pour la succession au pouvoir de l’une des plus terrible dictature du XXè siècle. Avec humour et réalisme, cet excellent diptyque dénonce avec jubilation le cynisme des dirigeants russes prêt à s’entretuer dans un jeu de dupes.La mort de Staline tome 2

Au pinceau, Thierry Robin et Lorian Aureyre habillent de sublimes planches au trait anguleux et précis d’une colo rouge, noire et grise en parfaite adéquation avec le propos.

Nominé à Angoulême en 2011, La mort de Staline est un véritable coup de coeur !

Les chroniques originales sont dans les archives (tome 1, tome 2)

Nous ne serons jamais des héros (Le Lombard)

couverture de Nous ne serons jamais des hérosChômeur et galérien du quotidien, à 32 ans Mickael sait que ce n’est pas en restant vautré dans son canapé qu’il s’en sortira. Quand son père, infirme et acariâtre lui propose de l’accompagner pour un tour du monde en échange d’un petit pécule, il n’a guère le choix et finit par accepter malgré sa réticence.

Et c’est parti pour un improbable road movie auquel nous convie les membres de l’atelier lyonnais KCS. Olivier Jouvray et les frères Salsedo nous ont concocté un one shot truculent plein d’humour, de tendresse et de réflexion sur la vie. L’occasion est donnée au lecteur de s’interroger sur ses propres rapports familiaux et la vie en général. Sans donner de leçons mais en invitant à la réflexion tout en divertissant d’une aventure épique, cet album est une véritable réussite et un autre coup de coeur !

La chronique originale est ici.

 

Warship Jolly Roger – tome 3

Revanche

couverture de warship jolly roger tome 3 chez Dargaud

Le fils de Munroe est mort et le colosse jure de faire la peau au président Vexton. Pas si facile quand on noie son chagrin dans l’alcool et qu’on a des idées suicidaires. Mais il y a plus urgent : trouver un équipage au Jolly Roger qui en bien besoin et soigner sérieusement la jambe coupée d’Alisa.

Très sympa de retrouver Munroe et ses compagnons d’infortune qui forment ensemble une belle brochette de taulards en fuite. A bord du plus gros vaisseau de guerre de l’espace, ils ont de quoi se défendre et semer le chaos.

Le dessin numérique très proche de l’animé pouvait me rebuter mais la qualité graphique est là alors je l’accepte.

Au scénar, Sylvain Runberg fait une pause dans le duel Vexton-Munroe et fait durer le plaisir en se dispersant. D’autant que le président se transforme rapidement en amoureux transi, entrouvrant la perspective de se faire de nouveaux ennemis, donc de nouvelles possibilités de développement. Il y également le retour d’une autre revancharde.

Des personnages fort en gueule, de beaux combats dans l’espace, de la verve, du peps, Warship Jolly Roger continue sereinement sa chevauchée de planète en planète. Frais et divertissant.

planche de warship jolly roger tome 3

un album signé Sylvain Runberg (scénario), Miki Montillo (dessin & couleurs), édité chez Dargaud.

3 sur 5

Universal War Two – tome 3

L’exode
couverture de Universal War Two tome 3
La première Guerre Universelle a été apocalyptique, manquant d’anéantir l’humanité. La paix à peine revenue, un effrayant et insondable ennemi frappe de nouveau le système solaire ainsi que dl’idyllique Canaan. Les plus sages des humains ne savent plus que faire à part fuir. Seul la jeune Théa croit encore que la civilisation fondée par Kalish peut être sauvée. Quitte à devoir affronter les plus grands mystères de l’univers.

Dans ce second cycle, Denis Bajram met en scène une seconde Guerre Universelle avec suffisamment de renouveau pour satisfaire ses fans et techniquement c’est du high level. Les planches sont belles et « chaleureuses » malgré le traitement informatique auquel il nous avait  habitué et qui souvent apporte une certaine froideur.

On retrouve les fameux « triangles »  à l’oeuvre capables de nouveaux prodiges hallucinants. Ca va même un peu trop loin à mon goût quand on envisage le « cimetière des planètes » mais ça reste passionnant à suivre. La démesure est une des caractéristiques de Universal War qui fait son charme.

Ce qui me semble marquant dans ce second cycle et plus particulièrement dans ce troisième opus, ce sont les dialogues souvent simplistes et truffés de gros mots. Les personnages jurent et s’insultent à la moindre occasion. Ca me dérange car ça plombe le caractère sérieux et scientifique propre à l’esprit de la série.

Dans le même gout, le comportement de Khalish en pleurnicheur qui veut rentrer chez lui va à l’opposé du rebelle rock’n roll aussi intelligent que teigneux que l’on connaissait.

Au final, ce 3ème tome est en demi-teinte, le spectacle est appréciable, l’univers réserve encore de belles surprises mais il y a quelque chose de changé dans le traitement des personnages. J’espère que le prochain épisode va rectifier le tir.

planche de universal war two tome 3

un album signé Denis Bajram aux éditions Casterman

3 sur 5

 

Millénium Saga tome 1

Les âmes froides
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quelle splendide couverture !

Après avoir adapté les romans de Stieg Larsson, Dupuis poursuit l’aventure Millénium avec de nouvelles histoires totalement inédites. D’où le petit changement de nom de la série.

Et je suis client tant les précédents m’ont plu.

Sylvain Runberg au scénario reprend à peu de choses près les ingrédients du succès pour confronter « Super Blomkvist » et Lisbeth au danger des extrêmes. Côté dessin, on fait confiance à Belèn Ortega pour respecter l’exigence graphique de cette série haut de gamme.

Le pari est réussi de mon point de vue, je retourne sans hésiter à Stockholm suivre cette nouvelle enquête palpitante.

Dans ce début de nouveau cycle en 3 albums, Lisbeth Salander et ses potes de Hacker Republic tentent de pénétrer les serveurs du datacenter des services de renseignements suédois pour y révéler les lourds secrets qu’ils dissimulent. Mikael Blomkvist enquête lui sur Sten Windoff le leader d’un parti d’extrême droite qui aurait un passé de néonazi.

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un album signé Sylvain Runberg (scénario), Belèn Ortega (Dessin). Edition Dupuis.

4 sur 5

 

Shangri-La

one shot SF de M. Bablet chez Ankama

Shangri-La nominé à Angoulême 2017

Depuis le temps que j’en entends parler, j’avais très envie de découvrir ce pavé de 200 pages, promesse d’une belle fresque SF.

Les critiques semblent unanimes pour désigner Shangri-La comme LA BD SF de l’année 2016 et je suis parfaitement d’accord. Mathieu Bablet abat là un boulot énorme pour une histoire qui se lit facilement. Alors que beaucoup d’autres ne peuvent s’empêcher de faire dans le compliqué.

On a donc une excellente aventure de SF qui se passe à bord d’un gigantesque vaisseau spatial (représenté avec moult détails, quel boulot !). L’humanité survivante y a trouvé refuge après avoir complètement pourri la Terre. Le quotidien a bord est régi par une seule loi : celle de la société Tzianzhu qui dicte la conduite à tenir de chacun : travailler pour Tzianzhu et consommer Tzianzhu. Rien de plus simple. Et tout le monde s’en contente jusqu’au jour où cette belle mécanique se grippe lorsque des rebelles se manifestent et que des scientifiques projettent de créer une nouvelle race humaine.

Shangri-la planche

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré et ce pour deux raisons. Je ne suis pas fan du dessin, si les décors sont détaillés et superbes, les personnages ont de drôles de tronches et se ressemblent un peu tous. Et il y a deux ou trois trucs que je n’ai pas bien compris. Ca devrait s’expliquer lors d’une prochaine relecture.

Au final, je félicite Mathieu Bablet pour ce one shot qui, pour plein de raisons, mérite grandement le détour. D’autant qu’à ce prix là il ne faut surtout pas se priver de quelques bonnes heures de lecture.

Un petit mot sur le Label 619 d’Ankama qui propose bien souvent des trucs de qualité qui sortent de l’ordinaire.

4 sur 5

Commandant Achab

Commandant Achab, un excellent polar en 5 tomes chez Casterman.

Edgar Cohen – dit Achab – est un vieux flic unijambiste du 36 quai des orfèvres, alcoolique et drogué relégué aux archives. Dans le passé, il aurait tué son meilleur ami Fath. Et le jour où Karim, le fils de ce dernier décide de devenir son nouveau partenaire, Achab reprend du service.

Initialement parue aux éditions Soleil (collection Quadrants), c’est Casterman qui en reprend les rênes lors de la sortie du 3ème tome tout en rééditant les 2 premiers sous de nouvelles couvertures.

Scénarisé par Stéphane Piatzszek et dessiné par Stéphane Douai, il s’agit d’un polar franchouillard que je redécouvre ici dans sa totalité et non sans un certain plaisir. Je peux même classer Achab dans ma liste de coups de coeur tant son humour est jubilatoire et son personnage principal atypique. Dialogues aux petits oignons, enquêtes passionnantes, chasse à l’homme, sale histoire de famille, vengeance, magouille, action, baston… une multitude d’ingrédients subtilement dosés donnent tout son sel à cette série que je vous invite à lire de toute urgence.

A l’heure où la surproduction et l’indigence de certaines sorties donnent le vertige, il est bon de se rabattre sur des valeurs sûres. Achab en fait partie !

Les chroniques complètes archivées sont accessibles en cliquant sur les couv’ ci-dessous. A noter que les 2 premiers sont des one shot, les tomes 3 et 4 un diptyque (les 2 meilleurs albums), le 5ème la conclusion du fil rouge (et malheureusement le plus mal dessiné).

Bonne (re)découverte ! coup de coeur

Commandant Achab tome 1

Commandant Achab tome 2

Commandant Achab tome 3

 

 

 

Commandant Achab tome 4

Commandant Achab tome 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

No body – tome 1

Soldat Inconnu

nobody tome 1 couverture

Nous sommes en 2007 aux Etats-Unis dans le Montana. Un homme est arrêté sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Il ne nie pas les faits et se trouve aussitôt sous les verrous. Un an plus tard, une jeune psychologue est diligentée par le tribunal pour réaliser une expertise psychologique de cet homme.

Au fil de leurs échanges, il s’accuse du meurtre de son ancien coéquipier, selon lui, l’assassin de sa femme, et révèle qu’il l’a découpé en morceaux. Cependant, certains éléments ne collent pas…

Spécialiste des adaptations littéraires, du polar et du thriller, Christian De Metter entame un travail de longue haleine puisque à l’instar du petit écran, il démarre une longue série découpée en saisons. La première étant annoncée en 4 tomes.

Si le début se révèle accrocheur avec de belles planches et un récit intrigant à souhait, il faudra attendre au moins un tome pour se faire une meilleure idée.

nobody tome 1 planche

un album signé Christian De Metter édité chez Soleil (collection Noctambule)

3 sur 5

 

Dead Body Road

Dead Body Road – one shot
dead body road couverture
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime.

J’annonce la couleur de suite : j’ai détesté !

Je ne déjà pas fan de comics car j’ai tendance à affirmer que les américains ne savent mettre en scène que des massacres et des abrutis en collant fluo et autres accoutrements ridicules. Mais là admettez que j’ai raison. Il ne se passe rien sinon qu’une course-poursuite stupide et sanglante. Point.

Le gars a beau être un (ancien?) flic, il applique à la lettre la loi du « oeil pour oeil, dent pour dent ». Quand Charles Bronson rencontre Mad Max, ça doit donner un truc dans ce genre.

Je ne dis pas que c’est mauvais, juste que ce genre de BD ne m’intéresse plus. je laisse ça aux amateurs de baston et de sang. Je mets une étoile pour le dessin pas mal foutu.

dead body road planche

un album de Justin Jordan (scénario), Matteo Scalera (dessin), Moreno Dinisio (colo). Editions Delcourt Comics.

1 sur 5